Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Mobilisation des lycées : des cas de censure sur le Web 20.04.08

On assiste, autour du mouvement lycéen, à une véritable campagne de désinformation dont Jean-Pierre Pernault notamment, se fait encore et toujours le chantre. Pas ou très peu de relais des initiatives des élèves comme des professeurs, mais un focus systématique sur tous les incidents qui surviennent lors du passage des cortèges. Et ce, côté manifestants, bien sûr ; car pas un mot – évidemment – ne filtre sur la façon dont la police se comporte.

Présentés comme des marionnettes manipulées par les syndicalistes, ou comme des écervelés qui ne cherchent qu’à sécher quelques heures de cours, les lycéens sont caricaturés et méprisés dans leur légitimes indignations et inquiétudes, comme dans leur solidarité et leur engagement.

Il aurait pourtant été aussi novateur qu’intéressant que TF1 diffuse une des vidéos publiées sur le blog du lycée Arsonval à Albi. Intitulée « Sauvons nos options« , elle affiche dores et déjà plus de 150 000 vues sur YouTube :

Rue89 vient de publier un article qui parle de ces vidéos, et plus précisément des « 77-227« . De quoi s’agit-il ? L’idée à germé dans la tête des élèves et des professeurs du lycée Emily-Brontë, de Lognes (Seine-et-Marne). Dans ce département, le 77, la mobilisation a décollé après l’annonce de la suppression de 227 postes.

Prenant le parti de traiter le problème avec humour, les profs et les élèves s’associent pour enfiler leggins et shorts ridicules afin de réaliser une parodie de la publicité pour les renseignements 118-218, au son de « Toutouyoutou ».

L’initiative parvient à faire un peu de bruit : une dépêche AFP et de nombreux articles, notamment dans Le Parisien. Rue89 affiche le clip dans sa rubrique ZapNet, et Libération.fr, dans un article consacré aux nouveaux outils web et sms de la mobilisation dans l’éducation nationale, renvoie sur l’opération « 77-227-Toutouyoutou ».

Puis soudain, Rue89 constate la disparition mystérieuse du clip dans sa colonne ZapNet. Une internaute, qui co-anime le blog d’Emily-Brontë, prend contact avec eux : « L’inspection académique, le rectorat et notre direction nous demandent de supprimer avant lundi la vidéo « 77-227 » de notre blog et de YouTube. » Un enseignant du lycée confie alors, très amer : « Les autorités qui nous liquident ne tiennent certainement pas à ce que le mouvement devienne populaire et sympathique. On préfère parler de corporatisme, de violence et d’hystérie plutôt que de mettre à jour les revendications claires et légitimes des professeurs et des élèves inquiets, non pour leurs statuts, leurs options ou leurs programmes, mais pour l’Ecole républicaine. »

En fait, c’est au nom de la protection des mineurs que l’on a demandé aux auteurs du clip de retirer celui-ci du Web. L’argument ? « Il est interdit de filmer ou de prendre en photo des élèves dans l’enceinte du lycée sans le consentement écrit de leurs parents. »

C’est en effet ce que dit la loi. En principe. Mais celle-ci s’applique-t-elle en période de grève ou de blocus, lorsque le lycée échappe à son fonctionnement ordinaire ? Et cette loi concerne-t-elle une opération similaire menée devant les bâtiments de la préfecture, comme ce fut le cas pour une autre vidéo ?

« Et pourquoi cette règle ne s’applique-t-elle pas, alors, aussi aux rituelles photos de classe ? » s’interroge une des prof du lycée.

Renseignements pris, les enseignants de Lognes décident de réintégrer la vidéo sur le Net : « Seule la direction de l’établissement est allée voir le service juridique du rectorat mais elle n’a pas été en mesure de prouver que des parents s’étaient plaints. »

Source : Article de Chloe Le Prince (Rue89)

 

Lecture en grande section de maternelle : le flop 16.04.08

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Parmi les nombreux reproches formulés à l’encontre de la réforme des programmes du primaire : « primariser la maternelle » et « transformer la grande section de maternelle en petit CP« . Cette affirmation est fondée notamment sur un paragraphe intitulé « comprendre le principe alphabétique » et figurant dans les « repères pour organiser la progressivité des apprentissages« , document annexe au projet de programmes.

