Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Nos papys font de la résistance 04.01.11

Sarkozy allait détruire les fondements et les fondamentaux du programme du Conseil National de la Résistance. Beaucoup l’ont dit, c’était écrit. Le 4 octobre 2007, dans le journal Challenges(1), en pleine période de décomplexitude, l’ancien numéro deux du Medef, Denis Kessler, se réjouissait de la politique de Nicolas Sarkozy, en étant limpide sur le pourquoi de sa joie : « Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! ».

À l’occasion de la commémoration du 60e anniversaire du Programme du Conseil National de la Résistance, adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944, treize résistants de la première heure avaient rédigé un appel aux jeunes générations. Devant le refus de la publication de ce texte par les médias dominants,  alternatives: images! l’avait alors mis en ligne et en image.

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Quelques années plus tard, le 4 novembre 2010, le documentaire de Gilles Perret Walter, Retour en Résistance, sort en salle. À travers l’histoire de Walter, ancien résistant, ancien déporté haut-savoyard et sur fond de politique actuelle, deux questions se posent tout au long du film : « Qu’avons-nous fait des idéaux du Conseil National de la Résistance ? » et « Résister se conjugue-t-il au présent ? ».

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BANDE ANNONCE :

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EXTRAIT : La pathétique visite de Nicolas Sarkozy sur le plateau des Glières.

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Sources : (1) Bakchich

 

Gloire Au Guide Suprême Infaillible 18.12.10

Pourquoi Sarkozy ne veut plus de primaires à l’UMP pour 2012.

« Sarkozy ne veut plus de primaires. C’est ce qu’on appelle une volte-face ! » Une brève du Parisien l’affirme jeudi : le Président, qui louait jusqu’à maintenant les bienfaits d’élections internes pour désigner le candidat de l’UMP voire de la majorité en 2012, entend aujourd’hui faire machine arrière. C’est pourtant lui qui avait initié l’idée dès 2005, au prix d’un bras de fer avec les chiraquiens. A l’époque ministre de l’Intérieur, il déclarait au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI : « Je souhaite que la France devienne une démocratie exemplaire. Et il faut arrêter, me semble-t-il, avec une conception qui consisterait à dire qu’on cherche un guide suprême, infaillible. […] S’il y a un ou plusieurs candidats, il faudra bien que l’UMP décide qui elle soutient. […] C’est difficile de rassembler les Français si on n’est pas capable de rassembler sa famille. »

Une conviction qui ne devait pas valoir uniquement pour 2007 puisque Nicolas Sarkozy, alors également président de l’UMP, allait faire inscrire ce principe dans les statuts du parti. Comme le souligne LeMonde.fr, l’article 14 précise toujours : « Le congrès, […] composé de tous les adhérents à jour de cotisation, […] choisit le candidat soutenu par l’Union à l’élection à la présidence de la République. »

Pour ceux qui doutaient encore de la validité de la disposition et de la volonté du chef de l’Etat, François Fillon est venu les confirmer, pas plus tard que le 3 juin dernier, dans une interview à l’Est Républicain : « Le président de la République a toujours dit qu’il y aurait, le moment venu, des primaires à l’intérieur de l’UMP pour désigner notre candidat. » Le Premier ministre allait ainsi dans le sens du secrétaire général de l’UMP. Xavier Bertrand qui avait clairement affirmé le 29 mars au micro d’Europe 1 : « Ce n’est pas un scoop que je vais vous livrer : il a toujours été dit que pour 2012 le candidat à la présidentielle serait choisi par les militants et quel que soit le statut du candidat, qu’il soit ancien Président ou pas, il passera par le vote des militants. »

C’est malheureusement bien connu en politique : les promesses n’engagent que ceux qui les croient. Les temps changent et les convictions avec. On retrouve désormais à la tête de l’UMP Jean-François Copé, qui a déclaré le 30 novembre sur France 3 : « Je ne crois pas du tout à l’intérêt des primaires dans une majorité qui a son candidat naturel, en l’occurrence le président de la République qui terminera son premier mandat. » Encore une initiative isolée du franc-tireur Jean-François Copé ? Non, l’ancien président du groupe UMP à l’Assemblée a depuis quelque temps rangé son pistolet. François Fillon lui a emboîté le pas mardi devant les parlementaires de la majorité : « Nous avons pour atout le président de la République. Dans l’attente de son ultime décision, nous ne sommes pas condamnés, nous, à improviser des primaires. »

Source : Extrait de l’article de Julien Martin I Rue89

 

Sarkozy et la presse « d’opposition » : le désamour 12.05.08

Nicolas Sarkozy s’est fâché tout rouge contre la presse. En toile de fond, un regret : le manque de traitement, par les médias, de « l’affaire Ségolène Royal ».

