Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Le nom de Nicolas Sarkozy cité dans un rapport de police 13.09.08

Le nom de Nicolas Sarkozy a été cité, le 5 mars 2007, dans un rapport rédigé par des policiers de la division nationale des investigations financières (DNIF), à propos de l’affaire de la DCNS (révélée par Le Monde) – leader français de l’industrie navale –, un dossier judiciaire de corruption sur lequel investiguent deux juges parisiens.

Comme l’indique le site Bakchich, Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget, aurait donné son aval en 1994 à la mise en place d’une société nommée Heine, située au Luxembourg, qui permettait à la direction des chantiers navals (devenue DCNS) de faire transiter ses commissions destinées aux intermédiaires étrangers, en toute discrétion.

C’était avant la mise en place de la convention OCDE, effective en France en 2000, qui interdit aujourd’hui tout versement de commission à des agents étrangers dans le but d’obtenir des marchés à l’export.

Ces enquêteurs font le lien chronologique avec le financement de la campagne présidentielle de 1995 d’Edouard Balladur, que soutenait M. Sarkozy. Pourtant, rien, dans le dossier, ne vient pour l’heure prouver l’existence de quelconques rétrocommissions au profit de décideurs politiques français.

Source : Article de Gérard Davet, Le Monde.fr 12.09.08 I Illustration © Cabu

 

Sarkozy et la presse « d’opposition » : le désamour 12.05.08

Nicolas Sarkozy s’est fâché tout rouge contre la presse. En toile de fond, un regret : le manque de traitement, par les médias, de « l’affaire Ségolène Royal ».

Pour donner raison au président, et jouer la transparence, Le Sarkopithèque va donc s’atteler, dans les articles à venir, à relayer des affaires effectivement trop peu médiatisées concernant Nicolas Sarkozy (Fausse carte d’électeur présidentielle, Très bel appartement à Neuilly pour pas très cher, Projet d’enfouissement de l’Avenue Charles de Gaulle à Neuilly via le concours du fiston, Dépenses astronomiques à l’Élysée, Expulsions à Puteaux qui rapportent au cabinet d’avocat présidentiel…)

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SARKOZY CIBLE LE JDD, ESPÉRANDIEU VIRÉ. COÏNCIDENCE ?

Devant les députés de l’UMP réunis, le Président a hier tancé une sélection de titre de presse qui s’attribueraient « la fonction d’opposition. » En regardant le détail, Marianne, l’AFP, le JDD, l’Express et Le Parisien-Aujourd’hui en France n’ont pas été choisis par hasard…

Sarkozy peste de se voir moins beau dans ce miroir : face aux députés UMP qu’il avait réunis à l’Elysée mercredi 7 mai, le président de la République s’est lâché sur une presse moins complaisante que par le passé. Un affront, une audace : « dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition », a-t-il lancé à la cantonade. Toute la presse, non ! Chose étonnante, des médias critiques de longue date (comme Libération) ou plus récents mais pas moins acides (comme Le Point sont passés entre les gouttes de la tempête de reproches. Dans le détail : l’AFP, le Journal du Dimanche, Le Parisien-Aujourd’hui en France, l’Express et Marianne ont été désignés à la vindicte pour « délit d’opposition ». Reste à expliquer pourquoi ceux-là et pas les autres.

L’AFP : mauvais rapporteur de communiqués de presse !

Source d’information de tous les médias, l’Agence France Presse a récemment accusée d’avoir commis un crime de lèse-UMP : suite à la condamnation de Ségolène Royal par la cour d’appel de Poitiers pour le licenciement abusif de deux anciennes attachés parlementaires, Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l’UMP, avait émis un communiqué de presse que l’AFP avait eu l’audace de ne pas publier.

Frédéric Lefèbvre. ©DR

L’ultra-sarkozyste député des Hauts-de-Seine avait alors écrit personnellement au pdg de l’agence, Pierre Louette (que Nicolas Sarkozy avait bien connu dans les années 1990 puisqu’il faisait partie des équipes du gouvernement Balladur auquel participait l’actuel Président), pour dénoncer cette « attitude engagée », qu’il ne trouvait pas « acceptable », déchaînant l’indignation des syndicats. En tançant publiquement l’AFP, le message du président est clair : toute critique de ce qui reste d’opposition par un membre de la majorité est une information d’intérêt général !

« Le Président perd son sang-froid, juge Tristan Malle, délégué FO à l’AFP. L’AFP traite la majorité, comme tout autre sujet, de façon objective et indépendante et défendra cette conception jusqu’au bout, quelles que soient les opinions de MM. Lefèbvre et Sarkozy. » En arrière plan de ces critiques, la question du statut de l’agence ferait par ailleurs l’objet de grandes inquiétudes chez les journalistes. Coïncidence stratégique : l’attaque sarkozyienne contre l’AFP a eu lieu la veille d’un jour férié, comme le communiqué de Frédéric Lefèbvre était paru le 1er mai. Pratique pour éviter de réaction trop frontale des syndicats. Courageux les élus-communiquants, mais pas téméraires…

Le JDD

Avec le Journal du Dimanche, le Président commet une gaffe encore plus énorme : il tance cet hebdomadaire au moment même où son ex-frère Arnault Lagardère limoge le patron de la rédaction Jacques Espérandieu ! Mercredi 7 mai en effet, un communiqué laconique du groupe nous apprenait que Christian de Villeneuve le remplaçait à la tête de ce journal. Sarko a-t-il donc fait virer Espérandieu ? Sans doute pas. S’agit-il donc d’une coïncidence fortuite ? pas forcément non plus. Explication : la gueulante du président contre le JDD s’explique par deux évènements récents :

1) Voici dix jours, le Journal du Dimanche publiait une interview de François Fillon à la une. Le titre de la manchette : « Fidèle mais pas courtisan. » Le verbatim permettait de lire, horrisco referens, que le Premier ministre reconnaissait avoir des relations difficiles avec le Président : « Le Président me connaît assez pour savoir que je suis fidèle, loyal, sans être courtisan. Qu’il y ait eu, entre nous, des moments de tension compte tenu de la charge de travail qui est la nôtre, c’est normal. Qu’il y ait eu des débats préalablement à l’élaboration de positions communes, là aussi, c’est normal. » Une photo montrant les deux hommes se faisant la gueule illustrait un propos qui a sans doute déplu au Château.

2) Le deuxième motif de discorde entre l’Elysée et le JDD concerne un sondage publié le vendredi 26 avril par le site jdd.fr. Le résultat en était plutôt encourageant puisque 51% des Français interrogés avaient trouvé le Président convaincant. Mais personne n’a repris ce sondage, les médias – et en premier lieu l’AFP ayant choisi sur ce sujet de relayer l’étude Opinion Way-Le Figaro qui donnait 49% de convaincus et 51% de pas convaincus. Curieusement, les communicants de l’Elysée en ont tenu rigueur au JDD.
Mais la vraie raison de l’éviction de Jacques Epérandieu est ailleurs : depuis décembre 2006, comme l’avait écrit Marianne à l’époque, Christian de Villeneuve a demandé et obtenu de Didier Quillot, grand chef des médias du groupe Lagardère, sa tête qu’il avait déjà obtenue au Parisien. Sauf qu’à l’époque, Nicolas Sarkozy, voulant éviter une nouvelle affaire Génestar (l’ancien patron de la rédaction de Match viré quelques mois après sa une sur Cécilia et richard Attias), avait téléphone à Lagardère pour lui demander de garder l’impétrant à la tête du JDD. Apparemment, le Président n’a pas jugé bon d’intervenir cette fois-ci…

Le Parisien-Aujourd’hui en France : sondeur abusif.

