Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Composition du Gouvernement 14.11.10

 

M. Sarkozy a précisé les critères qui seraient retenus pour compléter le gouvernement. Ils devront :

« répondre à des critères de diversité […] par leurs origines territoriales, leurs origines politiques et être représentatifs de la France multiple ».

Illustration : Luz

 

GOUVERNEMENT FILLON III

[14 NOVEMBRE 2010]

Sur la proposition du Premier ministre, le président de la République a nommé, le 14 novembre 2010, neuf nouveaux ministres. Quinze ministres quittent le Gouvernement. La nouvelle équipe gouvernementale se compose de 31 membres : le Premier ministre, 2 ministres d’État, 13 ministres de plein exercice, 7 ministres auprès d’un ministre et 8 secrétaires d’État.

François FILLON Premier ministre.

M. Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre de la défense et des anciens combattants ;

Mme Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et européennes ;

Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement ;

M. Michel Mercier, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés ;

M. Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration ;

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, des finances et de l’industrie ;

M. Xavier Bertrand, ministre du travail, de l’emploi et de la santé ;

M. Luc Chatel, ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative ;

M. François Baroin, ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, porte-parole du Gouvernement ;

Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche ;

M. Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, de l’alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l’aménagement du territoire ;

M. Frédéric Mitterrand, ministre de la culture et de la communication ;

Mme Roselyne Bachelot-Narquin, ministre des solidarités et de la cohésion sociale ;

M. Maurice Leroy, ministre de la ville ;

Mme Chantal Jouanno, ministre des sports ;

M. Patrick Ollier, ministre auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement ;

M. Eric Besson, ministre auprès de la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé de l’industrie, de l’énergie et de l’économie numérique

M. Henri de Raincourt, ministre auprès de la ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé de la coopération ;

M. Philippe Richert, ministre auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, chargé des collectivités territoriales ;

M. Laurent Wauquiez, ministre auprès de la ministre d’Etat, ministre des affaires étrangères et européennes, chargé des affaires européennes ;

Mme Nadine Morano, ministre auprès du ministre du travail, de l’emploi et de la santé, chargée de l’apprentissage et de la formation professionnelle.

Mme Marie-Luce Penchard, ministre auprès du ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration, chargée de l’outre-mer ;

M. Pierre Lellouche, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé du commerce extérieur ;

Mme Nora Berra, secrétaire d’Etat auprès du ministre du travail, de l’emploi et de la santé, chargée de la santé ;

M. Benoist Apparu, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement ;

M. Georges Tron, secrétaire d’Etat auprès du ministre du budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l’Etat, chargé de la fonction publique ;

Mme Marie-Anne Montchamp, secrétaire d’Etat auprès de la ministre des solidarités et de la cohésion sociale ;

M. Thierry Mariani, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé des transports ;

M. Frédéric Lefèbvre, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’économie, des finances et de l’industrie, chargé du commerce, de l’artisanat, des petites et moyennes entreprises, du tourisme, des services, des professions libérales et de la consommation ;

Mme Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, chargée de la jeunesse et de la vie associative.

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La colère préméditée de Rachida Dati 09.06.08

La scène s’est déroulée mardi 3 juin à l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, et a été depuis lors abondamment commentée. Interrogée par Martine Martinel (PS, Haute-Garonne) sur la décision d’annulation d’un mariage prononcée par le tribunal de Lille parce que l’épouse avait menti sur sa virginité et sur les revirements du parquet à propos de cette affaire, Rachida Dati, la garde des sceaux, a provoqué un déchaînement de réactions. Sa colère à elle n’avait rien d’improvisé.

