Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Sarkozy et la presse “d’opposition” : le désamour 12.05.08

Nicolas Sarkozy s’est fâché tout rouge contre la presse. En toile de fond, un regret : le manque de traitement, par les médias, de “l’affaire Ségolène Royal”.

Pour donner raison au président, et jouer la transparence, Le Sarkopithèque va donc s’atteler, dans les articles à venir, à relayer des affaires effectivement trop peu médiatisées concernant Nicolas Sarkozy (Fausse carte d’électeur présidentielle, Très bel appartement à Neuilly pour pas très cher, Projet d’enfouissement de l’Avenue Charles de Gaulle à Neuilly via le concours du fiston, Dépenses astronomiques à l’Élysée, Expulsions à Puteaux qui rapportent au cabinet d’avocat présidentiel…)

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SARKOZY CIBLE LE JDD, ESPÉRANDIEU VIRÉ. COÏNCIDENCE ?

Devant les députés de l’UMP réunis, le Président a hier tancé une sélection de titre de presse qui s’attribueraient « la fonction d’opposition. » En regardant le détail, Marianne, l’AFP, le JDD, l’Express et Le Parisien-Aujourd’hui en France n’ont pas été choisis par hasard…

Sarkozy peste de se voir moins beau dans ce miroir : face aux députés UMP qu’il avait réunis à l’Elysée mercredi 7 mai, le président de la République s’est lâché sur une presse moins complaisante que par le passé. Un affront, une audace : « dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition », a-t-il lancé à la cantonade. Toute la presse, non ! Chose étonnante, des médias critiques de longue date (comme Libération) ou plus récents mais pas moins acides (comme Le Point sont passés entre les gouttes de la tempête de reproches. Dans le détail : l’AFP, le Journal du Dimanche, Le Parisien-Aujourd’hui en France, l’Express et Marianne ont été désignés à la vindicte pour « délit d’opposition ». Reste à expliquer pourquoi ceux-là et pas les autres.

L’AFP : mauvais rapporteur de communiqués de presse !

Source d’information de tous les médias, l’Agence France Presse a récemment accusée d’avoir commis un crime de lèse-UMP : suite à la condamnation de Ségolène Royal par la cour d’appel de Poitiers pour le licenciement abusif de deux anciennes attachés parlementaires, Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l’UMP, avait émis un communiqué de presse que l’AFP avait eu l’audace de ne pas publier.

Frédéric Lefèbvre. ©DR

L’ultra-sarkozyste député des Hauts-de-Seine avait alors écrit personnellement au pdg de l’agence, Pierre Louette (que Nicolas Sarkozy avait bien connu dans les années 1990 puisqu’il faisait partie des équipes du gouvernement Balladur auquel participait l’actuel Président), pour dénoncer cette « attitude engagée », qu’il ne trouvait pas « acceptable », déchaînant l’indignation des syndicats. En tançant publiquement l’AFP, le message du président est clair : toute critique de ce qui reste d’opposition par un membre de la majorité est une information d’intérêt général !

« Le Président perd son sang-froid, juge Tristan Malle, délégué FO à l’AFP. L’AFP traite la majorité, comme tout autre sujet, de façon objective et indépendante et défendra cette conception jusqu’au bout, quelles que soient les opinions de MM. Lefèbvre et Sarkozy. » En arrière plan de ces critiques, la question du statut de l’agence ferait par ailleurs l’objet de grandes inquiétudes chez les journalistes. Coïncidence stratégique : l’attaque sarkozyienne contre l’AFP a eu lieu la veille d’un jour férié, comme le communiqué de Frédéric Lefèbvre était paru le 1er mai. Pratique pour éviter de réaction trop frontale des syndicats. Courageux les élus-communiquants, mais pas téméraires…

Le JDD

Avec le Journal du Dimanche, le Président commet une gaffe encore plus énorme : il tance cet hebdomadaire au moment même où son ex-frère Arnault Lagardère limoge le patron de la rédaction Jacques Espérandieu ! Mercredi 7 mai en effet, un communiqué laconique du groupe nous apprenait que Christian de Villeneuve le remplaçait à la tête de ce journal. Sarko a-t-il donc fait virer Espérandieu ? Sans doute pas. S’agit-il donc d’une coïncidence fortuite ? pas forcément non plus. Explication : la gueulante du président contre le JDD s’explique par deux évènements récents :

1) Voici dix jours, le Journal du Dimanche publiait une interview de François Fillon à la une. Le titre de la manchette : « Fidèle mais pas courtisan. » Le verbatim permettait de lire, horrisco referens, que le Premier ministre reconnaissait avoir des relations difficiles avec le Président : « Le Président me connaît assez pour savoir que je suis fidèle, loyal, sans être courtisan. Qu’il y ait eu, entre nous, des moments de tension compte tenu de la charge de travail qui est la nôtre, c’est normal. Qu’il y ait eu des débats préalablement à l’élaboration de positions communes, là aussi, c’est normal. » Une photo montrant les deux hommes se faisant la gueule illustrait un propos qui a sans doute déplu au Château.

2) Le deuxième motif de discorde entre l’Elysée et le JDD concerne un sondage publié le vendredi 26 avril par le site jdd.fr. Le résultat en était plutôt encourageant puisque 51% des Français interrogés avaient trouvé le Président convaincant. Mais personne n’a repris ce sondage, les médias - et en premier lieu l’AFP ayant choisi sur ce sujet de relayer l’étude Opinion Way-Le Figaro qui donnait 49% de convaincus et 51% de pas convaincus. Curieusement, les communicants de l’Elysée en ont tenu rigueur au JDD.
Mais la vraie raison de l’éviction de Jacques Epérandieu est ailleurs : depuis décembre 2006, comme l’avait écrit Marianne à l’époque, Christian de Villeneuve a demandé et obtenu de Didier Quillot, grand chef des médias du groupe Lagardère, sa tête qu’il avait déjà obtenue au Parisien. Sauf qu’à l’époque, Nicolas Sarkozy, voulant éviter une nouvelle affaire Génestar (l’ancien patron de la rédaction de Match viré quelques mois après sa une sur Cécilia et richard Attias), avait téléphone à Lagardère pour lui demander de garder l’impétrant à la tête du JDD. Apparemment, le Président n’a pas jugé bon d’intervenir cette fois-ci…

Le Parisien-Aujourd’hui en France : sondeur abusif.

Le fait de citer Le Parisien-Aujourd’hui en France parmi les organes « d’opposition » paraît quelque peu abusif à qui lit quotidiennement ce journal. Mais du point de vue élyséen, deux initiatives ne sont pas du tout passées ces derniers temps en l’occurrence deux unes récentes insistant sur l’impopularité du président.

La première (voir illustration) avait le mauvais goût de comparer Nicolas Sarkozy aux autres chef d’Etat de la Vè République qui le surclassait tous en popularité, et ce le jour même de l’intervention télévisée du 25 avril ! Ce qui explique peut-être le fait d’avoir craché sur de Gaulle et Chirac lors du même discours. L’autre titre « Sarkozy : la crise de confiance » étalait au lendemain des manifestations du 1er mai un baromètre de popularité où le Président accusait la perte de 2 points en regard des banderoles critiquant le nouveau système de retraites.