Le fait de citer Le Parisien-Aujourd’hui en France parmi les organes « d’opposition » paraît quelque peu abusif à qui lit quotidiennement ce journal. Mais du point de vue élyséen, deux initiatives ne sont pas du tout passées ces derniers temps en l’occurrence deux unes récentes insistant sur l’impopularité du président.

La première (voir illustration) avait le mauvais goût de comparer Nicolas Sarkozy aux autres chef d’Etat de la Vè République qui le surclassait tous en popularité, et ce le jour même de l’intervention télévisée du 25 avril ! Ce qui explique peut-être le fait d’avoir craché sur de Gaulle et Chirac lors du même discours. L’autre titre « Sarkozy : la crise de confiance » étalait au lendemain des manifestations du 1er mai un baromètre de popularité où le Président accusait la perte de 2 points en regard des banderoles critiquant le nouveau système de retraites.

L’Express : un revirement du sarkozysme au brunisme mal digéré ?

On a cherché, réfléchi, retourné nos piles de magazine… L’Express n’a aucune raison particulière de se retrouver au panthéon des « titres d’opposition ». Pas plus d’égratignures au vernis présidentiel que ses homologues du Point et du Nouvel Observateur, pas de complément d’aigreur ou de une plus critique que les autres… La dernière une sur de Gaulle aurait-elle agacé l’orgueil du Président ? Ou bien serait-ce le fait d’avoir tourner la page du sarkozysme pour se livrer aujourd’hui à un carla brunisme frénétique ? Encore un mystère de la communication.

Marianne : la confirmation !

Depuis maintenant près de deux ans, Marianne revendique sa désapprobation face aux méthodes, aux thèses et au style de celui qui est devenu le cinquième président de la Vè République, dans les sondages comme dans la chronologie. Toute la campagne durant, Nicolas Sarkozy s’était défendu des unes critiques de Marianne, de ses analyses psychologiques ou politiques… Rien d’anormal donc, mais une seule leçon : il apparaît nécessaire à Marianne2 de redoubler d’effort afin d’atteindre, au même titre que son magazine-mère, les enfers des discours présidentiels.

Article de Philippe Cohen et Sylvain Lapoix (Marianne2) – Jeudi 08 Mai 2008.

 

L’agent de sécurité et le haut fonctionnaire 03.05.08

Samedi 26 avril, Pierre-Damien Kitenge, un agent de sécurité d’un supermarché de la proche banlieue parisienne a porté plainte contre un fonctionnaire du ministère de l’Immigration pour de graves insultes racistes, une accusation que l’intéressé a vigoureusement démentie vendredi en invoquant des témoignages en sa faveur.

Cette procédure pour « diffamation et injure à caractère racial » vise nommément Gautier Béranger, adjoint du secrétaire général du ministère de l’Immigration, en charge de la communication interne. Les peines encourues sont respectivement d’un an emprisonnement et 45.000 euros d’amende, et de 6 mois de prison et 22.500 euros d’amende.Au cabinet du ministre de l’Immigration, on se refuse à tout commentaire « tant que la plainte est à l’instruction« . Pour l’entourage du ministre, qui a eu connaissance de la version de M. Béranger, il s’agit d' »un différend d’ordre privé« . Gautier Béranger « n’appartient pas au cabinet du ministre » Brice Hortefeux, a-t-on faut valoir au demeurant, il « est un fonctionnaire des services administratifs« .

SOS Racisme a demandé, si les faits étaient avérés, le départ de M. Béranger dont le comportement serait « contraire à l’éthique de la fonction publique » tandis que le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap) propose la « suspension immédiate » du fonctionnaire le temps que « toute la lumière soit faite sur cette grave dérive« .

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Chronique du racisme au pays de Hortefeux et de l’Identité Nationale.
Interview de Pierre-Damien Kitenge agent de sécurité au magasin Carrefour de Bercy, par Mathieu Carbasse du site Actualités en temps réel (Nouvel Observateur).

Comment s’est passée l’altercation ?

C’était le samedi 26 avril aux environs de 13 heures. Je me trouve en arrière-caisse et un caissier fait appel à moi pour le contrôle d’un chèque comme à chaque fois qu’un client émet un chèque supérieur à 200 euros. Il s’agissait dans ce cas d’un paiement de 528 euros. Ces contrôles sont prévus par Carrefour pour s’assurer que les chèques ne sont pas impayés, et que les paiements sont bien assurés.

Je me retrouve donc entre le client et le caissier qui me remet le chèque ainsi que les papiers d’identité du client. Soudain, celui-ci s’emporte : « Qu’est-ce que c’est que cette histoire ! Vous n’avez pas le droit de toucher mes papiers. Je vous connais, vous, les noirs. Vous êtes tous des sans-papiers, des trafiquants de papiers. Retournez dans votre pays. Et ne touchez pas mes papiers. »

Il me dit également que pour 500 euros, il n’est pas nécessaire de faire un contrôle d’identité. Je ne pers pas mon sang-froid et lui explique que 500 euros, c’est presque la moitié de mon salaire et je lui demande de me laisser faire mon travail.
Alors qu’il me parle, il veut m’arracher par la force les papiers et le chèque que je tiens dans la main. Puis il sort une carte de visite sur laquelle on pouvait lire : Direction de cabinet, Ministère de l’Immigration et de l’Identité Nationale. Et le client de tenter de m’intimider : « Vous ne savez pas qui je suis. Mais vous allez voir, vous allez vous retrouver au chômage avec toute votre famille. Vous pouvez faire une croix sur votre carrière. »

Je finis alors par appeler mon responsable, qui me demande de me taire. Je peux lire la crainte dans ses yeux. Il est intimidé par l’identité du client qui lui tend une nouvelle carte de visite. Mon responsable me somme de partir, en m’expliquant qu’il va régler le problème.
Finalement, le client quitte le magasin sans que le contrôle du chèque ait été effectué.
De mon côté, face au manque de soutien de mon responsable hiérarchique, je décide de porter plainte pour injures à caractère racial et diffamation.

Quelle a été alors la réaction de votre employeur ? de Carrefour ?

Mon employeur [une société de sécurité, ndlr] m’a rapidement contacté pour que je retire ma plainte. Je lui ai répondu que je n’avais pas porté plainte au nom de Carrefour ou au nom de la société qui m’emploie mais en mon nom propre.

De leur côté, ils m’ont expliqué que le monsieur leur aurait présenté des excuses. Mais ce n’est pas auprès de mon directeur qu’il fallait qu’il s’excuse. Ce n’est pas lui qui a été insulté.
Et puis mon patron a essayé de me faire changer d’avis : « Je t’en prie Pierre, je ne cautionne pas [la plainte déposée, ndlr]. Nous sommes à Bercy, tu sais ce que cela représente (siège du Ministère de l’Economie) ».
Je lui ai expliqué que je ne retirerai ma plainte qu’à la condition que l’homme qui m’a insulté publiquement, s’excuse publiquement.

Avez-vous été surpris du manque de soutien de votre hiérarchie ?

