Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Bakchich : Salut l’artiste ! 16.01.11

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Bakchich c’est fini…

 

Total + Françafrique = Monsieur K. 06.02.09

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On aurait pu espérer que le cas KOUCHNER se limite à l’AFFAIRE TOTAL. Résumé : en 2002, six birmans portent plainte contre TOTAL pour “crimes et séquestrations”, ce qui est la traduction juridique de la notion de travail forcé. Pour se défendre, TOTAL utilise alors largement les conclusions d’un rapport de BK Conseil (comprendre Bernard Kouchner Conseil), pondu après 4 jours passés sur place par le French Doctor encadré par des personnes reconnues pour leur grande objectivité, puisque affiliées à la dite société.

Mais non. Bernard, personnage riche en couleur a bien plus d’envergure que cela. C’est ce qu’aura tenté de dépeindre Péan dans son dernier ouvrage. C’est aussi ce que tend à démontrer son procès en réhabilitation, fin novembre 2008. Laissons donc la parole à Bakchich :

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Deux mois avant le scandale de l’affaire Bernard Kouchner qui éclate ces jours-ci avec la sortie du livre de Pierre Péan, Le monde selon K. (Fayard), le TCA (Tribunal des condamnés d’avance) faisait le procès de Bernard Kouchner. Dans deux séances, les 25 novembre et 1er décembre 2008, au théâtre Dejazet, et devant une foule en délire, malgré l’absence regrettée du ministre des Affaires étrangères. Bernard K. était accusé notamment de « détournement de l’humanitaire et de l’abbé Pierre avec préméditation, opportunisme et retournement de veste avec précipitation, bidonages lucratifs et trafic d’influence médiatique en réunion ». Les bidonages lucratifs faisant référence à plusieurs rapports concoctés par Bernard Kouchner. L’un pour l’entreprise pétrolière Total, en Birmanie, les deux autres pour les comptes des gouvernements gabonais et congolais.

Jugé par l’auguste présidence de Daniel Mermet (France Inter), il a été défendu avec panache par les avocats Jacques Vergès puis Christophe Clerc. Et évalué in fine par le procureur Philippe Cohen (Vendredi).

Se sont succédés à la barre des témoins : Jean Bricmont (enseignant chercheur), Francis Christophe (journaliste), Jean-Marc Daniel (économiste, ex diplomate), Xavier Harel (La Tribune), Lime (écrivain), Jean-Baptiste Naudet (Le Nouvel Obs), Frédéric Pagès (Le Canard Enchaîné), Marc-Antoine Pérouse de Montclos (enseignant chercheur en sciences-politiques) Bertrand Rothé (prof et Bakchich), François Ruffin (journaliste), Daniel Schneidermann (Arrêt sur images), Sylvie Thienot (Actrice) et Anaëlle Verzaux (Bakchich).

Bakchich diffuse, en exclusivité, deux extraits vidéo du procès. En première partie, le témoignage de Xavier Harel, journaliste à La Tribune et spécialiste du continent africain, sur les petites affaires de Kouchner en Afrique, à savourer… et en deuxième partie, la plaidoirie de Maître Jacques Vergès, à déguster.

Le procès de Bernard Kouchner au tribunal des condamnés d’avance est une production Bakchich, Daniel Mermet et Les Mutins de Pangée.

Préparation : Bakchich et Daniel Mermet

A la caméra, au montage : Les Mutins de Pangée.

Bernard Kouchner, le fric et l’Afrique : Extrait 01

Le 1er décembre, Bakchich n’avait pas encore dégoté la facture de 817 000 euros d’Africa Steps et Imeda, adressée à la Trésorerie Générale du Gabon. Elle est publiée sur notre site internet depuis le 13 janvier 2009.

La plaidoirie de Maître Jacques Vergès : Extrait 02

Pour écouter ou réécouter le procès, rendez-vous sur le site non officiel de Là-bas si j’y suis.