L’Express : un revirement du sarkozysme au brunisme mal digéré ?

On a cherché, réfléchi, retourné nos piles de magazine… L’Express n’a aucune raison particulière de se retrouver au panthéon des « titres d’opposition ». Pas plus d’égratignures au vernis présidentiel que ses homologues du Point et du Nouvel Observateur, pas de complément d’aigreur ou de une plus critique que les autres… La dernière une sur de Gaulle aurait-elle agacé l’orgueil du Président ? Ou bien serait-ce le fait d’avoir tourner la page du sarkozysme pour se livrer aujourd’hui à un carla brunisme frénétique ? Encore un mystère de la communication.

Marianne : la confirmation !

Depuis maintenant près de deux ans, Marianne revendique sa désapprobation face aux méthodes, aux thèses et au style de celui qui est devenu le cinquième président de la Vè République, dans les sondages comme dans la chronologie. Toute la campagne durant, Nicolas Sarkozy s’était défendu des unes critiques de Marianne, de ses analyses psychologiques ou politiques… Rien d’anormal donc, mais une seule leçon : il apparaît nécessaire à Marianne2 de redoubler d’effort afin d’atteindre, au même titre que son magazine-mère, les enfers des discours présidentiels.

Article de Philippe Cohen et Sylvain Lapoix (Marianne2) - Jeudi 08 Mai 2008.

 

Caisses vides ? Sans doute pas pour l’Europe 11.05.08

La présidence française de l’Union europénne débute le 1er juillet. Un programme des festivités circule sous le manteau : la France voit les choses en grand, en très grand. Encore un coup de bling bling politique de Nicolas Sarkozy !

La consigne a été passée par l’Elysée à tous les protagonistes de la future présidence française de l’Union européenne : se la jouer modeste et discret pendant encore quelques temps. C’est-à-dire ne pas vendre la mèche sur le programme des réjouissances à venir, histoire de ne pas faire d’ombre à la petite Slovénie qui assume cette présidence bien trop lourde pour elle jusqu’à la fin juin.

Mais après, promis, ce sera « un vrai feu d’artifice ! » prédit une bonne source diplomatique. Car, pour célébrer le futur règne de la France sur l’Europe, l’hyper président Sarkozy a vu les choses en grand. Un programme des festivités de 40 pages pas encore tout à fait bouclé circule déjà sous le manteau et « pas moins de 400 à 500 manifestations sont prévues en France » annonce ce diplomate indiscret. Au menu des réjouissances : sommet de chef d’Etat, conseil des ministres européens, comme à Annecy à la fin de l’été pour l’agriculture, à la Rochelle en septembre pour les transports, ou à Marseille fin novembre pour le logement et l’aménagement du territoire, colloques en tous genres, manifestations culturelles …

Si l’on compte bien, cela fait en moyenne entre deux et trois raouts officiels par jour en France entre juillet et décembre 2008 ! Pourquoi voir petit quand on sait que le train de la présidence qui tourne tous les six mois s’arrêtera en 2009 ? Par contre, bonjour le déploiement d’aimables flics, pandores, CRS, gardes mobiles dans nos bonnes villes de France. Un vrai cirque en perspective qui permettra sans doute d’atteindre le but affiché par le gouvernement, « rendre l’Europe plus populaire »…

La France a déjà commencé à dévoiler cette semaine les grandes lignes de son action européenne axée sur la « protection » : elle veut obtenir un accord sur l’immigration, l’environnement et l’énergie, et la Défense. Reste qu’à la Commission de Bruxelles, un Français rabat-joie promet des lendemains qui déchantent pour cause de calendrier. « Déjà, un pays qui assure la présidence en seconde partie d’année ne peut vraiment passer à l’action qu’après les deux mois d’été. Ensuite, le Parlement européen est en fin de mandat, les élections ayant lieu à la mi-2009. Il faudra être convainquant pour obtenir des députés qu’ils chamboulent leur programme pour adopter de nouvelles directives. Quant à la commission Barroso, elle a encore un an à tenir et déjà beaucoup de commissaires sont un peu démobilisés », grince-t-il. D’où l’intérêt, dans un tel contexte, d’en jeter plein les yeux avec des festivités délirantes…

Article : Émile Borne pour Bakchich

 

UN AN DÉJÀ : Claude Guéant “Sarkozy a modernisé la France” 06.05.08

Classé dans : > Sarkozy : Gouvernance — eilema @ 11:50
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Ce mardi 6 Mai 2008, Jean-Michel Aphatie recevait Claude Guéant, pour dresser avec le Secrétaire Général de l’Élysée un bilan de la première année de gouvernance Sarkozy. Un moment de radio surréaliste, scripté ci-dessous, que vous pouvez écouter ICI.

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Claude Guéant.

Claude Guéant : Bonjour, Jean-Michel Aphatie.

Vous vous étiez préparé à l’exercice du pouvoir avec Nicolas Sarkozy. Cette première année passée à l’Elysée vous a-t-elle paru plus difficile que vous ne l’aviez imaginée, Claude Guéant ?

C’était une année très lourde mais qui était conforme à ce que le Président avait fixé comme objectif. Il a présenté aux Français pendant la Campagne qui s’est achevée voici un an, un programme. Ce programme c’était de changer la France, de lui faire rattraper les retards qu’elle avait accumulés, même si les changements sont parfois difficiles parce qu’ils bousculent.

Mais on est loin de la promesse de la campagne “je serai le candidat du pouvoir d’achat”.

Mais il a fait beaucoup de promesses qui n’étaient pas seulement la promesse du pouvoir d’achat, mais j’y reviendrai dans un instant. Il a modernisé la France. Si on jette un regard sur ce qui s’est passé, on a introduit enfin l’autonomie des universités qui était un objectif poursuivi par tous et jamais atteint. On a introduit le service minimum dans les transports. On a libéré le travail, permis que soit mis un terme aux 35 heures qui ont été pour notre pays, un mal terrible. Quand on pense qu’on dépense encore aujourd’hui 20 milliards d’euros par an, pour détruire du travail et de la richesse. Et pourquoi on l’a fait ?

Mais il faut arrêter ! Il faut arrêter de dépenser ces 20 milliards, alors ?

Oui, il faut arrêter.

Si c’est du gaspillage tel que vous le présentez, Claude Guéant !

Vous avez raison.

Non, ce n’est pas moi qui ai raison.

C’est un poids considérable qui pèse sur l’économie française et qui pèse, il faut le savoir, sur le pouvoir d’achat des Français parce que les 35 heures, qu’est-ce que c’est ? En réalité, c’est une destruction de richesse. On ne peut pas faire croire qu’on peut augmenter le pouvoir d’achat sans augmenter la richesse collective. Et la richesse ne peut être créée que par le travail.

Vous constatez la sévérité des jugements pourtant des Français dans les sondages, Claude Guéant ?

Les sondages méritent et Alain Duhamel le remarquait tout à l’heure, une attention plus diverse que celle que l’on accorde habituellement à la cote de popularité. C’est vrai que la cote de popularité du Président a chuté. Cela étant, sur les réformes ou sur les objectifs qu’il a engagés…

La plus basse depuis le début le quinquennat.

