Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

L’Appel de Marianne pour l’indépendance et le pluralisme des médias 17.12.08

Bientôt, le président de la République pourra nommer et révoquer les présidents de France télévisions et de Radio France. Internautes, réagissez ! Rejoignez les premiers signataires de l’appel de Marianne pour l’indépendance et le pluralisme des médias.

SIGNER L’APPEL

808668-969907

Au nom des principes de la démocratie et des valeurs républicaines, les soussignés demandent au Parlement de renoncer à la loi qui permettrait au président de la République de nommer et de révoquer les présidents de France Télévisions et de Radio France.

Ils rappellent que la télévision et la radio publiques n’appartiennent pas au pouvoir politique, quel qu’il soit, mais à tous les citoyens.

Ils réitèrent leur engagement à défendre l’indépendance de la presse et le pluralisme de l’information.

 

Intimidation 18.03.08

Les journalistes, Nicolas Sarkozy en a besoin. Autant qu’il les déteste. Bakchich revient sur 3 exemples des relations houleuses qui (dé)lient le président à cette profession.

L’INDEX VENGEUR.

C’est un journaliste du Nouvel Observateur, Hervé Algalarrondo, qui s’est pris la menace en plein front. La scène s’est déroulée au mois d’août 2006, lors d’un déjeuner de l’université d’été de l’UMP, à Marseille. Le journaliste entamait son dessert en compagnie de quelques membres du grand parti de droite, quand il vit Sarkozy, se promenant de table en table, faire soudain un détour et se diriger vivement vers lui.

Quelques temps auparavant, Algalarrondo avait signé un article où il mettait en parallèle la « rupture » politique de Sarko et la période où celui-ci vivait avec Cécilia sa « rupture sentimentale ». Sarkozy en était fou de rage et on pouvait penser qu’en approchant le journaliste, il n’allait pas lui remettre un bouquet de violettes.

En effet : parvenu à la table, Sarko se plante devant Algalarrondo et tend l’index sur lui. Ce qui, déjà, jette un froid.

Mais ce qui refroidit vraiment la table est moins ce geste menaçant, que la phrase envoyée au bout de cet index. Des paroles qu’un ministre de Villepin, qui mangeait son dessert près d’Algalarrondo, ne manquera pas de commenter, une fois Sarkozy reparti.

LA MENACE DU KÄRCHER.

Vexé par un accueil qu’il ne trouvait pas digne de sa grandeur, Sarkozy se fait menaçant« On va virer la direction de France 3 »

LA FLATTERIE.

Sarko a un piège à journalistes : la flatterie. En 2005, il appelle Joseph Macé-Scaron de son téléphone portable. Le journaliste, qui dirige la rédaction du Figaro-Magazine, décroche et reconnaît cette voix au timbre à la fois chaleureux et nerveux : « Joseph, salut, c’est Nicolas Sarkozy »… La suite :

 

Ouverture de la chasse aux journalistes [de gauche] 10.03.08

Depuis le 28 Février 2007, Rachida Dati ne porte pas la Télé Libre dans son coeur. Ce jour-là, elle est en effet « surprise » par une caméra qui enregistre ses charmants propos. La dame se projette alors « Ministre de la rénovation urbaine à coup de Kärcher ».

.

.

Un an après, l’heure de la vengeance a sonné. L’équipe de la Télé Libre se fait sortir manu militari d’une réunion – pourtant publique – de madame Dati.

.

.

Quelques jours avant, c’est la journaliste Pascale Pascariello qui était malmenée par les gorilles de Serge Dassault. Bientôt une prime de risque pour la couverture des municipales sur les terres de la droite ?

 

« Casse-toi pauv’con » : explications et réécriture 26.02.08

cassetoi.jpg

Interrogé lundi par une lectrice du Parisien à propos de l’échange du Salon de l’agriculture, Nicolas Sarkozy raconte qu’il était bousculé, qu’un « grand type » s’est collé à lui, l’a insulté : « Je lui ai dit ok, ne me serre pas la main, casse-toi si tu veux« , et ce, selon le Président, « pas agressivement« . Il omet de citer le « pauv’con« . Puis il s’interroge : « Fallait-il lui dire merci monsieur, c’est gentil de votre part? » et commente : « Ce n’est pas parce qu’on est président de la République qu’on doit être un président guimauve, un président sur lequel on peut s’essuyer les pieds. Le Président n’a pas plus de droits, moins de droits que les autres. »