Oui, ça m’a vraiment étonné, surtout quand je lis dans les journaux qu’ils n’ont jamais fait pression sur moi pour que je retire ma plainte. Mais le plus triste dans tout ça, c’est le manque de courage des gens qui ont assisté à la scène : tous les témoins qui avaient annoncé qu’ils allaient témoigné se sont aujourd’hui rétractés. A croire que le mammouth a toujours plus de poids qu’une petite fourmi. On ne s’attaque pas à un mammouth, comme on dit.

Source : Memorial 98 (03/05/08) I Le Point I Illustration © Cabu

 

Quand les flics cherchent de l’argent liquide au Sénat 30.04.08

SUITE À UNE MISE EN DEMEURE, LE CONTENU DE CET ARTICLE A DU ÊTRE SUPPRIMÉ.
 

Le nom de Sarkozy cité dans un dossier de détournement de fonds 27.03.08

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Une lettre signée par Nicolas Sarkozy a fait son apparition au cœur de l’affaire Hamon, un dossier judiciaire portant sur des détournements de fonds publics. En s’appuyant sur ce courrier, Me Philippe Gumery, le conseil du collectionneur d’art Jean Hamon, réclame que la juge d’instruction Nathalie Andreassian enquête sur les flux financiers autorisés par M. Sarkozy, quand il était président du conseil général des Hauts-de-Seine. André Santini, le secrétaire d’Etat à la fonction publique, est mis en examen dans cette affaire. Selon Me Gumery, les faits délictueux reprochés à M. Santini pourraient concerner également M. Sarkozy.

La cour d’appel de Versailles doit se prononcer, vendredi 28 mars, sur un complément d’information réclamé par Me Gumery. Ce dernier a produit à l’audience, le 14 mars, une lettre signée par le chef de l’Etat, le 13 octobre 2004, à l’époque où il présidait le conseil général des Hauts-de-Seine. Ce courrier, selon Me Gumery, atteste de sa connaissance du dossier Hamon. L’avocat souhaite aussi l’audition de la garde des sceaux, Rachida Dati, qui fut directrice générale adjointe des services du conseil général des Hauts-de-Seine. (more…)

 

Un ex-tortionnaire argentin dans l’entourage de Sarkozy ? 22.03.08

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Sous le titre « Un talent argentin au service du gouvernement français », le quotidien de Buenos Aires Página 12 dénonce la présence dans l’entourage de Nicolas Sarkozy d’un ancien officier de police de la dictature argentine.

Le journal de gauche affirme que le curriculum de « Mario Alfredo Sandoval, professeur de sciences politiques, résidant à Paris et membre du Conseil de défense créé par le président français Nicolas Sarkozy, a un passé obscur ». (La décision de créer un Conseil de défense et de sécurité nationale, appuyé par un Conseil consultatif dont les membres seront nommés par le chef de l’Etat, a été prise au début de l’année.)

Selon Pagina 12, « dans les années 1970, Sandoval, sorti récemment de l’école de police, travaillait à la Coordination fédérale » [un centre de torture clandestin de sinistre réputation], qui était dirigée par des tortionnaires comme Evaristo Basteiro. Le journal affirme que son nom apparaîtrait également dans un dossier d’enlèvement.

L’article de Página 12 rappelle que ce même Sandoval a été cité à plusieurs reprises par la presse colombienne en tant qu’« enseignant dans une université française » qui aurait eu des liens avec les groupes paramilitaires (d’extrême droite) colombiens. Le nom Sandoval est néanmoins absent de tout organigramme officiel des institutions françaises.

À suivre.

Source : http://www.courrierinternational.com (21 mars 2008)

 

L’Élysée sous la tutelle des lobbies ? 18.03.08

Lors d’une enquête sur Les lobbies au coeur de la République, l’émission Lundi Investigation (Canal+), s’était intéressée à un cabinet de lobbying particulièrement performant : Domaines Publics.

Implanté dans l’industrie du jeu, la sécurité, le tabac, ou encore les vins et spiritueux, Domaines Publics est en fait un nom commercial qui regroupe deux sociétés de lobbying. L’une d’elle, Pic Conseil, est particulièrement florissante : en un an, son chiffre d’affaire a en effet progressé de plus de 50%.

Parmi les actionnaires de cette très prometteuse Pic Conseil, on trouve deux personnes qui ont un point commun : celui de travailler au ministère de l’intérieur du désormais célèbre Nicolas Sarkozy.

Frédéric Lefebvre est alors conseiller chargé des relations entre le ministre et le parlement. Il est aussi directeur de cabinet pour la présidence de l’Ump.

Stéphan Denoyes, ancien assistant parlementaire de Christian Estrosi, a beau n’avoir « aucune fonction au ministère », il y a néanmoins une secrétaire à disposition.

Est-ce normal que de puissants acteurs du lobbying dans les domaines de l’alcool, du jeux, du tabac et de la sécurité, travaillent dans un ministère qui traite justement ces dossiers ? La réponse de Nicolas Sarkozy : « franchement, ça n’est pas mon problème ».

Ci-dessous, la totalité du reportage diffusé le 23/05/2007 sur La Une (Belgique) [Merci à Real Hip Hop] : (more…)

 

Charles Pasqua condamné à 18 mois de prison avec sursis 13.03.08

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Charles Pasqua condamné à 18 mois de prison avec sursis pour financement illégal de campagne électorale.

L’ancien ministre de l’intérieur, Charles Pasqua, a été condamné, mercredi 12 mars, à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris, dans l’affaire du financement illégal de sa campagne des élections européennes de 1999.

La 11e chambre correctionnelle, qui a suivi les réquisitions du parquet, a reconnu M. Pasqua, qui était absent, coupable de faux, financement illégal de campagne électorale et abus de confiance. A 80 ans, le sénateur des Hauts-de-Seine était jugé pour avoir bénéficié de 7,5 millions de francs (1,1 million d’euros) pour sa campagne, issus de la vente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie) dont il avait autorisé, en tant que ministre, l’exploitation en 1994.

« Vraisemblablement il y aura un appel et M. Pasqua a l’intention, tant que son honneur ne sera pas lavé, d’utiliser tous les moyens de droit qui seront possibles, y compris la Cour européenne des droits de l’homme », a commenté son avocat, Me Forster.

Procédure devant la cour de justice de la République.

M. Pasqua fait l’objet dans le même dossier d’une procédure pour corruption passive devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à enquêter et à se prononcer sur des délits reprochés à des ministres en exercice. Silencieux sur cet aspect lors de son procès, Charles Pasqua ne s’est exprimé que sur le financement de sa campagne, parfaitement régulier et transparent selon lui.

Le tribunal a par ailleurs condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et 150 000 euros d’amende Michel Tomi, l’un des bénéficiaires de la revente du casino d’Annemasse, jugé pour « corruption active ».

Source : LeMonde.fr avec Afp, 12.03.08 I Illustration © Kiro

 

TF1, l’Élysée et la publicité : petits arrangements entre amis 08.03.08

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TF1 avait demandé à l’Elysée la suppression de la publicité sur les chaînes publiques fin 2007.

TF1 avait plaidé fin 2007 auprès des pouvoirs publics pour la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, avant que le président Nicolas Sarkozy n’annonce cette mesure début janvier. Cette demande figurait dans un livre blanc que le groupe a remis à l’Elysée quelques semaines avant l’annonce du président Sarkozy, rapporte, vendredi 7 mars, le quotidien Les Echos.

