Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Faites place à Nicolas, prince Aztèque 09.03.09

Illustration : Chimulus

Les milliers de touristes qui visitent quotidiennement Teotihuacán, le site aztèque le plus important du Mexique, ont fait les frais du voyage de Nicolas Sarkozy au Mexique. Celui-ci, qui effectuait une visite d’Etat, le 2 mars, a profité du week-end pour prendre des vacances… « Vers 15 heures le 8 mars, sans prévenir, le personnel a commencé à faire évacuer le site, par mégaphone, fermant notamment la célèbre pyramide du Soleil« , rapporte El Universal. Tout cela « pour une visite non officielle et sans protocole de Nicolas et Carla, qui sont arrivés vers 17 h 15 et qui ont arpenté la célèbre cité des Dieux pendant une heure quinze avec le président Calderón et son épouse« .

Cette nouvelle escapade présidentielle ne manque pas de faire polémique. Les médias s’interrogent : qui a bien pu payer le week-end de Nicolas et Carla Sarkozy dans une résidence de luxe du sud-ouest mexicain avant la visite officielle à Mexico? Le socialiste Mario di Constanzo, une figure de l’opposition mexicaine, annonce ce jeudi sur RTL avoir saisi les autorités de son pays pour obtenir des explications.

Ce séjour n’avait pas été révélé à la presse pour «des raisons de sécurité», selon l’Elysée. Mais Carla Bruni a éventé le secret, indiquait lundi le «Daily Telegraph», affirmant lors d’un gala de charité jeudi après-midi qu’elle s’envolait pour le Mexique dans la soirée. Du coup, l’Elysée avait été contrainte de confirmer à l’AFP que le couple était bien arrivé dès le vendredi 6 mars dans la station balnéaire de Manzanillo, un rendez-vous touristique très couru au bord du Pacifique.

Or, selon RTL, le luxueux complexe du Tamarindo dans lequel le chef de l’Etat français et son épouse ont séjourné appartient au banquier milliardaire Roberto Hernandez Ramirez, l’une des plus grosses fortunes mexicaines. La radio affirme d’ailleurs ce mercredi que le couple aurait d’abord séjourné dans l’hacienda du milliardaire, membre du conseil d’administration de Citigroup (une des plus grandes institutions financières de la planète).

Montant de la note, selon «Mediapart» : 50.000 euros. L’Elysée affirme que ce séjour privé s’est déroulé «à l’invitation du président Caldèron». Nicolas et Carla Sarkozy n’ont pourtant rejoint le président mexicain et sa femme que le dimanche midi pour un déjeuner «privé» aux alentours de Mexico. Interrogé par RTL, «un haut diplomate mexicain» affirme ainsi que «ce n’est sûrement pas la présidence du Mexique qui a payé pour un séjour hors d’une résidence de l’Etat mexicain». Le couple a-t-il été invité aux frais de Roberto Hernandez Ramirez ? Lequel serait soupçonné, selon Rue89, de s’être livré à des activités de narcotrafiquant dans les années 1990.

Sources : Courrier International I 20 Minutes

 

Clavier indésirable en Corse 05.10.08

« L’affaire » de l’occupation de la demeure de Christian Clavier a été présentée comme un fait anecdotique. Il semblerait pourtant que la toile de fond de cette action le soit moins, puisque les manifestants entendaient alors protester contre le Padduc, ce Plan d’aménagement et de développement durable de l’île accusé de servir les intentions secrètes d’élus de la majorité.

Des dizaines d’associations s’opposent à ce plan discuté avant la fin de l’année à l’Assemblée de Corse. Le président UMP du Conseil exécutif de Corse Ange Santini est lui-même accusé sur le site Amnistia de se servir du Padduc dans le but de rendre constructibles des terrains qui lui appartiennent. Le député UMP et président de l’Assemblée de Corse, Camille de Rocca Serra se voit lui aussi reproché de favoriser le bétonnage de l’île. Selon le dirigeant indépendantiste Jean-Guy Talamoni, le président de l’Assemblée corse est aussi le promoteur du lotissement où se trouve la propriété de Clavier…

Depuis l’occupation de sa propriété, Christian Clavier a reçu plusieurs lettres d’insultes, dont l’une menace de détruire sa villa de Porto Vecchio si l’acteur ne quitte pas l’île. « J’y suis, j’y reste… » C’est en substance ce qu’il a répondu, ajoutant que non seulement il ne quitterait pas l’île, mais qu’il voulait construire une maison pour sa fille, près de sa propre villa…

Reste à signaler que depuis le 30 août, la propriété de l’acteur est placée sous la protection de gardes mobiles. Question : qui paye ces charmants vigiles ?

