Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Le Lion n’est pas mort 26.07.08

Depuis le début de son règne, Nicolas Sarkozy n’a pas lésiné en matière de fréquentation avec les grands tyrans de ce monde. La venue du dirigeant syrien était une insulte supplémentaire aux droits de l’homme ; le drame de Saydnaya n’étant qu’un exemple – au milieu de tant d’autres – des agissements de celui qu’on nomme « Le Lion ».

Révélations sur le massacre de la prison de Saydnaya :
Plusieurs détenus politiques auraient été tués lors d’une mutinerie de trois jours dans une des prisons les plus infâmes du pays. Et la censure a empêché toute information de filtrer.


Quelles qu’aient été les circonstances exactes et quel qu’en ait été le responsable, on ne peut pas faire comme si de rien n’était après le massacre qui a eu lieu début juillet dans une localité située à 40 kilomètres de Damas, lors de la mutinerie dans la prison militaire de Saydnaya*. Le gouvernement a fait venir des bulldozers et aligné des fusils d’assaut, puis des jours et des jours ont passé sans qu’on sache combien il y a eu de morts et de blessés. Trois jours durant, on s’est demandé si les gardiens pris en otages par les prisonniers avaient été libérés ou non. Trois jours durant, les prisonniers se sont réfugiés sur le toit avec leurs otages, sous le soleil brûlant, sans eau ni nourriture. Pendant ce temps, leurs familles n’ont pas fermé l’œil parce qu’elles erraient dans les rues à la recherche de la moindre information et se demandaient si leurs fils étaient morts ou vivants. C’est ainsi que les choses se passent au royaume du mutisme. Le gouvernement a mis vingt-quatre heures avant de publier un premier communiqué laconique, mais sans répondre à aucune des questions que se posaient les familles. Au lieu de leur donner des nouvelles sur le sort des otages, il se bornait à condamner l’action de “terroristes extrémistes”.

Et encore, cela constitue un progrès, puisque c’est peut-être la première fois que le gouvernement reconnaît des événements à caractère sécuritaire dans le pays. Habituellement, ce genre d’incidents est purement et simplement passé sous silence. Le pouvoir n’avait dit mot des violences qui s’étaient produites dans la prison d’Adra il y a moins d’un an, ni de l’énorme incendie qui s’était déclenché dans la même prison de Saydnaya il y a environ deux mois. A l’époque, il s’était contenté de suspendre le droit de visite. Cette fois-ci encore, il aurait probablement fait de même si les prisonniers ne l’avaient pris de court en laissant les otages parler aux médias par téléphone portable. Son embarras apparaissait clairement dans le ton hésitant du communiqué, qui n’était signé d’aucune instance officielle et dont la seule particularité officielle était d’avoir été publié par l’agence de presse gouvernementale.

Les autorités persistent à créer du brouillard

Les familles des victimes suivaient les événements dans les médias et entendaient les annonces sur le nombre croissant de morts et de blessés arrivant à l’hôpital militaire. Elles sont donc descendues dans la rue et se sont dirigées vers la prison, mais les forces de l’ordre les ont tenues à l’écart, à plus de 2 kilomètres, afin de les empêcher d’entendre quoi que ce soit, ni cris ni coups de feu. Pis, elles n’ont pas tardé à recevoir des coups de matraque, jusqu’à ce que des mères de famille gisent à terre. D’autres personnes se sont dirigées vers l’hôpital, mais n’ont pas pu y entrer. Elles ont demandé la liste des victimes, mais c’était oublier qu’elles vivent dans le royaume du silence et de l’opacité. La seule réponse a été une raclée, jusqu’à ce qu’elles aussi tombent à terre. Ce genre de traitement est normal dans la Syrie du “Lion” [traduction d’“Assad”, le nom du président]. Les familles se sont à nouveau réunies devant le siège de la police militaire pour obtenir des autorisations de visite à la prison ou à l’hôpital. La police leur a tout d’abord demandé de ne pas bloquer l’entrée principale afin de ne pas empêcher la circulation. Quand elles ont fait ce qu’on leur avait demandé, elles ont été récompensées par tout ce que la police sait faire en matière de coups de trique ou de matraque et par l’arrestation de quelques jeunes qui tentaient de résister.