Alors que les programmes de 2002, encore en vigueur, ne prescrivent qu’une préparation au principe alphabétique, ce texte va beaucoup plus loin en stipulant qu’en grande section l’enfant doit être « capable de mettre en relation les sons et les lettres« . Il précise qu’il doit « faire correspondre avec exactitude lettre et son, en particulier les voyelles a, e, i, o, u, é et les consonnes f, s, ch, v, z, j, p, t, c (= k), b, d, g (dur), l, m, n et r« . Soit toute la gamme des 96 combinaisons possibles entre six voyelles et seize consonnes.

Dans les pratiques actuelles des écoles, cet apprentissage correspond, grosso modo, au travail réalisé durant le premier trimestre du cours préparatoire, dans la perspective d’un déchiffrage généralement acquis par les élèves en février. Le cœur de l’apprentissage de la lecture se trouverait ainsi transféré du CP à la dernière année de maternelle. Il ne s’agirait plus, en l’occurrence, d’insister sur la pleine assimilation des « fondamentaux » au cours de la scolarité primaire, conformément à la philosophie générale des nouveaux programmes, mais de modifier radicalement l’architecture du début de l’école.

Selon Roland Goigoux, professeur à l’IUFM d’Auvergne et spécialiste de la lecture, le changement proposé serait « une pure folie« , marquant une « rupture totale avec les préconisations antérieures et les pratiques des enseignants d’école maternelle« . L’étude des correspondances citées réclamerait beaucoup de temps, au détriment des activités phonologiques (la conscience des sons) ou d’écriture, et obligerait ainsi les élèves à « forcer la cadence », au risque de faire apparaître avant même le CP une forte minorité « déjà en échec alors qu’ils n’ont pas commencé » leur carrière scolaire. Un autre spécialiste, André Ouzoulias, professeur à l’IUFM de Versailles et à l’université de Cergy-Pontoise, juge qu’il s’agit de « la plus mauvaise idée en pédagogie de la lecture depuis très longtemps« . Ces deux experts, dans la perception actuelle du ministère, sont des figures du « pédagogisme » (les excès ou dérives de la pédagogie) avec lequel le cabinet de M.Darcos a indiqué qu’il voulait « rompre« . Mais telle n’est pas l’étiquette de deux autres spécialistes : pour Michel Fayol, professeur à l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand, et Jean-Emile Gombert, professeur de psychologie du développement à Rennes-II, cet aspect du projet témoigne d’une « ignorance inquiétante des possibilités d’apprentissage des jeunes enfants« . Le linguiste Alain Bentolila, représentant encore une autre sensibilité dans le débat pédagogique, et réputé avoir inspiré les dispositions concernant la grammaire, estime, quant à lui, que cette proposition est « une erreur tout à fait regrettable« . Les partisans déclarés des nouveaux programmes, comme l’association Sauver les lettres, ne se sont pas exprimés sur ce point précis.

Source : Le Monde

 

Morale à l’école : Ça commence par le Flash-ball 31.03.08

Un lycée débloqué à coup de gaz lacrymogènes.

