Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Mensonge Présidentiel 25.02.09

mensonge

Pantouflage de Pérol : le gros mensonge de Sarkozy

Contrairement à ce qu’affirme Nicolas Sarkozy, la Commission de déontologie de la fonction publique ne s’est pas prononcée sur la nomination du conseiller de l’Elysée à la tête du futur groupe Banque populaire – Caisse d’épargne.

Nicolas Sarkozy a manifestement quelques soucis avec la déontologie. Depuis Rome, lors du sommet franco-italien, le président de la République a déclaré devant la presse que la future nomination du secrétaire général adjoint de l’Elysée, François Pérol, à la tête du futur groupe Caisse d’épargne — Banque Populaire ne posait pas de «problème» aux yeux de la Commission de déontologie de la fonction publique.

Cette dernière est censée se prononcer en cas de pantouflage, c’est-à-dire de départ d’un fonctionnaire vers le privé pour vérifier qu’il n’existe pas de conflits d’intérêts potentiels.

D’après Sarkozy, la Commission de déontologie «a donné son point de vue, et son point de vue a été communiqué aux deux banques. Il sera rendu public et vous verrez qu’une fois de plus c’est la différence entre une polémique et un problème, de problème il n’y en a pas».

Il semble que le président de la République prenne ses rêves pour la réalité. Car la Commission n’a pas été saisie du cas Pérol. Et ne s’est pas réunie pour en discuter. «On n’a jamais évoqué le cas de François Pérol, assure un membre de la Commission interrogé par Libération, puisque notre prochaine réunion est prévue pour le 11 mars».

A l’Elysée, un porte-parole tente de rattraper le coup en expliquant que «la Commission ne s’est pas encore réunie, mais elle a émis un avis « off », positif, qu’elle a communiqué aux banques. C’est ce qui se passe dans les cas d’urgence» (1). En réalité, il semble bien que cette procédure d’urgence soit totalement inconnue: «Cela fait des années que je siège à cette Commission, et à ma connaissance une telle procédure n’a jamais été convoquée», selon le membre de la Commission interrogé par Libération.

Le président de la Commission de déontologie, Olivier Fouquet, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Quant aux banques, elles refusent de dire si elles ont, ou non, reçu le fameux avis «off» de la commission. Mais puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas de problème…

Article Grégoire Biseau (Libération) I Illustration : Tignous I (1) L’Elysée a déclaré mardi soir avoir obtenu un courrier de la Commission de déontologie assurant qu’il n’y avait «pas d’inconvénient pénal» à la nomination de François Pérol. L’accord a été obtenu via une lettre du président de la commission Olivier Fouquet, a-t-on précisé de même source.

 

CSA : Christine Kelly récompensée 30.01.09

Françoise Laborde n’a pas été la seule nouvellement nominée au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). À ses côtés, on trouve la journaliste Christine Kelly, que l’on espère plus humble que son blog.

Nommée par le président du Sénat Gérard Larcher (UMP), elle a déclaré mercredi à l’Afp avoir été choisie en raison de son parcours et de son origine, soulignant qu’elle était le premier « sage » d’outre-mer. « Je suis ravie d’avoir été nommée par Gérard Larcher que je ne connaissais pas du tout. J’ai été choisie par rapport à mon parcours professionnel et parce que je suis de l’outre-mer« . « C’est la première fois qu’un membre originaire de l’outre-mer entre au CSA« , a fait valoir la jeune femme originaire de Guadeloupe, assurant qu’elle représenterait « dignement » sa communauté.

Elle aura en charge plusieurs dossiers dont l’accessibilité des médias audiovisuels aux handicapés, un groupe de travail nouvellement créé. Elle est également vice-présidente du groupe sur la publicité et sur la télévision publique. »C’est un vrai challenge. Je pense que mon parcours apportera beaucoup car j’ai une connaissance des chaînes locales, publiques, privées et de la radio« , a expliqué la nouvelle conseillère. « Je suis passée du jour au lendemain de LCI au CSA. Il m’a fallu 48 heures de réflexion, et une nuit à éplucher le règlement du CSA, avant d’accepter!« , a-t-elle conclu.