Le financement du service public « uniquement par des fonds publics » figure en quatrième position parmi les huit propositions du livre blanc de TF1, rapporte le quotidien. Citant en exemple le modèle britannique, le groupe de Martin Bouygues fait valloir que cette mesure « aurait le mérite d’assainir le marché publicitaire, soumis enfin aux seules lois de l’offre et de la demande ». Aux yeux de TF1, les chaînes publiques opèrent « une ponction très significative sur le marché publicitaire » et « mènent une véritable politique de dumping, entraînant une pression artificielle à la baisse du coût des écrans », tirant l’ensemble du marché publicitaire vers le bas.

Le 8 janvier, jour de l’annonce de Nicolas Sarkozy, l’action de TF1, qui devrait être le principal bénéficiaire de cette mesure au regard de sa part de marché prépondérante, avait bondi de 9,47 %. « Très vite, la chaîne a cherché à corriger l’image d’un « cadeau » qui lui serait ainsi fait par le président de la République », expliquent Les Echos. Le 27 février, le principal actionnaire de la chaîne, Martin Bouygues, avait ainsi assuré avoir « découvert » l’annonce présidentielle lors de sa conférence de presse.

LeMonde.fr, 07.03.08

 

Villiers-le-Bel : l’interpellé était candidat aux municipales 27.02.08

Dressant le portrait détaillé de Adama K., l’un des habitants de Villiers-le-bel interpellé lundi dernier lors de l’opération ultra-médiatisée dans les cités de la ville, et accusé par la police d’avoir tiré sur leurs collègues lors des émeutes de novembre 2007, Le Figaro a omis de préciser que l’intéressé est inscrit, en position éligible, sur la liste de la candidate UMP à la mairie de Villers-le-Bel, l’avocate Sylvie Noachovitch. Laquelle, ex-de chez Julien Courbet à la télé, est d’ailleurs devenue depuis lundi le défenseur du-dit Adama K. Le monde est si petit…

Source : Bakchich

 

Parti politique recherche graphistes 26.02.08

Il faut croire que Nicolas Sarkozy utilise à son seul compte toutes les compétences disponibles sur la capitale en matière de communication. Car ses sous-représentants cumulent bourdes et mauvais goût.

L’exemple Roger Karoutchi.

Le président du groupe UMP au conseil régional d’Ile de France et secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement dénonce, dans la dernière lettre d’information de son groupe, les projets des Verts de Paris, qui veulent créer des péages sur le périph et les autoroutes de la région. Pour illustrer son propos, Roger Karoutchi a mis en ligne une photo du périphérique parisien très embouteillé.

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Tellement embouteillé que les Parisiens en ont perdu leur latin et leur code de la route. Car problème : sur la file de droite, il y a plusieurs voitures à contre-sens ; et une petite voiture jaune a décidé d’en faire de même sur la file de gauche. Source : Backchich

 

Député-Maire = Salaire + chômage ? 20.02.08

Le député-maire UMP d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Gérard Gaudron, a reconnu toucher des allocations chômage d’environ 1.500 euros par mois depuis août 2005, confirmant des informations du Canard enchaîné à paraître mercredi.Ce député, indemnisé par les Assedic après avoir accompli l’ensemble de sa carrière chez Géotherma, société spécialisée dans l’installation de chauffages à énergies renouvelables, géothermie, aérothermie, solaire et biomasse, a annoncé qu’il allait « rembourser » les indemnités perçues depuis son élection à l’Assemblée nationale en juin 2007.
« Ca me semble choquant que quelqu’un qui est parlementaire et qui, par nature, a des indemnités, ne mette pas fin à ce qu’il perçoit de façon indue », a déclaré le porte-parole de l’UMP sur Europe 1. « Je crois, a-t-il souligné, qu’il y a là une affaire à tirer au clair et que ça donne une assez mauvaise image des parlementaires ».

Depuis qu’il est député de la 10ème circonscription de Seine-Saint-Denis, M. Gaudron, 57 ans, cumule chaque mois ses indemnités de maire et de parlementaire et ses allocations chômage, soit au total « environ 12.500 euros brut », selon le calcul du Canard enchaîné. L’hebdomadaire a précisé que le député s’est vu supprimer entre août et octobre 2007 ses allocations chômage pour non présentation à une convocation des Assedic, avant de les percevoir de nouveau.

« J’ai fait les démarches utiles, me semble-t-il, pour mettre un terme à cette situation », a précisé M. Gaudron à l’AFP, en indiquant avoir écrit deux fois aux services concernés pour les informer de sa nouvelle situation de parlementaire (12 septembre 2007) et pour proposer de rembourser le trop-perçu (26 novembre 2007). « J’ai malgré tout continué à toucher mes allocations chômage », a-t-il ajouté en indiquant les avoir encore perçues ce mois-ci. « Je ne suis ni un voyou ni quelqu’un qui profite du système. Je suis honnête. J’ai demandé de rembourser, je vais le faire », a encore déclaré M. Gaudron, qui a précisé avoir contacté ce mardi les Assedic en ce sens.

Avec d’autres députés UMP, l’élu a co-signé en novembre 2007 une proposition de résolution tendant à créer une commission d’enquêtes sur les fraudes aux prestations et aux prélèvements sociaux.

Le député-maire d’Aulnay ne fraudait pas les Assedic

Stigmatisé depuis ce mercredi matin et la parution de l’article du Canard Enchaîné titré « Ce député-maire UMP qui touche les Assedic », Gérard Gaudron s’est vu dédouané dans l’après-midi par l’Unedic.

L’affaire dénoncée par l’hebdomadaire satirique sentait pourtant le soufre pour l’élu d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Depuis son élection aux législatives de juin dernier, il cumulait ses indemnités mensuelles de maire (4094 euros) et de député (6952 euros) avec ses allocations chômage d’environ 1500 euros par mois.

Une allocation de retour à l’emploi, précisément, dont Gérard Gaudron bénéficiait depuis 2005 et la perte de son emploi de géologue à la suite d’un licenciement. Or, si un maire peut cumuler indemnités et allocations, un député n’en a pas le droit.

La situation était d’autant plus inconfortable que Le Canard Enchaîné précisait que le député-maire avait signé avec une partie du groupe UMP de l’Assemblée nationale une proposition de résolution demandant la création d’une « commission d’enquête sur les fraudes aux prestations at aux prélèvements sociaux ».

« Je reçois toujours un virement de vos services »

Branle-bas de combat dans le bureau du maire d’Aulnay. Alerté la veille de la parution de l’article, Gérard Gaudron publie immédiatement un communiqué dans lequel il dénonce « une basse manoeuvre politique (…) à trois semaines des élections municipales ».

Pour démontrer sa bonne foi, il joint deux lettres, l’une adressée à la Direction départementale du travail datant du 12 septembre et l’autre au directeur des Assedic le 26 novembre. Dans la première, il écrit ne plus estimer « nécessaire de bénéficier (…) de l’allocation de retour à l’emploi ». Dans la seconde, il insiste:

« Je vous confirme que (…) je demande à ne plus bénéficier des allocations de recherche d’emploi. (…) Je reçois toujours un virement de vos services. Je vous prie de bien vouloir m’indiquer les modalités de remboursement des allocations perçues depuis mon élection au poste de député. »

Entretemps, la Direction départementale du travail lui avait simplement répondu dans un courier daté du 13 novembre que sa première lettre allait être transmise à son antenne Assedic pour examen de ses nouveaux droits et obligations. Une transmission ou un examen qui a donc pris beaucoup de temps, au point de ne toujours pas être effectué à ce jour.