Pour donner raison au président, et jouer la transparence, Le Sarkopithèque va donc s’atteler, dans les articles à venir, à relayer des affaires effectivement trop peu médiatisées concernant Nicolas Sarkozy (Fausse carte d’électeur présidentielle, Très bel appartement à Neuilly pour pas très cher, Projet d’enfouissement de l’Avenue Charles de Gaulle à Neuilly via le concours du fiston, Dépenses astronomiques à l’Élysée, Expulsions à Puteaux qui rapportent au cabinet d’avocat présidentiel…)

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SARKOZY CIBLE LE JDD, ESPÉRANDIEU VIRÉ. COÏNCIDENCE ?

Devant les députés de l’UMP réunis, le Président a hier tancé une sélection de titre de presse qui s’attribueraient « la fonction d’opposition. » En regardant le détail, Marianne, l’AFP, le JDD, l’Express et Le Parisien-Aujourd’hui en France n’ont pas été choisis par hasard…

Sarkozy peste de se voir moins beau dans ce miroir : face aux députés UMP qu’il avait réunis à l’Elysée mercredi 7 mai, le président de la République s’est lâché sur une presse moins complaisante que par le passé. Un affront, une audace : « dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition », a-t-il lancé à la cantonade. Toute la presse, non ! Chose étonnante, des médias critiques de longue date (comme Libération) ou plus récents mais pas moins acides (comme Le Point sont passés entre les gouttes de la tempête de reproches. Dans le détail : l’AFP, le Journal du Dimanche, Le Parisien-Aujourd’hui en France, l’Express et Marianne ont été désignés à la vindicte pour « délit d’opposition ». Reste à expliquer pourquoi ceux-là et pas les autres.

L’AFP : mauvais rapporteur de communiqués de presse !

Source d’information de tous les médias, l’Agence France Presse a récemment accusée d’avoir commis un crime de lèse-UMP : suite à la condamnation de Ségolène Royal par la cour d’appel de Poitiers pour le licenciement abusif de deux anciennes attachés parlementaires, Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l’UMP, avait émis un communiqué de presse que l’AFP avait eu l’audace de ne pas publier.

Frédéric Lefèbvre. ©DR

L’ultra-sarkozyste député des Hauts-de-Seine avait alors écrit personnellement au pdg de l’agence, Pierre Louette (que Nicolas Sarkozy avait bien connu dans les années 1990 puisqu’il faisait partie des équipes du gouvernement Balladur auquel participait l’actuel Président), pour dénoncer cette « attitude engagée », qu’il ne trouvait pas « acceptable », déchaînant l’indignation des syndicats. En tançant publiquement l’AFP, le message du président est clair : toute critique de ce qui reste d’opposition par un membre de la majorité est une information d’intérêt général !

« Le Président perd son sang-froid, juge Tristan Malle, délégué FO à l’AFP. L’AFP traite la majorité, comme tout autre sujet, de façon objective et indépendante et défendra cette conception jusqu’au bout, quelles que soient les opinions de MM. Lefèbvre et Sarkozy. » En arrière plan de ces critiques, la question du statut de l’agence ferait par ailleurs l’objet de grandes inquiétudes chez les journalistes. Coïncidence stratégique : l’attaque sarkozyienne contre l’AFP a eu lieu la veille d’un jour férié, comme le communiqué de Frédéric Lefèbvre était paru le 1er mai. Pratique pour éviter de réaction trop frontale des syndicats. Courageux les élus-communiquants, mais pas téméraires…