Car, pour répondre, la ministre de la justice se saisit alors du micro, une fiche rédigée à la main, qu’elle lit. « Madame la députée, dans cette affaire du jugement du tribunal de Lille, je n’ai pas entendu un mot de votre groupe, je n’ai pas entendu un mot pour cette jeune femme qui attendait la décision de justice. » « C’est faux« , proteste Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste. « Vous brandissez des mots, vous brandissez des concepts déconnectés de la réalité. Oui, je le redis, cette décision de justice a protégé cette jeune femme, et c’est ce qui vous dérange. Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il n’est pas question d’admettre…, poursuit-elle sous les huées, il n’est pas question d’admettre qu’une procédure en nullité soit fondée sur le seul motif de la non-virginité. Il ne doit pas y avoir d’ambiguïté sur l’interprétation de la loi. C’est pour cela que j’ai demandé au procureur général de faire appel du jugement du tribunal de Lille. »

Un temps de silence. Mme Dati écarte alors son regard de sa fiche et interpelle les bancs de l’opposition. « Mais je voudrais vous ajouter, mesdames et messieurs les députés du groupe socialiste : où étiez-vous lorsque vous avez créé la politique des « grands frères » ? Quand vous avez abandonné un nombre de jeunes filles, dans ces quartiers difficiles, entre les mains des « grands frères » ? La politique des « grands frères », c’est vous, martèle-t-elle, l’index pointé en direction du PS. C’est vous qui avez abandonné ces jeunes filles. Votre politique d’intégration a été un échec. C’est votre échec que nous payons aujourd’hui. »

Les protestations vont croissant. Quelques « Démission ! » fusent. La ministre jette un bref coup d’oeil sur sa fiche, sous le regard interloqué du premier ministre, François Fillon, tandis que le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, opine du chef. « Vous avez créé les « grands frères », reprend-elle, pour s’occuper de ces jeunes filles qui ne demandaient rien. A défaut de votre soutien, elles ont trouvé la justice. La justice les a aidées, elle leur a permis d’être libres, d’être indépendantes. Parce que les « grands frères » ont conduit à une politique de repli communautaire, à une politique identitaire que vous avez soutenue. (Nouveau regard sur sa fiche.) Vous pouvez m’attaquer, comme vous le faisiez encore, monsieur Ayrault, mais j’ai échappé à l’échec de votre politique et c’est ce qui vous dérange ! Alors, de grâce, n’empêchez pas ces jeunes filles d’être libres. A défaut de votre soutien, elles ont besoin du soutien de la justice, elles ont besoin du soutien du gouvernement et elles ont mon soutien personnel. »

Même si elle a paru parler « avec ses tripes« , comme l’a relevé son collègue UMP Laurent Wauquiez, la réponse, en réalité, avait été rédigée de bout en bout. « Tout ce qu’elle fait est absolument « under control »« , confie un membre de son entourage. Cependant, à l’issue de deux semaines de débat sur la révision constitutionnelle durant lesquelles Mme Dati a été malmenée, y compris dans son propre camp, l’expression de l’exaspération était, elle, réelle.

S’inspirant de la méthode chère à Nicolas Sarkozy, plutôt que de rester sur la défensive, elle a choisi de passer à l’attaque, comme il le lui avait conseillé. Au lieu de répondre à la question qui lui était posée, portant sur le changement de pied du parquet dans cette affaire, quand elle-même avait estimé initialement que l’annulation du mariage était « un moyen de protéger la personne« , elle a ainsi pris à partie la gauche sur sa politique d’intégration.

La période récente n’en a pas moins mis en lumière les fragilités de Mme Dati. Pas plus à la fin qu’à l’ouverture du débat sur le projet de révision des institutions, elle n’a été invitée à prendre la parole pour défendre le texte dont elle avait la responsabilité. A plusieurs reprises, la ministre a semblé excédée. On l’a ainsi entendue, après s’être fait rabrouer par le président de l’Assemblée nationale au cours d’une séance de nuit, s’emporter au téléphone dans les couloirs du Palais-Bourbon.

Sa contre-attaque témoigne de sa volonté de ne pas se laisser mettre sur la touche. Dès le lendemain, le chef de l’Etat lui a apporté un soutien appuyé : « Tu m’as fait plaisir« , lui a-t-il lancé en conseil des ministres.

Patrick Roger

Article : Le Monde (Patrick Roger) I Illustration © Riss

 

Parti politique recherche graphistes 26.02.08

Il faut croire que Nicolas Sarkozy utilise à son seul compte toutes les compétences disponibles sur la capitale en matière de communication. Car ses sous-représentants cumulent bourdes et mauvais goût.