Gérard Gaudron « n’est pas suspect de fraude »

Restait une interrogation: un chômeur n’est-il pas obligé d’actualiser chaque mois sa situation par téléphone ou par Internet? Mais l’Unedic a répondu par un autre communiqué à cette question que s’était également posée le site spécialisé JobEtic. L’Unedic affirme que Gérard Gaudron « n’est pas suspect de fraude ». Et argumente:

« Les allocataires dispensés de recherche d’emploi [comme l’était Gérard Gaudron car il était âgé de plus de 57 ans et 6 mois, ndlr] sont à ce titre dispensés de l’actualisation mensuelle de leur situation. Cet examen a lieu dans ce cas une fois par an en septembre. »

Au final, le député-maire d’Aulnay-sous-Bois fera donc seulement « l’objet de l’établissement d’un ‘trop perçu’ qui donnera lieu à un remboursement des sommes concernées comme l’allocataire s’y est de lui-même engagé ».

 

Fondation Hamon : mise en examen d’André Santini confirmée

La Cour de cassation a confirmé mercredi la mise en examen du secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, André Santini, pour des infractions financières présumées dans le cadre de la création de la fondation d’art contemporain Hamon.

La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire a rejeté le pourvoi que M. Santini avait formé contre un arrêt rendu le 26 septembre 2007 par la cour d’appel de Versailles, qui avait déclaré irrecevable sa requête en annulation de procédure. Le maire d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), devenu entre-temps secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique, avait été mis en examen le 30 mai 2006 pour « prise illégale d’intérêt« , « faux et usage de faux » et « détournement de fonds publics« .

Les infractions présumées auraient été commises entre 2001 et 2003 à l’occasion de la création avortée en 2004 de la fondation d’art contemporain Hamon, qui devait exposer sur l’Ile-Saint-Germain (Hauts-de-Seine) 192 toiles données par le riche promoteur et mécène Jean Hamon. La justice s’interroge notamment sur le versement de 750.000 euros au mécène via le syndicat mixte de l’Ile-Saint-Germain, créé en 2000 par le conseil général et la ville d’Issy-les-Moulineaux pour gérer cette donation. Afp

 

Papa Sarkozy offre la Mairie de Neuilly à son fiston ? 10.02.08

Dernière minute : Lundi 11 février, David Martinon jette l’éponge à Neuilly au terme d’un week-end rocambolesque. Le nom de son successeur à la tête de la liste UMP dans le fief du président devait être annoncé ce mardi. Il conserve son poste de porte-parole de l’Elysée, M. Sarkozy ayant refusé sa démission. Le président, en déplacement en Guyane, s’est refusé à tout commentaire.

« J’ai une fidélité à assumer, et quelqu’un qui part sans préparer sa succession, c’est quelqu’un qui n’est pas à la hauteur. […] Ce n’est pas parce que je suis Président de la République que je dois oublier ceux qui m’ont fait confiance, ceux qui ont cru en moi. J’ai des choix à faire, je les fais. Y compris si ça doit provoquer pour tel ou tel l’incompréhension ». C’est en ces termes que Nicolas Sarkozy avait justifié l’intronisation de son jeune poulain, David Martinon, à la Mairie de Neuilly. Une décision qui n’avait pas fait l’unanimité chez la France d’en haut, laquelle avait accueilli Martinon par une salve de « Martinon non non » :

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PPDA, présent à Neuilly ce soir-là (aux côtés de Martin Bouygues), avait quant à lui décidé de relayer cet incident de manière un peu plus expéditive :

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Depuis les débuts de cette campagne houleuse, David Martinon cumule déconvenues… et maladresses. Bakchich avait livré à ce sujet la vidéo saisissante d’une réunion électorale à Neuilly, mise en ligne le 12 janvier dernier :

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LES DEUX DERNIERS ÉPISODES EN DATE DU FEUILLETON MARTINON ONT EU LIEU CE WEEK-END :

ACTE I : ANNULATION DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE.

La tête de liste UMP et porte-parole de Nicolas Sarkozy, vieux fidèle de la Sarkozye et petit chouchou de Cécilia, a annulé la conférence de presse convoquée ce samedi 09 février. Ce matin, un quotidien, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du Figaro, assurait qu’il allait devoir jeter l’éponge. Un confidentiel publié par le journal de Dassault, titré « Neuilly : Martinon vers la sortie », évoquant « un sondage confidentiel » réalisé dans la semaine et prévoyant « la défaite » de Martinon, qui ne serait crédité selon le Figaro que de « 40% des voix » face à son adversaire de droite, Jean-Christophe Fromentin (45%). Bigre, l’heure est grave.

ACTE II : TEL PÈRE TEL FILS, JEAN SARKOZY POIGNARDE MARTINON.

Le psychodrame autour du maintien de la candidature de David Martinon aux municipales à Neuilly s’est poursuivi dimanche. Son directeur de campagne, Olivier Babeau, avait pourtant annoncé dans la matinée son maintien comme tête de liste UMP, mais deux de ses colistiers et Jean Sarkozy ont lancé leur propre liste de rassemblement, le poussant un peu plus vers la sortie :

« Nous avons décidé de conduire la liste de rassemblement » afin de « faire cesser les divergences au sein de la majorité présidentielle sur notre commune », ont annoncé les dirigeants neuilléens de l’UMP, Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard, et Jean Sarkozy (qui avait été dépêché il y a quelques semaines pour le seconder activement dans la campagne), dans un communiqué transmis à l’AFP depuis le mail de Jean Sarkozy. « Cette décision résulte d’un certain nombre de désaccords majeurs avec David Martinon », soulignent les anciens colistiers du porte-parole de l’Elysée en appelant « au plus large rassemblement ». Selon leur entourage, ils réfléchiraient à un « rapprochement » avec le principal challenger de M. Martinon, le divers droite Jean-Christophe Fromantin, pour maintenir dans le giron de l’UMP cette ville dont Nicolas Sarkozy a été le maire de 1983 à 2002, toujours élu haut la main. Les intéressés n’ont pas précisé qui, d’eux trois, mènerait la liste.

Alors que, selon une source parlementaire, de nombreux députés UMP sont « très énervés » par l’affaire neuilléenne, le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, prenant acte de la « confusion » locale, a tenté de calmer le jeu en annonçant « une réunion décisive » lundi soir à Neuilly avec « les principaux intéressés » pour trancher. Ni M. Martinon, ni son entourage n’ont souhaité réagir à la nouvelle donne.

Selon plusieurs sources, LA DÉCISION DU TRIO TEULLÉ – MÉNARD – SARKOZY N’A PU ÊTRE PRISE SANS L’AVAL DU PRÉSIDENT. Le chef de l’État, déjà en proie à de grandes difficultés au niveau national avec une cote de popularité en chute libre, ne peut pas se permettre un échec sur ses anciennes terres, qui serait interprété comme une défaite personnelle. Le Figaro affirme de son côté que le chef de l’Etat n’avait « guère d’autre choix que de le sortir et de le remplacer par la numéro deux de sa liste, Marie-Cécile Ménard », qui avait déjà hérité du siège de conseiller général de Nicolas Sarkozy.