Le JDD

Avec le Journal du Dimanche, le Président commet une gaffe encore plus énorme : il tance cet hebdomadaire au moment même où son ex-frère Arnault Lagardère limoge le patron de la rédaction Jacques Espérandieu ! Mercredi 7 mai en effet, un communiqué laconique du groupe nous apprenait que Christian de Villeneuve le remplaçait à la tête de ce journal. Sarko a-t-il donc fait virer Espérandieu ? Sans doute pas. S’agit-il donc d’une coïncidence fortuite ? pas forcément non plus. Explication : la gueulante du président contre le JDD s’explique par deux évènements récents :

1) Voici dix jours, le Journal du Dimanche publiait une interview de François Fillon à la une. Le titre de la manchette : « Fidèle mais pas courtisan. » Le verbatim permettait de lire, horrisco referens, que le Premier ministre reconnaissait avoir des relations difficiles avec le Président : « Le Président me connaît assez pour savoir que je suis fidèle, loyal, sans être courtisan. Qu’il y ait eu, entre nous, des moments de tension compte tenu de la charge de travail qui est la nôtre, c’est normal. Qu’il y ait eu des débats préalablement à l’élaboration de positions communes, là aussi, c’est normal. » Une photo montrant les deux hommes se faisant la gueule illustrait un propos qui a sans doute déplu au Château.

2) Le deuxième motif de discorde entre l’Elysée et le JDD concerne un sondage publié le vendredi 26 avril par le site jdd.fr. Le résultat en était plutôt encourageant puisque 51% des Français interrogés avaient trouvé le Président convaincant. Mais personne n’a repris ce sondage, les médias – et en premier lieu l’AFP ayant choisi sur ce sujet de relayer l’étude Opinion Way-Le Figaro qui donnait 49% de convaincus et 51% de pas convaincus. Curieusement, les communicants de l’Elysée en ont tenu rigueur au JDD.
Mais la vraie raison de l’éviction de Jacques Epérandieu est ailleurs : depuis décembre 2006, comme l’avait écrit Marianne à l’époque, Christian de Villeneuve a demandé et obtenu de Didier Quillot, grand chef des médias du groupe Lagardère, sa tête qu’il avait déjà obtenue au Parisien. Sauf qu’à l’époque, Nicolas Sarkozy, voulant éviter une nouvelle affaire Génestar (l’ancien patron de la rédaction de Match viré quelques mois après sa une sur Cécilia et richard Attias), avait téléphone à Lagardère pour lui demander de garder l’impétrant à la tête du JDD. Apparemment, le Président n’a pas jugé bon d’intervenir cette fois-ci…

Le Parisien-Aujourd’hui en France : sondeur abusif.

Le fait de citer Le Parisien-Aujourd’hui en France parmi les organes « d’opposition » paraît quelque peu abusif à qui lit quotidiennement ce journal. Mais du point de vue élyséen, deux initiatives ne sont pas du tout passées ces derniers temps en l’occurrence deux unes récentes insistant sur l’impopularité du président.

La première (voir illustration) avait le mauvais goût de comparer Nicolas Sarkozy aux autres chef d’Etat de la Vè République qui le surclassait tous en popularité, et ce le jour même de l’intervention télévisée du 25 avril ! Ce qui explique peut-être le fait d’avoir craché sur de Gaulle et Chirac lors du même discours. L’autre titre « Sarkozy : la crise de confiance » étalait au lendemain des manifestations du 1er mai un baromètre de popularité où le Président accusait la perte de 2 points en regard des banderoles critiquant le nouveau système de retraites.

L’Express : un revirement du sarkozysme au brunisme mal digéré ?

On a cherché, réfléchi, retourné nos piles de magazine… L’Express n’a aucune raison particulière de se retrouver au panthéon des « titres d’opposition ». Pas plus d’égratignures au vernis présidentiel que ses homologues du Point et du Nouvel Observateur, pas de complément d’aigreur ou de une plus critique que les autres… La dernière une sur de Gaulle aurait-elle agacé l’orgueil du Président ? Ou bien serait-ce le fait d’avoir tourner la page du sarkozysme pour se livrer aujourd’hui à un carla brunisme frénétique ? Encore un mystère de la communication.