Pour écouter ou réécouter Pierre Péan et Xavier Monnier interviewés par Daniel Mermet le jeudi 5 février 2009 dans Là-bas si j’y suis, sur France Inter, cliquez ici.

Article : Bakchich (Anaëlle Verzaux), vendredi 6 février 2009.

 

 

 

Le nom de Nicolas Sarkozy cité dans un rapport de police 13.09.08

Le nom de Nicolas Sarkozy a été cité, le 5 mars 2007, dans un rapport rédigé par des policiers de la division nationale des investigations financières (DNIF), à propos de l’affaire de la DCNS (révélée par Le Monde) – leader français de l’industrie navale –, un dossier judiciaire de corruption sur lequel investiguent deux juges parisiens.

Comme l’indique le site Bakchich, Nicolas Sarkozy, alors ministre du budget, aurait donné son aval en 1994 à la mise en place d’une société nommée Heine, située au Luxembourg, qui permettait à la direction des chantiers navals (devenue DCNS) de faire transiter ses commissions destinées aux intermédiaires étrangers, en toute discrétion.

C’était avant la mise en place de la convention OCDE, effective en France en 2000, qui interdit aujourd’hui tout versement de commission à des agents étrangers dans le but d’obtenir des marchés à l’export.

Ces enquêteurs font le lien chronologique avec le financement de la campagne présidentielle de 1995 d’Edouard Balladur, que soutenait M. Sarkozy. Pourtant, rien, dans le dossier, ne vient pour l’heure prouver l’existence de quelconques rétrocommissions au profit de décideurs politiques français.

Source : Article de Gérard Davet, Le Monde.fr 12.09.08 I Illustration © Cabu

 

Au Sénat, la poste envoie de drôles de courriers 09.04.08

Pas besoin de courir après les timbres au Sénat. Les parlementaires profitent de leurs quotas postaux et s’arrangent avec les règles. « Bakchich » a déniché l’envoi d’un courrier d’une association franc-maçonne.

Entre menus avantages bien français, les sénateurs de la Ve République bénéficient de légers avantages postaux. « La gratuité de l’affranchissement du courrier parlementaire, dans la limite d’un forfait annuel, est accordée pour les lettres nécessitées par les obligations du mandat parlementaire. Les correspondances collectives aux élus locaux peuvent également, dans certaines conditions, bénéficier de la gratuité de l’affranchissement », décrit le site Internet de la chambre haute du Parlement.

Mais entre l’esprit et le texte du règlement, existe une différence, qu’il n’est point besoin de trop expliciter aux sénateurs. Ils la connaissent bien.

Ainsi, quelques libéralités sont prises quant « aux lettres nécessitées par les obligations du mandat parlementaire ». Pour preuve, une étrange enveloppe arrivée entre les mains de Bakchich. Avec en-tête « Sénat, la vice-présidente » et marquée du cachet du bureau de poste du Sénat, daté du 7 mars 2008, la missive se veut bien peu « parlementaire ». Il s’agit d’un bulletin de liaison du « groupe fraternel d’Études des questions africaines, Fraternité Europe Afrique ». Bref, une gentille association de franc-maçonnerie franco-africaine qui fait distribuer sa petite lettre d’information à l’œil.

Sans que quiconque trouve cela désobligeant, surtout pas la vice-présidente du Sénat, Michèle André – présidente d’honneur de l’association – jointe par Bakchich.

« Cela vous gêne parce que c’est une association maçonnique c’est ça ? ». Ben, pas vraiment. Plutôt que les services de l’État (et ses finances) cajolent une association « spirituelle ». « Oh, mais vous savez, c’est une aide parce que je suis très soucieuse du développement de la francophonie ». Avant de conclure en renvoyant Bakchich à ce quota « postal » accordé à chaque parlementaire, que chacun use comme il l’entend. Rien à redire, donc.

Entre l’esprit et le texte de son règlement, le Sénat a fait son choix. En usant de l’équerre et des compas ?

Article : Bakchich