Source : La Dépêche I Illustration © Bauer

 

Sénat : On en prend un autre et on recommence 25.09.08

Gérard Larcher, le très probable successeur de Christian Poncelet à la tête du Sénat, était ce matin l’invité de Jean-Michel Apathie. De l’art de la paraphrase…

Jean-Michel Aphatie : Un livre a rencontré un grand écho durant ces derniers jours : « Le Sénat – Enquête sur les super-privilégiés de la République ». Il est publié aux éditions Du Rocher. Il est écrit par Robert Colonna d’Istria et Yvan Stefanovic. L’avez-vous lu, Gérard Larcher ?

Gérard Larcher : Non, je ne l’ai pas lu. J’ai lu les passages qui me concernaient. Vous savez, les temps qui courent amènent à faire des synthèses.

L’absentéisme est-il un problème au Sénat, Gérard Larcher ? On évalue à un tiers le nombre de sénateurs qui travaillent, un tiers viendrait très irrégulièrement et un tiers ne viendrait pas du tout.

Je ne suis pas tout à fait sûr de ces statistiques. Le président de la commission des Affaires économiques pendant trois ans, j’ai pu voir que mes collègues travaillaient beaucoup en commissions. Je crois que la réforme de notre règlement va nous permettre de rendre aussi plus attractifs à la fois la séance publique et le travail en commission. La capacité,  par exemple, aujourd’hui de travailler à partir du texte de la commission. Des débats sans doute qui doivent être plus courts, plus ramassés, plus vivants, plus inter-actifs. Voilà les conditions, tout simplement, pour faire de la séance publique un vrai lieu d’échanges politiques plutôt que ce qui est parfois un peu une litanie et qui entraine une forme de lassitude.

L’absentéisme est-il un problème aujourd’hui au Sénat, Gérard Larcher ?

Non l’absentéisme n’est pas un problème…

Tout va bien ?

… Si nous savons créer des conditions – j’allais dire – de l’attractivité.

Mais elles ne sont pas créées aujourd’hui. Donc, c’est un problème aujourd’hui ?

Mais nous allons les créer puisque nous pouvons changer le règlement.

Il existe dans les assemblées françaises, cette pratique absolument rétrograde de la réserve parlementaire et qui permet de distribuer, dit-on parce qu’on n’en sait rien, près de 300 millions d’euros dans des conditions tout à fait opaques. Souhaiteriez-vous mettre fin, Gérard Larcher, au nom d’une certaine modernité comme il a été mis fin au fonds secrets dans les ministères, il y a quelques années, à cette pratique de la réserve parlementaire ?

Mais la réserve parlementaire n’est pas ce qu’on décrit : une espèce de magot opaque qui serait distribué. C’est un levier et un levier d’ailleurs pour l’aménagement du territoire. Les conditions simplement de son affectation…

Pourquoi fait-on disparaître les fonds secrets des ministères. On les justifiait, il y a quelques années, exactement comme vous venez de le faire ?

Ca n’a rien de fonds secrets. Je vais prendre des exemples. Je pense au réaménagement d’une église qui malheureusement n’était pas classée mais d’une grande qualité dans un village de mon département, eh bien ceci a contribué pour un tout petit village rural à permettre de restaurer tout simplement le plus beau bâtiment de ce village.

On a appris à l’occasion de ce renouvellement sénatorial que le Sénat avait acheté un appartement de 200 mètres carrés dans le VIe arrondissement de Paris et que le président sortant, Christian Poncelet, aurait le droit, après la fin de ses fonctions, d’occuper à vie cet appartement. Cela vous semble-t-il normal, Gérard Larcher ?

Je crois que sur ce sujet, le Sénat, hier, au travers du groupe UMP a donné une image de clarté, de transparence et de démocratie. Ces sujets-là, le président élu aura à les examiner. Je n’instruis pas à charge, ni à décharge avant d’avoir la responsabilité de président du Sénat. Ceci nous l’examinerons  sereinement et tranquillement. Pour ceux qui me connaissent, ils savent que les choses seront extrêmement claires.

Excusez-moi, je n’ai pas compris votre réponse. Etes-vous choqué par le fait qu’une personnalité, Christian Poncelet, puisse occuper à vie un appartement que lui paye la République ?

