Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Grandes Écoles 15.04.10

Moins de 1% des enfants d’ouvriers et moins de 4 % des enfants d’employés accèdent aux grandes écoles.

Source : Du Grain A Moudre, France Culture, 29.12.2009

 

Inauguration de l’Université de Strasbourg en images 07.02.09

.Intérieur de la salle :

.

.

Extérieur de la salle :

.

 

Université, le grand soir 05.02.09

Réfutations II
Un film de L’Autre campagne et Sauvons la recherche Paris
Réalisé par Thomas Lacoste

Régulièrement les gouvernements de droite comme de gauche rêvent de prendre le contrôle sur l’Université et de transformer la Recherche en un vaste bureau d’études. Cette fois l’attaque est particulièrement brutale. Profitant de la crise profonde qui frappe des établissements universitaires dépourvus de moyens et confrontés à un afflux sans précédent d’étudiants, le gouvernement souhaite instaurer un système inégalitaire, localiste, autocratique, de plus en plus dépendant de la commande publique et privée.

Dans ce film chercheurs, enseignants, syndicalistes viennent démonter les pièges d’une réforme rétrograde et rappeler quelles sont les conditions de production et de transmission d’un savoir universel accessible au plus grand nombre qui devraient guider une réforme réellement progressiste de l’Université.

.

.

Nous vous invitons à faire connaître, circuler et projeter le film « Université, le grand soir ». Merci de nous tenir informés de vos initiatives publiques afin que nous les relayons depuis notre site. Ce film peut être aussi publié sur des sites internet. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :

Pour soutenir cette initiative vous pouvez acheter le DVD 12€ frais de port inclus) par paiement en ligne ICI

Ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris.

Pour toute demande d’information, veuillez utiliser la rubrique contact du site.

 

Pour L’éducation 02.12.08

URGENCE MOBILISATION GÉNÉRALE PÉTITION NATIONALE :
LES ASSOCIATIONS ÉDUCATIVES COMPLÉMENTAIRES DE L’ENSEIGNEMENT PUBLIC EN DANGER DE MORT.

SIGNER LA PÉTITION

 

Les promesses du candidat Sarkozy, un an après 04.05.08

Voici l’état de réalisation des principales promesses faites par le candidat Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle :

LES PROMESSES TENUES

– Les régimes spéciaux de retraite ont été réformés, confirmant la promesse de porter la durée de cotisation de 37,5 à 40 ans dès 2012. Elle sera de 41 ans en 2016.

– L’Union européenne, en panne après le « non » français au référendum, a été relancée grâce au « traité simplifié », qui a été ratifié par la France.

– La loi sur le service minimum en cas de grève dans les transports est entrée en vigueur le 1er janvier.

– Nicolas Sarkozy a créé un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale; une nouvelle loi durcissant encore les conditions du regroupement familial a été adoptée.

– Les franchises médicales s’appliquent depuis le 1er janvier 2008 pour 45 millions d’assurés sociaux, qui doivent prendre en charge 50 centimes par boîte de médicaments et par acte paramédical.

– La carte judiciaire a été réformée, permettant de supprimer près de 250 tribunaux.

LES PROMESSES TENUES PARTIELLEMENT

– Le chômage a baissé de 0,8 point en 2007, ce qui est une bonne nouvelle pour le début du quinquennat, au cours duquel Nicolas Sarkozy a promis d’arriver au plein-emploi. Fin 2007, le taux de chômage s’établissait à 7,8% de la population active.

– Nicolas Sarkozy a constitué un gouvernement autour de 15 ministres, dont des ministres d’ouverture, comme il l’avait promis. Mais en comptant les 21 secrétaires d’Etat et le Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté Martin Hirsch, le gouvernement Fillon comprend 37 membres, alors que l’équipe de Dominique de Villepin n’en comptait que 31.

– Le paquet fiscal a quasiment supprimé les droits de succession et porté le bouclier fiscal à 50%. Mais la défiscalisation des heures supplémentaires, appliquée depuis le 1er octobre, est jugée coûteuse et peu efficace. Quant au crédit d’impôt, il ne bénéficie pas comme promis aux personnes ayant acheté leur logement depuis cinq ans, mais seulement à ceux qui ont acheté après le 6 mai, en raison d’une censure du Conseil constitutionnel.

– Le Grenelle de l’environnement a débouché sur des conclusions saluées par les ONG. Mais elles doivent encore être traduites dans la loi, alors que les écologistes dénoncent le projet de loi encadrant les cultures OGM.