Samedi, au lycée Gustave Eiffel de Gagny, en Seine Saint-Denis, des lycéens ont organisé un blocus de leur établissement, pour protester contre la suppression de postes de professeurs. Les CRS ont brisé leur action, en recourant à des gaz lacrymogènes. Les lycéens dénoncent d’autres violences. Sur cette vidéo, la personne qui s’interpose les bras écartés devant les Brigades départementales est un professeur :

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Autre vidéo, montrant le tir de lacrymogènes dans le lycée :

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Voici le témoignage d’enseignants présents ce samedi matin, Micheline Desponds et Stéphanie Jourdain :

« Ce matin, vers 7h30, quelques élèves ont démarré un blocus du lycée. Le nombre d’élèves massés chemin de la Renardière a augmenté jusqu’à 8h30. Ce blocus laissait, plus ou moins, passer les professeurs et les élèves souhaitant aller en cours. Des policiers de la ville de Gagny étaient présents. Vers 8h45, des professeurs ont pu discuter avec les élèves, leur proposant la tenue d’une AG lundi.

Vers 9h15, une deuxième brigade est arrivée (brigade départementale de sécurité). Ces policiers étaient casqués, armés (flash-ball et gaz lacrymogène). Ils ont directement chargé, en remontant le chemin de la Renardière afin de dissoudre le blocus ce qui a entraîné un mouvement de panique des élèves refluant vers le lycée. Il y a eu plusieurs allers et retours, plusieurs charges consécutives. De nombreux élèves ont été aspergés de gaz, un professeur a été molesté, des élèves ont reçu des flash-ball. Les pompiers ont dû intervenir. Un élève a été arrêté. (more…)

 

Base Élèves : Familles, se taire. Fonctionnaires, obéir.

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Si vous cherchez des informations précises sur Base élèves, ce n’est pas auprès de l’administration de l’Education nationale que vous les trouverez. Adressez-vous plutôt aux collectifs et associations qui ont fait un travail remarquable de décryptage pour tenter de comprendre le fonctionnement et les finalités d’un système dont l’opacité restera un modèle du genre. Une des meilleures études à ce jour est sans doute le Kit contre base élèves du Cirbe de Grenoble :

Voici un courriel envoyé par des parents d’élèves le 28 mars dernier :

Je vous envoie en copie la lettre que la directrice de l’école primaire de *** m’a fait passer en réponse au droit d’opposition que j’avais signé et donné avec le questionnaire base-eleve non rempli. Qu’en pensez-vous ? La scolarisation de mon enfant serait donc remise en cause si je persistais à refuser de remplir la fiche de renseignements ? J’aimerais avoir quelques éclaircissements sur la question.

En attaché figurait la photocopie de la lettre de la directrice :

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Impressionné par l’assurance qui émane de cette lettre, nous voilà à la recherche de la hiérarchie, plus simplement en quête d’un endroit où ladite hiérarchie se serait exprimée. Le seul lieu accessible par Internet où la hiérarchie énonce l’expression « s’ils souhaitent que leur enfant soit scolarisé » semble être la page suivante du site de l’Inspection académique de Rennes : http://www.ac-rennes.fr/jahia/Jahia…. Page malheureusement bien pauvre en informations. (more…)

 

Scandale contre un nouveau fichier dans les écoles de Pau

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La fiche de renseignements envoyée aux directeurs des écoles des quartiers sensibles de Pau (DR).

Alors que le fichier « base élèves » était déjà vertement critiqué, les directeurs des écoles des quartiers dits « sensibles » de Pau ont reçu début mars une fiche de renseignements nominatifs, envoyée par l’inspection académique.

Ce fichier, dont Rue89 s’est procuré un exemplaire, réclame des « éléments de repérage des signes de fragilité par élève » à travers cinq rubriques : « apprentissages scolaires », « acquis extrascolaires », « situation familiale », « relation enfant-école/comportement », et « santé ».

Il est par exemple demandé aux enseignants de déclarer si « le logement est mal adapté », d’évaluer « l’implication des parents dans l’école », de signaler « l’introversion » des enfants.

« Fichage scandaleux »

Chaque rubrique de la grille comporte un champ libre, qui laisse toute latitude aux rédacteurs de la fiche pour ajouter des renseignements de leur choix, détaille Dominique Rousset. Secrétaire de la Fédération des Conseils des Parents d’Elèves (FCPE) dans les Pyrénées-Atlantiques, il parle de « fichage scandaleux. »

A Pau, plusieurs directeurs d’école ont déjà refusé de remplir le questionnaire et en ont informé les parents, qui y voient « la fiche de la honte ».

