Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Censurer plus pour exposer moins 15.02.10

L’installation de l’artiste chinoise Ko Siu Lan, dont le vernissage était programmé vendredi, a été démontée quelques heures après leur affichage sur la façade de l’École des beaux-arts, quai Malaquais. « Censure politique », dénonce l’artiste.

« Un week-end de sept jours », une exposition collective à la connotation délibérément utopique, devait présenter du 13 au 21 février des œuvres d’étudiants du Royal College of Art de Londres, et de Lasalle College of the Arts de Singapour. Ko Siu Lan, qui connaît bien les Beaux-Arts de Paris pour y avoir passé deux ans en résidence, avait imaginé deux bannières réversibles de 7 mètres de haut sur 1,2 m de large, visibles depuis les quais de la Seine et incluant simplement quatre mots. Selon le chemin que l’on empruntait, on pouvait lire les mots ci-dessous.

photomontage des bannières de l'expo /Siu Lan Ko

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L’artiste explique avoir cherché à évoquer « à la fois la question du travail et de la propagande, dans un esprit universel » et s’être « bien sûr inspirée du slogan du candidat Sarkozy. »

Mercredi à 10h30, comme prévu, les bannières ont été montées sur la façade située à deux pas de l’actuelle résidence de Jacques Chirac, quai Voltaire. Mais dans l’après-midi, elles ont été retirées alors que l’artiste n’a été officiellement avertie que par un mail reçu dans la soirée de sa commissaire d’exposition, Clare Carolin, du Royal College of Art de Londres. « Le pire est que tout était calé depuis un an, le catalogue imprimé, ils n’ont pas découvert ça hier ».

D’après les informations recueillies, la direction de l’école aurait jugé cette œuvre trop dérangeante et aurait argué qu’elle avait choqué certains membres du personnel de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts et du ministère de l’Éducation. Le directeur aurait ajouté que la période était particulièrement sensible alors que l’école était en train de renouveler sa convention de financement avec les ministères. À la commissaire d’exposition Clare Carolin, on a simplement proposé de rapatrier les bannières à l’intérieur de l’école, mais elle ne pouvait prendre une telle décision sans prévenir l’artiste. Elle n’a pas eu le temps de le faire puisque lorsqu’elle est sortie de la réunion, l’œuvre était déjà démontée.

L’Ecole des beaux-arts de Paris, dans un communiqué, a déclaré que l’artiste avait accroché son oeuvre à l’extérieur « sans que la direction de l’établissement en soit informée » : « Sans titre, sans nom d’auteur, sans mention relative à l’exposition, le caractère de l’oeuvre se réfère explicitement à un contexte politique. Son auteur a souhaité, par la présentation sur la voie publique, utiliser spectaculairement comme médiation de son message un bâtiment de l’Etat voué à l’enseignement », a poursuivi l’école. La direction de l’école a considéré que « cette présentation non concertée de l’oeuvre, sans explicitation à l’attention du public, pouvait constituer une atteinte à la neutralité du service public et instrumentaliser l’établissement », selon le communiqué.

Mise à jour du 13 février 2010 : Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a demandé à l’Ecole des beaux-arts de raccrocher l’oeuvre de l’artiste chinoise Ko Siu Lan.

Sources : Rue89 I Libération.

 

La culture comme réponse à la crise ! On croit rêver ! 03.02.09

chcalmetoirichecon

Arrêtez-le ! Pitié, arrêtez-le…

Une hypothèse se profile : si Dieu le père prend à ce point son temps pour répondre à une France légitimement en colère, c’est peut-être qu’il est trop occupé avec son conseil pour la création artistique. Mais l’on aurait tort de médire, car il semblerait qu’il y ait en fait un lien entre les deux phénomènes. En effet, Nicolas Sarkozy – comme à son habitude toujours mieux servi par lui-même que par autrui – préside ce conseil pour de grandes raisons : « Je veux que ça bouge, je veux que ça change, je veux que la culture soit notre réponse à la crise économique mondiale (…) et pour que ça soit vrai, il faut que la création soit au cœur de cette politique culturelle que je souhaite impulser« . « Ma parole est plus libre que celui qui produit et qui doit faire attention à ce qu’il dit (…). C’est donc à moi de donner un coup de pied dans la fourmilière, de bousculer les choses« , a-t-il déclaré dans un discours prononcé à l’Elysée devant plus de trois cents représentants du monde de la culture.

