Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Coincés dans un ascenseur avec Sarkozy 14.04.10

Illustration : Chappatte

Nils Minkmar, correspondant du Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (relayé par Courrier International), pointe l’étrange paradoxe d’un homme qui maitrise les nouvelles technologies de communication et se sent menacé par le plus vieux média du monde, la rumeur.

Dans le cas des rumeurs, la célèbre expression de ­Marshall McLuhan semble particulièrement adaptée : “le médium, c’est le message”. Ironie de l’histoire des médias, Nicolas Sarkozy, ce maître de la télévision en couleur, ce virtuose de l’image électronique qui a fait transformer le site Internet de l’Elysée en un portail vidéo ­entièrement dédié à sa personne, se sent menacé par le plus vieux médium de France : la rumeur. Et il a réagi comme un seigneur des temps anciens qui enverrait ses chevaliers bardés de fer lutter contre une invasion de sauterelles.

C’est un cousin français, que l’on ne peut pas vraiment considérer comme bien informé, qui m’a transmis la rumeur. “Tout le monde” à Paris parlerait d’un adultère parallèle, m’a écrit mon cousin : le président tromperait son épouse avec sa secrétaire d’Etat à l’Environnement, et Carla Bruni, elle, le tromperait avec le chanteur Benjamin Biolay. Mon cousin m’a raconté cela en janvier. A l’époque, personne n’avait couché la rumeur sur papier. A quoi bon ? La rumeur se suffit à elle-même. On la veut toute chaude, livrée personnellement par le bouche à oreille. Le scandale, c’est comme la photo d’une part de tarte : propre, précise, mais bien loin du vrai plaisir. Quant à savoir si la rumeur est effectivement fondée, on finira bien par l’apprendre un de ces quatre. Lancée à pleine puissance, une rumeur parisienne a en tout cas des implications symboliques et politiques qui sont tout sauf inoffensives. Nombre de livres ont été publiés par des spécialistes de l’histoire culturelle comme Robert Darnton et Arlette Farge, qui montrent comment les rumeurs de la capitale ont pu saper la loyauté envers la monarchie longtemps avant la révolution française de 1789. A l’époque moderne, Giscard, en particulier, a souffert de l’histoire des diamants africains. La rumeur a fait basculer l’image que l’opinion publique avait de lui. Brutalement, il a semblé dépassé, son avenir était désormais derrière lui.

Le médium de la rumeur est surtout efficace dans le camp de la droite, où l’on aime les présidents inaccessibles, qui peuvent être admirés tandis qu’ils s’occupent de leurs affaires tout en haut, au sommet de l’Etat, en laissant tranquilles leurs concitoyens. Lesquels ont déjà bien assez d’ennuis comme ça – pas la peine de partager en plus ceux du chef de l’Etat. Quand on s’entretient ces temps-ci avec des policiers et des commerçants en province, ils secouent la tête dès que le nom de Sarkozy est mentionné. Que l’on tombe partout sur des photos de la première dame nue est déjà pénible pour beaucoup de ses partisans. Qu’il ne se maîtrise toujours pas, qu’on le voie tout le temps à la télé, ça énerve aussi. Depuis plusieurs jours, la France a l’impression d’être coincée dans un ascenseur avec Sarkozy.

Le président a une tendance néfaste à confondre la vérité et sa représentation médiatique, ainsi qu’à se tromper de combat. Alain Genestar, ancien rédacteur en chef de Paris Match, a décrit dans un livre comment, en 2006, il avait perdu son poste à la suite de pressions de Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Il avait publié en une de sa revue une photo de Cécilia, épouse de Sarkozy à l’époque, en compagnie de son nouvel ami Richard Attias. “Tu m’as fait beaucoup de mal avec ça”, lui aurait dit Sarkozy au téléphone, comme si le cliché volé du couple était la cause de la liaison, et non sa conséquence. Ne pas publier le cliché n’y aurait rien changé. Pourtant, Genestar a perdu son emploi. Et, Richard Attias, aujourd’hui époux de Cécilia, se plaint que sa société, qui organise des galas et des sommets, ait perdu tous les marchés publics – non seulement avec Paris, mais aussi avec les Etats africains et arabes favorables à la France.

Dans le cas d’une rumeur, ce genre de vengeance est impossible. Cela n’a pas empêché Sarkozy d’essayer, d’où la pire crise de réputation de sa présidence. Ces malheurs sont personnifiés par Pierre Charon, son comparse et conseiller médiatique. Ce dernier a fait part à des journalistes de la fureur du président, le tout en termes belliqueux et cinglants, affirmant entre autres que toute l’affaire masquait un “complot international” de la finance, que la rumeur était considérée comme un “casus belli” et que l’on veillerait à ce que la peur “change de camp”. Un discours digne d’une cour de récréation, au lendemain de la diffusion d’un film sur la mafia à la télévision. Il est inquiétant de constater que l’entourage du président affirme disposer de preuves que Rachida Dati serait à l’origine de la rumeur. Citons Charon à ce sujet : “Voilà ce qui arrive quand on s’attaque à la Firme !” Charon et quelques autres, qui comme lui ne seraient rien sans Sarkozy, aiment se surnommer “la Firme”, ils ont tiré ça du roman de John Grisham [La Firme, 1991]. Puisque Charon parlait de preuve, on a pu penser que “la Firme” détenait plus que des témoignages ou que le téléphone de la politicienne, aujourd’hui députée européenne, avait été mis sur écoute. Sarkozy aurait ainsi suivi les traces de ses prédécesseurs. Cherchant à contrôler les rumeurs parisiennes sur sa fille adultérine, François Mitterrand avait fait placer sur écoute des journalistes, puis des amis au sein de son parti, puis de belles actrices, et pour finir près de la moitié de la ville. Mais il n’avait pas réussi à empêcher que circulent des rumeurs qui reflétaient la vérité.

Pendant que Paris perdait peu à peu la tête, Sarkozy est apparu sur son portail vidéo. Tout en noblesse et en distanciation, sur un plateau enneigé de Savoie où, le 8 avril, il a rendu hommage à Tom Morel, héros de la Résistance. On aurait dit une scène issue d’un rêve étrange. Dans un paysage de neige immaculée, Sarko marchait entouré de sapins, seul, détonnant avec son manteau bleu et ses chaussures de ville. De temps à autre, il haussait les épaules. “Les femmes, ça a toujours été son talon d’Achille. Mais il ne faut pas croire qu’il est fini. Il va reprendre le dessus. Même seul, parce que le spectacle doit continuer”, explique quelqu’un qui le connaît depuis plus de trente ans.

La seule chose que Sarkozy ne puisse pas faire, c’est se tenir à l’écart des médias et s’occuper de son “labyrinthe intérieur”, selon l’expression de son rival Dominique de Villepin, ce qui pourrait pourtant protéger son mandat du ridicule. Sarkozy en est convaincu, ce dont les médias ne parlent pas n’existe pas. Qu’adviendra-t-il de lui si c’est le Premier ministre que l’on voit sur tous les écrans ? Alors, il oscille devant des milliers de ­caméras entre les fantasmes de la ­toute-puissance et les angoisses de l’impuissance, il vocifère toujours plus contre les murmures dans l’opinion publique et pervertit l’Etat et les médias d’une nation pour en faire la thérapie de groupe d’un seul homme.

 

Censurer plus pour exposer moins 15.02.10

L’installation de l’artiste chinoise Ko Siu Lan, dont le vernissage était programmé vendredi, a été démontée quelques heures après leur affichage sur la façade de l’École des beaux-arts, quai Malaquais. « Censure politique », dénonce l’artiste.

« Un week-end de sept jours », une exposition collective à la connotation délibérément utopique, devait présenter du 13 au 21 février des œuvres d’étudiants du Royal College of Art de Londres, et de Lasalle College of the Arts de Singapour. Ko Siu Lan, qui connaît bien les Beaux-Arts de Paris pour y avoir passé deux ans en résidence, avait imaginé deux bannières réversibles de 7 mètres de haut sur 1,2 m de large, visibles depuis les quais de la Seine et incluant simplement quatre mots. Selon le chemin que l’on empruntait, on pouvait lire les mots ci-dessous.

photomontage des bannières de l'expo /Siu Lan Ko

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L’artiste explique avoir cherché à évoquer « à la fois la question du travail et de la propagande, dans un esprit universel » et s’être « bien sûr inspirée du slogan du candidat Sarkozy. »

Mercredi à 10h30, comme prévu, les bannières ont été montées sur la façade située à deux pas de l’actuelle résidence de Jacques Chirac, quai Voltaire. Mais dans l’après-midi, elles ont été retirées alors que l’artiste n’a été officiellement avertie que par un mail reçu dans la soirée de sa commissaire d’exposition, Clare Carolin, du Royal College of Art de Londres. « Le pire est que tout était calé depuis un an, le catalogue imprimé, ils n’ont pas découvert ça hier ».