… Il y a une très large approbation des Français. Je remarquais dans ceux qui sont parus ces derniers jours, que par exemple, sur les orientations de la réforme de l’école qu’il porte, à savoir mettre l’accent sur les apprentissages fondamentaux, 91% des Français le soutiennent. Je remarque que sur l’introduction des peines plancher applicables aux récidivistes, il y a 80% des Français qui le soutiennent. 82% sur l’exonération des droits de succession, et même sur le bouclier fiscal qui, je le rappelle, a pour objectif de faire en sorte qu’aucun Français ne paie dans l’année plus de 50% de ce qu’il gagne, il y a une approbation ; et pourtant, c’est une mesure contestée à 54%. Et j’ajoute puisque nous sommes au chapitre des sondages que s’il était…

Que vous avez appris par cœur !

… que je n’ai pas appris par cœur, mais je lis comme vous les journaux, c’est mon métier. S’il y avait demain une élection, il ferait plus au premier tour qu’il n’a fait l’an dernier en réel. (Lire la suite…)

 

La pauvreté des Français est en hausse 04.05.08

Classé dans : < Société : Divers — eilema @ 10:15
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Un accablant rapport annuel sur la pauvreté et l’exclusion sociale en France vient d’être rendu : 12,1% des Français vivent sous le seuil de pauvreté et 7% des travailleurs sont pauvres.

Source : On Refait Le Monde (RTL/30.04.08)

 

L’agent de sécurité et le haut fonctionnaire 03.05.08

Samedi 26 avril, Pierre-Damien Kitenge, un agent de sécurité d’un supermarché de la proche banlieue parisienne a porté plainte contre un fonctionnaire du ministère de l’Immigration pour de graves insultes racistes, une accusation que l’intéressé a vigoureusement démentie vendredi en invoquant des témoignages en sa faveur.

Cette procédure pour “diffamation et injure à caractère racial” vise nommément Gautier Béranger, adjoint du secrétaire général du ministère de l’Immigration, en charge de la communication interne. Les peines encourues sont respectivement d’un an emprisonnement et 45.000 euros d’amende, et de 6 mois de prison et 22.500 euros d’amende.Au cabinet du ministre de l’Immigration, on se refuse à tout commentaire “tant que la plainte est à l’instruction“. Pour l’entourage du ministre, qui a eu connaissance de la version de M. Béranger, il s’agit d’”un différend d’ordre privé“. Gautier Béranger “n’appartient pas au cabinet du ministre” Brice Hortefeux, a-t-on faut valoir au demeurant, il “est un fonctionnaire des services administratifs“.

SOS Racisme a demandé, si les faits étaient avérés, le départ de M. Béranger dont le comportement serait “contraire à l’éthique de la fonction publique” tandis que le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) propose la “suspension immédiate” du fonctionnaire le temps que “toute la lumière soit faite sur cette grave dérive“.

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Chronique du racisme au pays de Hortefeux et de l’Identité Nationale.
Interview de Pierre-Damien Kitenge agent de sécurité au magasin Carrefour de Bercy, par Mathieu Carbasse du site Actualités en temps réel (Nouvel Observateur).

Comment s’est passée l’altercation ?

C’était le samedi 26 avril aux environs de 13 heures. Je me trouve en arrière-caisse et un caissier fait appel à moi pour le contrôle d’un chèque comme à chaque fois qu’un client émet un chèque supérieur à 200 euros. Il s’agissait dans ce cas d’un paiement de 528 euros. Ces contrôles sont prévus par Carrefour pour s’assurer que les chèques ne sont pas impayés, et que les paiements sont bien assurés.

Je me retrouve donc entre le client et le caissier qui me remet le chèque ainsi que les papiers d’identité du client. Soudain, celui-ci s’emporte : “Qu’est-ce que c’est que cette histoire ! Vous n’avez pas le droit de toucher mes papiers. Je vous connais, vous, les noirs. Vous êtes tous des sans-papiers, des trafiquants de papiers. Retournez dans votre pays. Et ne touchez pas mes papiers.”

Il me dit également que pour 500 euros, il n’est pas nécessaire de faire un contrôle d’identité. Je ne pers pas mon sang-froid et lui explique que 500 euros, c’est presque la moitié de mon salaire et je lui demande de me laisser faire mon travail.
Alors qu’il me parle, il veut m’arracher par la force les papiers et le chèque que je tiens dans la main. Puis il sort une carte de visite sur laquelle on pouvait lire : Direction de cabinet, Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale. Et le client de tenter de m’intimider : “Vous ne savez pas qui je suis. Mais vous allez voir, vous allez vous retrouver au chômage avec toute votre famille. Vous pouvez faire une croix sur votre carrière.”

Je finis alors par appeler mon responsable, qui me demande de me taire. Je peux lire la crainte dans ses yeux. Il est intimidé par l’identité du client qui lui tend une nouvelle carte de visite. Mon responsable me somme de partir, en m’expliquant qu’il va régler le problème.
Finalement, le client quitte le magasin sans que le contrôle du chèque ait été effectué.
De mon côté, face au manque de soutien de mon responsable hiérarchique, je décide de porter plainte pour injures à caractère racial et diffamation.

Quelle a été alors la réaction de votre employeur ? de Carrefour ?

Mon employeur [une société de sécurité, ndlr] m’a rapidement contacté pour que je retire ma plainte. Je lui ai répondu que je n’avais pas porté plainte au nom de Carrefour ou au nom de la société qui m’emploie mais en mon nom propre.

De leur côté, ils m’ont expliqué que le monsieur leur aurait présenté des excuses. Mais ce n’est pas auprès de mon directeur qu’il fallait qu’il s’excuse. Ce n’est pas lui qui a été insulté.
Et puis mon patron a essayé de me faire changer d’avis : “Je t’en prie Pierre, je ne cautionne pas [la plainte déposée, ndlr]. Nous sommes à Bercy, tu sais ce que cela représente (siège du Ministère de l’Economie)”.
Je lui ai expliqué que je ne retirerai ma plainte qu’à la condition que l’homme qui m’a insulté publiquement, s’excuse publiquement.

Avez-vous été surpris du manque de soutien de votre hiérarchie ?

Oui, ça m’a vraiment étonné, surtout quand je lis dans les journaux qu’ils n’ont jamais fait pression sur moi pour que je retire ma plainte. Mais le plus triste dans tout ça, c’est le manque de courage des gens qui ont assisté à la scène : tous les témoins qui avaient annoncé qu’ils allaient témoigné se sont aujourd’hui rétractés. A croire que le mammouth a toujours plus de poids qu’une petite fourmi. On ne s’attaque pas à un mammouth, comme on dit.

Source : Memorial 98 (03/05/08) I Le Point I Illustration © Cabu

 

Valérie Pécresse ment sur les franchises médicales 03.05.08

Classé dans : , < Santé — eilema @ 6:03
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Source : @rretsurimages.net

 

Sarkozy et ces femmes afghanes aux mains coupées 03.05.08

Classé dans : < International — eilema @ 10:53
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LE PARADOXE DU SARKOZYSME.