Ensuite, ces familles ont été priées de se rendre près du centre-ville, sous le pont du Président, un endroit à l’écart des regards. On leur a promis de leur envoyer des journalistes qui les écouteraient et qui rapporteraient leurs récits à l’opinion publique. Mais ce sont des policiers qui les ont accueillies, et un des journalistes, qui était venu avec une caméra, a été sauvagement battu avant d’être emmené vers un endroit inconnu.

Un minimum de transparence dans la gestion de cette crise aurait permis d’en réduire la gravité de moitié. Un communiqué indiquant le nombre et les noms des victimes aurait calmé les familles, et la restitution des corps des martyrs aurait été mille fois préférable à leur retenue pour autopsie. Mais les autorités persistent à créer du brouillard et il est plus que probable que, après la fin officielle de la crise, elles interdiront les visites à la prison afin que personne ne sache jamais le nombre exact des victimes et les circonstances dans lesquelles la crise s’est déclenchée.

Les proches des victimes originaires de Homs ont organisé des sit-in nocturnes et ont été tabassés. Puis la chose s’est propagée à Lattaquié [ville portuaire, à l’ouest], où d’autres familles ont demandé des nouvelles de leurs enfants. Le lendemain, on a entendu parler de manifestations de citoyens, qui, de plus en plus en colère, sont venus des quatre coins du pays pour se retrouver à Damas. Allez savoir comment les autorités les auront traités.

* Saydnaya est aussi un haut lieu de pèlerinage pour les chrétiens syriens.

Article : Mohamed Ali Al-Abdallah pour Al Mustaqbal (Relayé par Courrier International N° 925) I Illustration © Astromujoff pour La Vanguardia (Barcelone).

 

Sarkozy en Tunisie, ou la Realpolitik décomplexée 02.05.08

Visionner le Télézapping (Le Monde) relatif au voyage officiel de Nicolas Sarkozy en Tunisie ICI

 

Tibet : Le coq Sarkozy est enroué 25.03.08

Filed under: < International — eilema @ 8:40
Tags: , ,

tibet.jpg

Le soir de son élection, il avait promis d’être le président des opprimés : « Je veux lancer un appel à tous ceux qui dans le monde croient aux valeurs de la tolérance, de la liberté, de la démocratie, de l’humanisme. A tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et par les dictatures. Je veux dire à tous les enfants à travers le monde, à toutes les femmes martyrisées dans le monde. Je veux leur dire que la fierté et le devoir de la France sera d’être à leur côté. La France sera aux côtés des infirmières libyennes enfermés depuis 8 ans. La France n’abandonnera pas Ingrid Bétancourt et la France n’abandonnera pas les femmes qu’on condamne à la Burka. La France n’abandonnera pas les femmes qui n’ont pas la liberté. La France sera du côté des opprimé du Monde, c’est le message de la France, c’est l’identité de la France, c’est l’Histoire de la France. »

Celui sous le règne de qui le triste record du plus jeune enfant (3 semaines) incarcéré en France depuis 1980 aura été atteint ne manque décidément pas de culot. Parce que c’est sous sa gouvernance et en son nom que plus que jamais la France renie les droits fondamentaux de certains des individus qui la peuple (sans-papiers en tête).

Au niveau international – excepté le cas Ingrid Bétancourt – Nicolas Sarkozy est davantage représentant d’armes que représentant des droits humains. Le petit père des peuples opprimés aura ainsi mis 10 JOURS à s’exprimer publiquement sur la situation au Tibet.