D’après les informations recueillies, la direction de l’école aurait jugé cette œuvre trop dérangeante et aurait argué qu’elle avait choqué certains membres du personnel de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts et du ministère de l’Éducation. Le directeur aurait ajouté que la période était particulièrement sensible alors que l’école était en train de renouveler sa convention de financement avec les ministères. À la commissaire d’exposition Clare Carolin, on a simplement proposé de rapatrier les bannières à l’intérieur de l’école, mais elle ne pouvait prendre une telle décision sans prévenir l’artiste. Elle n’a pas eu le temps de le faire puisque lorsqu’elle est sortie de la réunion, l’œuvre était déjà démontée.

L’Ecole des beaux-arts de Paris, dans un communiqué, a déclaré que l’artiste avait accroché son oeuvre à l’extérieur « sans que la direction de l’établissement en soit informée » : « Sans titre, sans nom d’auteur, sans mention relative à l’exposition, le caractère de l’oeuvre se réfère explicitement à un contexte politique. Son auteur a souhaité, par la présentation sur la voie publique, utiliser spectaculairement comme médiation de son message un bâtiment de l’Etat voué à l’enseignement », a poursuivi l’école. La direction de l’école a considéré que « cette présentation non concertée de l’oeuvre, sans explicitation à l’attention du public, pouvait constituer une atteinte à la neutralité du service public et instrumentaliser l’établissement », selon le communiqué.

Mise à jour du 13 février 2010 : Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand a demandé à l’Ecole des beaux-arts de raccrocher l’oeuvre de l’artiste chinoise Ko Siu Lan.

Sources : Rue89 I Libération.

 

Bague de Rachida : Mougeotte à ses Lecteurs… 02.12.08

PRIX DE LA BAGUE (En or gris pavé diamants, avec deux liens pavés diamants) : 15.600€

baguedati

Article du Nouvel Obs

 

Mobilisation des lycées : des cas de censure sur le Web 20.04.08

On assiste, autour du mouvement lycéen, à une véritable campagne de désinformation dont Jean-Pierre Pernault notamment, se fait encore et toujours le chantre. Pas ou très peu de relais des initiatives des élèves comme des professeurs, mais un focus systématique sur tous les incidents qui surviennent lors du passage des cortèges. Et ce, côté manifestants, bien sûr ; car pas un mot – évidemment – ne filtre sur la façon dont la police se comporte.

Présentés comme des marionnettes manipulées par les syndicalistes, ou comme des écervelés qui ne cherchent qu’à sécher quelques heures de cours, les lycéens sont caricaturés et méprisés dans leur légitimes indignations et inquiétudes, comme dans leur solidarité et leur engagement.

Il aurait pourtant été aussi novateur qu’intéressant que TF1 diffuse une des vidéos publiées sur le blog du lycée Arsonval à Albi. Intitulée « Sauvons nos options« , elle affiche dores et déjà plus de 150 000 vues sur YouTube :

Rue89 vient de publier un article qui parle de ces vidéos, et plus précisément des « 77-227« . De quoi s’agit-il ? L’idée à germé dans la tête des élèves et des professeurs du lycée Emily-Brontë, de Lognes (Seine-et-Marne). Dans ce département, le 77, la mobilisation a décollé après l’annonce de la suppression de 227 postes.

Prenant le parti de traiter le problème avec humour, les profs et les élèves s’associent pour enfiler leggins et shorts ridicules afin de réaliser une parodie de la publicité pour les renseignements 118-218, au son de « Toutouyoutou ».

L’initiative parvient à faire un peu de bruit : une dépêche AFP et de nombreux articles, notamment dans Le Parisien. Rue89 affiche le clip dans sa rubrique ZapNet, et Libération.fr, dans un article consacré aux nouveaux outils web et sms de la mobilisation dans l’éducation nationale, renvoie sur l’opération « 77-227-Toutouyoutou ».

Puis soudain, Rue89 constate la disparition mystérieuse du clip dans sa colonne ZapNet. Une internaute, qui co-anime le blog d’Emily-Brontë, prend contact avec eux : « L’inspection académique, le rectorat et notre direction nous demandent de supprimer avant lundi la vidéo « 77-227 » de notre blog et de YouTube. » Un enseignant du lycée confie alors, très amer : « Les autorités qui nous liquident ne tiennent certainement pas à ce que le mouvement devienne populaire et sympathique. On préfère parler de corporatisme, de violence et d’hystérie plutôt que de mettre à jour les revendications claires et légitimes des professeurs et des élèves inquiets, non pour leurs statuts, leurs options ou leurs programmes, mais pour l’Ecole républicaine. »

En fait, c’est au nom de la protection des mineurs que l’on a demandé aux auteurs du clip de retirer celui-ci du Web. L’argument ? « Il est interdit de filmer ou de prendre en photo des élèves dans l’enceinte du lycée sans le consentement écrit de leurs parents. »

C’est en effet ce que dit la loi. En principe. Mais celle-ci s’applique-t-elle en période de grève ou de blocus, lorsque le lycée échappe à son fonctionnement ordinaire ? Et cette loi concerne-t-elle une opération similaire menée devant les bâtiments de la préfecture, comme ce fut le cas pour une autre vidéo ?

« Et pourquoi cette règle ne s’applique-t-elle pas, alors, aussi aux rituelles photos de classe ? » s’interroge une des prof du lycée.

Renseignements pris, les enseignants de Lognes décident de réintégrer la vidéo sur le Net : « Seule la direction de l’établissement est allée voir le service juridique du rectorat mais elle n’a pas été en mesure de prouver que des parents s’étaient plaints. »

Source : Article de Chloe Le Prince (Rue89)

 

Les blogs « anti-Sarko » sur la sellette

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Le blog Torapamavoa Nicolas, qui dénonce avec humour (noir) les dérives de la politique et de l’homme-Président Sarkozy [par des revues de presse, des billets d’humeur, des détournements et nombres de créations images audio vidéos…] est bloqué par son hébergeur. Les administrateurs du blog ne peuvent plus poster de nouveaux messages. Victime une première fois d’une censure sur MySpace, ce blog très fréquenté [105660 visites et 195941 pages vue lors des 6 derniers mois, plus d’un million de visites sur Dailymotion, et 2,5 millions sur Youtube] semble à nouveau menacé. Excuse avancée : Les robots anti-spam de Blogger ont détecté que le blog possédait les caractéristiques d’un blog indésirable.

Chronique d’une censure entamée ? : http://otage2google.blogspot.com/

 

Un blogueur condamné pour diffamation 25.03.08

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Constat déprimant : les gouvernants intolérants qui veulent bâillonner l’internaute sont plus nombreux encore qu’on ne le suppose généralement.

Ainsi, à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne, 17.615 habitants), comme en Chine populaire, quoique par des moyens moins brutaux, on souhaite aujourd’hui faire taire les voix dissidentes qui s’expriment sur le Net. Le député-maire UMP de cette charmante cité balnéaire, Yves Jego, fidèle sarkozyste promu, il y a trois jours, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, a porté plainte pour diffamation, le mois dernier, contre un directeur d’école du nom d’Yves Poey, militant socialiste, qui avait eu le front de le qualifier sur son blog d’« apparatchik ».

Ce mot, passé de longue date dans le vocabulaire des controverses politiques, où il est d’un usage fréquent, désignait, aux temps reculés où le Mur de Berlin coupait le monde en deux, et d’après la définition qu’en donne le Petit Robert, les « membres influents du parti communiste soviétique ».

Yves Jego estime, dans sa plainte, que l’impudent blogueur a « porté atteinte » à son honneur et à sa considération « en assimilant implicitement, par l’emploi du terme péjoratif « apparatchik », le résultat de son parcours d’homme public et de parlementaire au simple résultat de son militantisme au sein d’un parti politique ».

Des méthodes « staliniennes ».

Il est, certes, compréhensible que le député-maire se soit senti blessé par cette référence, mais, problème : lui-même semble parfois s’exonérer, dans le registre justement des allusions à feu l’URSS et sans trop se forcer, de la retenue qu’il réclame pour les autres – comme l’a prouvé le mois dernier sa réaction à l’appel « Pour une vigilance républicaine », lancé par l’hebdomadaire Marianne, et qu’avaient notamment signé François Bayrou, Ségolène Royal et Dominique de Villepin. S’emportant, Yves Jego avait jugé que les signataires voulaient « abattre » Nicolas Sarkozy – ajoutant : « C’est exactement la méthode des procès staliniens ».

Dans son esprit, par conséquent, « apparatchik » est un gros mot, cependant que « stalinien » relève du débat démocratique : faites ce que je dis plutôt que ce que je fais semble être, là, sa philosophie.

Fort de quoi, son avocat, durant l’audience correctionnelle (qui s’est tenue le 13 mars au tribunal de Fontainebleau), a demandé, raconte Yves Poey, que l’usage du Net soit mieux réglementé, et qu’il fallait par conséquent légiférer – car il n’est plus tolérable que des blogueurs subversifs puissent traiter n’importe qui d’apparatchik.