Petit détail qui a son importance, Christine Kelly n’est pas connue pour son hostilité au pouvoir actuel. On lui doit la première biographie de François Fillon Le secret et l’ambition.

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À l’occasion de la sortie de cet ouvrage pour lequel la journaliste recevra le Prix de la Biographie Politique lors de la 13ème édition de la Forêt des Livres, VSD consacrera un dossier à la bien nommée « biographe de François Fillon » :

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Dans son riche CV, il est également à signaler qu’elle aura accompagné en Martinique et en Guadeloupe les 22 et 23 août 2007 le Premier Ministre, François Fillon et le secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer, Christian Estrosi, venus annoncer les premières mesures après le cyclone « Dean ».

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Toujours aucune raison de s’inquiéter, donc, sur le début des nominations…

 

Avantage et Handicap 20.12.08

Martin Bouygues, patron du groupe du même nom, jure qu’il est conscient du fait que ses relations très anciennes avec Nicolas Sarkozy « ne doivent pas constituer un avantage pour le groupe Bouygues ». Et d’ajouter immédiatement « Cela ne doit pas être un handicap non plus« .

Source : Marianne 20 décembre 2008 I Illustration : Snut.

 

Tata Dati et son piston 30.09.08

Les Potins d’Angèle, hebdomadaire politico-satirique lyonnais, a révélé l’affaire jeudi. La sœur de Rachida Dati habite à Villeurbanne, à côté de Lyon, et travaille à la cité internationale pour un grand groupe de traitement des ordures ménagères, dont le PDG est, par ailleurs, un proche de la ministre. Elle cherchait une place en crèche dans le VIe arrondissement, près de son boulot, où les places de crèche manquent cruellement : 367 pour 1 550 enfants de moins de 3 ans. La dernière commission d’attribution a traité 135 demandes pour 7 places disponibles.

Le dossier de la sœur a été rejeté plusieurs fois avant que Rachida Dati n’appelle Gérard Collomb. L’affaire s’est réglée dans l’été. « Cette famille avait déposé plusieurs demandes, confirme, un peu gênée, Anne-Claire Pech, adjointe UMP chargée du handicap, de l’insertion et de la petite enfance dans le VIe arrondissement de Lyon. Elles ont été examinées en commission d’attribution, selon des critères municipaux très transparents, communs à tout le monde. Nous les avons refusées et, théoriquement, l’adjointe d’arrondissement est décisionnaire pour les crèches. » Mais cette fois, poursuit-elle, « la demande a été acceptée directement par la mairie centrale ».

Le cabinet de Gérard Collomb refusait, hier, de confirmer l’intervention directe de Rachida Dati. Il se contentait de confirmer pudiquement qu’une demande « a bien été formulée ». Pour sa part, le cabinet de la ministre dément formellement. « Il n’y a jamais eu d’intervention, affirme l’un des porte-parole. Elle connaît Collomb depuis longtemps car ils ont travaillé ensemble sur un problème de commissariat lorsqu’elle était au ministère de l’Intérieur, mais elle ne lui a jamais demandé la moindre faveur. » Selon nos informations, le contact direct entre le maire et la ministre a pourtant bien eu lieu au sujet de cette place en crèche. A Lyon, actuellement, environ 20 % des parents ne trouvent pas de solution satisfaisante pour faire garder leurs enfants.

Article d’Olivier Bertrand, Libération.

 

Okaaaaaaaaaaaay ? 04.09.08

Depuis le début du règne de Nicolas Sarkozy, certaines expressions désuètes de la langue française ont refait surface. L’une d’entre elle : « Le fait du Prince ». Merci – notamment – à Christian Clavier pour la réhabilitation de ces termes…

Evidemment qu’il fallait attaquer, okaaaaaay ? (1)