Au-delà du fait que l’inquiétante formule « Celui qui produit (…) doit faire attention à ce qu’il dit » mériterait d’être longuement méditée, il fallait y penser ! Des funambules dans les usines, davantage de clowns dans les hôpitaux, des projections de documentaires sur les marchés, des happenings à La Poste, des tableaux accrochés aux réverbères ; et tout le monde va retrouver son pouvoir d’achat et le sourire qui va avec.

Après l’ORTS sur nos écrans, Bigard et Mireille Matthieu sur les scènes des théâtres subventionnés ? Ce qui est certain, c’est que la culture va prendre un nouveau visage : « je crois fondamentalement à la capacité de l’Etat à impulser un changement de culture, pour apprendre à mieux soutenir le processus de création« . On en frissonne d’avance…

Les intermittents du spectacle ont manifesté à plusieurs reprises au mois de décembre. Très gourmands, ils ont remis le couvert ce 29 janvier, certainement en hommage à ce président si soucieux et respectueux de la culture. Après les réformes de leurs statuts en 2003 et en 2006, la question était en effet à nouveau posée : doit-on modifier ce statut ? On était alors loin des propos de campagne du gesticulateur :

« Je mesure pleinement le rôle joué par les intermittents du spectacle, sans lesquels il n’y aurait pas de spectacle vivant, pas de créations cinématographiques, ou audiovisuelles. Il est normal qu’ils bénéficient d’un régime d’indemnisation du chômage particulier, qui est d’ailleurs unique dans le monde. Je suis favorable à une indemnisation généreuse qui permette à ceux qui décident de travailler pour la culture de vivre convenablement quitte à leur demander en contrepartie de contribuer au développement de l’enseignement artistique et à la découverte par les jeunes des métiers de la culture.
Pour l’instant, un nouvel accord vient d’être signé. Je pense qu’il faut le laisser vivre et en faire le bilan dans quelques mois. Mais la vérité, c’est qu’un accord sera toujours insuffisant tant qu’il se fera dans un contexte de pénurie. Or, je suis convaincu que l’emploi culturel est plein de promesses, et qu’il compte parmi les secteurs les plus créateurs, potentiellement, de richesses et de croissance, en particulier du côté du cinéma et de l’audiovisuel. Je ferai tout pour le développement de l’emploi culturel
.
 » (1)

Lorsqu’il parle plus en détail de ce statut, Nicolas Sarkozy – épaulé par la presse, il va sans dire – prend toujours soin de faire passer les intermittents pour des privilégiés. La technique semble d’ailleurs fonctionner, si l’on se fie aux commentaires déposés par des internautes au pied des articles. On peut regretter que jamais un article plus sérieux n’ait été rédigé sur l’intermittence. C’est bien dommage, et dommageable.

Mais ce lundi 2 février 2009, on pourra « simplement » se contenter de regretter que ce soit un inculte notoire qui décide de s’emparer de la question de la création en France. Et de surcroît cette semaine, qui aurait méritée d’être consacrée à autre chose. Parce que si la culture est nécessaire et vitale ; multiple et transversale, elle vaut surtout mieux que d’être brandie par un imbécile dans un contexte de crise. Si le petit Nicolas maîtrise un art, c’est bien celui du détournement allié à la récupération ; mais ni d’images ni d’objets hélas.