La liberté d’expression ? Oui-da, mais à condition de la consommer avec modération.

Yves Poey, à qui le nouveau secrétaire d’État réclame un euro symbolique, et (tout de même) « 3.000 euros de frais non répétibles », sera fixé sur son sort le 17 avril prochain. Gageons que Nicolas Sarkozy, qui affirme préférer « un excès de caricature à un excès de censure », saura trouver le moyen de lui apporter son soutien.

Article : Bakchich I Illustration © Kerleroux

 

Mariage de Cécilia : Paris Match [s’auto]censure 23.03.08

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Olivier Royant craindrait-il de subir le sort de son prédécesseur, Alain Genestar ? Le directeur de la rédaction de Paris Match vient de refuser un scoop que deux de ses journalistes lui apportaient sur un plateau d’argent. Le genre de scoop qui n’aurait pas bouleversé la marche du monde, loin s’en faut. Mais qui aurait très certainement propulsé les ventes de l’hebdomadaire vers des sommets et rendu jaloux tout ce que la planète compte de journalistes « people » : suivre de l’intérieur le mariage de Cécilia Ciganer Albeniz ex-Sarkozy avec Richard Attias. La fête débute ce vendredi et se poursuivra jusqu’à dimanche, entre le Connecticut et New York.

La semaine dernière, un journaliste et un photographe de Match étaient à Dakar pour couvrir le sommet de l’Organisation de la conférence islamique. On ne sait pas si l’hebdo publiera une analyse sur la dimension politique de cet événement, qui a rassemblé 57 chefs d’Etat.

En revanche, un portrait de l’organisateur devrait paraître la semaine prochaine : Richard Attias, PDG de l’agence événementielle Publicis Live, a été croqué « in situ », en plein travail, par les deux journalistes. Il les a d’ailleurs invités à déjeuner, avec sa promise, Cécilia. Pendant le repas, le couple propose aux journalistes de suivre leurs noces de l’intérieur. Et promet qu’ils seront les seuls dans ce cas.

Contrairement à tout rédacteur en chef normalement constitué, Olivier Royant n’a pas sauté de joie quand il a appris la nouvelle. Il a même refusé la proposition. Match ne suivra pas la fête en exclusivité. Alors que des journalistes maison lui apportaient un scoop, la rédaction en chef préfère être logée à la même enseigne que le reste de la presse spécialisée dans les heurs et malheurs des « grands de ce monde », en restant à l’extérieur de la noce. Match enverra des paparazzis considérés comme les plus chers de la place parisienne. Résumons : l’hebdo aura moins bien pour plus cher.

Mais comment expliquer une décision si farfelue ? Joint par Rue89, Olivier Royant nous a renvoyé vers Laurent Valdiguié, un des rédacteurs en chef du magazine. Lequel nous a déclaré : « La chaîne de tout ce que vous dites n’est pas tout à fait vraie », tout en refusant de nous dire ce qui serait « vrai ». Selon nos informations, Royant a pourtant dû expliquer sa décision devant la rédaction.

La raison se trouve peut-être dans le funeste sort d’Alain Genestar. Alors qu’il dirigeait la rédaction de Paris Match, il avait publié un reportage montrant Richard Attias à New York en amoureuse posture avec celle qui était encore l’épouse de Nicolas Sarkozy. Paris Match appartenant à Lagardère, dont le patron Arnaud se considère comme le « frère » du mari trompé, la carrière d’Alain Genestar dans ce groupe avait fait long feu.

Trois ans plus tard, l’eau a coulé sous le pont des Soupirs, Cécilia épouse son amant, son ex-mari a déjà convolé avec une autre. Et les dirigeants de Lagardère ont retenu la leçon : plutôt que de froisser la susceptibilité du Président, mieux vaut s’autocensurer. Tant pis si ça coûte plus cher en rapportant moins, et si les lecteurs de Match, qui avaient eu droit à un reportage dithyrambique « Dans la vie de Nicolas Sarkozy », échapperont à l’intimité d’un moment si romantique.

Invités à la noce, Rachida Dati, David Martinon, Isabelle Balkany ont décliné. L’ire présidentielle, ils connaissent aussi…

Quelle sera la nouvelle vie de Cécilia désormais Attias ? Elle devrait revenir s’installer à Neuilly. Le couple met la dernière main à l’aménagement d’un hôtel particulier dans la ville où elle a habité pendant plus de 15 ans. Travaillera-t-elle aux côtés de son nouveau mari, publicitaire et organisateur d’événements internationaux comme les rencontres annuelles de Davos, en Suisse ? Attias répond ce mois ci dans le magazine L’Optimum : « Elle n’a pas été recrutée par PublicisLive », la société qu’il préside, une filiale de Publicis.

Richard, dans cette interview, fait une gentillesse à sa nouvelle moitié, qu’il a connu en tant qu’organisatrice d’un congrès de l’UMP, en 2003 : « C’est l’une des meilleures qu’il m’ai été donné de rencontrer, à la fois dans la réflexion stratégique et l’approche opérationnelle. Elle possède un don inné au-delà de sa propre expérience. Je l’encourage pour ma part à se remettre un jour aux manettes ». Si c’est pas une promesse d’embauche, ça y ressemble fort.

Source : Rue89 I Bakchich I Illustration © Goubelle

 

Big brother is watching us 20.03.08

Une excitation suspecte à la suite d’une rencontre avec Vladimir Poutine, un stylo plaqué or glissé discrètement dans la poche, un « casse-toi pauvre con » retentissant au Salon de l’Agriculture, un regard appuyé dans le décolleté de la petite amie de Leonardo di Caprio (Vidéo).

Depuis son élection, le Web se délecte des vidéos de Nicolas Sarkozy, qui, ne le présentant pas toujours à son avantage, ont sans doute accéléré la chute de sa cote de popularité. L’Elysée semble avoir compris les dangers de cet outil de communication et du risque sur l’image du président. C’est pourquoi le pôle Internet de l’Elysée vient d’être enrichi d’un nouveau conseiller qui surveillera le buzz fait autour du président sur le Web.

Le titulaire du poste s’appelle Nicolas Princen. Agé de 24 ans, il et est diplômé de l’Ecole Normale et de HEC. Il aura pour charge de prendre le pouls de l’opinion public sur le Web, la jauger, évaluer ses conséquences sur l’image du chef de l’Etat, et éventuellement préparer d’éventuelles ripostes avec les conseillers en communication du président.

Source : Le journal du Net

Le Sarkopithèque souhaite beaucoup de courage à ce jeune homme, qui risque d’avoir beaucoup de travail…

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Intimidation 18.03.08

Les journalistes, Nicolas Sarkozy en a besoin. Autant qu’il les déteste. Bakchich revient sur 3 exemples des relations houleuses qui (dé)lient le président à cette profession.

L’INDEX VENGEUR.

C’est un journaliste du Nouvel Observateur, Hervé Algalarrondo, qui s’est pris la menace en plein front. La scène s’est déroulée au mois d’août 2006, lors d’un déjeuner de l’université d’été de l’UMP, à Marseille. Le journaliste entamait son dessert en compagnie de quelques membres du grand parti de droite, quand il vit Sarkozy, se promenant de table en table, faire soudain un détour et se diriger vivement vers lui.

Quelques temps auparavant, Algalarrondo avait signé un article où il mettait en parallèle la « rupture » politique de Sarko et la période où celui-ci vivait avec Cécilia sa « rupture sentimentale ». Sarkozy en était fou de rage et on pouvait penser qu’en approchant le journaliste, il n’allait pas lui remettre un bouquet de violettes.

En effet : parvenu à la table, Sarko se plante devant Algalarrondo et tend l’index sur lui. Ce qui, déjà, jette un froid.

Mais ce qui refroidit vraiment la table est moins ce geste menaçant, que la phrase envoyée au bout de cet index. Des paroles qu’un ministre de Villepin, qui mangeait son dessert près d’Algalarrondo, ne manquera pas de commenter, une fois Sarkozy reparti.

LA MENACE DU KÄRCHER.

Vexé par un accueil qu’il ne trouvait pas digne de sa grandeur, Sarkozy se fait menaçant« On va virer la direction de France 3 »

LA FLATTERIE.

Sarko a un piège à journalistes : la flatterie. En 2005, il appelle Joseph Macé-Scaron de son téléphone portable. Le journaliste, qui dirige la rédaction du Figaro-Magazine, décroche et reconnaît cette voix au timbre à la fois chaleureux et nerveux : « Joseph, salut, c’est Nicolas Sarkozy »… La suite :

 

Sarkozy, ce grand malade 23.02.08

La censure va bon train en Sarkozie. La couverture de Courrier International a ainsi été boudée par deux voix. Celle de Metrobus – la régie publicitaire de la RATP – dans un premier temps, qui a tout bonnement refusé d’afficher l’objet du courroux. Puis par Lagardère ensuite, qui a demandé à tous les gérants des enseignes Relay de replier le haut de l’affiche pour cacher le malheureux titre qui fâche : Sarkozy, ce grand malade.