Au cours de sa dernière intervention télévisée, Nicolas Sarkozy a justifié l’envoi de troupes en Afghanistan par l’impossibilité de dialoguer avec “des gens qui ont amputé d’une main une femme parce qu’elle avait mis du vernis à ongles“. Une référence à la cruauté des talibans si souvent répétée qu’on ne se soucie plus d’en vérifier l’authenticité, comme si la cruauté des châtiments - de la lapidation des femmes adultères à l’interdiction pour les jeunes filles d’aller à l’école - nous dispensait d’enquêter.

L’histoire circule sur Internet depuis des années dans d’innombrables versions. Parfois la victime est une petite fille de 10 ans. Parfois c’est une femme. Le plus souvent, on rapporte que les talibans se “contentaient”, si l’on ose dire, d’arracher les ongles. Dans la version présidentielle, on a amputé la main.
Il est étrange qu’aucune enquête sérieuse ne soit venue questionner les modes de diffusion d’une telle rumeur. Une source semble en être un rapport d’Amnesty International datant de 1997 dont les conclusions étaient bien plus modestes que les commentaires qu’elle a inspirés. “Dans un cas au moins, écrivait l’organisation humanitaire, les châtiments infligés ont pris la forme d’une mutilation. En octobre 1996, des talibans auraient sectionné l’extrémité du pouce d’une femme dans le quartier de Khair Khana à Kaboul. Cette “punition” avait apparemment été infligée à cette femme car elle portait du vernis à ongles.”

Sam Gardiner, un colonel de l’armée américaine, qui a enquêté sur la communication de guerre des campagnes en Afghanistan et en Irak, a démontré récemment que “l’histoire des ongles arrachés” avait été choisie par Alastair Campbell, le conseiller de Tony Blair, pour illustrer les violences faites aux femmes par les “étudiants en théologie” et diffusée massivement pour convaincre l’opinion publique et les gouvernements européens qui hésitaient à se joindre à la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.
La même story fut diffusée à Washington et à Londres, en suivant des scénographies identiques, allant parfois jusqu’à utiliser les mêmes phrases. Dès novembre 2001, a révélé Sam Gardiner, “l’orchestration de la campagne en faveur des femmes afghanes témoignait de similitudes frappantes dans le timing et les scénarios utilisés à Londres et à Washington“. Le 17 novembre 2001, Laura Bush, la première dame des Etats-Unis, déclare : “Seuls les terroristes et les talibans menacent d’arracher les doigts qui ont les ongles vernis.” Et Cherie Blair, son homologue britannique, d’affirmer (à Londres le lendemain) : “En Afghanistan, si vous avez du vernis à ongles, vous pouvez avoir les ongles arrachés.”

Au cours d’une conférence à l’université de Strathclyde, en Ecosse (7-9 septembre 2007), Gardiner a décrit comment les scénarios quotidiens préparés par le centre d’information de la Maison Blanche étaient en fait alimentés par Alastair Campbell, du 10 Downing Street. Jim Wilkinson, qui travaillait à l’époque au bureau de la communication stratégique à la Maison Blanche, se félicita de l’efficacité de cette campagne, “la meilleure chose que nous ayons faite pour obtenir le soutien de pays où la coalition antiterroriste se heurtait à un grand scepticisme“.

En laissant autant d’influence aux “storytellers politiques“, a estimé le colonel Gardiner, Bush et Blair ont terni la “crédibilité” de leurs pays : “Ce sera un traumatisme plus grand encore peut-être que pour le Vietnam lorsque nous devrons nous retirer d’Irak. (…) Les hommes politiques se heurteront à une opinion qui refusera de les croire même s’ils disent la vérité.” Est-ce le début d’une prise de conscience en Grande-Bretagne des méfaits du storytelling ? Lors d’une visite en Irak en juin 2007, Gordon Brown a promis que les futures analyses de la situation militaire, présentées par les services de renseignement, seraient indépendantes du pouvoir politique.

Ignorant les leçons du blairisme, Nicolas Sarkozy, lui, continue d’imiter le couple Blair-Campbell, jusqu’à reprendre ses méthodes et son langage quand il s’agit de convaincre l’opinion de s’engager davantage en Afghanistan. Comme eux, il récolte les fruits de cette stratégie qui aboutit à faire de l’action gouvernementale une pure entreprise de communication et qui, loin de gagner la confiance des électeurs, généralise l’incrédulité.

Ce diagnostic s’impose en Grande-Bretagne alors que l’on entre dans l’après-Blair. “Bien avant que la brouille due à la guerre en Irak ne ternisse complètement la réputation du gouvernement en matière de vérité, écrit par exemple le spécialiste des médias Raymond Kuhn dans un livre bilan des années Blair (Blair’s Britain sous la direction d’Anthony Seldon), l’une des caractéristiques des années pendant lesquelles Blair a dirigé le New Labour a été aux yeux de nombreux électeurs l’association avec les petites phrases et le spin.” En somme : trop de communication tue la communication.

Vers le milieu du premier mandat de Blair, ajoute Kuhn, les articles critiques envers les tentatives du gouvernement de contrôler l’agenda médiatique ont commencé à remplacer les commentaires qui, jusqu’alors, faisaient l’éloge du professionnalisme de la machine médiatique du New Labour.” Une inflexion qui semble inspirer le changement d’attitude de la presse française à l’égard de M. Sarkozy. Et expliquer sa chute dans les sondages. L’inflation d’histoires ruine la crédibilité du narrateur. L’habileté, à trop s’avouer, se dément. C’est le paradoxe du sarkozysme.

Article de Christian Salmon - écrivain - paru sur LeMonde.fr

 

Sarkozy en Tunisie, ou la Realpolitik décomplexée 02.05.08

Visionner le Télézapping (Le Monde) relatif au voyage officiel de Nicolas Sarkozy en Tunisie ICI

 

Nouveau ! La perte de nationalité 02.05.08

Classé dans : < Homosexualité — eilema @ 7:40
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Un Français déchu de sa nationalité française après son mariage avec un Néerlandais.

J’ai l’impression d’être renié par mon pays, mes racines, mon héritage. Je suis traité comme un criminel“. Dans des témoignages à Libération et au Parisien, vendredi 2 mai, Frédéric Minvielle, 37 ans, se dit “indigné“. Ce Français vivant aux Pays-Bas a été déchu de sa nationalité française après s’être marié avec un Néerlandais et avoir acquis la nationalité de son conjoint.
Installé aux Pays-Bas depuis 2002, M. Minvielle s’y est marié le 6 décembre 2003 et a acquis la nationalité néerlandaise en 2006, “parce que ce pays reconnaît mon amour et mon mariage“, a-t-il expliqué.

Lorsqu’il s’inscrit sur les listes électorales du consulat à Amsterdam fin 2006 pour pouvoir voter à la présidentielle de 2007 - “j’ai voté Sarkozy qui maintenant m’enlève ma nationalité“, déplore-t-il -, le consulat intrigué transfère son dossier au ministère de la justice. Selon une convention entre la France et les Pays-Bas en vigueur depuis 1985 et modifiée en 1993 et 1996, tout ressortissant d’un des deux pays acquérant la nationalité de l’autre pays perd sa nationalité d’origine sauf en cas de mariage et de volonté expresse de conserver sa nationalité initiale.