 

Sarkozy Mouillé dans l’affaire du Cercle Concorde ? 22.01.08

Sarkozy et Devedjian à l'Elysée en 2002 (Charles Platiau/Reuters)

Mafia, jeu, meurtres, pouvoir, argent… L’affaire du Cercle Concorde n’est pas en manque de rebondissements. Dernier en date : un banquier suisse et un mercenaire français évoquent, dans le bureau du juge marseillais chargé de l’affaire, le nom de Nicolas Sarkozy. Selon le quotidien suisse La Tribune de Genève, le magistrat aurait demandé « d’éclaircir le rôle de l’actuel président de la République, lors de la réouverture du Cercle de jeux Concorde en 2005« , époque à laquelle il était ministre de l’Intérieur.

L’épisode de 2005 s’inscrit dans un contexte de trois années de guerre des clans du Milieu et son cortège de cadavres, dans le but de contrôler l’empire des jeux. Retour sur cette affaire de poupées russes corso-marseillaises.

Les cercles, machines à blanchir

En 1987, le ministère de l’Intérieur ferme le Cercle Concorde, soupçonné de blanchir l’argent de la pègre, sous le contrôle du clan Francisci. Marcel Francisci, patron du cercle Haussman, surnommé « l’empereur des jeux », a été abattu en 1982. Roland, député UMP et président du Conseil général de Corse-du-Sud, a dirigé le Cercle de l’aviation. Tous deux sont réputés proches de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy. Un ancien flic raconte:

« Dans les années 80, le Concorde était très fréquenté par les gens du SAC, Debizet et consort, sous la houlette de Raffali. Comme d’habitude, deux équipes corses se disputent les avantages du cercle. »

Les cercles sont des institutions à part dans la galaxie des jeux d’argent. Ni casino, ni table privée, ils ont l’obligation d’obtenir un agrément du ministère de l’Intérieur, après avis de la Commission supérieure des jeux (CSJ), qui se base sur une enquêtre approfondie de la section Courses et Jeux des Renseignements généraux. La décision est prise par le ministre en personne. Ils ont aussi l’obligation de reverser 10% de leurs bénéfices à des oeuvres de leur choix. (more…)

 

Les ministres notés par des voyous 18.01.08

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Le cabinet de conseil en management et en stratégie Mars & Co, chargé par Nicolas Sarkozy d’évaluer les ministres du gouvernement, semble bien peu recommandable.

Dirigé par Dominique Mars, cette société qui possède une antenne à Paris et dans six villes du monde et qui emploie plusieurs centaines de personnes, est en effet en infraction avec la loi. « La règle de la maison est la discrétion absolue », rapporte France Inter, qui n’a constaté « aucune inscription, pourtant obligatoire, de ses comptes annuels au greffe du tribunal de commerce ». « Cette SRAL fondée en 1979, dont le chiffre d’affaires tournerait, selon les spécialistes, autour de 25 millions d’euros pour la France, dix fois plus à l’international, a toujours cultivé le secret », explique la radio.

France Inter cite le témoignage de Jean-Baptiste Hugot, auteur depuis quinze ans du Guide des cabinets de conseil en management. « C’est le seul cabinet que je n’ai jamais pu rencontrer en quinze ans », explique-t-il. « Je n’ai jamais pu interviewer son président. C’est une singularité dans un secteur où l’on cherche surtout à se mettre en avant. On ne peut pas consulter ses comptes. Il n’est pas en conformité avec la loi. Dans le domaine du conseil en management de groupes internationaux, c’est à ma connaissance le seul cas ». Jean-Baptiste Hugo ajoute que s’il devait évaluer la transparence de Mars & Co, il lui donnerait la note de 0,5 sur 10.

Selon France Inter, le fondateur Dominique Mars est natif de Neuilly-sur-Seine, ville dont Nicolas Sarkozy a été maire. Dominique Mars a refusé de répondre aux questions de la radio, qui ajoute que Mars and Co conseillerait le groupe Suez, en cours de fusion avec Gaz de France.

Informations en cours de vérifications :

Il semblerait que la société Mars & co soit également client du cabinet d’avocats cofondé par Nicolas Sarkozy : Selas – Arnaud Claude & Associés (dont, conformément à sa déclaration de patrimoine, Nicolas Sarkozy possède 34%, et au passif, une « caution pour 34% à titre personnel d’un prêt de 7 millions de francs contracté par la SELAS pour le rachat de la clientèle »).

Dominique Mars appartiendrait au très sélect Club Le Siècle. Club politico-affairo-médiatique regroupant du très beau monde de la politique, du milieu des affaires et de la presse française. Parmi ces membres notamment un certain Nicolas Sarkozy, mais aussi Rachida Dati, Patrick Poivre d’Arvor ou encore Dominique Strauss-Kahn.

[Sources : Nouvel Obs I Blog de Luc Mandret]

 

Guéant : subordination de témoin ? 13.01.08

Le  collaborateur de Nicolas Sarkozy a démenti les accusations. (Reuters)

Vendredi 07 décembre 2007, cour d’assises spéciale de Paris. La 20ème audience du procès d’Yvan Colonna, soupçonné d’avoir assassiné le préfet Erignac le 6 février 1998, a été marquée par le témoignage de Claude Guéant. Il est accusé par la défense d’Yvan Colonna d’avoir « briefé » la déposition de Roger Marion, l’ancien chef de la division nationale antiterroriste (DNAT), qui a conduit un temps l’enquête sur Yvan Colonna. « Je subodore une subordination de témoin » a lancé Me Antoine Sollacaro, l’un des quatre avocats. Faux, répond Claude Guéant. « Je ne vous permets pas de dire n’importe quoi, je ne vous permets pas de m’insulter, je dis la vérité », a-t-il lancé à l’avocat de la défense.

À l’origine de la polémique : un entretien d’« à peine 20 minutes », le 29 octobre dernier à l’Elysée, entre Claude Guéant et Roger Marion. La défense s’appuie notamment sur une brève publiée dans Le Point le 8 novembre dernier. Selon l’hebdomadaire, c’est Claude Guéant qui a convoqué fin octobre l’ancien chef de la DNAT pour « s’assurer que le bouillant commissaire s’abstiendrait de tout règlement de comptes avec des policiers chargés de l’enquête sur l’assassinat du préfet Erignac ».

L’enquête sur la mort de Claude Erignac avait en effet donné lieu à une importante guerre des polices entre le SRPJ de Corse, la DNAT et le successeur du préfet assassiné, Bernard Bonnet. Or, à cette époque, Claude Guéant était le directeur général de la police nationale. Par ailleurs, il connaît bien le dossier corse pour avoir été directeur de cabinet adjoint de Charles Pasqua au ministère de l’Intérieur (1993-1994). Il était ensuite directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à la place Beauvau, puis à Bercy (2002-2004), et encore à l’Intérieur (2005-2007) avant de devenir son directeur de campagne, puis secrétaire général de la présidence de la République.