Le méchant criminel : le directeur adjoint d’El País, Lluís Bassets, auteur d’une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une « incurable hypertrophie de l’ego ». L’article :

Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.

Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail.

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.

C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : « Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? » En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.

Source : Article de Lluís Bassets (El País) in Courrier International

 

Pas de Sarko dans le métro 22.02.08

Article de Libération – Samedi 23 septembre 2006.

«Dimanche 15 janvier, Vivement Dimanche . Nicolas Sarkozy devrait faire attention. C’est déjà la troisième fois qu’il invite Michel Drucker dans son émission.» Drôle, ce petit texte signé d’un lecteur, Arnaud de Saint-Jores, dans Télérama. Tellement, que l’hebdomadaire avait choisi de le reprendre dans une affiche, histoire de faire la promo de sa nouvelle formule. Eh bien, allez savoir pourquoi cette affiche fait tout simplement l’objet d’une censure. Métrobus (la régie pub du Métro) refuse en effet de la montrer. Après un petit coup de fil de Sarko ? Vendredi, personne chez Métrobus n’était, nous a-t-on affirmé, en mesure de répondre, tandis que du côté de Télérama , on se dit plus que surpris par ce sale coup.

 

Métrobus censure une affiche sur Sarkozy

Article de La régie publicitaire de la RATP refuse à l’hebdomadaire Courrier International une affiche où il est écrit: « Vu de Madrid, Sarkozy ce grand malade ».

Confirmation d’un drôle de climat : Métrobus, la régie publicitaire de la RATP, a décidé de censurer une affiche de l’hebdomadaire Courrier International. Image obscène ? Trop violente ? Non. Un simple titre de journal sur Nicolas Sarkozy, signé de nos confrères espagnols d’El Pais qui, une fois traduit, a provoqué des sueurs froides chez les dirigeants de la régie autonome : « Vu de Madrid, Sarkozy ce grand malade ».

Titre original: « Sarkozy, c’est fini », en français dans le texte…

Depuis quelques semaines, chez Courrier, les guetteurs de la presse internationale sentent le vent tourner autour de la popularité du président de la République. Articles de plus en plus critiques, éditos cinglants, chroniques assassines : à l’image de sa chute dans les sondages, la cote européenne de Nicolas Sarkozy s’effondre à longueur de colonnes.

Pour marquer le coup, l’hebdomadaire décide de publier, dans le numéro sorti ce jeudi, quatre articles particulièrement durs, dont celui de Lluis Bassets, directeur adjoint de la rédaction d’El Pais. Une plume acérée et respectée qui, le 14 février dernier, autour du titre « Sarkozy, c’est fini » (en français), brosse le portrait d’un chef d’Etat malade. Malade de quoi ? De son « ego hypertrophié », explique le journaliste, inscrivant le nouvel élu dans la longue lignée des pathologies présidentielles de la Ve République :

« L’infirmité dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle affecte cet organe vital qu’est l’ego, et qui souffre d’une hypertrophie probablement irréversible. »

(more…)

 

L’Élysée Censure Un Titre de Carla Bruni ? 01.02.08

brunikichka.jpg © Kichka

Article de Vincent Nouzille [Bakchich]

Le troisième album de Carla Bruni devient une affaire d’État. Sa date de sortie ? Secret défense. Mais « Bakchich » a eu quelques indiscrétions : c’est prévu pour mars. Et le contenu d’une chanson, dédiée à Nicolas Sarkozy, et prétitré « Ma came » provoque beaucoup d’émois à l’Elysée.

Tout comme le mariage probable, l’événement est attendu avec anxiété. Espéré et redouté tout à la fois, dans les milieux artistiques autant que politiques. Au point de relever désormais de l’affaire d’État. (more…)

 

Nicolas Sarkozy et Carla Bruni attaquent Ryanair 30.01.08

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Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ont assigné en référé la compagnie low-cost Ryanair pour atteinte au droit à l’image, suite à l’utilisation d’une photo de leur couple pour une publicité parue lundi dans Le Parisien / Aujourd’hui en France. L’audience se tiendra jeudi à 15h30 devant le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris.

Le chef de l’État réclame un euro de dommages et intérêts, Carla Bruni, 500.000 euros.

Dans son assignation, l’avocat du couple, Me Thierry Herzog, rappelle que le tarif moyen des droits d’utilisation de l’image de Carla Bruni « sur le seul territoire français est habituellement négocié aux alentours de 500.000 euros ».
Selon une avocate spécialisée dans le droit de la presse, contactée par 20minutes.fr, l’Elysée « aura du mal à gagner car les faits sur la vie privée révélés sont déjà connus de tous ». Si Le Parisien est visé par la plainte, ce serait, selon elle, la première fois dans la Vème République qu’un président de la République en exercice porte plainte contre un journal.

20 Minutes

 

« Sarkozy et les femmes » : déprogrammé ! 26.01.08

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Vendredi soir 25 janvier, la chaîne Direct 8, qui soit-dit en passant appartient au grand ami de Nicolas Sarkozy, l’industriel Vincent Bolloré, a mystérieusement annulé la diffusion de l’émission « 88 minutes » consacrée, justement, à une « Spéciale Sarkozy et les femmes », comme claironnaient les responsables de la chaîne…

L’émission devait se dérouler en direct, ce vendredi 25 janvier, à 22h15. Fait rarissime en télévision, au dernier moment, les invités sont décommandés. Dans l’après-midi, ceux qui devaient révéler des anecdotes sur les femmes entourant notre président, reçoivent un coup de téléphone embarrassé des journalistes de la chaîne de Vincent Bolloré. La voix hésitante, ils expliquent que le débat a été annulé « pour des raisons techniques ».

Dommage, car sur le plateau, la conversation s’annonçait fertile. Le nouvel ami de Sarkozy, le publicitaire Jacques Séguéla, chez qui le président a rencontré Carla Bruni, était de la partie ; ainsi que Corinne Lepage, ancienne ministre, et les journalistes Laurent Léger (de Bakchich) et Michaël Darmon, auteurs de livres sur l’ ex-Première dame, Cécilia. Un vieux loup du RPR devait pointer son museau sur le plateau, l’ancien conseiller de Jacques Chirac, Charles Pasqua et Jean Tiberi : Jean-François Probst, lui aussi signataire d’un bouquin sur Les dames du président. Tout un programme… Les téléspectateurs ont eu droit, à la place, à une rediffusion du film Cinéma Paradiso. Ça c’est de l’info !

[Sources : Bakchich]

 

Cécilia : la vente du livre maintenue 13.01.08

Cécilia Sarkozy a été déboutée vendredi de sa demande d’interdiction du livre de la journaliste Anna Bitton, qui brosse – en creux – un portrait très dur de son ex-mari, et pas franchement reluisant d’elle-même. La plaignante, qui demandait 200 000 euros d’astreinte par exemplaire mis en vente, a fait appel de cette décision, sans utiliser la procédure d’urgence.

Dans son ordonnance de jugement, dont Rue89 a obtenu copie, le tribunal rappelle qu’Anna Bitton, journaliste au service politique du Point, avait déjà publié de nombreux articles reprenant des confidences que Cécilia Sarkozy lui avait faites, sans qu’elle ne réagisse. La journaliste, qui a signé le premier portrait de l’ex-femme du Président – paru dans Libération en 2002 -, a ensuite travaillé à Marianne, et désormais au Point. En ne cessant jamais de rencontrer Cécilia Sarkozy pour des « entretiens de nature journalistique et professionnelle », mais « jamais […] dans un cadre privé ». Les interviews accordées par « Madame Cécilia Ciganer-Albeniz divorcée Sarkozy » à L’Est Républicain puis à Elle ont aussi pesé dans le jugement.

Cécilia Sarkozy se plaint de l’étalement de « choses intimes », rappelle son avocat, Me Jean-Yves Dupeux, et de n’avoir pas donné son autorisation pour la publication de ses propos, dont elle conteste – pour les plus polémiques – les avoir tenus.

Article Rue89

 

Ca commence : Paris Match ménage la « première dame » 21.12.07

En « trappant » un article qui détaillait l’abondant tableau de chasse sentimental de Carla Bruni et en publiant le portfolio d’une photographe choisie par l’Elysée, l’hebdomadaire du groupe Lagardère renforce son statut de vecteur de la communication du « Palais ». La rédaction commence à sérieusement grincer des dents.

Signé par une rédactrice en chef de Match, le portrait de Carla Bruni évoquait sa carrière de « mangeuse d’hommes » – pour reprendre le cliché en vogue ces jours-ci dans les gazettes -, et citait les noms de ses nombreux ex. Mais Paris Match ne tombera pas dans le cliché de la « redoutable séductrice », puisque l’article est passé à la trappe, comme l’a révélé Bakchich.info. Une décision que des sources internes attribuent à une prudence toute commerciale : il s’agit de ne pas froisser la jeune femme pour s’assurer l’exclusivité des premières photos « intimes » du couple.