Mais la France ne reconnaissant pas le mariage homosexuel, Frédéric Minvielle s’est vu signifier par le consulat, en décembre 2007, la déchéance de sa nationalité française, selon des documents dont l’AFP a obtenu copie. Il lui a été demandé dans la foulée de rendre sa carte nationale d’identité et son passeport, ce qu’il a refusé de faire. L’affaire a été révélée par le magazine français Têtu.
Si j’étais une femme mariée à un Hollandais, il n’y aurait pas eu de problème, mais je suis un homme marié avec un homme” et donc “considéré comme célibataire par la loi française alors que j’ai un acte de mariage légal“, dénonce-t-il.

D’autres pays européens (Belgique, Espagne) ont légalisé le mariage homosexuel et d’autres des unions accordant les mêmes droits qu’un mariage (Danemark, Suède, Finlande). L’association SOS homophobie s’est élevée contre une décision “particulièrement humiliante et symboliquement inexcusable“, et demande au gouvernement “de réintégrer immédiatement cet homme dans la nationalité française“.

Source : Le Monde 02.05.08

 

Quand les flics cherchent de l’argent liquide au Sénat 30.04.08

Une lettre anonyme dénonçant la circulation d’argent liquide a conduit à une perquisition au Sénat. L’enquête a été classée.

Alors ainsi, de l’argent liquide circulerait au Sénat. Du moins à lire l’article paru dans Marianne le 29 mars dernier. Le magazine rapportait les dires d’un ancien proche du sénateur Jacques Pelletier racontant – selon lui – les pratiques financières en vogue au sein du RDSE, le Rassemblement démocratique social et européen (un groupe politique rassemblant des élus de tous bords). Son secrétaire général, Pascal-Raphaël Ambrogi, y était présenté comme un personnage clé. Pour le témoin cité par le journal, des « amendements se monnayaient » avant d’être proposés au vote des sénateurs et c’est par Ambrogi que « s’exerçait la pression de très nombreux lobbys ». Pour résumer abruptement, des textes ou des amendements législatifs prérédigés par l’UIMM, la fédération patronale de la métallurgie, et présentés en 2004 au Sénat, auraient, toujours selon lui, permis à de belles enveloppes de billets de garnir quelques poches. Rien que ça. (Lire la suite…)

 

Grace aux clandestins, la police voyage à l’oeil 24.04.08

Les policiers qui escortent les clandestins expulsés par avion bénéficient de “miles” de fidélité de la part des compagnies aériennes.

Les agents de police accompagnant les immigrés en situation irrégulière lors de leur expulsion par les airs bénéficient des “miles” accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles, a-t-on appris mercredi au ministère de l’Intérieur, confirmant une information du Canard enchaîné.
Ce système n’est pas illégal“, a-t-on souligné de même source, ajoutant qu’”avant même la parution de l’article, le ministère avait déjà envisagé de modifier sur ce point précis le prochain contrat” avec les transporteurs.

Sur quelque 23.000 expulsions par an, toutes ne se font pas en avion, et seul un tiers de celles réalisées par voie aérienne nécessite une escorte, de un à trois policiers, a-t-on précisé de même source, contestant les calculs du Canard enchaîné.

A raison de 23.000 éloignements en 2007, selon le ministère de l’Intérieur, et sachant qu’en moyenne trois policiers accompagnent celui qui va être expulsé, voilà de quoi se constituer assez vite un joli stock de voyages gratuits sur le dos des clandestins“, affirme le journal, qui cite des agents d’escale d’Air France à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

Sans compter que de nombreux flics bénéficient, du coup, du statut “Gold”, réservé aux hommes d’affaires qui voyagent régulièrement aux frais de leur entreprise“, ajoute l’hebdomadaire.

Contactée par l’AFP, Air France, qui transporte l’immense majorité des immigrés expulsés par avion, s’est refusée à tout commentaire.

En juillet 2007, plusieurs syndicats d’Air France-KLM et le Réseau éducation sans frontières (RESF) avaient tenté en vain de convaincre direction et actionnaires de la compagnie de refuser “l’utilisation des avions du groupe” pour ces expulsions.

Source : Libération

 

L’honteuse présence de Sarkozy aux obsèques d’Aimé Césaire 20.04.08

Nicolas Sarkozy n’est pas sans ignorer ce qu’Aimé Césaire pensait de son abjecte personne. C’était en décembre 2005. Aimé Césaire, député et maire honoraire de Fort-de-France, annonçait via un communiqué qu’il ne souhaitait pas recevoir Nicolas Sarkozy à l’occasion de la visite que le ministre de l’intérieur et président de l’UMP devait effectuer les jeudi 8 et vendredi 9 décembre, dans les Antilles.

Il expliquait cette décision par la pudique invocation de « raisons personnelles », précisant néanmoins : « Parce que, auteur du discours sur le colonialisme, je reste fidèle à ma doctrine et anticolonialiste résolu. Et ne saurais paraître me rallier à l’esprit et à la lettre de la loi du 23 février 2005 » sur la reconnaissance dans les programmes scolaires du « rôle positif de la présence française en outre-mer ». M. Césaire dénonçait ensuite un « piège dans lequel [il] ne tomber[a] pas ».

Par ailleurs, un collectif d’élus, de syndicats et d’une trentaine d’associations avait prévu de manifester contre cette visite en dénonçant les termes - « racaille » et « Kärcher » - que M. Sarkozy avait employés lors de la crise des banlieues.

Mais Nicolas Sarkozy n’a pas plus de respect pour les morts qu’il n’en a pour les vivants. Faisant fi des convictions profondes du chantre de la négritude, il a osé se rendre aux obsèques du « prototype de la dignité humaine », selon le mot d’André Breton.

Impuissante, et craignant toute forme de récupération politique, la famille du défunt a cependant refusé que Nicolas Sarkozy prononce un discours lors de la cérémonie, qui devait consister en un hommage culturel, avec la lecture de plusieurs textes du poète.

Source : Archives du Monde I Le Monde

 

Nicolas Sarkozy continue sa chute dans les sondages 20.04.08

Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, les Français portent un regard critique sur son bilan. L’action du président et de son gouvernement n’a pas permis d’améliorer la situation de la France et des Français, estiment 79 % des personnes interrogées par l’Ifop* pour le Journal du Dimanche. Ils n’étaient encore que 59 % à le penser en novembre 2007.

Selon ce sondage publié dimanche 20 avril, 49% des Français estiment même que l’action du chef de l’Etat et du gouvernement n’a “pas du tout” amélioré la situation. Même chez les sympathisants de l’UMP, l’action du gouvernement n’obtient pas plus de 50 % d’approbation.

Une certaine impatience se lit également dans ce sondage, puisque parmi les réponses suggérées à la question posée - ” Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, diriez-vous que l’action du président et de son gouvernement a permis d’améliorer la situation de la France et des Français ?” -, aucun sondé (ou trop peu pour être comptabilisé) n’a répondu qu’il était “trop tôt pour juger“.