De son côté, Claude Guéant n’affirme avoir reçu Roger Marion que parce que ce dernier avait pris rendez-vous parce qu’il « était ému par des menaces qui lui étaient parvenues sur sa messagerie de portable, qu’il considérait sérieuses et dont la voix était marquée de l’accent corse » . Le secrétaire général de l’Elysée a estimé qu’il s’agissait là d’une « demande tout à fait naturelle » et qu’il n’y avait « rien de suspect ni d’anormal » à recevoir un « ancien collaborateur » dont il a vanté « le remarquable travail de policier ». Le secrétaire général de l’Elysée nie avoir mis au point la déposition de Roger Marion à cette occasion. « Je n’ai en aucune façon influencé le témoin », a répliqué Claude Guéant, soulignant que lors de cette rencontre, le procès du berger corse n’y avait été que brièvement évoqué, en fin d’entretien, sans aborder le fond.

[Sources : 20 Minutes I Le Jdd I Le Figaro]

 

Comment les alliés de Sarkozy ont touché le jackpot à Tahiti 11.12.07

Les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy ont enfin trouvé le moyen d’accéder au financement public des partis : en signant une convention de partenariat avec Fetia Api, minuscule formation politique de Polynésie française. Décryptage.

Enfin, car les 21 députés du Nouveau Centre s’étaient cassés une première fois les dents fin octobre en essayant de faire modifier la loi sur le financement des partis datant de 1988. Ne satisfaisant pas aux critères légaux à l’issue des dernières législatives, ils voulaient que la dotation soit également allouée aux formations comptant quinze députés ou plus. La proposition de loi avait cependant été ajournée sine die devant la virulente opposition du PS et du MoDem au sein de l’hémicycle.

Mais les nouveaux meilleurs ennemis de François Bayrou ont très vite échafaudé une nouvelle stratégie, profitant d’une législation plus souple outre-mer. La convention avec Fetia Api, négociée depuis un mois, a été passée la semaine dernière. De justesse : ils avaient jusqu’au 30 novembre, date de clôture du dépôt des demandes de financement public pour les partis politiques.

Un partenariat financier « gagnant-gagnant ».

Un stratagème dénoncé par le MoDem. Pour le député Jean Lassalle, ce financement « exotique […] n’est pas tellement à l’honneur » des centristes et « ne rend pas très crédible la politique ».

Le Nouveau centre assume. Pour le chef de file du parti, le député François Sauvadet, c’est même plutôt à François Hollande et à François Bayrou de devoir « s’expliquer devant les Français », puisque le PS et le MoDem ont refusé de « changer la loi ».

Il s’agit d’ailleurs d’un accord « gagnant-gagnant », selon le Nouveau centre. Et ce n’est rien de le dire, quand on se penche d’un peu plus près sur la loi de 1988. L’enveloppe du financement public consécutif aux législatives se compose deux parties. La première distribue 1,63 euros par voix aux partis qui ont satisfait aux exigences légales minimum (1% des voix dans 50 circonscriptions en métropole, et seulement 1% des voix sur l’ensemble des territoires en outre-mer). Exigences satisfaites par le Fetia Api, mais pas par le Nouveau Centre.

Un jackpot inespéré de plus de 900 000 euros.

Or ce critère constitue une condition sine qua non pour accéder à la deuxième partie de l’enveloppe, autrement plus intéressante : les partis reçoivent 44 394 euros par député et sénateur ralliés. Le Fetia Api n’en compte pas, le Nouveau centre si. L’équation était donc la suivante : le Nouveau centre et le Fetia Api remplissaient chacun une des deux conditions, mais sans pouvoir accéder à l’enveloppe financière (excepté 1 664,23 euros pour le Fetia Api, après les 1 021 suffrages recueillis en juin). Mais en s’alliant, c’est le jackpot : au total, les deux partis vont se partager au moins 900 000 euros ! (more…)

 

L’affaire Lagardère pour les nuls 06.11.07

« SARKOZY EXIGE LA VÉRITÉ. »

Ce titre a récemment barré la couverture du Parisien. « Il hausse le ton », commentait même le journal.

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Pleine de compassion pour ce Président soit-disant en quête de vérité sur l’Affaire EADS, l’émission Là-Bas si j’y suis (France Inter) du 09 octobre 2007, a décidé de l’aider à comprendre d’où pouvaient bien venir ces « miettes illégales d’un festin très légal. »

Pour ce faire, elle a invité François Ruffin, journaliste, et fondateur de Fakir, un « Journal d’enquête sociale fâché avec tout le monde ou presque qui n’est lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution. »

Bien avant que Le Figaro sorte ce scoop qui n’en est pas un, François Ruffin avait déjà tenté de lever le voile sur cette trouble histoire. En mars 2007, il publiait dans Fakir un article relatif à l’affaire EADS, revenant à la charge en mai 2007 dans le Monde Diplomatique.

DOCUMENTS :

Deux articles de François Ruffin dans le Monde Diplomatique de Mai 2007 : Le scandale Airbus va-t-il devenir l’affaire Lagardère ? et Silence Radio.

Un article de Fakir : Airbus : le syndicat s’écrase.

Écouter l’émission Là-Bas si j’y suis du 09 octobre 2007 Ici.

L’AFFAIRE LAGARDÈRE POUR LES NULS (En dix leçons) :

(Ce texte de François Ruffin a été mis en ligne par La-bas.org. Il est téléchargeable ici en format Pdf grâce à un auditeur de Montpellier).

1 – Comment le délit d’initiés s’est déroulé au grand jour.
2 – Comment a fonctionné la censure durant la campagne.
3 – Comment sortent les « révélations » aujourd’hui.
4 – Comment Lionel Jospin a laissé Airbus à Lagardère.
5 – Comment les « Lagardère Boys » se mènent la guerre.
6 – Comment EADS fait de la « rentabilité pour l’actionnaire » sa « priorité ».
7 – Comment le plan Power 8 était prévu depuis longtemps.
8 – Comment on délocalise dans un secteur en croissance.
9 – Comment Airbus se construit, et se détruit, à l’image de l’Europe.
10 – Comment économistes, socialistes, syndicalistes incitent la résignation.

(Ce texte reprend, et actualise, des articles parus dans Fakir en mars 2007 et Le Monde diplomatique en mai 2007.)

1 – Comment le délit d’initiés s’est déroulé au grand jour

Définition : lorsque des dirigeants d’entreprises, ou des hauts fonctionnaires, disposent d’informations pas encore rendues publiques et qu’ils en profitent pour spéculer sur le cours des actions, en vendant ou en achetant.

Comment ça s’est passé ?
Le 8 mars 2006, EADS annonce un bénéfice net record de 1,68 milliards d’€.
Du 8 au 24 mars 2006, plusieurs dirigeants d’EADS vendent leurs stock-options. Dont Noël Forgeard, qui s’en procure d’autres, devant notaire, pour ses enfants, un placement qu’il jugea « légitime à l’approche de la soixantaine ». Il empocha 2,5 millions d’euros pour lui, et 400 000 de plus pour chacun de ses fils. (more…)

 

« Elève Rachida, au piquet ! » 31.10.07

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L’injonction est du Canard Enchaîné, qui publie aujourd’hui l’extrait du curriculum vitae qui figure au dossier administratif de Rachida Dati. Un CV qui indique, pour l’année 1993, « M.B.A. du groupe H.E.C. » avec la mention « ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires ». En réalité, comme L’Express l’a révélé, la Garde Sceaux n’a jamais obtenu le diplôme. Rachida Dati l’a d’ailleurs confirmé, tout en soulignant qu’elle n’a jamais prétendu l’avoir…

Le Canard écrit que « le document (…) a provoqué un véritable branle-bas de combat (…) au ministère de la Justice », provoquant le coup de fil du porte-parole du ministère. Il a expliqué au journal que « la formule « ancien élève de l’Institut supérieur des affaires » signifiait clairement qu’elle n’avait pas obtenu le diplôme final ». Le Canard Enchaîné se demande alors pourquoi mentionner « M.B.A du groupe H.E.C. », soulignant « l’ambiguïté » cultivée par la ministre.