Seize pages de portfolio: « On a cru que Sarkozy était mort »

Le même souci semble avoir guidé la rédaction en chef – qui n’a pas souhaité s’exprimer – pour la publication, sur 16 pages, d’un portfolio « exclusif » sur Nicolas Sarkozy dans son intimité. « On a cru qu’il était mort », ironise un journaliste de Match, en rappelant qu’une telle pagination est habituellement consacrée aux « nécrologies » des stars.

La photographe Bettina Rheims – auteur du portrait officiel de Jacques Chirac – a été choisie par l’Elysée et acceptée par l’hebdomadaire, pour prix de son exclusivité. La rédaction n’a pas pu la suivre dans son travail, contrairement à la tradition, pour expliquer les coulisses du reportage photo.

Ce qui donne des légendes aussi informatives que celle-ci, sur une photo de Nicolas Sarkozy fumant un cigare devant une cheminée couverte de photos:

« Mercredi 12 décembre, en fin d’après-midi, le président allume un cigare. Sur la cheminée, derrière son bureau, on aperçoit (à dr.) une photo avec son fils Louis, le jour de sa prise de fonction. A gauche, un portrait de Cécilia. »

Commentaire en interne : « Il n’y a aucune mise en perspective. Les photos sont belles, d’accord. Mais si Nicolas Sarkozy avait voulu publier un bouquin à sa gloire, il aurait pris exactement les mêmes. »

La rédaction n’a pas du tout apprécié que Match s’incline ainsi devant les exigences d’une photographe choisie par le sujet de son reportage. « Ce genre de choses se fait pour des sujets people, pas pour des sujets d’information politique », regrette une rédactrice. « Ce qui nous arrive serait impensable aux Etats-Unis, par exemple. »

La direction est traumatisée par le renvoi d’Alain Genestar

Cette publication a suscité un communiqué de la Société des journalistes de Paris Match. En « off », des journalistes décrivent une direction traumatisée par le précédent Genestar, l’ancien directeur renvoyé pour avoir publié des photos de Cécilia Sarkozy et Richard Attias. Ce qui explique, selon eux, que l’hebdo ait consenti à partager l’exclusivité « Nicolas et Carla chez Mickey » avec d’autres. Depuis le scoop censuré du JDD, chez Lagardère, l’autocensure est jugée plus efficace que la censure.

Dans le même communiqué, les journalistes s’insurgent contre le recrutement annoncé d' »une journaliste du Figaro », « dans un contexte où des membres de la rédaction sont invités à partir dans le cadre d’un plan de départs volontaires visant à réduire la masse salariale, [et] où de nombreux pigistes réguliers ne sont pas titularisés ».

La journaliste en question fut la « bonne amie » de Nicolas Sarkozy pendant l’escapade new-yorkaise de son ex-épouse. Amie proche d’Arnaud Lagardère, elle aurait été « imposée » à la rédaction de Match, selon la SDJ. Selon nos informations, elle aurait finalement décidé de rester au Figaro.

 

Censure et intimidation musclée 16.12.07

Guillaume Dasquié – Secret Défense : 911
Vidéo postée et article rédigé par unzip

Mercredi (5 Décembre 2007) dernier, six policiers de la DST débarquent au domicile de Guillaume Dasquié et pendant cinq heures, perquisitionnent, saisissent ses documents et son ordinateur. Il est alors placé en garde à vue à la DST, où le journaliste est passé à la moulinette pendant une trentaine d’heures, avant de se voir proposer un chantage hors procédure : balancer au moins une de ses sources ou partir en détention provisoire… (source : Rue89.com)

Les « raisons » d’un tel acharnement : un article intéressant publié dans Le Monde du 16 avril 2007 et étayé par un rapport de la DGSE, que Dasquié s’est procuré, établissant que les services secrets français étaient informés d’un possible projet de détournement d’avions, et ont alerté leurs homologues américains dès janvier 2001. Ces éléments remettent sérieusement en cause la thèse officielle selon laquelle l’Administration Bush et ses services de renseignement ne savaient rien de ce qui se préparait. Cette double page ne créa pas le scandale attendu, ni aux Etats-Unis ni ailleurs dans le monde, puisque quelques heures plus tard tous les médias se sont focalisés sur la fusillade à l’université Georgia Tech. En fait, ces informations d’une extrême importance planétaire par ses enjeux sont passées quasiment inaperçues, totalement occultées par un fait divers.

Cette affaire est brûlante aussi bien sur la forme (remise en cause de la protection des sources et donc du métier de journaliste d’investigation) que sur le fond.

En effet il s’agit d’une preuve de plus qui contredit le rapport de la Commission d’enquête sur le 11 Septembre et qui devrait amener les journalistes à se poser des questions et à rejoindre les familles des victimes, les nombreux experts et personnalités qui remettent en question la version officielle et ReOpen911.info dans notre quête de vérité.

 

Fin de la liberté d’affichage ? 15.10.07

Le chef d’accusation « OFFENSE AU CHEF DE L’ÉTAT », qui figure dans la loi sur la liberté de la presse de 1881, et qui n’a pas été utilisé en France depuis Georges Pompidou, pointe à nouveau le bout de son nez.

Trois étudiants de l’Unef de La Rochelle ont été entendus par la police, avant d’être relâchés, la semaine dernière. Ils collaient une affiche montrant Nicolas Sarkozy faisant un doigt d’honneur.

[François Vignal – Libération.fr – Lundi 15 octobre 2007]

La critique du président Sarkozy devient-elle un jeu dangereux ? La semaine dernière, dans la nuit de mercredi à jeudi, trois étudiants de La Rochelle, membres du syndicat étudiant Unef, ont été arrêtés et entendus par la police. Leur crime ? Avoir collé une affiche montrant un Nicolas Sarkozy faisant un doigt d’honneur. Il s’agit de la nouvelle campagne d’affichage du syndicat étudiant de gauche. Les trois jeunes, relâchés dans la nuit, ont été entendus dans le cadre d’une enquête sur la base d’outrage et de dégradation légère, transmise au procureur. Il doit se prononcer sur d’éventuelles poursuites.

« Alors que nous collions l’affiche, les policiers sont arrivés à notre hauteur. Ils voulaient savoir ce que nous collions, nous ont laissé finir – sûrement pour attendre un flagrant délit – avant de nous emmener », raconte Thomas Thimonier, président de l’Unef La Rochelle.

Au poste, les policiers ont voulu savoir où les étudiants avaient collé les affiches et ce qu’ils en pensaient. « Une question m’a particulièrement surpris. Ils m’ont demandé : « Si Monsieur Sarkozy avait une croix gammée sur le front ou faisait un salut hitlérien, auriez-vous collé l’affiche ? » » se souvient Thomas Thimonier. Même s’il reconnaît que l’affiche « est assez choquante », il estime la situation « aberrante ». « La susceptibilité du président est défendue par la police » estime pour sa part Juliette Griffond, responsable de la communication de l’Unef.

L’affiche, qui commence à être placardée dans toute la France, fait aussi parler d’elle en région parisienne. Certains membres de l’Unef de l’université Paris 12 de Créteil (Val-de-Marne) croient savoir que des instructions auraient été données par l’administration pour arracher ces affiches quand elles seront collées. A la présidence de l’université, on assure en revanche « qu’aucune consigne particulière n’a été donnée en ce sens ».

Les étudiants de La Rochelle seront-ils au final poursuivis au titre d’offense au chef de l’Etat, chef d’accusation qui figure dans la loi sur la liberté de la presse de 1881 ? Il n’a pourtant pas été utilisé depuis Georges Pompidou. Quant aux médias, ils s’intéressent encore peu à l’affaire, hormis les médias locaux. Et si la télévision belge lui a consacré un reportage, les téléspectateurs français peuvent encore attendre.

Le reportage de la télévision belge sur l’arrestation des étudiants.

 

Pas de sarkopithèque à Istambul… 14.10.07

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Il s’agit simplement de le notifier : Le Sarkopithèque n’est pas accessible depuis la Turquie, comme a prit soin de me l’indiquer un jeune homme qui a reçu le lien de ce blog. Depuis les rives du Bosphore, lorsque l’on clique sur le lien, la page suivante s’affiche :

Bu siteye erişim mahkeme kararıyla engellenmiştir.

T.C. Fatih 2.Asliye Hukuk Mahkemesi 2007/195 Nolu Kararı gereği bu siteye erişim engellenmiştir.

Access to this site has been suspended in accordance with decision no: 2007/195 of T.C. Fatih 2.Civil Court of First Instance.

 

Sarko ne veut pas que l’on parle de sa femme 01.09.07

Court mais instructif extrait d’un article de Rue89 : Nicolas Sarkozy ne veut pas que les médias évoquent sa femme, comme il l’a demandé à Raphaëlle Bacqué, du Monde, lors d’un coup de fil depuis Wolfeboro, le 17 août.

