Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Inclinez-vous devant Kim Il-Sarkozy 07.09.09

Une nouvelle étape est désormais franchie dans la sarkommunication. Désormais, lors des déplacements présidentiels, des bus remplis de figurants triés en fonction de leur taille sont affrêtés sur les lieux de la visite.

L’article de Rue89 :

Un syndicaliste de Faurecia répond à Franck Louvrier qui jugeait « grotesque » de croire que l’Eysée avait exigé un public petit.

José De Sa Moreira est le délégué syndical central CFDT Siège automobile de Faurecia. Il répond à Franck Louvrier, conseiller presse de l’Eysée qui qualifiait ce matin sur France Inter de « ridicules et grotesques » les affirmations du journaliste de la RTBF (radio television belge) selon lesquelles les salariés présents lors des prises de vue dans l’usine Faurecia de Coligny (Orne) avaient été été choisis en fonction de leur taille. (Ecouter le son)

Rue89 : Vous confirmez les dires de la télévision belge ?
José De Sa Moreira : Oui. Il y a eu des négociations avec les Renseignements généraux, la préfecture et le cabinet de l’Elysée sur différents points de la visite du président. Le premier point était l’organisation d’une manifestation la veille. Le deuxième point l’autorisation pour le président, son cabinet et les gardes du corps de pénétrer dans l’usine sans la tenue de protection obligatoire. Et le troisième point, le critère de taille pour figurer sur les prises de vue.
La requête, ou l’ordre, comme vous voulez, a été donné à la direction générale de Faurecia. Nous, syndicalistes, nous nous sommes juste assurés que les personnes sollicitées n’avaient pas été forcées et qu’ils n’avaient pas été choisis en fonction de critère de couleur, d’âge ou autre. Toutes les personnes sollicitées par la DRH étaient d’accord. Nous nous sommes assurés qu’il n’y aurait pas d’incident stupide, du type un salarié qui refuse de serrer la main au président. Ce n’est pas notre intérêt, il y a eu 1215 suppressions d’emploi seulement sur l’activité siège.

Rue89 : Vous n’avez pas trouvé cette requête incongrue ?
José De Sa Moreira : Ça nous a fait sourire, un égo si fort, franchement… Ce qui est triste c’est que du coup on ne retienne que ça de sa visite, alors qu’il a fait des promesses, sur l’emploi, l’industrie la nécessité de garder le savoir en France. Et l’on voit qu’en réalité, il ne vient pas à Faurecia rencontrer les salariés, il vient faire sa publicité, montrer comme il est décontracté, bien reçu.

Rue89 : Peut-on envisager que la direction de Faurecia ait fait du zèle, comme Intermarché prétend l’avoir fait pour la visite de Luc Chatel ?
Je peux vous assurer que nous avons la certitude, de source sûre et fiable, que cette exigence n’est pas sortie de la tête d’un responsable de Faurecia et qu’il s’agit bien d’une requête venant de l’Elysée.