Une ministre qui s’est elle-même fendue d’un coup de fil au Canard pour lui reprocher de s’intéresser à son parcours en raison de ses origines. Et le journal de répondre « refrain connu. Seule solution, ne parler de la ministre qu’en termes élogieux et pratiquer la discrimination ministérielle positive. »

La question de ce « faux diplôme » n’est pas anodine. Il aurait facilité l’entrée en 1996 de Rachida Dati à l’Ecole nationale de la magistrature, qu’elle a intégrée par la voie parallèle ouverte aux personnes ayant déjà connu une expérience professionnelle.

Rachida Dati, qui nie les accusations, compte bien donner sa vérité dans le livre Je vous fais juge, qu’elle doit publier prochainement. « Je corrige quelques rumeurs ou des choses qui sont fausses. Je corrige des incorrections. Quand on parle de faux diplômes, il faut une matérialité », s’est elle défendue mardi sur Europe 1. C’était avant la publication de son CV…

Source : Libération

 

Affaires : un silence assourdissant 07.10.07

par Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef au Nouvel Observateur et éditorialiste à la République des Pyrénées, pour laquelle a été rédigé cet article. [NouvelObs.com – 07.09.2007]

ET IL INSISTE. Nicolas Sarkozy a réitéré jeudi sa volonté de dépénaliser le droit des affaires. Mais pourquoi n’insisterait-il pas ? Ses dernières déclarations au Medef, malgré leur caractère scandaleux n’ont suscité que des protestations du monde judiciaire. La presse s’est tue. Les radios se sont tues. La télévision s’est tue, alors que la pénalisation du droit des affaires est extrêmement faible en France, notamment par rapport à la manière dont la justice américaine traite ces cas. Seuls quelques juges se sont exprimés, comme Eva Joly qui ne comprend pas que l’on « irresponsabilise » ainsi ses élites : « cela me paraît une grave erreur et une absence de compréhension de ce qu’est la criminalité organisée ou la criminalité économique ». Tolérance zéro pour tous mais pas pour les patrons, alors que, non sans démagogie, on nous propose de faire comparaître les malades mentaux et de sanctionner les mineurs comme des adultes. La dépénalisation du droit des affaires est une vieille revendication du Medef. La France est pourtant un pays où les sanctions pour délit économique sont peu nombreuses. Pour l’année 2005, une récente étude de la Chancellerie fait état de 4.056 condamnations en matière de législation sur les sociétés ou pour atteintes aux finances publiques, sur un total de 550.841, avec comme délits principaux les banqueroutes, les abus de biens sociaux, la corruption active ou passive, le trafic d’influence et la prise illégale d’intérêt. Nicolas Sarkozy voudrait également interdire les enquêtes sur dénonciation anonyme. Mais la plupart des grandes enquêtes sur les « affaires » ont pour origine ou ont été accélérées par des lettres anonymes, même si cette pratique, de sinistre mémoire, est susceptible de toutes les manipulations. Mais, comme l’a souligné Eva Joly, en matière de dénonciation anonyme, « la France irait ici à l’opposé de ce que font tous les autres grands pays dans le monde », comparant Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi, dans sa manière de « soutenir les délinquants ». Une comparaison de plus en plus patente. Notable différence : Berlusconi était à la tête d’un empire médiatique, Sarkozy joue de son influence sur ses amis Bouygues, Dassault, Lagardère, Pinault, tous patrons de presse, pour intimider les rédactions, ce qui explique le silence assourdissant sur cette question capitale et scandaleuse.

JMB

 

« Délits d’initiés massifs » au sein d’EADS 06.10.07

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La commission des finances du Sénat a auditionné l’ancien ministre des Finances Thierry Breton au lendemain des révélations d’une note préliminaire de l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui fait état de soupçons de « délits d’initiés massifs » au sein du groupe EADS en 2006. Selon le quotidien Le Figaro qui a révélé ce scandale, le ministre de l’Economie de l’époque, Thierry Breton, connaissait la situation difficile que risquait de traverser EADS.

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Puteaux expulse, sarkozy touche 01.06.07

Nadine Jeanne, Conseillère Municipale à Puteaux nous apprend ici que les expulsions à Puteaux font travailler le cabinet Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy est toujours associé à hauteur de 34% dans le cabinet d’avocats Arnaud Claude – Nicolas Sarkozy, spécialisé en droit immobilier et en droit des affaires, installé 52 boulevard Malesherbes à Paris. Et ce cabinet travaille régulièrement pour la Mairie de Puteaux entre autres pour des procédures d’expulsion.

Pour le seul immeuble du 3-5 rue du Four, ont été versées à ce cabinet :
– Une somme de 598,00 euros TTC, à titre de frais et d’honoraires pour avoir déposé une requête en vue d’obtenir la désignation d’un huissier pour un constat d’occupation des logements appartenant à la commune (CM du 17 octobre 2003).
– Une somme de 700,00 euros TTC pour avoir représenté la Ville dans la procédure de reprise des lieux concernant les logements occupés sans titre (CM du 4 juin 2004).
– Une somme de 73,24 euros TTC pour avoir engagé une procédure à l’encontre des occupants sans titre. (CM du 30 novembre 2004).
Pendant tout ce temps, la Municipalité semble avoir oublié qu’il n’y avait pas que des squatters dans cet immeuble.

N.B. C’est également Maître Claude qui a été choisi par l’office HLM de la ville de Puteaux pour obtenir l’expulsion d’une famille de cinq enfants de la résidence des rosiers.

 

La mairie d’Asnières donne des couleurs aux électeurs. 19.05.07

RÉSUMÉ : Découverte dans la ville du sulfureux maire d’Asnières, Manuel Aeschlimann, d’un fichier électoral à caractère ethnique, classé en toute illégalité par pays de naissance. (more…)

 

Patrick Balkany 15.05.07

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« Depuis le Général de Gaulle, seul Patrick Balkany a réussi son retour, ce qui prouve seulement que les électeurs ne sont guère plus moraux que les élus » (2)

Patrick Balkany est Député des Hauts-de-Seine. Il est aussi Maire de Levallois, une ancienne cité ouvrière et communiste de deux petits kilomètres carrés, que cet ami des promoteurs a totalement transformée à grands coups de pelleteuses et de ZAC, de 1983 à 1995.C’est surtout un habitué des bancs du tribunal. En 1996, il est condamné avec sa femme pour détournement de fonds (pour avoir fait travailler à son domicile trois employés municipaux). Il est aussi mis en examen dans l’affaire de l’Office des HLM des Hauts-de-Seine et éclaboussé par l’affaire Schuller-Maréchal. Quelque temps plus tard, il nourrit la rubrique à scandales avec la plainte (retirée par la suite) de sa maîtresse, qui l’accuse de l’avoir forcée à pratiquer une fellation sous la menace d’un 357 magnum.

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> Patrick Balkany interviewé par les Yes Men : Il n’y a pas de pauvres en France. Article

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