 

La police Monte en l’air 18.08.07

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La galerie/librairie Le Monte-en-l’air a reçu une visite de la police (sur « signalisation » selon eux), qui venait constater la présence dans la vitrine d’une affichette annonçant la première réunion du comité de soutien à Lamine Dieng, « mort dans un fourgon de police », ainsi que d’une affichette « maison » proclamant « Ici on meurt dans des fourgons de police ».

Les policiers ont prétendu qu’il était interdit d’afficher de telles choses qui « portaient atteinte à la police », ont pris des photos et sont repartis avec l’affichette « maison » (j’ai refusé de retirer l’autre).

Ils m’ont convoqué ce mercredi au commissariat pour une « audition ». J’ai décidé de ne pas m’y rendre pour ne pas prêter le flan à ce qui ressemble fort à une tentative d’intimidation. J’ai affiché ensuite dans ma vitrine la convocation ainsi que le texte suivant : « Ici on convoque le libraire au commissariat de police pour avoir manifesté son soutien au moyen d’une affichette à la famille de Lamine Dieng, mort dans un fourgon de police« .

Guillaume (Le Monte-en-l’air)

 

La Rumeur : retour au tribunal 12.07.07

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Le rappeur Mohammed Bourokba « Hamé », du groupe La Rumeur, maintient qu’à ses yeux, la police bénéficie d’une impunité pour des violences depuis l’époque coloniale et il entend le démontrer malgré l’annulation de sa relaxe mercredi par la Cour de cassation.Le musicien, poursuivi par le ministère de l’Intérieur pour « diffamation d’une administration publique » en raison de déclarations de 2002 sur l’action de la police, avait été relaxé en première instance comme en appel, mais la plus haute juridiction française a annulé cette décision.
« Je ne me reconnais pas (dans cet arrêt). La Cour a dénaturé mon propos en le réduisant aux jeunes de banlieues », dit-il dans Le Monde.
Il estime que la violence policière est continue dans l’Histoire. « Depuis l’époque coloniale, il y a une permanence de certaines formes de violences et de brutalités policières qui jouissent d’une immunité et qui visent toujours les mêmes », dit-il.
La Cour de cassation ayant renvoyé le dossier à la cour d’appel de Versailles, pour qu’elle rejuge l’affaire, le rappeur se promet de faire tout pour obtenir gain de cause. « On va faire venir des familles et des chercheurs qui pourront témoigner et faire éclater la vérité. on va demander plusieurs journées d’audience. Cette histoire me donne encore plus de détermination pour prouver la légitimité de mon propos », dit-il.
Ce dossier, ouvert par Nicolas Sarkozy quand il était place Beauvau, est jugé emblématique par les syndicats de policiers comme par les musiciens.
« Les rapports du ministère de l’Intérieur ne feront jamais état des centaines de nos frères abattus par les forces de police sans qu’aucun des assassins n’ait été inquiété », disait le texte de Hamé, publié en avril 2002 dans un fanzine accompagnant un album. « La justice pour ces jeunes assassinés par la police disparait sous le colossal slogan « touche pas à mon pote ». La réalité c’est que vivre dans nos quartiers, c’est vivre dans l’humiliation policière régulière », ajoutait-il.
« Hamé » avait été relaxé en première instance en 2004, jugement confirmé en appel à Paris en 2006. Les deux juridictions avaient alors estimé que le rappeur n’imputait aucun fait précis à la police mais se contentait d’émettre un point de vue général sur le rôle de l’ensemble des acteurs politiques et sociaux dans les banlieues ces 20 dernières années.
La Cour de cassation a jugé au contraire qu’imputer des centaines de meurtres impunis à la police constitue bien une diffamation publique, estimant que « les magistrats de la Cour d’Appel avaient méconnus le sens et la portée d’un tel texte ».

[Sources : Afp 12/07/07 – Journal de 7h, France Culture 12/07/07]

 

Les ogres ne sont pas ceux qu’on croit 12.06.07

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Le 10 mai 2007, une lettre signée de la main de Jacques Gobet, maire UMP d’Oyonnax, est envoyée à la présidente des Ogres de Barback, à propos d’un « incident », d’une « action de propagande politique » qui aurait eu lieu lors d’un concert, 5 jours auparavant.

L’origine du fameux « incident » : la diffusion lors du concert d’un extrait vidéo du passage de Nicolas Sarkozy sur la dalle d’Argenteuil, puis d’une chanson des sans-papiers de Cachan qui scandent « On en a marre de Sarkozy ».

ogres1.jpg La lettre de Jacques Gobet, maire UMP d’Oyonnax.

Madame la Présidente,
J’ai, dès le dimanche 6 mai au matin, été informé de l’incident qui a eu lieu au Centre Culturel lors du spectacle donné le samedi 5 mai au soir par les Ogres de Barback, incident au cours duquel
le spectacle a servi de prétexte à une action de propagande politique dirigée contre l’un des candidats à l’élection présidentielle, Nicolas Sarkoy, et en faveur de son adversaire, Ségolène Royal.
Cet incident appelle 4 remarques de ma part :
1.
La prise de position publique a violé la neutralité républicaine qui doit avoir cours à l’intérieur des bâtiments publics.
2. Au moment des faits, la campagne était close depuis la veille à minuit, ce qui constitue une circonstance aggravante.
3. La prise de position des artistes a heurté et choqué les cnovictions d’une partie importante du public qui n’a pas manqué, dès le lendemain et les jours suivants, de m’en faire part.
4. Cette intervention intempestive autant que mal venue a eu lieu au cours d’un spectacle our lequel les artistes étaient payés par la ville d’Oyonnax : elle a donc eu lieu aux frais des contribuables locaux d’une
ville où les électeurs ont voté Sarkozy à près de 60%.
Sur ces quatre points,
j’exige des explications écrites de la part des artistes des Ogres de Barback.

Dans l’attente, je vous prie d’agréér, Madame la Présidente, mes salutations distinguées.

Outrepassant avec humour cette tentative d’intimidation, la réponse des Ogres de Barback ne tarde pas à venir.

ogres2.jpgLa réponse des Ogres de Barback.

Monsieur,
Dans votre courrier, vous vous permettez d’exiger une réponse de notre part. Mais qui êtes-vous donc et quelle saurait être votre légitimité pour exiger quoi que ce soit d’artistes, aussi libres que n’importe lequel des citoyens de ce pays ?
Tout d’abord sachez, Monsieur, que la personne qui vous a informé ne semble pas en mesure d’apprécier correctement le sens des mots. En effet, il n’y a eu aucun « incident » lors de notre représentation. Un passage vidéo de notre spectacle, non relayé par la moindre intervention orale des membres de notre groupe qui plus est [ce qui serait pourtant notre légitime droit d’expression], a semble-t-il dérangé l’un(e) des élu(e)s de votre commune. Cela s’arrête là.
Vous conviendrez, Monsieur, qu’il n’y a pas lieu ici de parler d’« incident ».
Si, donc, nous avons choisi de répondre à cette missive hargneuse et foncièrement creuse en termes d’argumentation, c’est pour vous rappeler à notre tour quelques évidences qui semblent vous échapper :

Il est profondément dommage qu’un élu de la République ignore que le principe de neutralité ne s’applique, bien évidemment, qu’aux agents de l’État dans l’exercice de leurs fonctions. C’est en outre un principe applicables aux personnes et non aux lieux, que ceux-ci soient publics ou non.
Le problème, monsieur, tient dans le fait que vous mélangez malheureusement un certain nombre de choses pour servir votre propos, qui s’en trouve, du coup, profondément décrédibilisé.
Ainsi, la date de clôture de la campagne officielle ne concerne qu’une minorité de catégories, dont les principales sont les partis politiques ou associations affiliées à ceux-ci, et à quelques autres [audiovisuel, notamment].
Vous serait-il également venu à l’esprit d’interdire, entre le vendredi 4 mai à 23h59 et le dimanche 6 à 20h, à vos contribuables, citoyens au même titre que nous, de débattre de politique là où ils le veulent ?