Celui qui disait avoir hâte de voir Obama au travail ferait bien de s’y [re]mettre lui aussi. Plutôt que de se perdre dans les dédales de ses commissions et autres conseils, plutôt que de noyer le poisson dans les eaux fétides de ses idées toujours aussi malvenues.

Eilema, pour Le Sarkopithèque I (1) Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07) I Citations de Nicolas Sarkozy extraites du Monde I Illustration : Luz.

 

Sarkozy crée et préside le Conseil pour la création artistique 25.01.09

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Mme Albanel et M. Karmitz sont dans un bateau…

Depuis sa nomination, en mai 2007. la ministre de la culture Christine Albanel vit dans un climat étrange. Donnée souvent partante, rapidement privée de son poste de porte-parole du gouvernement, elle a résisté aux divers « ajustements » gouvernementaux. Le discours que Nicolas Sarkozy a prononcé à Nîmes, le 13 janvier, la place à nouveau face à un paradoxe tant ces « vœux à la culture » regorgeaient de roses et… d’épines.

Lui donnant à plusieurs reprises du « chère Christine« , le président de la République a salué et conforté l’action de la ministre. Son budget, un temps menacé, ne sera pas rogné. Elle recevra même 100 millions d’euros supplémentaires chaque année pour sauver des monuments historiques. La loi sur le piratage des œuvres sera votée au plus vite. Le régime chômage des intermittents du spectacle n’est pas remis en cause.

Mme Albanel a aussi habilement géré la question de la gratuité des musées. Dans son programme présidentiel, M. Sarkozy promettait une entrée libre pour tout le monde. Mme Albanel n’en voulait pas, estimant, études à l’appui, que cette mesure coûteuse ne ferait pas venir de nouveaux visiteurs. Elle plaidait au contraire pour une action ciblée, en direction des 18-25 ans. Le président l’a écoutée, réduisant, au passage, la mesure aux seules collections permanentes des musées, les expositions temporaires restant payantes.

Les épines maintenant. A Nîmes, M. Sarkozy a surpris tout le monde en instaurant un Conseil pour la création artistique, qu’il présidera lui-même, et qui sera piloté par le producteur et distributeur de cinéma Marin Karmitz (MK2). Le président a mis une forte personnalité dans les pattes de Mme Albanel. D’autant que M. Karmitz compte faire le job : sa mission n’est pas limitée dans le temps, il sera entouré d’une quinzaine de personnes de son choix, il proposera au président des mesures afin d’améliorer le fonctionnement de la culture. « Un ministre bis », a-t-on commenté.

Après son élection, Nicolas Sarkozy avait choisi comme conseiller culturel Georges-Marc Benamou – issu de la gauche comme M. Karmitz – qui aimait dire tout le mal qu’il pensait de Mme Albanel. M. Benamou a dû quitter son poste, mais avec M. Karmitz, le président a trouvé un autre trublion. On sait qu’il aime court-circuiter ses ministres. Mais qu’il le fasse de façon officielle…

Et il n’y a pas pire moment. Depuis des mois, Mme Albanel mène d’âpres négociations avec les organisations professionnelles afin de rendre plus efficaces les mécanismes de la création en France ; or M. Karmitz est nommé parce que le ministère « manque de vision« . Ensuite, comment les 30 000 agents, permanents ou pas, du ministère de la culture vont-ils apprécier cette cellule élyséenne alors qu’on leur impose, dans le cadre de la réforme de l’Etat, une organisation plus resserrée et une cure d’amaigrissement ?

Même si le groupe de M. Karmitz ne devait être qu’un think tank, sa simple existence fragilise la ministre et, au-delà, le ministère tout entier. Peut-être est-ce l’effet recherché. Sans doute M. Sarkozy considère-t-il le monde des artistes comme hostile et le ministère comme une machine n’offrant pas un bon rapport qualité-prix. Sa méfiance s’étend-elle au chef de cette administration ? Ou passer par-dessus la tête de ses ministres est-il un mode de gouvernement ? A l’heure où un ancien ministre – Jean-Jacques Aillagon, aujourd’hui à la tête du château de Versailles – s’interroge tout haut sur la nécessité même d’un ministère de la culture, le « coup Karmitz » risque d’être lourd à digérer.