Embarras des pouvoirs publics

Côté pouvoirs publics, l’embarras va crescendo à mesure que la polémique enfle. Dany Hoare, qui gère le projet du « Contrat urbain de cohésion sociale » à Pau, s’étonne qu’on parle de « fichage sauvage » pour un outil de prévention qui permet de repérer les enfants présentant des signes de difficulté.

Visiblement mal à l’aise, elle rétorque que la grille a été déclarée à la Commission nationale Informatique et Liberté (CNIL) et qu’elle s’inscrit dans le cadre de la loi Borloo de 2005 sur la politique de la ville. C’est en fait Josy Poueyto, l’ancienne élue paloise en charge de la politique de la ville, qui a rédigé ce questionnaire, avec l’aide de Philippe Carrière, l’inspecteur d’académie. Juste avant les municipales.

Ex-adjointe au maire, la « madame questions sociales » de Pau, était sur la liste MoDem de François Bayrou, évincée au deuxième tour. Or la nouvelle édile (PS) de Pau, Martine Lignières-Cassou, n’apprécie pas le « cadeau empoisonné » de ce nouveau fichier.

Très vite après son élection, elle a demandé un moratoire « d’au moins quinze jours » sur la fiche de renseignements et convoqué préfet, président du conseil général et inspecteur d’académie. Ce dernier, qui avait participé à l’élaboration du questionnaire, n’a pas souhaité réagir à l’occasion de cet article.

Article : Rue89 

 

Shoah : l’idée « insoutenable » 16.02.08

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Hier : tous les enfants devront écouter la lecture de la lettre de Guy Môquet à sa mère.
Aujourd’hui : tous les enfants devront prendre en charge la mémoire d’un enfant (français) victime de la Shoah.
Et demain ? Lèveront-ils le drapeau ? Devront-ils chanter-ils « Vois sur ton chemin, gamins oubliés égarés…? »

Nicolas Sarkozy a une drôle d’approche de la politique éducative. Il décide que les enfants, tous les enfants, feront ceci ou cela. C’est le fait du prince : des mesures normatives, sans aucune réflexion ni concertation. Ainsi, il décide de confier la mémoire d’enfants de la Shoah à des élèves de CM2 : des enfants de 10 ou 11 ans. Il fait cette annonce, qui concerne une question universelle, devant le Crif, qui représente les juifs « communautaires » . Ce faisant, il prend le risque de provoquer des effets de rejet, l’inverse de ce qu’il recherche.

Ensuite, il se place ouvertement sur le registre de l’émotion :

« Rien n’est plus émouvant pour un enfant que l’histoire d’un enfant de son âge, qui avait les mêmes jeux, les mêmes joies et les mêmes espérances que lui. »

Sait-il que les instituteurs parlent déjà du génocide des juifs à leurs élèves ? Certes, ils ne leur demandent pas de parrainer un mort. Ils se bornent à leur apprendre ce qui s’est passé il y a plus de soixante ans.

Avec tact, ils leur dévoilent l’horreur des horreurs: la solution finale. Ils font leur métier, ils font de l’histoire. Ils prennent, pour cela, le temps qu’il faut.

Nicolas Sarkozy, lui, bouge sans cesse, fait des coups, lance à la va-vite des pétards et des fusées. Au mieux, ceux-ci ne dureront que le temps d’une rentrée. Éditorial de Pascal Riché (Rue 89)

De toutes les réactions hostiles, négatives ou simplement réticentes à la proposition de Nicolas Sarkozy concernant les enfants et la Shoah, il en est une, remarquable par sa violence, qui sort du rang : celle de Simone Veil, ancienne déportée à l’âge de 16 ans, proche du Président et qui était assise à sa droite au dîner du Crif mardi soir.