Les « responsables occidentaux » demandent à la Chine de « tuer avec retenue » au Tibet, accuse l’ancien Premier ministre Alain Juppé, alors que le président Nicolas Sarkozy a appelé lundi Pékin à la « retenue » après les violences dans cette province.

« Le premier mouvement, devant la répression sanglante des manifestations au Tibet par les autorités chinoises, c’est tout naturellement la révolte et la condamnation », écrit l’ex-ministre des Affaires étrangères dans un message mis en ligne lundi soir sur son blog. « Et qu’entendons-nous dans la bouche des responsables occidentaux, politiques ou diplomates, de Washington ou New York à Bruxelles en passant par à peu près toutes les capitales européennes ? Un appel à « la retenue » », poursuit-il. « En somme, nous demandons au pouvoir de Pékin de « tuer avec retenue » ! ». « Je suis ébranlé quand je vois l’allant que certains mettent aujourd’hui à pratiquer cette « realpolitik » qu’ils fustigeaient tant hier. Il y a des grâces d’état. Des disgrâces aussi », souligne le maire de Bordeaux.

Côté ambassade, c’est bakchich qui nous l’apprend : le 21 mars dernier, le service de presse de l’ambassade de France en Chine faisait part sur son site web de son admiration pour la couverture des émeutes au Tibet par les médias chinois…

Fidèle au poste, le service de presse de la vénérable ambassade de France en Chine a pondu, le 21 mars, une lettre d’information consacrée à la couverture des émeutes au Tibet par les médias chinois. Vaste programme. Si la description des articles de presse et images diffusées à la télévision est conforme à la réalité, l’analyse de l’ambassade dérape, elle, en beauté. La position officielle de la France a beau être « filer doux avec l’ami chinois », rien n’obligeait la représentation diplomatique à s’extasier de la sorte devant la nouvelle « communication de crise » de Pékin.

Après avoir rappelé à juste titre que la CCTV, la télé nationale chinoise, figure parmi les premières à avoir diffusé des images triées des émeutes, l’ambassade passe vite sur les commentaires accusant « la clique du Dalaï Lama » d’avoir fomenté les troubles, avant de s’embourber. Pour de bon. En clair dans le texte : « en choisissant de montrer autant, il semble que celui-ci [le régime chinois] ait résolument pris le risque que les émeutes s’étendent par mimétisme. (…) Elles [les images de la télé chinoise] étaient par ailleurs moins terrifiantes que celles qu’on pouvait voir dans le reste du monde sur les télévisions ou sur internet. » Brrrr… Et la cerise sur le gâteau : « il y avait ainsi quelque audace sur le plan intérieur à publier ces images. Un tel niveau de transparence était en tout cas inédit. »

À ce stade, c’est plutôt l’internaute français expatrié en Chine qui doit trouver inédite la prose de son ambassade. Mais poursuivons, le reste vaut son pesant d’or…

Suffoquant d’admiration devant l’audace de la stratégie de communication chinoise, la vénérable représentation tricolore se devait d’en remettre une couche : « quelle que soit l’interprétation que l’on a des évènements, il faut donc constater que l’opinion publique chinoise a depuis le 20 mars librement accès à la plupart de l’information visuelle que l’on peut voir par ailleurs dans le reste du monde. » Bien entendu, à part une petite allusion au site de partage de vidéos YouTube devenu « soudain inaccessible depuis la Chine », par l’opération du saint-esprit sans doute, pas un mot sur les censures intermittentes dont ont été victimes des médias tels que la BBC ou CNN.

Liberté d’expression à tous crins sur Internet.