Par ailleurs, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy a encore fléchi, pour atteindre son niveau le plus bas depuis son élection en mai 2007. Elle se situe désormais à 36% (- 1 point), loin derrière celle du premier ministre, François Fillon, 52% (- 6 points).

* Sondage réalisé par téléphone auprès d’un échantillon de 956 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).

 

Mobilisation des lycées : des cas de censure sur le Web 20.04.08

On assiste, autour du mouvement lycéen, à une véritable campagne de désinformation dont Jean-Pierre Pernault notamment, se fait encore et toujours le chantre. Pas ou très peu de relais des initiatives des élèves comme des professeurs, mais un focus systématique sur tous les incidents qui surviennent lors du passage des cortèges. Et ce, côté manifestants, bien sûr ; car pas un mot - évidemment - ne filtre sur la façon dont la police se comporte.

Présentés comme des marionnettes manipulées par les syndicalistes, ou comme des écervelés qui ne cherchent qu’à sécher quelques heures de cours, les lycéens sont caricaturés et méprisés dans leur légitimes indignations et inquiétudes, comme dans leur solidarité et leur engagement.

Il aurait pourtant été aussi novateur qu’intéressant que TF1 diffuse une des vidéos publiées sur le blog du lycée Arsonval à Albi. Intitulée “Sauvons nos options“, elle affiche dores et déjà plus de 150 000 vues sur YouTube :

Rue89 vient de publier un article qui parle de ces vidéos, et plus précisément des “77-227“. De quoi s’agit-il ? L’idée à germé dans la tête des élèves et des professeurs du lycée Emily-Brontë, de Lognes (Seine-et-Marne). Dans ce département, le 77, la mobilisation a décollé après l’annonce de la suppression de 227 postes.

Prenant le parti de traiter le problème avec humour, les profs et les élèves s’associent pour enfiler leggins et shorts ridicules afin de réaliser une parodie de la publicité pour les renseignements 118-218, au son de “Toutouyoutou”.

L’initiative parvient à faire un peu de bruit : une dépêche AFP et de nombreux articles, notamment dans Le Parisien. Rue89 affiche le clip dans sa rubrique ZapNet, et Libération.fr, dans un article consacré aux nouveaux outils web et sms de la mobilisation dans l’éducation nationale, renvoie sur l’opération “77-227-Toutouyoutou”.

Puis soudain, Rue89 constate la disparition mystérieuse du clip dans sa colonne ZapNet. Une internaute, qui co-anime le blog d’Emily-Brontë, prend contact avec eux : “L’inspection académique, le rectorat et notre direction nous demandent de supprimer avant lundi la vidéo “77-227″ de notre blog et de YouTube.” Un enseignant du lycée confie alors, très amer : “Les autorités qui nous liquident ne tiennent certainement pas à ce que le mouvement devienne populaire et sympathique. On préfère parler de corporatisme, de violence et d’hystérie plutôt que de mettre à jour les revendications claires et légitimes des professeurs et des élèves inquiets, non pour leurs statuts, leurs options ou leurs programmes, mais pour l’Ecole républicaine.”

En fait, c’est au nom de la protection des mineurs que l’on a demandé aux auteurs du clip de retirer celui-ci du Web. L’argument ? “Il est interdit de filmer ou de prendre en photo des élèves dans l’enceinte du lycée sans le consentement écrit de leurs parents.”

C’est en effet ce que dit la loi. En principe. Mais celle-ci s’applique-t-elle en période de grève ou de blocus, lorsque le lycée échappe à son fonctionnement ordinaire ? Et cette loi concerne-t-elle une opération similaire menée devant les bâtiments de la préfecture, comme ce fut le cas pour une autre vidéo ?

Et pourquoi cette règle ne s’applique-t-elle pas, alors, aussi aux rituelles photos de classe ?” s’interroge une des prof du lycée.

Renseignements pris, les enseignants de Lognes décident de réintégrer la vidéo sur le Net : “Seule la direction de l’établissement est allée voir le service juridique du rectorat mais elle n’a pas été en mesure de prouver que des parents s’étaient plaints.”

Source : Article de Chloe Le Prince (Rue89)

 

Les blogs “anti-Sarko” sur la sellette 20.04.08

http://paris.indymedia.org/IMG/jpg/doc-45354.jpg

Le blog Torapamavoa Nicolas, qui dénonce avec humour (noir) les dérives de la politique et de l’homme-Président Sarkozy [par des revues de presse, des billets d'humeur, des détournements et nombres de créations images audio vidéos...] est bloqué par son hébergeur. Les administrateurs du blog ne peuvent plus poster de nouveaux messages. Victime une première fois d’une censure sur MySpace, ce blog très fréquenté [105660 visites et 195941 pages vue lors des 6 derniers mois, plus d'un million de visites sur Dailymotion, et 2,5 millions sur Youtube] semble à nouveau menacé. Excuse avancée : Les robots anti-spam de Blogger ont détecté que le blog possédait les caractéristiques d’un blog indésirable.

Chronique d’une censure entamée ? : http://otage2google.blogspot.com/

 

La police s’apprête-t-elle à ficher les homosexuels ? 19.04.08

Le fichier informatique Ardoise permettra de préciser si une victime, un témoin ou un suspect est homosexuel, SDF, syndicaliste…

Pas encore en service, le prochain système d’exploitation des données de la Police, baptisé Ardoise fait déjà débat. Recueillant les informations lors des enquêtes de police et de gendarmerie, il devrait remplacer les actuels logiciels Stic et Judex. Lundi 14 avril, le Collectif contre l’homophobie (CCH), basé à Montpellier, a saisi la la Haute autorité de lutte contre les discriminations (Halde) et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour s’opposer à sa mise en oeuvre. L’association dénonce un recueil abusif de données à caractère personnel par ce logiciel.

Lorsque les fonctionnaires rempliront le ficher Ardoise, une fenêtre s’ouvrira leur demandant de spécifier “l’état de la personne”. Etat qui pourra contenir des données personnelles comme savoir si elle est homosexuelle, handicapée ou représentante syndicale ; quel que soit son rapport avec l’affaire en cours, simple témoin, victime ou suspecte.

Averti par des fonctionnaires de police en formation sur Ardoise, le Collectif contre l’homophobie s’inquiète de la possibilité de création de fichiers catégoriels. Pour l’association, la police doit qualifier des faits et non pas “profiler des personnes“. “Rien n’exclut qu’ici où là quelqu’un fasse des extractions des données“, explique Hussein Bourgi président du CCH.

De son côté, le ministère de l’Intérieur joue l’apaisement. Selon lui, les fichiers Ardoise ne contiendront pas d’informations qui ne figuraient pas déjà dans le logiciel Stic employé jusqu’à aujourd’hui. En effet, ces fichiers contiennent bien une entrée “état de la personne”, mais qui n’était remplie que pour la victime et le suspect. Ardoise ne serait qu’une modernisation des précédents logiciels et permettrait l’unification des données détenues par la gendarmerie et la police.