Il exprime toutefois un léger regret : « J’aurais pas dû lui dire casse toi si tu veux, j’aurais dû lui dire « pffff », comme je le fais toujours. »

A la fin de la réponse, il donne ce conseil à la dame, avec référence à la cour d’école, donc : « Je m’appelle Sarkozy… Depuis la cour d’école, personne ne peut dire que j’ai baissé les yeux quand j’étais dans mon bon droit. Dites à vos enfants qu’il ne faut pas baisser les yeux quand on n’a rien à se reprocher. »

Dans le quotidien publié mardi, après relecture et lissage de l’Elysée, le texte est devenu :

« Il est difficile même quand on est Président de ne pas répondre à une insulte. J’ai sans doute les défauts de mes qualités. Ce n’est pas parce qu’on est le Président qu’on devient quelqu’un sur lequel on peut s’essuyer les pieds. Cela étant, j’aurais mieux fait de ne pas lui répondre. »

Le Parisien, dans sa version papier, précise qu’il a reçu lundi soir, tard, la version « corrigée et amendée » de cet entretien. Le retour de la copie aurait eu lieu après 23h.

Source : Rue89 I Illustration © Chimulus

 

Une journaliste malmenée par les gorilles de Dassault

Lors d’une réunion à Corbeil, une reporter de France Inter a été violemment prise à partie par le service d’ordre du maire.

Etrange conception de la liberté de la presse à Corbeil-Essonnes. Pascale Pascariello, journaliste à France Inter, reporter de l’émission de Daniel Mermet, Là-bas, si j’y suis, s’est fait secouer par les gros bras de Serge Dassault, lors d’une réunion publique à Corbeil-Essonnes, vendredi 8 février.

Jacques Lebigre, conseiller municipal et directeur de campagne de Serge Dassault dément : « Elle a voulu interviewer de manière brutale monsieur Dassault. Les gens s’en sont émus. Je ne peux que regretter la manière non-déontologique dont s’y est pris cette journaliste. »

L’intéressée, pourtant habituée des reportages difficiles, avoue « avoir eu très peur ». Elle enquêtait depuis plusieurs jours à Corbeil, ville populaire de 40 000 habitants, où la campagne municipale est particulièrement tendue.

A la fin de la réunion, dans une salle toute acquise à Serge Dassault, Pascale Pascariello se rapproche de la tribune où se tient l’édile et tend son micro siglé France Inter. La journaliste raconte qu’« il s’est d’ailleurs félicité d’avoir France Inter ». Devant l’assistance, elle l’interroge sur son succès à Corbeil-Essonnes, sur des propos qu’il aurait tenus à propos de la ville, mais surtout sur ces affaires qui enveniment la campagne. Le maire l’interrompt et refuse de répondre.La jeune femme est immédiatement prise à partie : « Je pense que j’ai dû dire le mot qu’il ne fallait pas. J’ai vu des hommes assez musclés en costume m’entourer. Avant, ils se tenaient aux côtés de Serge Dassault ou gardaient les portes. J’ai été bousculée. Certains habitants, pas des jeunes, d’ailleurs, m’ont aussi agrippée. Je me suis accroupie. J’ai eu peur de prendre un coup. Je ne comprenais pas s’ils voulaient me sortir ou me retenir à l’intérieur. C’était très violent. Il a fallu que quelqu’un m’aide à sortir. J’ai vraiment eu très très peur. »

Un témoin explique que les hommes de la sécurité avaient des oreillettes et qu’ils sont tous partis en même temps : « J’imagine qu’ils avaient reçu un ordre. Ensuite, il y a eu un mouvement de foule. Je crois quelle n’avait pas calculé le danger. » Une habitante des Tarterêts confirme : « C’était très violent,j’ai cru qu’ils allaient la lyncher. » Jacques Lebigre minimise : « Les gens ont voulu intervenir. Il n’y a pas eu de violences. Ils lui demandaient sa carte de presse. » Pourtant, l’habitante des Tarterêts confirme que le micro était siglé France Inter. Ce que dément le directeur de campagne de Serge Dassault. Il ajoute : « Les questions étaient une provocation. Voilà une conception du journalisme qui n’est pas la mienne. »

Le plus étonnant dans tout cela, c’est qu’aucun des élus sur l’estrade n’a réagi. Pascale Pascariello n’en revient pas : « Serge Dassault a laissé ses hommes de main et des habitants me prendre à partie très violemment, sans rien dire. Je croyais qu’un maire devait assurer la sécurité de ses habitants. »