Article de Michel Guerrin et Nathaniel Herzberg (Le Monde) I Photo © Afp

 

La Villa Médicis, Victime du fait du Prince 22.03.08

Filed under: < Culture — eilema @ 1:38

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L’APPEL :
Nous sommes, au-delà de toute question de personnes, attachés au respect des compétences, des institutions et des règles. L’Académie de France à Rome poursuit une noble tâche depuis des siècles, de transmission et de création. La diriger requiert un lien fort avec l’Italie et sa langue, un intérêt nourri pour la création contemporaine dans ses expressions les plus diverses et toujours exigeantes, bref, un enthousiasme, une passion.

Il apparaît qu’une nomination pourrait être bientôt effective, qui enverrait à la Villa Médicis le conseiller aux affaires culturelles de l’Elysée quittant ses fonctions, comme lot de consolation. Soyons clairs : personne n’aurait pensé une seconde à lui pour ce titre en dehors de la nécessité de lui trouver un parachutage. Qu’il déclare vouloir s’y consacrer avant tout à des activités personnelles ne fait qu’ajouter à l’inquiétude.

Principe démocratique.

Cette nomination serait méprisante, pour nos voisins italiens, pour l’Académie de France à Rome, pour tous les créateurs, et notamment ceux qui ont mérité son hospitalité, et tous les citoyens qui veulent préserver l’indépendance de la culture face aux pouvoirs politiques.

En date du 6 avril 2007, Nicolas Sarkozy, alors candidat à la présidence, émettait le souhait dans son projet que « les nominations aux fonctions les plus importantes de l’Etat se fassent sur des critères de compétences et de hauteur de vue, et non sur des critères de proximité avec le pouvoir politique en place. Les candidats à ces nominations seront auditionnés publiquement par le Parlement et celui-ci pourra mettre son veto à leur nomination ». Nul besoin de procès ni de polémiques. Nous appelons simplement à l’application de cette belle idée de transparence.

Le poste de directeur de l’Académie de France à Rome est important, prestigieux, il nous représente dans un grand pays de création et de culture. Nous demandons donc au président de la République d’appliquer le principe démocratique d’une soumission des candidatures aux commissions spécialisées de l’Assemblée nationale et du Sénat.

Jane Birkin, artiste ;
François Bon, écrivain ;
Geneviève Brisac, écrivain ;
Pascal Bruckner, écrivain, philosophe ;
Olivier Cadiot, écrivain ;
Sophie Calle, artiste ;
Patrice Chéreau, metteur en scène, cinéaste ;
Bernard Comment, écrivain, ancien pensionnaire de la Villa Médicis ;
Pascal Convert, artiste et ancien pensionnaire de la Villa Médicis ;
Maryline Desbiolles, écrivain ;
Pascal Dusapin, compositeur, ancien pensionnaire de la Villa Médicis ;
Alain Finkielkraut, philosophe ;
Gérard Fromanger, artiste ;
Valérie Gans, écrivain ;
Gabriel Garran, metteur en scène ;
François Hartog, historien ;
Valérie Lang, comédienne ;
Gila Lustiger, écrivain ;
Bruno Mantovani, compositeur, ancien pensionnaire de la Villa Médicis ;
Pierre Michon, écrivain ;
Catherine Millet, critique d’art, auteur, directrice d’Art Press ;
Marie-Ange Munoz, écrivain ;
Manuela Morgaine, artiste, ancien pensionnaire de la Villa Médicis ;
Stanislas Nordey, metteur en scène ;
Bernard Pagès, artiste ;
Giuseppe Penone, artiste plasticien ;
Jacqueline Risset, écrivain, professeur, traductrice ;
Olivier Rolin, écrivain ;
Tiphaine Samoyault, écrivain, ancien pensionnaire de la Villa Médicis ;
Jean-Noël Schifano, écrivain, éditeur, citoyen d’honneur de la ville de Naples ;
Yves Simon, écrivain, chanteur ;
Aberrahmane Sissako, cinéaste ;
Alain Veinstein, écrivain, producteur à France-Culture ;
Marc Weitzmann, écrivain.

