Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Avantage et Handicap 20.12.08

Martin Bouygues, patron du groupe du même nom, jure qu’il est conscient du fait que ses relations très anciennes avec Nicolas Sarkozy « ne doivent pas constituer un avantage pour le groupe Bouygues ». Et d’ajouter immédiatement « Cela ne doit pas être un handicap non plus« .

Source : Marianne 20 décembre 2008 I Illustration : Snut.

 

Tata Dati et son piston 30.09.08

Les Potins d’Angèle, hebdomadaire politico-satirique lyonnais, a révélé l’affaire jeudi. La sœur de Rachida Dati habite à Villeurbanne, à côté de Lyon, et travaille à la cité internationale pour un grand groupe de traitement des ordures ménagères, dont le PDG est, par ailleurs, un proche de la ministre. Elle cherchait une place en crèche dans le VIe arrondissement, près de son boulot, où les places de crèche manquent cruellement : 367 pour 1 550 enfants de moins de 3 ans. La dernière commission d’attribution a traité 135 demandes pour 7 places disponibles.

Le dossier de la sœur a été rejeté plusieurs fois avant que Rachida Dati n’appelle Gérard Collomb. L’affaire s’est réglée dans l’été. « Cette famille avait déposé plusieurs demandes, confirme, un peu gênée, Anne-Claire Pech, adjointe UMP chargée du handicap, de l’insertion et de la petite enfance dans le VIe arrondissement de Lyon. Elles ont été examinées en commission d’attribution, selon des critères municipaux très transparents, communs à tout le monde. Nous les avons refusées et, théoriquement, l’adjointe d’arrondissement est décisionnaire pour les crèches. » Mais cette fois, poursuit-elle, « la demande a été acceptée directement par la mairie centrale ».

Le cabinet de Gérard Collomb refusait, hier, de confirmer l’intervention directe de Rachida Dati. Il se contentait de confirmer pudiquement qu’une demande « a bien été formulée ». Pour sa part, le cabinet de la ministre dément formellement. « Il n’y a jamais eu d’intervention, affirme l’un des porte-parole. Elle connaît Collomb depuis longtemps car ils ont travaillé ensemble sur un problème de commissariat lorsqu’elle était au ministère de l’Intérieur, mais elle ne lui a jamais demandé la moindre faveur. » Selon nos informations, le contact direct entre le maire et la ministre a pourtant bien eu lieu au sujet de cette place en crèche. A Lyon, actuellement, environ 20 % des parents ne trouvent pas de solution satisfaisante pour faire garder leurs enfants.

Article d’Olivier Bertrand, Libération.

 

Okaaaaaaaaaaaay ? 04.09.08

Depuis le début du règne de Nicolas Sarkozy, certaines expressions désuètes de la langue française ont refait surface. L’une d’entre elle : « Le fait du Prince ». Merci – notamment – à Christian Clavier pour la réhabilitation de ces termes…

Evidemment qu’il fallait attaquer, okaaaaaay ? (1)

Le premier flic de Corse, enfin qui l’était jusqu’à lundi avant d’être puni, a tout faux. Il est désormais abrogé, aboli, effacé, annihilé, cassé, dissous. Selon la vieille expression imagée de l’Etat français, tout Corse qu’il est, limogé. Vous trouvez que c’est trop ? Vous plaisantez ! Comment, vous n’êtes pas au courant ? Les journaux télévisés ne parlaient que de cela, mardi soir. Si vous vivez terrés au fond d’une grotte, loin des écrans, voici les faits. Ils sont graves. Dominique Rossi, coordonnateur des forces de sécurité en Corse, en clair celui qui commande (qui commandait !) là-bas aux flics et aux gendarmes a commis le pire, l’indicible. Il a laissé samedi une cinquantaine de nationalistes pénétrer dans le jardin de la villa de Christian Clavier, près de Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) alors qu’il savait (évidemment, il savait !) qui était le propriétaire. C’est donc si grave ? Plus que cela. Terrifiant ! Il savait que Christian Clavier était l’ami du président et il n’a rien fait. Il n’a pas bougé. Il a laissé les cinquante fouler le sol sacré du jardin de la villa de Clavier. Il a vu de loin le gardien de la villa leur servir (en tremblant ?) le verre de l’amitié, comme dans L’Enquête corse. Et il n’a rien fait ! Evidemment comme tous les coupables, il a des explications toutes prêtes, mais qui ne tromperont personne. Il a estimé qu’il valait mieux laisser une cinquantaine de militants nationalistes fouler pacifiquement et symboliquement le sol du jardin sacré pendant une heure pour éviter des troubles autrement graves à l’ordre public. Des fois qu’ils envahissent dix autres villas de continentaux riches et célèbres, ou pire encore, qu’ils incendient la préfecture d’Ajaccio ou je ne sais quoi encore. L’innocent ! Mais non, justement, le coupable ! Il savait que Christian Clavier était l’ami intime de Nicolas Sarkozy, quasiment son frère (ah non, cette fonction est déjà prise par Martin Bouygues, pour l’amour duquel on supprime la pub sur les chaînes de télé publiques). Enfin, si ce n’est son frère, quelque chose d’approchant. Et il n’a rien fait ! Il savait, en excellent spécialiste du renseignement qu’il est manifestement, et il a laissé se perpétrer l’infamie. On a foulé le sol sacré de Jacquouille la Fripouille.