Le premier flic de Corse, enfin qui l’était jusqu’à lundi avant d’être puni, a tout faux. Il est désormais abrogé, aboli, effacé, annihilé, cassé, dissous. Selon la vieille expression imagée de l’Etat français, tout Corse qu’il est, limogé. Vous trouvez que c’est trop ? Vous plaisantez ! Comment, vous n’êtes pas au courant ? Les journaux télévisés ne parlaient que de cela, mardi soir. Si vous vivez terrés au fond d’une grotte, loin des écrans, voici les faits. Ils sont graves. Dominique Rossi, coordonnateur des forces de sécurité en Corse, en clair celui qui commande (qui commandait !) là-bas aux flics et aux gendarmes a commis le pire, l’indicible. Il a laissé samedi une cinquantaine de nationalistes pénétrer dans le jardin de la villa de Christian Clavier, près de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) alors qu’il savait (évidemment, il savait !) qui était le propriétaire. C’est donc si grave ? Plus que cela. Terrifiant ! Il savait que Christian Clavier était l’ami du président et il n’a rien fait. Il n’a pas bougé. Il a laissé les cinquante fouler le sol sacré du jardin de la villa de Clavier. Il a vu de loin le gardien de la villa leur servir (en tremblant ?) le verre de l’amitié, comme dans L’Enquête corse. Et il n’a rien fait ! Evidemment comme tous les coupables, il a des explications toutes prêtes, mais qui ne tromperont personne. Il a estimé qu’il valait mieux laisser une cinquantaine de militants nationalistes fouler pacifiquement et symboliquement le sol du jardin sacré pendant une heure pour éviter des troubles autrement graves à l’ordre public. Des fois qu’ils envahissent dix autres villas de continentaux riches et célèbres, ou pire encore, qu’ils incendient la préfecture d’Ajaccio ou je ne sais quoi encore. L’innocent ! Mais non, justement, le coupable ! Il savait que Christian Clavier était l’ami intime de Nicolas Sarkozy, quasiment son frère (ah non, cette fonction est déjà prise par Martin Bouygues, pour l’amour duquel on supprime la pub sur les chaînes de télé publiques). Enfin, si ce n’est son frère, quelque chose d’approchant. Et il n’a rien fait ! Il savait, en excellent spécialiste du renseignement qu’il est manifestement, et il a laissé se perpétrer l’infamie. On a foulé le sol sacré de Jacquouille la Fripouille.

Evidemment, dès lors qu’il s’agit d’un ami du président, reconnu et estampillé comme tel, il ne fallait pas barguigner. Il fallait faire donner l’armée ! D’abord un petit barrage d’artillerie, peut être, un appui aérien évidemment, et puis l’assaut des commandos. Où est-ce qu’il a appris son métier, ce policier réputé calme, courtois et méthodique ? Quand la pelouse et la piscine d’un ami du président sont violées, on ne réfléchit pas, on fonce. Okaaaaaaay ?

Sources : (1) : Article de Dominique Dhombres, Le Monde I Photo © Afp.

 

Nicolas Sarkozy recadre la communication gouvernementale 16.04.08

De la « loyauté » et de la « solidarité » : c’est ce qu’a réclamé Nicolas Sarkozy aux membres de l’équipe gouvernementale, mercredi 16 avril, au cours du conseil des ministres, selon le compte rendu qu’en a fait le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, assurant que cette mise au point du chef de l’Etat « n’est pas liée » aux cafouillages de ces dernières semaines dans la majorité.

Le président a reconnu qu' »il peut y avoir des désaccords sur un certain nombre de sujets« , a indiqué M. Chatel, mais « il souhaite pour l’efficacité de l’action du gouvernement qu’il y ait de la loyauté et de la solidarité, et qu’une fois les arbitrages rendus, le gouvernement soit uni derrière les décisions qui sont prises et qui sont arbitrées par lui-même ou par le premier ministre« .

Décidément au cœur de ce conseil des ministres, la communication gouvernementale a fait l’objet d’une autre décision importante : la création d’un poste délégué interministériel à la communication auprès du premier ministre, attribuée à Thierry Saussez, spécialiste de la communication politique et proche de Nicolas Sarkozy. M. Saussez cumulera ces fonctions avec la direction du service d’information gouvernementale, vacant depuis septembre 2007.