Pour la journaliste, pas de doute « c’était de l’intimidation ». Jacques Lebigre affirme quant à lui qu’il n’était pas nécessaire d’intervenir : « Des gens dans l’assistance se sont interposés. Les échanges étaient un peu vifs mais il n’y a pas eu de violences. » Il soutient également qu’« aucun vigile n’est intervenu. »Suite à cet événement, Serge Dassault a contacté Daniel Mermet, producteur de l’émission « Là-bas si j’y suis » de France Inter pour vérifier l’identité de la journaliste. « Grosso modo, il a dit: « Je serais vous, j’écouterais bien avant de diffuser ». »

Extrait de l’article de

 

Perquisitions dans les médias : ça continue 16.02.08

Mercredi 13 Février 2008 : Perquisition judiciaire à France-Inter. Pendant la grève de l’audiovisuel public, mercredi 13 février, la police judiciaire a saisi dans les locaux de France-inter les CD de l’émission Interception, « Des requins en eau trouble, contre-enquête sur la mort de Jean-Pascal Couraud« , réalisée par le journaliste Benoit Collombat. Cette émission, diffusée en novembre 2007, fruit d’une enquête effectuée à Tahiti, faisait notamment allusion au supposé compte japonais de Jacques Chirac. Cette descente de police à Radio-France a eu lieu sur commission rogatoire du juge Redonnet, qui instruit à Papeete la plainte pour homicide déposée par la famille de Jean-Pascal Couraud. Et une perquise de plus dans les medias, une…

Source : Bakchich

 

Les petits coups de ciseaux de Bernard Arnault 10.11.07

//www.rue89.com/files/20070911arnaultinside.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Médias : les petits coups de ciseaux de Bernard Arnault. [Article d’Augustin Scalbert I Rue89 I 09 Novembre]

Contrairement à ce qu’il affirme, le repreneur des Echos n’hésite pas à faire pression sur les journalistes.

L’interview de Bernard Arnault sur RTL, « ça nous a fait hurler! », relate une journaliste de La Tribune. Même s’il décroche rarement lui-même son téléphone, ses collaborateurs n’hésitent pas à faire pression sur des journalistes ou à sucrer des budgets publicitaires. Voire à caviarder ou trapper des articles, comme c’est arrivé plusieurs fois à La Tribune.

Le patron de LVMH a pourtant affirmé jeudi matin sur RTL que pendant les quinze années où il a possédé le titre, les journalistes du quotidien « ont été parfaitement libres » vis-à-vis des pouvoirs économiques et politiques. Bernard Arnault, 58 ans, contrôle LVMH, leader mondial du luxe avec 64 marques de mode ou d’alcool. Il est le deuxième actionnaire de Carrefour, numéro 2 planétaire de la grande distribution (9,1% du capital avec le fonds américain Colony Capital). Le conseil d’administration de son groupe comprend notamment Arnaud Lagardère et Albert Frère, premier actionnaire privé de Total, de Suez et de Lafarge.

Quant au directeur général de LVMH, Nicolas Bazire, il fut directeur de cabinet d’Edouard Balladur à Matignon et est resté très proche de Nicolas Sarkozy… dont Bernard Arnault a été le témoin de mariage. Et comme dans tout bon western, le milliardaire a un ennemi juré : François Pinault, le fondateur du groupe PPR.

Articles réécrits, titres adoucis, crises de colère et coups de fil après parution…

Ce décor étant posé, peut-on considérer que « le fait que les journalistes soient indépendants (…), c’est une évidence », comme il l’affirme ?

Ce n’est pas évident du tout, non. En témoignent les nombreuses grèves et motions de défiance des journalistes, sur lesquelles Arnault n’a pas été invité à s’exprimer sur RTL. Pendant ces quinze dernières années, des articles sur des sociétés d’Arnault, de ses amis ou de son ennemi ont été allègrement réécrits. Et parmi ceux qui ont passé ce filtre, certains ont suscité l’ire de l’actionnaire.

Au milieu des années 90, un entrefilet un peu critique sur un livre signé Nicolas Sarkozy et un papier racontant les malheurs des petits actionnaires d’Eurotunnel ont mis Bernard Arnault dans une rage folle. Il a pris son téléphone pour dire à un dirigeant tout le mal qu’il pensait de ces parutions. (more…)