Vous affirmez ensuite qu’une partie importante du public aurait été heurtée dans ses convictions : notre groupe puise une part de sa reconnaissance dans le fait de véhiculer à travers ses chansons des valeurs d’humanisme, de générosité et de tolérance.
Ce que vous écrivez ne saurait donc recouvrir la moindre réalité. Il faut avoir été absent ce soir-là pour oser poser sur le papier de telles aberrations ! Surtout, depuis quand les artistes, peu importe le champ dans lequel ils évoluent, doivent-ils prendre garde à ne heurter personne ? A vous entendre, nombre d’auteurs de théâtre ou de chansons devraient être interdits de représentation dans votre ville (nous vous épargnons cette liste).
Vous manifestez là une approche de la culture quelque peu effrayante. La prise de position reste, qu’elle aille ou non dans le sens du pouvoir en place, indispensable à toute démocratie. Croyez bien que nous en sommes désolés pour vous, mais c’est ainsi.
Enfin, et c’est la cerise sur cet indigeste gâteau, vous brandissez un argument particulièrement novateur. Une ville devrait, pour les dépenses qu’elle prend en charge au niveau culturel tout au moins, tenir compte, en pourcentage, de l’orientation politique de ses habitants. Il vous faudrait donc accueillir, à cachet équivalent, trois spectacles estampillés « de droite » pour deux autres que vous présenteriez « de gauche ». L’école républicaine nous avait pourtant appris qu’un édile doit raisonner en terme d’intérêt général plutôt que d’orientation partisane.
Et, tant qu’à être cohérent, vous devriez commencer par débaptiser votre Centre Culturel Aragon, pour lui substituer celui de Johnny Hallyday ou de Doc Gynéco.
Monsieur, nous ne vous saluons pas.
PS : Il va de soi que nous entendons donner une certaine publicité à votre courrier. A bon entendeur…

Du côté du Conseil Constitutionnel on dit : l’interdiction de propagande la veille du scrutin concerne « un candidat et son parti », et non « une intervention de musiciens en faveur d’un candidat à l’occasion d’un concert ». (1)

Le 12 juin 2007, les Ogres de Barback attendaient toujours d’être payés. (2)

Les extraits vidéo et la revue de presse ici.

(1) Les Inrockuptibles – 12 juin 2007 – (2) Télérama – 12 juin 2007

 

Pressions de Rachida Dati sur Paris Match 29.05.07

OFRTP-FRANCE-MUNICIPALES-PARIS-DATI-20080217

La Société des journalistes (SDJ) de Paris-Match proteste contre « des pressions exercées par la garde des Sceaux », Rachida Dati, visant à empêcher la publication de photos de jeunesse « dont la reproduction avait pourtant été autorisée par son père ». « Dans un contexte d’insécurité, où des journalistes sont incités au départ, la direction de notre rédaction ainsi que la direction générale des rédactions de Lagardère Active, ont choisi de céder. La SDJ le déplore », ajoute l’organisation.

Olivier Royan, directeur de la rédaction de Paris-Match, a expliqué à l’Afp que Mme Dati lui avait fait savoir que « ni elle ni ses frères et soeurs ne souhaitaient la publication de photos de famille dans ce reportage ». « Comme ces photos ont un caractère privé, et malgré leur côté un peu banal – il s’agit de scènes d’enfance – nous avons décidé de respecter la loi », a ajouté M. Royan. « La liberté de la presse doit s’exercer dans le respect des personnes et Mme Dati n’a fait que faire respecter son droit à la vie privée », a expliqué de son côté le ministère de la Justice.

« Il n’y a aucune raison de polémiquer ni de parler de pressions », a indiqué pour sa part à l’Afp Didier Quillot, pdg de Lagardère Active. « Il s’agit simplement de respecter le droit (…) Nous avons considéré que l’autorisation du père de Mme Dati, seul, ne suffisait pas car il s’agit de la vie privée et de l’enfance de Mme Dati et de ses frères et soeurs », a-t-il poursuivi. « Nous avons donc considéré que son accord, ainsi que celui de ses frères et soeurs, étaient indispensables. C’est le simple et strict respect de la vie privée », a conclu M. Quillot.

Selon la SDJ de Paris-Match, la reproduction de ces photos avait été autorisée par le père de la garde des Sceaux « lors d’un rendez-vous avec nos reporters ». « Au terme de longues tractations, l’article a été maintenu mais vous ne verrez pas dans notre prochaine édition ces banales photos de famille », ajoute-t-elle. « Et ce bien qu’une partie d’entre elles ait déjà été montrée dans un documentaire diffusé sur la chaîne marocaine 2M ». « Les photographies publiées dans la prochaine édition sont celles qui ont été sélectionnées par la Chancellerie », souligne la SDJ. Elle note que l’actionnaire majoritaire de Paris-Match, Arnaud Lagardère, « auquel nous avions demandé de nous recevoir afin de garantir l’indépendance éditoriale de nos titres, ne nous a toujours pas dit quand nous pourrions le rencontrer ». La SDJ indique être soutenue, dans cette protestation, par les SDJ du Journal du Dimanche (JDD), Elle, Première et Télé7Jours, publications appartenant au groupe Lagardère.

Source : Afp – Mardi 29 mai 2007, 21h03

 

Cécilia Sarkozy ne vote pas au second tour : Article Censuré 16.05.07

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Le JDD avait l’information ainsi que la preuve que Cécilia Sarkozy n’avait pas été voter le 6 mai, mais le directeur de la rédaction n’a pas voulu la diffuser. Deux versions du pourquoi de cette décision circulent. La première sur le site Rue 89, qui indique qu’Arnaud Lagardère (à qui appartient le JDD) est intervenu pour que l’article ne soit pas publié après l’intervention du Staff de Nicolas Sarkozy. D’un autre côté, le directeur du Journal du Dimanche, Jacques Espérandieu, dit avoir pris lui-même cette décision, jugeant que cela relevait de la sphère privée. Il précise toutefois qu’il a reçu beaucoup d’appels de « gens », sans dire lesquels.

Les journalistes avaient découvert que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté en consultant le registre (qui est public). Ils avaient alors pris une photo de la liste d’émargement. Dans l’article, ils mentionnaient également de vifs échanges au sein du couple Sarkozy le soir des élections.

Depuis, la rédaction du JDD a envoyé une lettre ouverte à Arnaud Lagardère, publiée sur le site Rue89 :

La rédaction dénonce une censure inacceptable.

Les journalistes du Journal du Dimanche ont adressé mardi une lettre ouverte à Arnaud Lagardère, patron du groupe propriétaire du journal, dans laquelle ils dénoncent « une censure inacceptable » après la non-publication d’un article sur Cécilia Sarkozy révélée par Rue89.

« Vous êtes intervenu samedi auprès de la direction de la rédaction pour que cet article ne soit pas publié », écrivent les journalistes du JDD. « Nous estimons qu’il s’agit là d’une censure inacceptable, contraire à la liberté de la presse. L’ensemble des journalistes du JDD s’indigne de cette pratique d’un autre âge, d’ailleurs largement dénoncée par l’ensemble de notre profession, en France comme à l’étranger », poursuivent-ils dans cette lettre.
« Vos relations privilégiées avec Nicolas Sarkozy ne sauraient nous contraindre à renoncer une nouvelle fois aux exigences de notre métier. La rédaction du JDD, indépendante, revendique le droit de refuser toute subordination qui voudrait la priver de son devoir d’informer », ajoute le texte.
Dans le même temps, les sociétés des journalistes de ELLE, Europe 1, Paris Match, Première et Télé 7 Jours, filiales du groupe Lagardère, demandent à Arnaud Lagardère de garantir leur indépendance après l’affaire du JDD.
« Nous considérons que notre responsabilité éditoriale vis-à-vis de nos lecteurs et auditeurs est impérative. Elle ne doit en aucun cas s’effacer devant d’éventuelles tentatives de l’actionnaire majoritaire ou des politiques de faire pression sur nos contenus », écrivent-elles mardi dans un communiqué. « Conformément aux engagements définis en 2000 dans la Charte de déontologie du groupe, réitérés par Didier Quillot, le 3 décembre 2006, devant nos représentants, nous demandons à M. Arnaud Lagardère, président du Conseil de surveillance de Lagardère Active, de nous garantir à son tour cette indépendance », ajoutent-elles.

Article Rue89

 

menaces et intimidations 11.05.07

« Privilégiez [les journalistes] les plus jeunes et les moins titrés […] Vous les formerez à votre main et vous bénéficierez d’un réseau qui vous sera acquis »

Nicolas Sarkozy [dans le Feuilleton Estival publié par le quotidien Les Echos – 1995]

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Thomas Legrand, journaliste à « L’Humanité », se rend au QG de Nicolas Sarkozy. En arrivant, il croise Allègre et Sarkozy qui sortent d’un même bureau. Sarkozy lui dit « T’as rien vu ! ». Legrand lui répond « J’ai parfaitement vu ». C’est lui qui le soir même lèvera le voile sur cette rencontre. Source : RTL – Nicolas Poincaré et ses polémistes – 02.05.2007

Nicolas Poincaré : « Les anciens ministres socialistes qui rendent visite discrètement en ce moment à Nicolas Sarkozy n’ont pas de chance. En sortant du bureau, ils tombent à chaque fois sur des reporters de RTL. Ce matin, c’est Emmanuelle Julien de RTL qui a vu Hubert Védrine sortir par l’arrière des locaux de Nicolas Sarkozy à côté de Matignon ». Source : RTL – Nicolas Poincaré et ses polémistes – 11.05.2007

Guy Carlier nous informe qu’il a reçu le courrier d’un auditeur visionnaire « Avec Sarko, les connards de gauche de votre espèce vont vite dégager de la radio ». Source : Carte Blanche – France Inter – 10 Mai 2007

Philippe Pichon, Commandant de police, Auteur de « Journal d’un flic » aux éditions Flammarion confirme avoir subit des pressions suite à la sortie de son livre : « On m’a fait comprendre que le 7 mai 2007, je ne ferais plus partie de la Police nationale ». RMC : La Grande Gueule du Jour du 17 avril

Jean-François Kahn, sur le plateau de C dans l’air, France 5 : « Quand il est pas content, c’est terrible. Moi je peux vous dire. Vous le savez, il a essayé un moment de nous étrangler financièrement. Il a essayé de faire pression sur quelqu’un pour nous étrangler financièrement ».