L’exemple Roger Karoutchi.

Le président du groupe UMP au conseil régional d’Ile de France et secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement dénonce, dans la dernière lettre d’information de son groupe, les projets des Verts de Paris, qui veulent créer des péages sur le périph et les autoroutes de la région. Pour illustrer son propos, Roger Karoutchi a mis en ligne une photo du périphérique parisien très embouteillé.

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Tellement embouteillé que les Parisiens en ont perdu leur latin et leur code de la route. Car problème : sur la file de droite, il y a plusieurs voitures à contre-sens ; et une petite voiture jaune a décidé d’en faire de même sur la file de gauche. Source : Backchich

 

Sarkozy et la Shoah : analyse d’une manipulation 18.02.08

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Au-delà du tollé, totalement justifié, provoqué par la déclaration de Sarkozy sur la charge aux élèves de CM2 de perpétuer la mémoire des enfants juifs assassinés pendant la Shoah, il est nécessaire de tenter de comprendre les raisons de cette étrange proposition, qui en effet « glace le sang » comme l’a dit Simone Veil.

Il y a bien sûr la recherche d’annonces spectaculaires et « émouvantes » selon l’expression de Sarkozy, particulièrement dans le contexte de la réunion du CRIF et au lendemain du dérapage de son épouse comparant un article du Nouvel Observateur à la dénonciation des Juifs sous Vichy.

Mais au-delà de cette agitation à visée médiatique, les trois éléments de fond qui peuvent expliquer la succession de dérapages du chef de l’Etat sont :

1) Son refus de la « repentance » politique concernant la participation des autorités françaises à la déportation le conduit à se placer par substitution sur le terrain plus avantageux de l’émotion. C’était déjà le cas pour la lecture de la lettre de Guy Moquet. Le refoulement de la responsabilité politique et de la simple reconnaissance de la vérité historique débouche ainsi sur la « responsabilisation » morale d’enfants de 10 ans.

2) Sa légèreté d’analyse sur ce fut le nazisme, apocalypse ultra-réactionnaire et exterminatrice assimilé à une « folie »,
doublé d’un mépris affiché pour l’effort de compréhension de l’antisémitisme. Sarkozy a ainsi jugé que les recherches sur les différentes variantes idéologiques de l’antisémitisme « aboutissent parfois à le banaliser ».

3) Sa remise en cause constante de la laïcité de l’Etat et une orientation délibérément communautariste.

Sur le refus de la repentance, il faut se référer au fameux discours de Sarkozy à Nice le 30 mars 2007, en plein durcissement de la campagne électorale présidentielle, quelques jours après les incidents de la Gare du Nord : « Je veux redonner à tous les Français la fierté d’être Français. Je veux leur dire qu’ils auront à choisir entre ceux qui assument toute l’Histoire de France et les adeptes de la repentance qui veulent ressusciter les haines du passé en exigeant des fils qu’ils expient les fautes supposées de leur père et de leurs aïeux. Je suis de ceux qui pensent que la France n’a pas à rougir de son histoire. Elle n’a pas commis de génocide. Elle n’a pas inventé la solution finale. Elle a inventé les droits de l’Homme et elle est le pays du monde qui s’est le plus battu pour la liberté… Je veux dire que dans les colonies, tous les colons n’étaient pas des exploiteurs… Je veux dire aux Français que le 22 avril et le 6 mai, ils auront à choisir entre ceux qui sont attachés à l’identité nationale et qui veulent la défendre et ceux qui pensent que la France a si peu d’existence qu’elle n’a même pas d’identité… »

Si Sarkozy voulait réellement s’attacher à défendre la mémoire de la Shoah en France, il commencerait par désavouer et retirer ce discours qui refusait explicitement de reconnaître une quelconque responsabilité des autorités françaises (et non des Français individuellement) dans la mise en œuvre de la déportation.