Evidemment, dès lors qu’il s’agit d’un ami du président, reconnu et estampillé comme tel, il ne fallait pas barguigner. Il fallait faire donner l’armée ! D’abord un petit barrage d’artillerie, peut être, un appui aérien évidemment, et puis l’assaut des commandos. Où est-ce qu’il a appris son métier, ce policier réputé calme, courtois et méthodique ? Quand la pelouse et la piscine d’un ami du président sont violées, on ne réfléchit pas, on fonce. Okaaaaaaay ?

Sources : (1) : Article de Dominique Dhombres, Le Monde I Photo © Afp.

 

Carrère-d’Encausse, légionnaire « libre » 31.03.08

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Ode à Hélène Carrère d’Encausse, dont le si sympathique franc-parler, notamment sur l’immigration, se voit enfin récompensé, avec une promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur.

De la même façon, exactement, que les fiers paysans de la Beauce aiment à proclamer chaque année qu’après l’hiver le printemps vient, Hélène Carrère d’Encausse, de l’Académie française, a très longtemps prédit au doigt mouillé l’effondrement de l’URSS. Et, en effet, le Mur de Berlin est finalement tombé – lui gagnant des galons de pythie, de Nostradamusse, d’experte ès-toutes-les-Russies.

Aussi fut-ce de Moscou, enfin libérée du joug du soviétisme, qu’elle délivra au monde, et au mois de novembre 2005, alors qu’une longue révolte soulevait nos banlieues, sa nouvelle vaticination – non plus, cette fois, sur les ravages du collectivisme rouge, mais bien plutôt sur la sauvagerie coutumière des Noirs des cités françaises.

Un message plus que douteux

« Ces gens », expliqua-t-elle pour une chaîne de télévision russe, et dans un débondage d’un autre siècle, « ils viennent directement de leurs villages africains. Or, la ville de Paris et les autres villes d’Europe, ce ne sont pas des villages africains. Par exemple, tout le monde s’étonne : pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l’école ? Pourquoi leurs parents ne peuvent pas acheter un appartement ? C’est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants. Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues »…

Lancée, elle ajouta : « La télévision française est tellement politiquement correcte que cela en est un cauchemar. Nous avons des lois qui auraient pu être imaginées par Staline. Vous allez en prison si vous dites qu’il y a cinq Juifs ou dix Noirs à la télévision. Les gens ne peuvent pas exprimer leur opinion sur les groupes ethniques, sur la Seconde guerre mondiale et sur beaucoup d’autres choses. On vous juge tout de suite pour infraction ». (Elle se garda cependant, et prudemment, de mieux préciser quelles opinions, précisément, les gens ne pouvaient pas exprimer, sur la Seconde guerre mondiale, sans être aussitôt poursuivis pour infraction par une justice tatillonne…) (more…)

 

Une légion d’honneur pour preuve d’amitié 23.03.08

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Nicolas Sarkozy a beaucoup d’amis, et différentes façons de les remercier. L’une d’elle : leur offrir une petite médaille. Pas une en chocolat, mais une vraie qui brille. Retour sur 3 promotions de médaillés de la légion d’honneur, où se glissent discrètement certains noms des proches du président : Antoine Bernheim, Christine Ockrent, Nicolas Baverez, Isabelle Balkany, Alain Minc, Pierre Giacometti, Michel Polnareff, Bernadette Chirac, Christian Clavier, Patrick Le Lay. (more…)

 

Prisons : Convention inédite entre Bouygues et l’État 12.03.08

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Annoncé en décembre 2004 par Dominique Perben pour une ouverture programmée en 2007, le projet de construction d’un centre pénitentiaire à Annoeullin, devrait bel et bien voir le jour. Malgré la saisie du Conseil d’État par les membres de l’association Pas de prison à Annoeullin, qui s’opposent depuis le début au projet, Rachida Dati, Garde des Sceaux, a en effet signé aujourd’hui un contrat de partenariat d’un nouveau genre avec Bouygues pour la conception, le financement, la construction, mais aussi l’exploitation, de trois prisons en France d’ici 2011, dont celle d’Annoeullin.

La construction de cette prison de 688 places ne restera donc pas lettre morte. L’établissement, qui devait initialement ouvrir en 2007, puis 2009, devrait finalement ouvrir d’ici 2011, a déclaré hier la ministre de la Justice, Rachida Dati, au cours d’une conférence de presse destinée à présenter le lancement de trois projets dans l’Hexagone, grâce à la signature d’une convention inédite entre l’État et le groupe Bouygues.
Pour la première fois en France, un groupe privé aura en effet en charge la conception, la construction, le financement mais aussi l’exploitation de ces trois nouveaux centres pénitentiaires qui seront érigés à Nantes (570 places), à Réau, en Ile-de-France (798 places), et à Annoeullin (688 places, soit deux quartiers de détention de 210 places chacun, un quartier longues peines de 28 places, une maison d’arrêt de 150 places, un quartier d’accueil de 50 places, et enfin un service médico-psychologique de 40 places).