« Il met en garde, avec toujours cet index pointé, en disant : toi, si tu n’es pas avec moi tu es contre moi, si tu n’es pas avec moi je te tue. Et ça il le dit aussi bien en politique, et ça tous les journalistes politiques peuvent en témoigner, que même à nous journalistes. Quand il n’est pas en situation de pouvoir ça se passe très bien, il est à ce moment-là extrêmement séduisant, extrêmement sympathique – Le Pen d’ailleurs aussi. Mais quand il est en situation en revanche de pouvoir et de puissance, alors là c’est tout à fait autre chose. Et pardonnez-moi Pascale parce que j’en sais quelque chose pour l’avoir payé moi-même. En tant que directeur de la rédaction du Figaro Magazine, j’ai eu à payer le fait de ne pas être dans les petits papiers de Monsieur Nicolas Sarkozy ». En Aparté, Canal+

Fin mars 2007, la Société des Journalistes de France 3 et les deux syndicats de la chaîne, le SNJ et la CGT, s’indignent des propos du candidat de l’UMP qui a dit pour avoir été obligé de patienter avant de se faire maquiller pour participer à l’émission « France Europe Express » : « Toute cette direction, il faut la virer […] Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder ».

 

tous les tizenfants au placard 08.05.07

En novembre 2005, la chanson « Tous les tizenfants » du groupe formé par Polémix et La Voix Off basée sur une interview de Nicolas Sarkozy doit faire partie de la compilation « CQFD », éditée par le magazine les Inrockuptibles. Mais la Sacem (société de gestion collective du droit d’auteur pour la musique) partenaire de l’opération, l’interdit, estimant que la chanson n’était « pas diffusable », expliquant également que le ministre de l’Intérieur ne tolèrera pas de tels propos et menace les auteurs de lourdes condamnations.

https://i1.wp.com/www.gonzai.com/wp-content/photos/LaVoixOff_Polemix.jpg © Luz

Libération du 16 Janvier 2006 : Le remix de Sarkozy ne fait rire ni la Sacem ni les « Inrocks ».
« Tous les ans, on met une chanson gag dans la compile des Inrocks, les autres années, les gags faisaient plus l’unanimité que celui-ci ». Le “gag” symptomatique dont parle le journaliste Daniel Beauvallet s’avère être un remix caustique des discours de Nicolas Sarkozy intitulé Tous les tizenfants, un titre qui n’apparaît finalement pas sur la compilation CQFD (Ce qu’il faut découvrir) consacrée à la découverte des jeunes talents français sortie le 28 décembre. « On nous a appelés pour nous dire qu’on était sélectionnés, le titre avait beaucoup plu à Monsieur Beauvallet », expose Polémix, avant d’être retoqué. Un revirement qu’ils attribuent à un avis défavorable d’un responsable juridique de la Sacem, estimant que « le titre n’est pas diffusable ». Raison invoquée : « le montage des propos de Nicolas Sarkozy rappelleraient les crimes nazis, la sélection d’êtres humains ».
« C’est absurde s’insurge Polémix, c’est juste un jeu de montage avec les bouts de phrases que j’ai récupérées, je n’ai pas cherché à faire une parabole de l’extermination nazie. Notre intention n’est pas d’insulter, mais de faire rire ». Animateurs d’une émission sur Radio Béton à Tours, les comparses sont passés maîtres dans l’art du collage politico-rigolo en vogue sur le net, atomisant et recomposant les discours des politiciens jusqu’à leur faire dire les choses les plus grotesques ou les plus ignobles : « On recycle les déchets médiatiques, les petites phrases qui font l’actu puis sont rejetées par les médias, on fait de la contestation joyeuse et thérapeutique, explique Polémix qui parle de « censure » ».
La Voix Off tempère, parle plutôt « d’autocensure » : la Sacem – partenaire du concours – qui « fait peur », et « les Inrocks qui se dégonflent ». Pas étonnant, la peur et la censure sont dans l’air, analyse la moitié du groupe dans un manifeste envoyé par mail. « La peur répercutée par les médias est l’arme des idéologues de tous bords. Le rire, c’est le seul moyen d’arrêter d’avoir peur », écrit-il. « Pasticher, parodier, se moquer des hommes politiques et des médias est un acte politiquement sain. » Tous les tizenfants a d’ailleurs été diffusé sans heurts sur les ondes de Radio Nova ou d’Europe 1 : « Chez Ruquier, tout le monde avait trouvé ça drôle »…
« Pas d’interférence ». La Sacem se dit elle « choquée de se voir accusée de censure ». Et affirme « qu’en aucun cas, elle n’interfère sur le contenu des oeuvres ». Aux Inrockuptibles, on s’étonne que l’histoire ait pris un tel tour et on avance des arguments artistiques. « Polémix et La Voix Off étaient effectivement parmi les 80 présélectionnés sur les 7000 démos envoyées. Ces 80 titres ont été soumis à la rédaction musique qui en a sélectionné 20 », explique Laurent Lafon, responsable promotion. « Chaque journaliste a choisi ses favoris, un seul a voté pour ce titre », résume t-il. « L’avis de la Sacem n’a à aucun moment interféré avec le processus, le morceau a été jugé uniquement sur ses qualités artistiques ». Pourquoi alors avoir sollicité la Sacem ? « Etant donné les délais très courts, on a envoyé des documents légaux aux 80 présélectionnés, on vérifie qu’ils ont bien obtenu l’accord des ayants droit, notamment pour l’utilisation de samples » précise Laurent Laffon. Le cas du remix sarkozien s’avère problématique : « J’ai demandé conseil à la Sacem sur l’utilisation d’échantillons de voix d’hommes politiques, parce que c’était atypique et que je pensais que ça pourrait poser problème s’il avait été retenu », se défend Jean Daniel Beauvallet, chargé de la présélection.
« Qu’est-ce que ça veut dire ? », interroge Polémix, « il faudrait demander l’autorisation aux hommes politiques d’utiliser leur voix ? Si on se met à considérer Sarkozy comme Brassens ! ». Le département juridique de la Sacem ne répond pas sur ce point précis, mais pointe les risques de diffamation, et les condamnations qui s’en suivront à coup sûr en cas de diffusion. « Bon, le responsable a pris ça au pied de la lettre. Mais ce conseil, on n’a pas eu besoin d’en tenir compte », insiste Jean-Daniel Beauvallet, « et même si le morceau avait été retenu, on serait passés outre, il est clairement parodique, je l’ai d’ailleurs chroniqué dans les pages du magazine. Quant à Sarkozy, on n’est pas les derniers à avoir envie de le critiquer ».

La revue de presse complète et le morceau « Tous les Tizenfants » sont à lire et à écouter chez

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nicolas sarkozy stoppe le nuage de tchernobyl

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En 1987, Nicolas Sarkozy est chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l’Intérieur de Charles Pasqua, dans le Gouvernement de Jacques Chirac.

Lors de la catastrophe de Tchernobyl, c’est lui qui mettra en place la campagne de désinformation, prétendant que le nuage s’est arrêté aux frontières de la France. Cet épisode de sa vie politique a été retiré de sa biographie officielle sur le site internet du Ministère de l’Intérieur.

Les Verts Rue89

 

Entre le Coeur et la Raison

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La biographie de Cécilia Sarkozy, Entre le coeur et la raison, de Valérie Domain, chef des informations du magazine Gala a été interdite de publication. Selon le Canard Enchaîné du 16 novembre 2005, qui a révélé l’affaire, Vincent Barbare, responsable des éditions First, qui devaient publier l’ouvrage le 24 novembre 2005, a été, le 9 novembre, « convié avec une ferme courtoisie » à un entretien avec Nicolas Sarkozy (qui avait déjà porté plainte contre l’AFP et France soir au sujet des révélations sur sa nouvelle compagne), place Beauvau. « Le premier flic de France (…) l’a menacé de foudres judiciaires et variées. Une entrevue radicale puisque, en sortant du bureau, l’éditeur prenait cette grande décision : le bouquin sur Cécilia ne sortira pas le 24 novembre », ironisait l’hebdomadaire satirique. 25 000 exemplaires étaient déjà imprimés.

L’écriture du livre, débuté en juin alors que Cécilia Sarkozy avait déjà quitté son mari, avait été conduite en collaboration avec cette dernière. Il devait retracer sa jeunesse, son précédent mariage avec l’animateur de télévision Jacques Martin, sa rencontre avec Nicolas Sarkozy, leur séparation et la rencontre avec le publicitaire Richard Attias, avec qui elle vivait à l’époque, entre Paris et New York. (more…)