Même topo pour le traitement des émeutes sur le Net par les principaux sites chinois. Après avoir osé rappeler que les évènements au Tibet ont déferlé avec un brin de retard sur le web chinois, l’ambassade de France à Pékin se presse de chanter les louanges du « vent libéral » qui « a soufflé sur l’internet chinois » où « on a pu y lire des commentaires pour le moins audacieux » ! Des messages qui l’étaient parfois, comme celui-ci qui a visiblement échappé à la censure : « suivons l’exemple du peuple tibétain ! Respect au peuple tibétain ! ». Ou encore « avant, je ne regardais jamais les actualités politiques. Mais à midi j’ai vu le premier ministre Wen qui rencontrait des journalistes étrangers. Je trouve que c’est très excitant. J’ai soudain l’impression d’être fier d’être chinois ». Et l’ambassade de France est-elle fière d’elle ?

Quand à savoir quelle sera la position de la France par rapport aux Jeux Olympiques, nous possédons à ce sujet une formidable intervention. Leçon magistrale de langue de bois en bonne et due forme :

.

 

Sans-papiers : l’indécent contrôle de puberté 16.03.08

silhouettes.jpg

Julio, sans-papiers rennais, a subi un examen poussé pour déterminer son âge. Le conseil général, son tuteur, attaque la préfecture.

Mardi 4 mars, la classe de Julio, Angolais sans-papiers arrivé à Rennes il y a presque un an, va visiter un lycée professionnel dans l’agglomération bretonne. Mais sur le chemin du retour, dans le métro rennais, un banal contrôle d’identité va le précipiter dans une escalade judiciaire.

Sans titre de séjour mais clamant qu’il est mineur, Julio est arrêté un peu avant midi. Le foyer où il est hébergé est prévenu, un éducateur apporte les papiers que le jeune homme leur avait fournis. Ils ne sont pas valables : il s’agit d’une carte d’identité aux couleurs de la province du Cabinda.

Le Cabinda est une enclave sous contrôle angolais en territoire congolais, que le site du Quai d’Orsay « déconseille formellement ». De la taille d’un département français, la province est le théâtre de violences depuis trente ans, et n’édite pas de papiers d’identité. Les agents de la Police de l’air et des frontières (PAF) ne contestent pas seulement sa nationalité mais surtout son âge.

Pour le médecin, l’examen des os du poignet n’est pas suffisant

Julio, qui est scolarisé dans une classe spéciale de remise à niveau, répète qu’il a 16 ans. Il dit être né le 17 novembre 1991. Mais les forces de l’ordre en doutent, et lui donnent deux ans de plus.

Dès le début de sa garde à vue, le jeune est envoyé au CHU, où l’on examine les sans-papiers pour déterminer leur âge. Selon qu’un jeune est mineur ou majeur, ce n’est en effet pas le même droit qui s’applique. S’il est certes régularisable, un majeur est aussi expulsable.

Pour le médecin, qui pratique d’abord une radiographie du poignet pour déterminer sa densité osseuse, l’âge de Julio reste contestable. S’en suit alors un double examen, pileux et génital. A l’issue de la consultation, la PAF argue, sur la base du compte-rendu médical, que l’élève du lycée Victor-et-Hélène-Basch a 18 ans révolus. Le juge des libertés, décide donc qu’il est expulsable. Julio est envoyé au centre de rétention le plus proche, en périphérie de Rennes. Il y restera huit jours. (more…)

 

Les droits des parlementaires bafoués 22.01.08

Filed under: < Droits De l'Homme — eilema @ 12:12
Tags:

https://i1.wp.com/leblogdupetitdocteur.blogspirit.com/images/medium_centre_de_retention.jpg

Suite à l’interdiction opposée à Madame Hélène Flautre, Présidente de la sous-commission des Droits de l’Homme au parlement européen, de visiter le centre de rétention de Lesquin, vous trouverez ci-joint la lettre envoyée à Madame Rachida Dati, Ministre de la justice garde des Sceaux, par les eurodéputés sur la visite des centres de rétention.

Strasbourg, Ie 16 Janvier 2008.

Madame la Ministre.