Mais je pense que la notion de « à vie » n’a pas de sens. Voilà pourquoi j’examinerai toutes ces choses-là avec ceux qui auront la responsabilité au bureau de gérer le Sénat.

Si la notion de « à vie » n’a pas de sens, ça veut dire que vous pensez pouvoir remettre en cause ce fait-là, Gérard Larcher ?

Tout sera examiné. Tout.

Et donc vous pourriez le remettre en cause ?

Tout sans exception.

Lire la totalité de l’entretien. I Lire aussi : Le Toutou de Poncelet Sauvé de son Vertige I Photo © Martin Bureau / AFP.

 

Le toutou de Poncelet sauvé de son vertige

Yvan Stéfanovitch et Robert Colonna d’Istria sont les auteurs du croustillant « Le Sénat, enquête sur les superprivilégiés de la République ».

Un budget de plus de 300 millions d’euros, une réserve budgétaire qui échappe à tout contrôle, un patrimoine immobilier florissant, des réceptions, des manifestations, des colloques, en général accompagnés de buffets convenables : le Sénat mène grand train.

Nos grands élus, qui ne se bousculent pas en séance, ont en revanche une curiosité sans limites pour la géographie transcontinentale : pas moins de soixante-dix-huit groupes d’amitié destinés à favoriser les échanges et les relations avec les pays du monde, depuis les îles Fidji et le Vanuatu jusqu’à Belize et au Costa Rica. Un sénateur peut adhérer à autant de groupes d’amitié qu’il le souhaite, moyennant une cotisation annuelle de 19 euros par pays. Le recordman est le vénérable François Trucy, sénateur (UMP) du Var, inscrit dans… soixante-douze d’entre eux. La bibliothèque du Sénat ne croule pas sous le poids des rapports que nos touristes à cocarde rapportent de leurs voyages d’étude, tous frais payés, dont certains, même, ont la délicatesse de faire profiter leur famille.

Le Sénat sait être reconnaissant à ses meilleurs serviteurs. Au terme de son bail de vingt-quatre ans à l’hôtel du Petit Luxembourg, Alain Poher ne se retrouva pas à la rue. Son successeur eut l’élégance de lui allouer un appartement acquis sur les deniers de l’institution, rue Garancière, de l’autre côté de la rue de Vaugirard. René Monory, lui, n’utilisa guère les bureaux qui avaient été mis à sa disposition dans le quartier de Montparnasse.

Pour Christian Poncelet, l’institution ne recule devant aucun sacrifice. Non pas que, après quarante-six années de mandat politique, le sénateur des Vosges fût dans le besoin : à ses indemnités cumulées de sénateur et de conseiller général s’ajoutent les primes supplémentaires pour ses fonctions de président du Sénat (une dizaine de milliers d’euros mensuels, tous frais pris en charge) et de président du conseil général des Vosges (2 718 euros) et ses pensions de retraite.

Il n’empêche : le Sénat a accepté de mettre à sa disposition, à vie, et ce depuis 2004, un appartement situé dans un immeuble de la rue Bonaparte, à un jet de pierre du Palais du Luxembourg. Seul inconvénient, le logement initialement prévu était situé au sixième étage : trop haut. Qu’à cela ne tienne, un échange fut fait avec l’appartement de fonction occupé au rez-de-chaussée par un collaborateur. Ce dernier, heureux retour des choses, deviendra peu après secrétaire général du Sénat.

Un pied-à-terre de 200 mètres carrés, une voiture avec chauffeur, un bureau et une secrétaire, plus une prime supplémentaire que la questure a décidé d’ajouter à sa retraite de sénateur, Christian Poncelet peut se décider enfin à quitter le Petit Luxembourg. A ce prix-là, son retrait n’en sera que plus paisible.

Invité sur RTL, le 22 septembre 2008, Yvan Stéfanovitch précise pourquoi le couple Poncelet a voulu changer d’étage. Un problème majeur s’est en effet posé : Justine, le chien de Mâdame, a le vertige.

Source : Le Monde

 

Caisses vides, sauf pour les protégés de Carlita 16.04.08

Grâce à « Carlita », Pierre Charon, membre du Conseil économique et social et élu de Paris, fait son grand retour à l’Élysée comme conseiller de Nicolas Sarkozy. Bénéficiant de l’amitié du couple présidentiel et de quelques… privilèges, qui font grincer quelques dents.