Sa feuille de route précise qu’il doit « coordonner l’ensemble des actions de communication« . Là encore, aucun lien avec les couacs qui ont opposé ces dernières semaines les membres du gouvernement sur différents dossiers, a assuré Luc Chatel. « C’est un sujet évoqué depuis plusieurs semaines, la nécessité de faire davantage de pédagogie vis-à-vis de nos concitoyens, partager notre politique, les réformes qui sont mises en œuvre, expliquer l’action du gouvernement. »

Inventeur du concept de « démocratie cathodique« , Thierry Saussez, 59 ans, revendique plus de 500 campagnes électorales, toutes à droite, dans l’Hexagone, et jusqu’en Afrique. Membre du premier cercle sarkozyste, Thierry Saussez a activement travaillé à la montée en puissance du ministre de l’intérieur puis à la campagne présidentielle du candidat UMP. Il a été élu en mars sur la liste UMP conduite par Patrick Ollier à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine).

Source : Le Monde

 

Une légion d’honneur pour preuve d’amitié 23.03.08

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Nicolas Sarkozy a beaucoup d’amis, et différentes façons de les remercier. L’une d’elle : leur offrir une petite médaille. Pas une en chocolat, mais une vraie qui brille. Retour sur 3 promotions de médaillés de la légion d’honneur, où se glissent discrètement certains noms des proches du président : Antoine Bernheim, Christine Ockrent, Nicolas Baverez, Isabelle Balkany, Alain Minc, Pierre Giacometti, Michel Polnareff, Bernadette Chirac, Christian Clavier, Patrick Le Lay. (more…)

 

Le Président Distribue des Médailles 23.11.07

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Le président Nicolas Sarkozy a remis le mercredi 21 novembre à l’Elysée à son Premier ministre François Fillon les insignes de Grand croix de l’Ordre national du Mérite.
La cérémonie s’est déroulée à l’issue du Conseil des ministres dans la salle des fêtes de la présidence, en présence de l’ensemble du gouvernement. A l’exception d’un seul photographe, la presse n’y avait pas été conviée.

« C’était très amical, c’était pas du tout protocolaire », a commenté le ministre du Budget, Eric Woerth, en quittant l’Elysée. « Il (M. Fillon) la mérite à beaucoup de titres. D’abord parce que c’est un bon Premier ministre. Il la mérite aussi parce que c’est quelqu’un de profondément humain, qui tient bien son gouvernement. Franchement, il est bien et ça faisait plaisir », a poursuivi M. Woerth.

« C’est un instant très solennel », a pour sa part commenté le secrétaire d’État à l’Outre-mer, Christian Estrosi. « C’était un hommage à l’unité du gouvernement, qu’a su maintenir, préserver, dynamiser François Fillon pendant ces six mois et chacun des membres du gouvernement était heureux de partager cet instant d’émotion », a-t-il ajouté.

Cette remise de décoration est « automatique » pour tout Premier ministre en fonction depuis six mois, avait expliqué la semaine dernière le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, en annonçant la cérémonie. « Au-delà de cette règle, le président de la République souhaite remettre personnellement cette décoration au Premier ministre », avait-il ajouté.

Deux jours plus tard, le vendredi 23 novembre, Nicolas Sarkozy a décoré Beate et Arno Klarsfeld lors d’une cérémonie à l’Elysée. Le chef de l’Etat a remis les insignes d’officier de la Légion d’honneur à Beate, l’épouse de Serge Klarsfeld, et celles de chevalier de l’ordre national du Mérite à son fils Arno.

M. Sarkozy a rendu hommage à l’ensemble des combats de Mme Klarsfeld, et notamment à son action pour la recherche des criminels de guerre nazis, dont certains ont opéré en France lors de la Seconde guerre mondiale. « L’Allemagne et la France ont eu la chance de vous avoir ensemble pour fille. Chacune vous doit beaucoup et conjointement encore plus », a dit le président français.

« Vous fûtes parmi les premières, si ce n’est la première, à convoquer votre pays au tribunal de son histoire et de sa mémoire », a-t-il souligné. Dans les années 1960, Beate Klarsfeld avait notamment dénoncé le passé nazi du chancelier ouest-allemand Kurt Kiesinger, qu’elle giflera même lors d’un meeting de la CDU.

Son fils, l’avocat Arno Klarsfeld, a également été décoré pour son action au côté de ses parents, notamment lors du procès de Maurice Papon. Nicolas Sarkozy l’a aussi remercié pour son travail à ses côtés, notamment dans le cadre de la mission que le ministre de l’Intérieur de l’époque lui avait confiée sur la question des enfants de sans-papiers.