Nous souhaitons attirer votre attention sur les difficultés que nous rencontrons. en tant que députés européens, lors de nos demandes de visite des lieux de privation de liberté en France, ce qui constitue une grave atteinte a nos droits parlementaires.

Pourtant, en juillet 2003, suite à la demande du Président du Parlement européen, Ies autorités françaises avaient précisé que les règles du Code de procédure penale ­ – plus particulièrement son article 719 relatif aux visites des députés et des senateurs dans Ies locaux de garde a vue, les centres de retention, les zones d’attente et les établissements pénitentiaires – s’appliquaient également aux parlementaires européens.

Cependant, nous sommes au regret de constater que certains députés européens français se voient encore refuser la possibilité de visiter inopinément ces lieux. Cette remise en cause de notre légitimité parlementaire ne peut plus être tolérée.

En effet, alors que nous allons être amenés à voter, dans les semaines qui viennent, une directive cruciale sur le retour des étrangers en situation irrégulière qui contient un important volet sur leur rétention, alors qu’à partir du 1er Janvier 2009 – date annoncée de l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne – la codécision devrait être étendue au domaine de la Justice et des Affaires Intérieures, il est indispensable que nous puissions faire de telles visites, sans aucune entrave, dans les lieux d’emprisonnement ou de rétention.

C’est pourquoi nous vous demandons de rappeler solennellement l’engagement de 2003 concernant l’accès des parlementaires français européens à tous les lieux de privation de liberté sur notre territoire national, d’acter définitivement cette pratique dans les textes règlementaires, et de donner les instructions nécessaires à tous les services de l’État, afin d’en garantir l’exercice. Nous bénéficions déjà de ce droit dans certains États membres de l’Union européenne, il serait donc incompréhensible et très regrettable que nous ne puissions en user dans notre propre pays d’élection.

À quelques mois d’exercer la présidence de l’Union européenne, la France s’honorerait de reconnaitre enfin pleinement ce droit essentiel à l’exercice de notre mandat de législateur européen.

En comptant sur une prompte intervention de vôtre part en ce sens. et en vous remerciant par avance, nous vous prions d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos respectueuses salutations.

signatures.jpg
 

Sarkozy et les droits de l’homme 15.12.07

Filed under: < Droits De l'Homme — eilema @ 11:50
Tags:

Sarkozy candidat Vs Sarkozy en fonction. Petit retour sur 5 mois de politique étrangère et de promesses électorales relatives à la question des droits de l’homme.

 

Pékin 2008 10.11.07

Filed under: < Droits De l'Homme — eilema @ 2:56
Tags:

pekinjo.jpg

Communiqué d’Amnesty International du Jeudi 1er novembre 2007 à l’adresse de M. Jacques Rogge, président du Comité international olympique :

En avril 2001, M.Liu Jingmin, vice président du comité de candidature de la capitale chinoise aux Jeux olympiques de 2008 avait affirmé : « En confiant à Pékin l’organisation des Jeux vous contribuerez au développement des droits humains ». Monsieur le président du comité international olympique, vous vous êtes engagé à intervenir si la situation des droits humains en Chine ne vous convenait pas.

Malgré quelques réformes, la Chine n’a pas tenu sa promesse et les violations des droits humains perdurent et s’aggravent : recours persistant à la peine de mort et à la « rééducation par le travail », emprisonnement, torture et harcèlement des défenseurs des droits fondamentaux, parmi lesquels des journalistes et des avocats, censure des médias et d’Internet, expulsions forcées, répression des minorités ouïghoure et tibétaine, des mouvements religieux ou spirituels.

Je connais votre engagement pour que rayonnent les valeurs universelles de l’olympisme. C’est pourquoi je vous serais reconnaissant de bien vouloir user de votre influence auprès des autorités chinoises pour que les Jeux de 2008 ne soient pas ternis par des atteintes aux droits humains et pour que la Chine respecte les principes éthiques fondamentaux et universels de la Charte olympique qu’elle a signée.