Le porte-parole du ministère, Gérard Gachet, fait valoir que “lors d’une affaire avec des circonstances aggravantes comme une agression de personne homosexuelle, il faut bien que ces renseignements apparaissent quelque part“. Mais ce type d’information n’apparaît pas lorsque la personne est hétérosexuelle fait valoir le CCH. Ces informations doivent aussi aider les enquêteurs à résoudre certaines affaires et elles ne seront d’ailleurs renseignées que si elles ont un lien avec l’affaire assure le ministère: “Un avertissement clair sera affiché à ce propos.”

Quant à la date d’entrée en vigueur de ce système d’exploitation, le porte-parole du ministère avoue qu’il “ne sait pas” lui-même quand elle aura lieu. Elle devait intervenir au second semestre 2008, mais les tests (à Ecully, en région Lyonnaise) et les formations ne sont pas encore finies. De plus le logiciel devra être validé par la Cnil avant d’être installé.

Article : Rue89

 

Allocations Familiales : Nouveau calcul 17.04.08

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L’intervention de Nadine Morano :

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Pour rappel, les propos tenus - et la promesse non tenue - par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle :

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L’obsession nègre perd son poète : Aimé Césaire est mort 17.04.08

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Articles : Rue89 I Le Monde I Liberation

 

Sarkozy, un an de folie 17.04.08

Classé dans : — eilema @ 10:34
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Nicolas Sarkozy recadre la communication gouvernementale 16.04.08

De la “loyauté” et de la “solidarité” : c’est ce qu’a réclamé Nicolas Sarkozy aux membres de l’équipe gouvernementale, mercredi 16 avril, au cours du conseil des ministres, selon le compte rendu qu’en a fait le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, assurant que cette mise au point du chef de l’Etat “n’est pas liée” aux cafouillages de ces dernières semaines dans la majorité.

Le président a reconnu qu’”il peut y avoir des désaccords sur un certain nombre de sujets“, a indiqué M. Chatel, mais “il souhaite pour l’efficacité de l’action du gouvernement qu’il y ait de la loyauté et de la solidarité, et qu’une fois les arbitrages rendus, le gouvernement soit uni derrière les décisions qui sont prises et qui sont arbitrées par lui-même ou par le premier ministre“.

Décidément au cœur de ce conseil des ministres, la communication gouvernementale a fait l’objet d’une autre décision importante : la création d’un poste délégué interministériel à la communication auprès du premier ministre, attribuée à Thierry Saussez, spécialiste de la communication politique et proche de Nicolas Sarkozy. M. Saussez cumulera ces fonctions avec la direction du service d’information gouvernementale, vacant depuis septembre 2007.

Sa feuille de route précise qu’il doit “coordonner l’ensemble des actions de communication“. Là encore, aucun lien avec les couacs qui ont opposé ces dernières semaines les membres du gouvernement sur différents dossiers, a assuré Luc Chatel. “C’est un sujet évoqué depuis plusieurs semaines, la nécessité de faire davantage de pédagogie vis-à-vis de nos concitoyens, partager notre politique, les réformes qui sont mises en œuvre, expliquer l’action du gouvernement.”

Inventeur du concept de “démocratie cathodique“, Thierry Saussez, 59 ans, revendique plus de 500 campagnes électorales, toutes à droite, dans l’Hexagone, et jusqu’en Afrique. Membre du premier cercle sarkozyste, Thierry Saussez a activement travaillé à la montée en puissance du ministre de l’intérieur puis à la campagne présidentielle du candidat UMP. Il a été élu en mars sur la liste UMP conduite par Patrick Ollier à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

Source : Le Monde

 

Caisses vides, sauf pour les protégés de Carlita 16.04.08

Grâce à « Carlita », Pierre Charon, membre du Conseil économique et social et élu de Paris, fait son grand retour à l’Élysée comme conseiller de Nicolas Sarkozy. Bénéficiant de l’amitié du couple présidentiel et de quelques… privilèges, qui font grincer quelques dents.

Charon ne figure pas dans l’organigramme officiel de la présidence de la République : membre du Conseil économique et social et élu de Paris, il ne peut juridiquement cumuler toutes les fonctions. Il dispose toutefois d’un bureau au Château, juste à côté de sa protectrice « Carlita », et d’un strapontin à la réunion quotidienne de 8h30, celle qui réunit les douze conseillers les plus influents autour de Sarko Ier. C’est dans cette enceinte que la plupart des grandes décisions se prennent.

Sarkozyste historique, banni du premier cercle par Cécilia (qui le trouvait trop intriguant), avant de revenir triomphalement dans les bagages de Carla Bruni, trait d’union de Sarkozy avec les milieux du showbiz et des médias, maniant avec facilité l’info et l’intox, Pierre Charon est, avec Carla et ses amis, comme un poisson dans l’eau.

Question com’, la Première dame ne jure que par lui et renvoie toutes les demandes de rendez-vous et d’interview à ce nouveau conseiller élyséen, qu’elle a rencontré dans sa période showbiz. « Vous voulez me voir ? Passez par Pierre », serine-t-elle. Un spectaculaire retour en grâce pour celui qui était tricard il y encore quelques semaines !

Longtemps frustré des petits à-côtés du pouvoir, l’ancien balladurien n’a pas hésité à pousser son avantage en réclamant quelques gratifications supplémentaires. D’abord l’octroi d’une Velsatis avec chauffeur et gyrophare (vanité, quand tu nous tiens…). Ensuite la possibilité de faire appel ponctuellement à un maître d’hôtel pour son usage personnel à l’Élysée. Avantages accordés !

Source : Bakchich

 

Lecture en grande section de maternelle : le flop 16.04.08

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Parmi les nombreux reproches formulés à l’encontre de la réforme des programmes du primaire : “primariser la maternelle” et “transformer la grande section de maternelle en petit CP“. Cette affirmation est fondée notamment sur un paragraphe intitulé “comprendre le principe alphabétique” et figurant dans les “repères pour organiser la progressivité des apprentissages“, document annexe au projet de programmes.

Alors que les programmes de 2002, encore en vigueur, ne prescrivent qu’une préparation au principe alphabétique, ce texte va beaucoup plus loin en stipulant qu’en grande section l’enfant doit être “capable de mettre en relation les sons et les lettres“. Il précise qu’il doit “faire correspondre avec exactitude lettre et son, en particulier les voyelles a, e, i, o, u, é et les consonnes f, s, ch, v, z, j, p, t, c (= k), b, d, g (dur), l, m, n et r“. Soit toute la gamme des 96 combinaisons possibles entre six voyelles et seize consonnes.

Dans les pratiques actuelles des écoles, cet apprentissage correspond, grosso modo, au travail réalisé durant le premier trimestre du cours préparatoire, dans la perspective d’un déchiffrage généralement acquis par les élèves en février. Le cœur de l’apprentissage de la lecture se trouverait ainsi transféré du CP à la dernière année de maternelle. Il ne s’agirait plus, en l’occurrence, d’insister sur la pleine assimilation des “fondamentaux” au cours de la scolarité primaire, conformément à la philosophie générale des nouveaux programmes, mais de modifier radicalement l’architecture du début de l’école.