Marianne : la confirmation !

Depuis maintenant près de deux ans, Marianne revendique sa désapprobation face aux méthodes, aux thèses et au style de celui qui est devenu le cinquième président de la Vè République, dans les sondages comme dans la chronologie. Toute la campagne durant, Nicolas Sarkozy s’était défendu des unes critiques de Marianne, de ses analyses psychologiques ou politiques… Rien d’anormal donc, mais une seule leçon : il apparaît nécessaire à Marianne2 de redoubler d’effort afin d’atteindre, au même titre que son magazine-mère, les enfers des discours présidentiels.

Article de Philippe Cohen et Sylvain Lapoix (Marianne2) – Jeudi 08 Mai 2008.

 

UN AN DÉJÀ : Claude Guéant « Sarkozy a modernisé la France » 06.05.08

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Ce mardi 6 Mai 2008, Jean-Michel Aphatie recevait Claude Guéant, pour dresser avec le Secrétaire Général de l’Élysée un bilan de la première année de gouvernance Sarkozy. Un moment de radio surréaliste, scripté ci-dessous, que vous pouvez écouter ICI.

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Claude Guéant.

Claude Guéant : Bonjour, Jean-Michel Aphatie.

Vous vous étiez préparé à l’exercice du pouvoir avec Nicolas Sarkozy. Cette première année passée à l’Elysée vous a-t-elle paru plus difficile que vous ne l’aviez imaginée, Claude Guéant ?

C’était une année très lourde mais qui était conforme à ce que le Président avait fixé comme objectif. Il a présenté aux Français pendant la Campagne qui s’est achevée voici un an, un programme. Ce programme c’était de changer la France, de lui faire rattraper les retards qu’elle avait accumulés, même si les changements sont parfois difficiles parce qu’ils bousculent.

Mais on est loin de la promesse de la campagne « je serai le candidat du pouvoir d’achat ».

Mais il a fait beaucoup de promesses qui n’étaient pas seulement la promesse du pouvoir d’achat, mais j’y reviendrai dans un instant. Il a modernisé la France. Si on jette un regard sur ce qui s’est passé, on a introduit enfin l’autonomie des universités qui était un objectif poursuivi par tous et jamais atteint. On a introduit le service minimum dans les transports. On a libéré le travail, permis que soit mis un terme aux 35 heures qui ont été pour notre pays, un mal terrible. Quand on pense qu’on dépense encore aujourd’hui 20 milliards d’euros par an, pour détruire du travail et de la richesse. Et pourquoi on l’a fait ?

Mais il faut arrêter ! Il faut arrêter de dépenser ces 20 milliards, alors ?

Oui, il faut arrêter.

Si c’est du gaspillage tel que vous le présentez, Claude Guéant !

Vous avez raison.

Non, ce n’est pas moi qui ai raison.

C’est un poids considérable qui pèse sur l’économie française et qui pèse, il faut le savoir, sur le pouvoir d’achat des Français parce que les 35 heures, qu’est-ce que c’est ? En réalité, c’est une destruction de richesse. On ne peut pas faire croire qu’on peut augmenter le pouvoir d’achat sans augmenter la richesse collective. Et la richesse ne peut être créée que par le travail.

Vous constatez la sévérité des jugements pourtant des Français dans les sondages, Claude Guéant ?

Les sondages méritent et Alain Duhamel le remarquait tout à l’heure, une attention plus diverse que celle que l’on accorde habituellement à la cote de popularité. C’est vrai que la cote de popularité du Président a chuté. Cela étant, sur les réformes ou sur les objectifs qu’il a engagés…

La plus basse depuis le début le quinquennat.

… Il y a une très large approbation des Français. Je remarquais dans ceux qui sont parus ces derniers jours, que par exemple, sur les orientations de la réforme de l’école qu’il porte, à savoir mettre l’accent sur les apprentissages fondamentaux, 91% des Français le soutiennent. Je remarque que sur l’introduction des peines plancher applicables aux récidivistes, il y a 80% des Français qui le soutiennent. 82% sur l’exonération des droits de succession, et même sur le bouclier fiscal qui, je le rappelle, a pour objectif de faire en sorte qu’aucun Français ne paie dans l’année plus de 50% de ce qu’il gagne, il y a une approbation ; et pourtant, c’est une mesure contestée à 54%. Et j’ajoute puisque nous sommes au chapitre des sondages que s’il était…

Que vous avez appris par cœur !