Charon ne figure pas dans l’organigramme officiel de la présidence de la République : membre du Conseil économique et social et élu de Paris, il ne peut juridiquement cumuler toutes les fonctions. Il dispose toutefois d’un bureau au Château, juste à côté de sa protectrice « Carlita », et d’un strapontin à la réunion quotidienne de 8h30, celle qui réunit les douze conseillers les plus influents autour de Sarko Ier. C’est dans cette enceinte que la plupart des grandes décisions se prennent.

Sarkozyste historique, banni du premier cercle par Cécilia (qui le trouvait trop intriguant), avant de revenir triomphalement dans les bagages de Carla Bruni, trait d’union de Sarkozy avec les milieux du showbiz et des médias, maniant avec facilité l’info et l’intox, Pierre Charon est, avec Carla et ses amis, comme un poisson dans l’eau.

Question com’, la Première dame ne jure que par lui et renvoie toutes les demandes de rendez-vous et d’interview à ce nouveau conseiller élyséen, qu’elle a rencontré dans sa période showbiz. « Vous voulez me voir ? Passez par Pierre », serine-t-elle. Un spectaculaire retour en grâce pour celui qui était tricard il y encore quelques semaines !

Longtemps frustré des petits à-côtés du pouvoir, l’ancien balladurien n’a pas hésité à pousser son avantage en réclamant quelques gratifications supplémentaires. D’abord l’octroi d’une Velsatis avec chauffeur et gyrophare (vanité, quand tu nous tiens…). Ensuite la possibilité de faire appel ponctuellement à un maître d’hôtel pour son usage personnel à l’Élysée. Avantages accordés !

Source : Bakchich

 

Au Sénat, la poste envoie de drôles de courriers 09.04.08

Pas besoin de courir après les timbres au Sénat. Les parlementaires profitent de leurs quotas postaux et s’arrangent avec les règles. « Bakchich » a déniché l’envoi d’un courrier d’une association franc-maçonne.

Entre menus avantages bien français, les sénateurs de la Ve République bénéficient de légers avantages postaux. « La gratuité de l’affranchissement du courrier parlementaire, dans la limite d’un forfait annuel, est accordée pour les lettres nécessitées par les obligations du mandat parlementaire. Les correspondances collectives aux élus locaux peuvent également, dans certaines conditions, bénéficier de la gratuité de l’affranchissement », décrit le site Internet de la chambre haute du Parlement.

Mais entre l’esprit et le texte du règlement, existe une différence, qu’il n’est point besoin de trop expliciter aux sénateurs. Ils la connaissent bien.

Ainsi, quelques libéralités sont prises quant « aux lettres nécessitées par les obligations du mandat parlementaire ». Pour preuve, une étrange enveloppe arrivée entre les mains de Bakchich. Avec en-tête « Sénat, la vice-présidente » et marquée du cachet du bureau de poste du Sénat, daté du 7 mars 2008, la missive se veut bien peu « parlementaire ». Il s’agit d’un bulletin de liaison du « groupe fraternel d’Études des questions africaines, Fraternité Europe Afrique ». Bref, une gentille association de franc-maçonnerie franco-africaine qui fait distribuer sa petite lettre d’information à l’œil.

Sans que quiconque trouve cela désobligeant, surtout pas la vice-présidente du Sénat, Michèle André – présidente d’honneur de l’association – jointe par Bakchich.

« Cela vous gêne parce que c’est une association maçonnique c’est ça ? ». Ben, pas vraiment. Plutôt que les services de l’État (et ses finances) cajolent une association « spirituelle ». « Oh, mais vous savez, c’est une aide parce que je suis très soucieuse du développement de la francophonie ». Avant de conclure en renvoyant Bakchich à ce quota « postal » accordé à chaque parlementaire, que chacun use comme il l’entend. Rien à redire, donc.

Entre l’esprit et le texte de son règlement, le Sénat a fait son choix. En usant de l’équerre et des compas ?

Article : Bakchich

 

Les folles dépenses de la ministre Rachida Dati 28.03.08

Réceptions, voyages, restaurants et dépenses personnelles : la ministre de la Justice a dépensé en moins de trois mois près des deux tiers des « frais de réception » alloués pour l’année 2008. Un dépassement de 30% avait déjà été enregistré l’an dernier. Le contrôleur financier du ministère s’en inquiète et a rappelé à l’ordre le cabinet de la garde des Sceaux, lequel se veut rassurant.

Source : Mediapart