Elle a jugé que la proposition de Nicolas Sarkozy était « inimaginable, dramatique, injuste ».

Sur L’Express.fr, l’ancienne ministre, dont le ralliement à Nicolas Sarkozy avait été un des temps forts de la campagne présidentielle, raconte que son sang « s’est glacé » en entendant le président de la République proposer que chaque élève de CM2 en France adopte un enfant victime de la Shoah.

« C’est inimaginable, insoutenable, dramatique et, surtout, injuste. On ne peut pas infliger cela à des petits de 10 ans ! On ne peut pas demander à un enfant de s’identifier à un enfant mort. Cette mémoire est beaucoup trop lourde à porter. Nous mêmes, anciens déportés, avons eu beaucoup de difficultés, après la guerre, à parler de ce que nous avions vécu, même avec nos proches. Et, aujourd’hui encore, nous essayons d’épargner nos enfants et nos petits-enfants. Par ailleurs, beaucoup d’enseignants parlent – très bien – de ces sujets à l’école. »

L’ancienne ministre redoute également que cette idée puisse attiser les antagonismes religieux en France :

« Comment réagira une famille très catholique ou musulmane quand on demandera à leur fils ou à leur fille d’incarner le souvenir d’un petit juif ? »

Cette réaction remarquable s’ajoute au concert de protestations qui a accompagné dans tous les milieux cette proposition surprise de Nicolas Sarkozy. Seules quelques voix se sont exprimées en faveur de la proposition présidentielle, parmi lesquelles celle de François Hollande, le premier secrétaire du PS, et celle de Marek Halter, qui l’a qualifiée d’« initiative formidable ».

La sortie de Simone Veil permet, surtout, de s’interroger, une nouvelle fois, sur la manière de procéder du chef de l’État : comment a-t-il pu lancer une telle idée sans consulter cette femme dont l’histoire personnelle et le positionnement politique en font l’interlocuteur idéal avant de lâcher en pâture à l’opinion une bombe pareille ? Sauf à considérer que les idées de ses conseillers de l’Elysée sont au-dessus de toute contestation.

Quoi qu’il en soit, le jugement sans appel de Simone Veil risque fort de peser suffisamment lourd pour condamner cette initiative présidentielle à finir dans la poubelle, déjà passablement remplie, des fausses bonnes idées de Nicolas Sarkozy.

Article de Pierre Haski Rue89

CE QU’ILS EN PENSENT :

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Richard Prasquier : « J’ai toujours dit que j’étais nuancé vis-à-vis de cette décision du président de la République », a-t-il souligné sur RTL. Elle « part d’une très très belle idée qui est de mettre en regard un enfant avec un autre enfant. Et on sait que pour influencer un enfant, il n’y a rien d’autre que les histoires d’enfants qui sont efficaces ». « En revanche, s’il s’agit d’en faire uniquement un projet de mémoire, là, j’ai des réticences, car il y a un risque dans la mémoire », elle « peut entraîner une responsabilité pour l’enfant, responsabilité injuste » et « trop lourde à porter », a observé Richard Prasquier. « C’est une très belle initiative mais sur laquelle il faut prendre (…) beaucoup de précautions ». Le président du CRIF a cependant estimé que c’était un « projet d’éducation » à la lutte contre l’antisémitisme, le racisme, et l’exclusion. « Je pense que c’est en réalité le fond du projet », a-t-il dit, notant que le « travail d’identification » pouvait s’effectuer « au niveau d’une classe » et « s’accompagner d’un travail d’histoire », de « réflexion ». Il s’agit « d’utiliser le passé pour l’avenir », a-t-il remarqué, jugeant qu’il fallait « faire confiance à l’Éducation nationale ». (1)

Sources : (1) Associated Press

 

Xavier Darcos 01.09.07

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MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE.

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> Sa première grande annonce, fin mai 2007 : restaurer le vouvoiement à l’école dans les deux sens. (1) (more…)