… que je n’ai pas appris par cœur, mais je lis comme vous les journaux, c’est mon métier. S’il y avait demain une élection, il ferait plus au premier tour qu’il n’a fait l’an dernier en réel. (more…)

 

Sarkozy, un an de folie 17.04.08

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Une politique illisible et indigeste 06.11.07

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Article en demi-teinte de John Thorhill, du Financial Times. Sur Courrier International

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Stratégie : La quatrième voie selon Sarkozy.
Le président veut réformer tout, tout de suite. Une tactique, inédite en France, qui vise à disperser l’opposition sur plusieurs fronts. Mais une tactique qui rend sa politique illisible et, au final, indigeste.

Pour les stratèges de salon français, il y a trois façons de réformer. La première, c’est d’imiter Margaret Thatcher, le Premier ministre britannique qui a délivré l’économie de l’emprise étouffante des syndicats et libéré les énergies entrepreneuriales de son peuple. La deuxième, c’est de réformer en catimini. C’est la méthode française traditionnelle : on se répand en public sur l’indispensable solidarité sociale tout en introduisant en douce des changements. La troisième possibilité, c’est d’acheter l’influence de certains secteurs clés du secteur public comme du secteur privé. Par exemple, on fait un gros cadeau aux cheminots aujourd’hui pour s’assurer qu’ils prendront leur retraite demain.

Le président Sarkozy préfère dé­fendre une “quatrième voie”, qu’on peut résumer en disant qu’il s’agit de la réforme par exhortation. Par un barrage incessant de discours réformistes et une couverture médiatique jusqu’à saturation, « l’omniprésident » presse ses compatriotes d’adhérer corps et âme à l’idée de changement. Sa victoire électorale montre que les Français veulent des réformes, affirme-t-il. La cote de popularité dont il jouit depuis son élection laisse entendre qu’il dispose encore d’un gros capital politique.

M. Sarkozy déclare clairement qu’il n’est pas inspiré par des considérations idéologiques mais guidé par ce qui a marché ailleurs et qui peut marcher en France. Il rejette toutes les classifications simplistes, type gaulliste, thatchérien, libéral ou conservateur. Tout le monde, quel que soit son bord politique, peut soutenir son projet.

Il est donc naïf d’attendre de M. Sarkozy une cohérence idéologique voire intellectuelle. Comme nombre de responsables politiques du XXe siècle, le président français ne semble guidé que par la volonté de remodeler son pays selon l’idée qu’il se fait de lui-même : Nicolas Sarkozy se voit en entrepreneur (politique) audacieux et prêt à prendre des risques. Ce qui est certain, c’est que le président français a réussi à changer radicalement le discours politique traditionnel dans son pays – ce qui est en soi un exploit. (more…)

 

Réformes des institutions : Conclusions 27.10.07

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Sur Le Monde.fr : Les 77 propositions du comité Balladur sur la réforme des institutions.
26.10.07 | 10h39

Ces 77 propositions se découpent en 3 divisions :

Un pouvoir exécutif mieux contrôlé.

Un parlement renforcé.

Des droits nouveaux pour les citoyens.

Les soixante-dix-sept propositions formulées par le comité Balladur, que Le Monde présente en exclusivité, balaient tout le champ de l’organisation politique du pays.

De la traduction sarkozyste de la répartition des rôles au sein de l’exécutif – le président, qui peut intervenir directement au Parlement, « définit la politique de la nation » que le gouvernement « conduit » – à l’interdiction du cumul des mandats, en passant par l’introduction d’une dose de proportionnelle pour l’élection des députés, on y trouve, comme promis, les sujets qui ont fâché par avance les élus ; de droite comme de gauche.

1. Rôle du président de la République.

Article 5. « Le président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par ses arbitrages, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire et du respect des traités. Il définit la politique de la nation. » (more…)