Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Polémique sur la pratique des tirs tendus 02.08.09

En Corse, polémique sur la pratique des tirs tendus par les forces de l’ordre.

Les gendarmes mobiles ont-ils délibérément effectué des tirs tendus de grenades lacrymogènes sur un adolescent de 14 ans, à Bastia, au cours d’une manifestation de soutien à Yvan Colonna lundi 30 mars ? Le jeune homme, grièvement blessé au visage, a été plongé dans le coma pendant trois jours, la mâchoire fracturée en plusieurs endroits. De source médicale, son état serait désormais stable et le pronostic vital ne serait plus engagé. Selon ses proches et plusieurs témoins, Xavier O., 14 ans, aurait été touché de plein fouet, à une distance très courte, par un tir tendu de projectile au cours des heurts qui ont suivi une manifestation lycéenne de protestation après le verdict rendu à l’encontre d’Yvan Colonna.

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Source : Article de Antoine Albertini, Le Monde, 06 Avril 2009.

 

Clavier indésirable en Corse 05.10.08

« L’affaire » de l’occupation de la demeure de Christian Clavier a été présentée comme un fait anecdotique. Il semblerait pourtant que la toile de fond de cette action le soit moins, puisque les manifestants entendaient alors protester contre le Padduc, ce Plan d’aménagement et de développement durable de l’île accusé de servir les intentions secrètes d’élus de la majorité.

Des dizaines d’associations s’opposent à ce plan discuté avant la fin de l’année à l’Assemblée de Corse. Le président UMP du Conseil exécutif de Corse Ange Santini est lui-même accusé sur le site Amnistia de se servir du Padduc dans le but de rendre constructibles des terrains qui lui appartiennent. Le député UMP et président de l’Assemblée de Corse, Camille de Rocca Serra se voit lui aussi reproché de favoriser le bétonnage de l’île. Selon le dirigeant indépendantiste Jean-Guy Talamoni, le président de l’Assemblée corse est aussi le promoteur du lotissement où se trouve la propriété de Clavier…

Depuis l’occupation de sa propriété, Christian Clavier a reçu plusieurs lettres d’insultes, dont l’une menace de détruire sa villa de Porto Vecchio si l’acteur ne quitte pas l’île. « J’y suis, j’y reste… » C’est en substance ce qu’il a répondu, ajoutant que non seulement il ne quitterait pas l’île, mais qu’il voulait construire une maison pour sa fille, près de sa propre villa…

Reste à signaler que depuis le 30 août, la propriété de l’acteur est placée sous la protection de gardes mobiles. Question : qui paye ces charmants vigiles ?

Source : La Dépêche I Illustration © Bauer

 

Okaaaaaaaaaaaay ? 04.09.08

Depuis le début du règne de Nicolas Sarkozy, certaines expressions désuètes de la langue française ont refait surface. L’une d’entre elle : « Le fait du Prince ». Merci – notamment – à Christian Clavier pour la réhabilitation de ces termes…

Evidemment qu’il fallait attaquer, okaaaaaay ? (1)

Le premier flic de Corse, enfin qui l’était jusqu’à lundi avant d’être puni, a tout faux. Il est désormais abrogé, aboli, effacé, annihilé, cassé, dissous. Selon la vieille expression imagée de l’Etat français, tout Corse qu’il est, limogé. Vous trouvez que c’est trop ? Vous plaisantez ! Comment, vous n’êtes pas au courant ? Les journaux télévisés ne parlaient que de cela, mardi soir. Si vous vivez terrés au fond d’une grotte, loin des écrans, voici les faits. Ils sont graves. Dominique Rossi, coordonnateur des forces de sécurité en Corse, en clair celui qui commande (qui commandait !) là-bas aux flics et aux gendarmes a commis le pire, l’indicible. Il a laissé samedi une cinquantaine de nationalistes pénétrer dans le jardin de la villa de Christian Clavier, près de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) alors qu’il savait (évidemment, il savait !) qui était le propriétaire. C’est donc si grave ? Plus que cela. Terrifiant ! Il savait que Christian Clavier était l’ami du président et il n’a rien fait. Il n’a pas bougé. Il a laissé les cinquante fouler le sol sacré du jardin de la villa de Clavier. Il a vu de loin le gardien de la villa leur servir (en tremblant ?) le verre de l’amitié, comme dans L’Enquête corse. Et il n’a rien fait ! Evidemment comme tous les coupables, il a des explications toutes prêtes, mais qui ne tromperont personne. Il a estimé qu’il valait mieux laisser une cinquantaine de militants nationalistes fouler pacifiquement et symboliquement le sol du jardin sacré pendant une heure pour éviter des troubles autrement graves à l’ordre public. Des fois qu’ils envahissent dix autres villas de continentaux riches et célèbres, ou pire encore, qu’ils incendient la préfecture d’Ajaccio ou je ne sais quoi encore. L’innocent ! Mais non, justement, le coupable ! Il savait que Christian Clavier était l’ami intime de Nicolas Sarkozy, quasiment son frère (ah non, cette fonction est déjà prise par Martin Bouygues, pour l’amour duquel on supprime la pub sur les chaînes de télé publiques). Enfin, si ce n’est son frère, quelque chose d’approchant. Et il n’a rien fait ! Il savait, en excellent spécialiste du renseignement qu’il est manifestement, et il a laissé se perpétrer l’infamie. On a foulé le sol sacré de Jacquouille la Fripouille.

Evidemment, dès lors qu’il s’agit d’un ami du président, reconnu et estampillé comme tel, il ne fallait pas barguigner. Il fallait faire donner l’armée ! D’abord un petit barrage d’artillerie, peut être, un appui aérien évidemment, et puis l’assaut des commandos. Où est-ce qu’il a appris son métier, ce policier réputé calme, courtois et méthodique ? Quand la pelouse et la piscine d’un ami du président sont violées, on ne réfléchit pas, on fonce. Okaaaaaaay ?

Sources : (1) : Article de Dominique Dhombres, Le Monde I Photo © Afp.