Le chef de l’État a salué son « travail remarquable » sur ce sujet. « Des amis comme toi, j’en veux d’autres », a-t-il lancé.

Nicolas Sarkozy avait aussi confié à Arno Klarsfeld des missions sur l’histoire de la colonisation, et sur les SDF. Candidat aux législatives en juin dernier sous l’étiquette UMP, Arno Klarsfeld a été battu dans la 8e circonscription de Paris.

[Associated Press]

 

Martinon intronisé par Sarkozy à Neuilly 02.10.07

« J’ai une fidélité à assumer, et quelqu’un qui part sans préparer sa succession, c’est quelqu’un qui n’est pas à la hauteur. […] Ce n’est pas parce que je sus Président de la République que je dois oublier ceux qui m’ont fait confiance, ceux qui ont cru en moi. J’ai des choix à faire, je les fais. Y compris si ça doit provoquer pour tel ou tel l’incompréhension ». Nicolas Sarkozy.

Retour houleux à Neuilly pour Nicolas Sarkozy, de passage pour présenter son poulain, David Martinon (Porte Parole de l’Élysée), qu’il souhaite placer à la tête de la Mairie : Sujet de France 3. Si le sujet dédié au même évènement sur France deux (Sujet France 2) est en tout point similaire, celui de TF1 est quant à lui – c’est le moins qu’on puisse dire – légèrement plus expéditif (Sujet de Tf1).

La tension de cette intronisation contestée par les habitants de Neuilly n’a donc pas été relayée par PPDA, pourtant présent dans la salle, aux côtés de Martin Bouygues notamment.

 

Récompense 24.09.07

Affaire à Suivre : Sarkozy vient de nommer un ami d’enfance, Frédéric Péchenard, à la tête de la Police Nationale.

 

de l’Élysée à TF1 23.05.07

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L’arrivée d’un proche de Nicolas Sarkozy à TF1 provoque des remous.

L’arrivée annoncée de Laurent Solly, 36 ans, ex-directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, à la direction de TF1 (groupe Bouygues), soulève un tollé à gauche et chez plusieurs syndicats de journalistes, qui dénoncent une « berlusconisation » du régime. Le groupe Bouygues a annoncé mardi que Laurent Solly, chef de cabinet de M. Sarkozy jusqu’à son départ du ministère de Intérieur en mars, intégrerait « en temps voulu » la direction générale de TF1. Selon une source proche du dossier, il prendra les fonctions de directeur général adjoint de TF1 dans la deuxième quinzaine de juin aux côtés de Nonce Paolini, nouveau patron de la chaîne.

Cette annonce, précédée par une déclaration en ce sens au quotidien Libération du responsable de la communication de l’Elysée Franck Louvrier, a provoqué de vives réactions du PS et du PCF. Les deux partis avaient déjà dénoncé pendant la campagne la « collusion » entre le candidat de l’UMP et les groupes de médias Bouygues et Lagardère, dirigés par des proches de M. Sarkozy.

« On est vraiment dans la méthode Berlusconi et cette collusion des grands médias et du pouvoir politique est complètement indécente », a estimé mercredi Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l’Egalité du Parti socialiste.

Benoît Hamon, porte-parole du PS, affirme pour sa part que « la parole des socialistes est difficilement audible » car « ce que beaucoup craignaient, la collusion entre certains médias et le pouvoir politique, se révèle une réalité ». Le porte-parole du PCF, Olivier Dartignolles, a fustigé une « présidence totalement décomplexée au fort relent berlusconien » qui « se fixe comme objectif (…) d’anesthésier l’opinion publique en contrôlant les grands moyens d’information ».

Plusieurs syndicats sont montés au créneau. Le syndicat national des médias SNM-CFDT craint une « nouvelle ère étouffante pour l’information », évoquant la nomination de M. Solly à TF1 et « le choix de plusieurs éditorialistes de passer du côté des cabinets ». Trois journalistes, Catherine Pégard (Le Point), Myriam Lévy (Le Figaro), et Georges-Marc Benamou (La Provence et Nice Matin) ont été nommés la semaine dernière conseillers de presse à Matignon et à l’Elysée.
« Concentrée, noyautée, la presse court aujourd’hui le danger de devenir bâillonnée », selon la CFDT, qui « souhaite qu’une intersyndicale puisse se former afin d’exercer une vigilance qui apparaît désormais indispensable ».