– Les peines plancher pour les récidivistes et la remise en cause de l’excuse de minorité dans certains cas pour les mineurs ont été adoptés. En revanche, le placement en rétention de sûreté des criminels restés dangereux à l’issue de leur peine a été déclaré inconstitutionnel pour les condamnations prononcées avant l’adoption de la loi, le 7 février.

– Le revenu de solidarité active (RSA) que Sarkozy avait imaginé créer avant la fin 2008, ne rentrera pas en vigueur avant 2009 et le système de Martin Hirsch, jugé « coûteux », risque d’être revu à la baisse.

– Ce n’est qu’en 2009 que la promesse de ne pas remplacer un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite sera tenue. Pour 2008, l’objectif retenu a été de un sur trois, soit 22.900 suppressions de postes.

– La loi sur l’autonomie des universités ne prévoit pas de sélection au niveau du master, mesure retirée du texte devant la grogne des organisations étudiantes.

– La suppression de la carte scolaire, qui n’a pas été formalisée, a été largement engagée, le ministre donnant pour instruction de satisfaire à toutes les demandes de dérogation.

– Le plan banlieue qui devait proposer un emploi ou une formation à 250.000 jeunes, a été retardé et son ambition revue à la baisse.

LES PROMESSES NON TENUES

– Les « parachutes dorés » n’ont pas été interdits avant fin 2007 comme promis. Une disposition renforçant leur taxation a par ailleurs été écartée du budget 2008.

– L’idée d’un contrat de travail unique à durée indéterminée a été abandonnée

– Alors que le candidat Sarkozy se disait favorable au retrait des forces françaises d’Afghanistan, le président a décidé de renforcer la présence militaire de la France dans le pays.

Source : Le Nouvel Obs, 03.05.08 I Illustration : Roots73

 

Mobilisation des lycées : des cas de censure sur le Web 20.04.08

On assiste, autour du mouvement lycéen, à une véritable campagne de désinformation dont Jean-Pierre Pernault notamment, se fait encore et toujours le chantre. Pas ou très peu de relais des initiatives des élèves comme des professeurs, mais un focus systématique sur tous les incidents qui surviennent lors du passage des cortèges. Et ce, côté manifestants, bien sûr ; car pas un mot – évidemment – ne filtre sur la façon dont la police se comporte.

Présentés comme des marionnettes manipulées par les syndicalistes, ou comme des écervelés qui ne cherchent qu’à sécher quelques heures de cours, les lycéens sont caricaturés et méprisés dans leur légitimes indignations et inquiétudes, comme dans leur solidarité et leur engagement.

Il aurait pourtant été aussi novateur qu’intéressant que TF1 diffuse une des vidéos publiées sur le blog du lycée Arsonval à Albi. Intitulée « Sauvons nos options« , elle affiche dores et déjà plus de 150 000 vues sur YouTube :

Rue89 vient de publier un article qui parle de ces vidéos, et plus précisément des « 77-227« . De quoi s’agit-il ? L’idée à germé dans la tête des élèves et des professeurs du lycée Emily-Brontë, de Lognes (Seine-et-Marne). Dans ce département, le 77, la mobilisation a décollé après l’annonce de la suppression de 227 postes.

Prenant le parti de traiter le problème avec humour, les profs et les élèves s’associent pour enfiler leggins et shorts ridicules afin de réaliser une parodie de la publicité pour les renseignements 118-218, au son de « Toutouyoutou ».

L’initiative parvient à faire un peu de bruit : une dépêche AFP et de nombreux articles, notamment dans Le Parisien. Rue89 affiche le clip dans sa rubrique ZapNet, et Libération.fr, dans un article consacré aux nouveaux outils web et sms de la mobilisation dans l’éducation nationale, renvoie sur l’opération « 77-227-Toutouyoutou ».

Puis soudain, Rue89 constate la disparition mystérieuse du clip dans sa colonne ZapNet. Une internaute, qui co-anime le blog d’Emily-Brontë, prend contact avec eux : « L’inspection académique, le rectorat et notre direction nous demandent de supprimer avant lundi la vidéo « 77-227 » de notre blog et de YouTube. » Un enseignant du lycée confie alors, très amer : « Les autorités qui nous liquident ne tiennent certainement pas à ce que le mouvement devienne populaire et sympathique. On préfère parler de corporatisme, de violence et d’hystérie plutôt que de mettre à jour les revendications claires et légitimes des professeurs et des élèves inquiets, non pour leurs statuts, leurs options ou leurs programmes, mais pour l’Ecole républicaine. »

En fait, c’est au nom de la protection des mineurs que l’on a demandé aux auteurs du clip de retirer celui-ci du Web. L’argument ? « Il est interdit de filmer ou de prendre en photo des élèves dans l’enceinte du lycée sans le consentement écrit de leurs parents. »

C’est en effet ce que dit la loi. En principe. Mais celle-ci s’applique-t-elle en période de grève ou de blocus, lorsque le lycée échappe à son fonctionnement ordinaire ? Et cette loi concerne-t-elle une opération similaire menée devant les bâtiments de la préfecture, comme ce fut le cas pour une autre vidéo ?