Source : Le Monde

 

Diversité culturelle et artistique en danger 24.02.08

Paris, 29 février. À partir de 15h, Place du Palais Royal :

Diversité artistique et culturelle en danger !
JOURNÉE DE MOBILISATION NATIONALE CONTRE LE DÉSENGAGEMENT DE L’ÉTAT DANS LA CULTURE.

L’État a décidé de réduire le budget qu’il consacre à la culture. Les acteurs culturels commencent l’année 2008 dans la plus complète incertitude concernant leurs financements. Les plus touchées par ce désengagement de l’État sont les associations artistiques et culturelles, compagnies, salles de spectacles, lieux d’accompagnement des pratiques amateurs. qui constituent le vivier de la création et de l’innovation, et sont par leur proximité les premières interlocutrices des populations. (more…)

 

Pour l’amour de Jules et Jim 23.02.08

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L’actrice Jeanne Moreau, qui à 80 ans a reçu un « super César d’honneur » pour une carrière de 60 ans, riche de plus de 100 films, a profité de la scène du Châtelet pour dire son inquiétude à l’égard « de mesures gouvernementales qui risquent d’affaiblir » le cinéma français.

Elle a pointé la baisse des subventions publiques redoutée par les cinémas indépendants, contre laquelle quelque 200 salles art et essai ont protesté vendredi soir en baissant le rideau. Jeanne Moreau a aussi dénoncé les « attaques » de « groupes puissants qui reprochent une concurrence déloyale » à des petites salles, faisant référence à plusieurs actions juridiques intentées par UGC – parfois rejoint par MK2.

 

Interdiction Des Concerts Dans Les Cafés : Ça Se Précise 14.02.08

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La ville de Quimper est-elle le terrain d’expérimentation d’une nouvelle loi liberticide ?

C’est en tout cas ce que l’on est en droit de craindre. Plusieurs bars quimpérois, organisateurs de concerts, ont en effet reçu récemment un courrier de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles – Ministère de la Culture) leur imposant d’être titulaires d’une licence d’entrepreneur de spectacles dès lors qu’ils souhaitent organiser plus de 6 concerts par an. Le non-respect de cette clause est passible de 2 années d’emprisonnement, de 5 années de fermeture administrative et de trente mille euros d’amende. Est également demandé aux propriétaires d’effectuer une mise en conformité des locaux (engendrant pour beaucoup d’entre eux des travaux coûteux).

Cette mesure – une fois n’est pas coutume – pénalisera les lieux de culture « alternatifs » et de proximité au profit de structures plus conséquentes. Gérants de bars, intermittents du spectacle, musiciens débutants, sphère associative, feront ainsi les frais d’une disposition aussi dommageable pour l’activité culturelle de la ville que pour le public. Quelques intermittents du spectacle ont d’ailleurs reçu un courrier aussi délicat que rassurant, leur demandant, « en tant que personnes en grande difficulté, de songer rapidement à une nouvelle formation professionnelle ».

Les propriétaires des bars incriminés demandent l’ouverture d’une table ronde réunissant les élus, fonctionnaires locaux et représentants de la Sacem. Ils demandent en outre le transfert des moyens de la DRAC à la Région, ainsi qu’une révision de cette loi inappropriée pour des lieux de si petite envergure.

SIGNER LA PÉTITION : http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1438
Source : Bellaciao (Dimanche 20 janvier 2008)