Ce refus est d’autant plus choquant que dans le cas des enfants ce sont les dirigeants de l’Etat français qui ont demandé aux autorités nazies de les déporter. En mai 1942, Laval ordonne à la police française d’arrêter les juifs de France afin de les déporter. Alors même que les Allemands ne demandaient pas l’inclusion des enfants de moins de 16 ans dans les convois, il insiste pour les ajouter aux trains de déportation. Sollicité de revenir sur cette décision, notamment par le pasteur Boegner, chef des protestants de France, il refuse et répond : « Pas un seul de ces enfants ne doit rester en France. »

Ce sont les gendarmes et les policiers français qui ont raflé les enfants juifs. D’ailleurs dans le discours au CRIF, Sarkozy accumule les contradictions sur ce point ; il commence par déclarer « À l’heure où s’abattaient en Europe les idéologies les plus criminelles, c’est un fait que la République d’alors vous a trahis… » puis quelques phrases plus loin « Même en 1940, quand Vichy édictait l’immonde statut des Juifs, vous saviez que la République n’était pas dans ce crime et que la France éternelle était plus grande que sa faute du moment… »
Cette confusion contraste avec la clarté de la position officielle du discours présidentiel de 1995 :
« Ces heures noires souillent à jamais notre histoire et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été, chacun le sait, secondée par des Français, secondée par l’État français. La France, patrie des Lumières, patrie des Droits de l’homme, terre d’accueil, terre d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable… »

Dans l’esprit de Sarkozy, le nazisme est cantonné au « mystère allemand ». Dans son fameux dialogue philosophique avec Michel Onfray (paru dans Philosophie- Magazine n° 8 de mars 2007), il insiste :
« Qu’un grand peuple démocratique participe par son vote à la folie nazie, c’est une énigme. Il y a beaucoup de nations à travers le monde qui traversent des crises sociales, monétaires, politiques, et qui n’inventent pas la solution finale ni ne décrètent l’extermination d’une race. Mieux vaut admettre qu’il y a là une part de mystère irréductible plutôt que de rechercher des causes rationnelles. »
Dans son discours au CRIF, Sarkozy a même explicitement rendu hommage à la « repentance », en l’occurrence celle de l’allemand Willy Brandt s’agenouillant devant le monument du Ghetto de Varsovie. Notons que Willy Brandt qui a été déchu de sa nationalité allemande par le régime nazi dès 1938 et ne s’est pas extrait pour autant de la nécessité d’un
retour authentique sur la mémoire.
La repentance est donc pour Sarkozy une bonne démarche mais à usage exclusivement allemand. Le nazisme est pour lui, de manière répétée, placé au même plan que le communisme et constitue une « folie » uniquement germanique due à « la redoutable absence de l’idée de Dieu… » (discours au CRIF).

A cette confusion à visée nationaliste, s’ajoute une imposture répétée dans laquelle Sarkozy et ses proches exploitent le sort des Juifs dans des comparaisons choquantes.

C’est Sarkozy lui-même qui pour défendre la « dépénalisation du droit des affaires » le 30 août dernier devant le Medef, a recours à la formule suivante : « A quoi sert-il d’expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration, c’est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux sur une dénonciation anonyme, ou des enquêtes sur une dénonciation anonyme ? »

C’est Madame Sarkozy-Bruni déjà citée (voir plus haut). C’est aujourd’hui même le ministre Karoutchi qui, dans le 4eme arrondissement à deux pas du Mémorial de la Shoah compare les critiques envers Sarkozy à du « fascisme rampant » et évoque la mémoire de jean Zay « mi-juif, mi-protestant » attaqué par la presse de Vichy puis assassiné par la Milice en 1944.

Ces gens sont dangereux ; on ne peut pas laisser Sarkozy continuer à manipuler la Shoah et à tenter de dicter le contenu de l’Histoire.

Source : Mémorial98 (memorial98@noos.fr)

 

Roger Karoutchi 01.09.07

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SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUPRÈS DU PREMIER MINISTRE, CHARGÉ DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT.

« Ami de trente ans de Sarkozy et de surcroît bien vu par Cécilia, C’est le diplomate du nouveau président. » (1)

Il a commencé sa carrière au RPR avec le sobriquet de « La serpillère ». « Homme fort de Sarkozy dans la Région, l’ancien séguiniste, sénateur et conseiller régional Roger Karoutchi surveille les terres du patron. » (2) (more…)