« Et pourquoi cette règle ne s’applique-t-elle pas, alors, aussi aux rituelles photos de classe ? » s’interroge une des prof du lycée.

Renseignements pris, les enseignants de Lognes décident de réintégrer la vidéo sur le Net : « Seule la direction de l’établissement est allée voir le service juridique du rectorat mais elle n’a pas été en mesure de prouver que des parents s’étaient plaints. »

Source : Article de Chloe Le Prince (Rue89)

 

Lecture en grande section de maternelle : le flop 16.04.08

Filed under: — eilema @ 12:51
Tags: , ,

Parmi les nombreux reproches formulés à l’encontre de la réforme des programmes du primaire : « primariser la maternelle » et « transformer la grande section de maternelle en petit CP« . Cette affirmation est fondée notamment sur un paragraphe intitulé « comprendre le principe alphabétique » et figurant dans les « repères pour organiser la progressivité des apprentissages« , document annexe au projet de programmes.

Alors que les programmes de 2002, encore en vigueur, ne prescrivent qu’une préparation au principe alphabétique, ce texte va beaucoup plus loin en stipulant qu’en grande section l’enfant doit être « capable de mettre en relation les sons et les lettres« . Il précise qu’il doit « faire correspondre avec exactitude lettre et son, en particulier les voyelles a, e, i, o, u, é et les consonnes f, s, ch, v, z, j, p, t, c (= k), b, d, g (dur), l, m, n et r« . Soit toute la gamme des 96 combinaisons possibles entre six voyelles et seize consonnes.

Dans les pratiques actuelles des écoles, cet apprentissage correspond, grosso modo, au travail réalisé durant le premier trimestre du cours préparatoire, dans la perspective d’un déchiffrage généralement acquis par les élèves en février. Le cœur de l’apprentissage de la lecture se trouverait ainsi transféré du CP à la dernière année de maternelle. Il ne s’agirait plus, en l’occurrence, d’insister sur la pleine assimilation des « fondamentaux » au cours de la scolarité primaire, conformément à la philosophie générale des nouveaux programmes, mais de modifier radicalement l’architecture du début de l’école.

Selon Roland Goigoux, professeur à l’IUFM d’Auvergne et spécialiste de la lecture, le changement proposé serait « une pure folie« , marquant une « rupture totale avec les préconisations antérieures et les pratiques des enseignants d’école maternelle« . L’étude des correspondances citées réclamerait beaucoup de temps, au détriment des activités phonologiques (la conscience des sons) ou d’écriture, et obligerait ainsi les élèves à « forcer la cadence », au risque de faire apparaître avant même le CP une forte minorité « déjà en échec alors qu’ils n’ont pas commencé » leur carrière scolaire. Un autre spécialiste, André Ouzoulias, professeur à l’IUFM de Versailles et à l’université de Cergy-Pontoise, juge qu’il s’agit de « la plus mauvaise idée en pédagogie de la lecture depuis très longtemps« . Ces deux experts, dans la perception actuelle du ministère, sont des figures du « pédagogisme » (les excès ou dérives de la pédagogie) avec lequel le cabinet de M.Darcos a indiqué qu’il voulait « rompre« . Mais telle n’est pas l’étiquette de deux autres spécialistes : pour Michel Fayol, professeur à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, et Jean-Emile Gombert, professeur de psychologie du développement à Rennes-II, cet aspect du projet témoigne d’une « ignorance inquiétante des possibilités d’apprentissage des jeunes enfants« . Le linguiste Alain Bentolila, représentant encore une autre sensibilité dans le débat pédagogique, et réputé avoir inspiré les dispositions concernant la grammaire, estime, quant à lui, que cette proposition est « une erreur tout à fait regrettable« . Les partisans déclarés des nouveaux programmes, comme l’association Sauver les lettres, ne se sont pas exprimés sur ce point précis.

Source : Le Monde