La CFDT critique également la perquisition au Canard Enchaîné dans le cadre de l’enquête sur l’affaire Clearstream, les liens entre le président Sarkozy et l’homme d’affaire Vincent Bolloré, ainsi que le retrait d’un article du Journal du Dimanche, propriété de Lagardère, sur l’abstention de Cécilia Sarkozy. Le JDD avait renoncé, le 13 mai, à publier un article révélant que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté le 6 mai. Dans une lettre ouverte à Arnaud Lagardère, les journalistes avaient dénoncé une « censure inacceptable ».

Pour le SNJ-CGT, la nomination « choquante » de Laurent Solly va « accroître les soupçons de mise au pas de l’information dans une chaîne déjà largement suspecte d’avoir fait la promotion du candidat de la droite ultralibérale ». Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) a estimé lui aussi « extrêmement choquante » la nomination à la direction de TF1 de Laurent Solly, estimant qu’elle « va mettre un peu plus à mal le lien de confiance entre les citoyens et cette chaîne de télévision ».

Article de Juliette Collen (Afp – Mercredi 23 mai 2007)

Laurent Solly, proche de Nicolas Sarkozy, va rejoindre TF1

Laurent Solly, ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy, rejoindra à partir de mercredi le groupe Bouygues avant d’aller « en temps voulu » à la direction générale de la chaîne de télévision privée TF1, a annoncé le groupe de BTP et de communication. « Laurent Solly arrive à la holding du groupe Bouygues à compter du 23 mai 2007. Il y effectuera un parcours d’intégration au sein du groupe », lit-on dans un communiqué publié mardi sur le site internet de Bouygues. « En temps voulu, en accord avec Martin Bouygues et Nonce Paolini, il rejoindra TF1 où il deviendra directeur à la direction générale. Ses missions seront définies à ce moment là », poursuit le communiqué.

Le Parti communiste français voit dans cette nomination une « présidence totalement décomplexée au fort relent berlusconien ». « La toile du président de la République ne se tisse plus dans l’ombre, son réseau notamment au sein de grands moyens d’information se construit désormais au grand jour », accuse mardi dans un communiqué Olivier Dartignolles, porte-parole du PCF. A ses yeux, Nicolas Sarkozy « se fixe comme objectif, facilité par la concentration des groupes de communication, d’anesthésier l’opinion publique en contrôlant les grands moyens d’information ».
Laurent Solly, 36 ans, est inspecteur des Finances.

Source : Reuters – Mardi 22 mai 2007

 

Du point à l’élysée 17.05.07

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Catherine Pégard, rédactrice en chef du service politique au Point, qui avait largement couvert la campagne du candidat de l’UMP, a été nommée Conseiller Politique à l’Elysée. Revenant sur cette affaire, Daniel Carton, journaliste, précise : « Ce n’est pas la première fois qu’un journaliste passe cette frontière-là et s’investit près d’un homme politique. Là où il y a problème, et on l’a vu, il y a eu des exemples, c’est lorsque ces mêmes journalistes (qui sont donc devenus conseillers), prétendent revenir dans les rédactions. […] Selon moi, on devrait définitivement interdire ce genre d’aller-retour. […] Madame Pégard, souvent, s’est investie dans le rôle de conseillère des Princes ».

Source : La Grande Gueule du Jour – RMC – 17 Mai 2007

 

marathon man 16.05.07

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Arno Klarsfeld, l’avocat récemment promu dans le cercle des nouveaux protégés du Président de la République vient d’être bombardé candidat aux élections législatives dans la 8è circonscription de Paris, autrement dit le 12è arrondissement dont il a commencé par dire en gros qu’il n’y mettait jamais les pieds. Ce matin, dans une interview au Parisien, Arno Klarsfeld entend corriger cette ignorance en apportant une précision qui ira sans doute droit au cœur des électeurs : « Je ne suis pas un expert du 12è arrondissement, mais je suis Parisien, et je l’ai traversé quand j’ai couru le marathon de Paris ».

Source : RTL : C’est dans le journal – 16 Mai 2007