« Cette signature est le symbole de la modernisation de notre système pénitentiaire », a déclaré Rachida Dati, qui initie à travers ce partenariat public-privé une nouvelle façon de procéder pour le ministère de la Justice, après la mise en place récente d’un système de location avec option d’achat utilisé pour les prisons de Béziers et Nancy, qui ouvriront en 2009.
Dans le cas du contrat présent, l’État paiera un loyer de 48 millions d’euros par an pour les trois établissements, dont il deviendra propriétaire après 27 ans (soit un coût total de 1,8 milliards €), tout en déléguant à Bouygues l’exploitation des prisons.
En clair, Bouygues assurera la maintenance des établissements, la fourniture des énergies, la propreté et l’hygiène des locaux et des espaces extérieurs, la gestion des déchets, le travail des détenus au sein de l’établissement, leur formation professionnelle, la restauration, l’hôtellerie et la buanderie, la cantine (services aux détenus), la mise à disposition de véhicules, et l’accueil des familles. Autant de domaines d’intervention traditionnellement assurés par des agents de l’État, qui créeront « de l’emploi localement, car les entreprises peuvent recruter sur place », a assuré la Garde des Sceaux.

Sources : La Voix Du Nord I La Voix Éco

 

Le Président Distribue des Médailles 23.11.07

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Le président Nicolas Sarkozy a remis le mercredi 21 novembre à l’Elysée à son Premier ministre François Fillon les insignes de Grand croix de l’Ordre national du Mérite.
La cérémonie s’est déroulée à l’issue du Conseil des ministres dans la salle des fêtes de la présidence, en présence de l’ensemble du gouvernement. A l’exception d’un seul photographe, la presse n’y avait pas été conviée.

« C’était très amical, c’était pas du tout protocolaire », a commenté le ministre du Budget, Eric Woerth, en quittant l’Elysée. « Il (M. Fillon) la mérite à beaucoup de titres. D’abord parce que c’est un bon Premier ministre. Il la mérite aussi parce que c’est quelqu’un de profondément humain, qui tient bien son gouvernement. Franchement, il est bien et ça faisait plaisir », a poursuivi M. Woerth.

« C’est un instant très solennel », a pour sa part commenté le secrétaire d’État à l’Outre-mer, Christian Estrosi. « C’était un hommage à l’unité du gouvernement, qu’a su maintenir, préserver, dynamiser François Fillon pendant ces six mois et chacun des membres du gouvernement était heureux de partager cet instant d’émotion », a-t-il ajouté.

Cette remise de décoration est « automatique » pour tout Premier ministre en fonction depuis six mois, avait expliqué la semaine dernière le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, en annonçant la cérémonie. « Au-delà de cette règle, le président de la République souhaite remettre personnellement cette décoration au Premier ministre », avait-il ajouté.

Deux jours plus tard, le vendredi 23 novembre, Nicolas Sarkozy a décoré Beate et Arno Klarsfeld lors d’une cérémonie à l’Elysée. Le chef de l’Etat a remis les insignes d’officier de la Légion d’honneur à Beate, l’épouse de Serge Klarsfeld, et celles de chevalier de l’ordre national du Mérite à son fils Arno.

M. Sarkozy a rendu hommage à l’ensemble des combats de Mme Klarsfeld, et notamment à son action pour la recherche des criminels de guerre nazis, dont certains ont opéré en France lors de la Seconde guerre mondiale. « L’Allemagne et la France ont eu la chance de vous avoir ensemble pour fille. Chacune vous doit beaucoup et conjointement encore plus », a dit le président français.

« Vous fûtes parmi les premières, si ce n’est la première, à convoquer votre pays au tribunal de son histoire et de sa mémoire », a-t-il souligné. Dans les années 1960, Beate Klarsfeld avait notamment dénoncé le passé nazi du chancelier ouest-allemand Kurt Kiesinger, qu’elle giflera même lors d’un meeting de la CDU.

Son fils, l’avocat Arno Klarsfeld, a également été décoré pour son action au côté de ses parents, notamment lors du procès de Maurice Papon. Nicolas Sarkozy l’a aussi remercié pour son travail à ses côtés, notamment dans le cadre de la mission que le ministre de l’Intérieur de l’époque lui avait confiée sur la question des enfants de sans-papiers.

Le chef de l’État a salué son « travail remarquable » sur ce sujet. « Des amis comme toi, j’en veux d’autres », a-t-il lancé.

Nicolas Sarkozy avait aussi confié à Arno Klarsfeld des missions sur l’histoire de la colonisation, et sur les SDF. Candidat aux législatives en juin dernier sous l’étiquette UMP, Arno Klarsfeld a été battu dans la 8e circonscription de Paris.

[Associated Press]