Selon Roland Goigoux, professeur à l’IUFM d’Auvergne et spécialiste de la lecture, le changement proposé serait “une pure folie“, marquant une “rupture totale avec les préconisations antérieures et les pratiques des enseignants d’école maternelle“. L’étude des correspondances citées réclamerait beaucoup de temps, au détriment des activités phonologiques (la conscience des sons) ou d’écriture, et obligerait ainsi les élèves à “forcer la cadence”, au risque de faire apparaître avant même le CP une forte minorité “déjà en échec alors qu’ils n’ont pas commencé” leur carrière scolaire. Un autre spécialiste, André Ouzoulias, professeur à l’IUFM de Versailles et à l’université de Cergy-Pontoise, juge qu’il s’agit de “la plus mauvaise idée en pédagogie de la lecture depuis très longtemps“. Ces deux experts, dans la perception actuelle du ministère, sont des figures du “pédagogisme” (les excès ou dérives de la pédagogie) avec lequel le cabinet de M.Darcos a indiqué qu’il voulait “rompre“. Mais telle n’est pas l’étiquette de deux autres spécialistes : pour Michel Fayol, professeur à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, et Jean-Emile Gombert, professeur de psychologie du développement à Rennes-II, cet aspect du projet témoigne d’une “ignorance inquiétante des possibilités d’apprentissage des jeunes enfants“. Le linguiste Alain Bentolila, représentant encore une autre sensibilité dans le débat pédagogique, et réputé avoir inspiré les dispositions concernant la grammaire, estime, quant à lui, que cette proposition est “une erreur tout à fait regrettable“. Les partisans déclarés des nouveaux programmes, comme l’association Sauver les lettres, ne se sont pas exprimés sur ce point précis.

Source : Le Monde

 

La France, mauvaise élève de l’Europe 16.04.08

Classé dans : < Europe — eilema @ 12:36
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La France occupe une position “médiane, et parfois médiocre” au regard des objectifs fixés par l’Union européenne à Lisbonne en 2000, selon un rapport remis, mardi 15 avril, au ministère de l’économie. Rédigé par l’avocat Laurent Cohen-Tanugi, le document pointe que “la France n’atteint que trois des quatorze objectifs identifiés par le Conseil européen” pour faire de l’UE l’économie la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici à 2010. C’est Christine Lagarde, ministre de l’économie, qui avait confié à M. Cohen-Tanugi, en octobre 2007, une mission sur “l’Europe dans la mondialisation“.

Parmi les 27 pays de l’UE, la France est 18e en termes de taux d’emploi, 19e pour la dette publique, 23e pour la croissance et 24e en ce qui concerne le taux de chômage des jeunes. En outre, la Commission européenne estime “très limitées” les mesures prises par la France pour atteindre les objectifs de Lisbonne. La période 2008-2010 représente “une période d’action critique pour la France“, selon le rapport, après une conjoncture politique “peu propice à des réformes d’envergure” de 2000 à 2005.

M. Cohen-Tanugi fixe les priorités pour éloigner la France du risque de “décrochage” par rapport aux pays les plus avancés et aux pays émergents. Priorité numéro un pour la mission : “combler le retard français” en termes de recherche, d’enseignement supérieur et d’innovation pour sortir du modèle d’”imitation” industrielle.

Le rapport insiste également sur la nécessité de mettre en œuvre une réelle “flexicurité” qui n’a pour l’instant été lancée “ni dans son volet sécurité, ni dans son volet flexibilité“. Il préconise l’amélioration des parcours professionnels ainsi que l’assouplissement de la protection de l’emploi. Pour rattraper ce retard, la France n’a, selon la mission, pas d’autre choix que de “réorienter massivement le budget national”, notamment par la diminution des aides publiques aux entreprises et l’arrêt immédiat des politiques de réduction fiscale.

Source : Le Monde

 

Fin du remboursement des lunettes [?] 16.04.08

Une nouvelle promesse de campagne s’envole. Le 6 février 2007, dans un français approximatif, Nicolas Sarkozy affirmait : “Pour les lunettes et les prothèses, les Français ont un remboursement qui ne doit pas être supérieur à 30%. J’ai proposé qu’on porte les remboursements jusqu’à 50%, alors que le problème d’hygiène dentaire c’est un problème de santé publique. On peut pas dire que c’est du confort, on peut pas se trimballer avec une dent qui manque, et pareil pour les lunettes. C’est pas une question de mode, c’est une question de nécessité“.

Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a pourtant jugé possible que la Sécurité sociale se désengage totalement de secteurs comme l’optique qui seraient pris en charge uniquement par des complémentaires santé, à condition d’accroître la concurrence entre ces dernières.

Source : Libération I Illustration via Boingboing.net

 

Fillon le Va-t-en guerre 15.04.08

Classé dans : < International — eilema @ 9:25
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À l’heure où le pays dope ses effectifs en Afghanistan, François Fillon a déclaré samedi 12 avril, lors de sa visite au Japon, que la France souhaite la création d’une “force internationale” sous mandat de l’ONU pour lutter contre les actes de piraterie maritime tels que le détournement du Ponant par des pirates somaliens.

Nous allons demander que, sous mandat de l’ONU, une force internationale, à laquelle la France naturellement est prête à participer, puisse oeuvrer à la sécurité du transit maritime dans cette région du monde, comme dans le détroit de Malacca“, en Asie du sud-est, a déclaré le premier ministre lors d’un discours devant les Français du Japon, sur le navire de guerre français Mistral, en escale à Tokyo. Un texte sera déposé après discussion au Conseil de sécurité des Nations unies.

Jean-David Levitte, le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, avait déclaré vendredi à la presse que le président proposait une “initiative internationale” pour lutter contre la piraterie maritime, sans plus de détails. “Au cours des dix années passées, c’est 3 200 marins qui ont été pris en otages, 500 ont été blessés, 160 tués. Donc, c’est un vrai problème de sécurité internationale auquel nous faisons face“, avait-il dit.

Source : Le Monde

 

La servitude des bonnes des beaux quartiers 15.04.08

Classé dans : < Immigration et Sans-Papiers — eilema @ 12:34
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Elles sont domestiques corvéables à merci, sans papiers, sous-payées, pour la plupart originaires des Philippines, et vivent dans des conditions souvent indécentes au service de familles aisées. Rares sont celles qui se rebellent.

La plupart, convaincues de ne « pas avoir le choix », se taisent et acceptent leur sort. Elles décrivent des « patrons gentils », qui offrent « une chance » au regard de la situation dans leur pays d’origine et dont les enfants deviennent « comme les nôtres ». Quelques-unes, après des années d’exploitation et d’espoirs déçus, ou parce que la servitude s’est mue en esclavage, entament une démarche judiciaire pour faire valoir leurs droits. « Ils m’avaient promis plein de merveilles. Quand j’ai demandé s’ils pouvaient m’aider pour les papiers, c’est devenu un cauchemar », raconte Fanny, une Cap-Verdienne de 39 ans qui a passé dix ans au service d’un riche couple des Hauts-de-Seine et dix autres à batailler devant les tribunaux. Domestique, garde d’enfants, cuisinière, couturière, femme de ménage… Etrangères,