Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Retraites Privilégiées 23.12.10

Grâce au merveilleux procédé d’empilement des retraite, Jacques Chirac touche 30.800€ par mois, talonné par Valérie Giscard d’Estaing et ses 29.000€.
Pour avoir effectué un simple mandat de 5 an, un député aura quant à lui le privilège de toucher 1548€ par mois dès ses 60 ans.

Et le temps venu, Nicolas Sarkozy pourra prétendre lui à 23.250€ par mois, et François Fillon 7973. 33€.

 

Voyages, voyages… 12.07.10

Le budget voyage du Président de toutes les économies est passé de 14 millions d’euros en 2008 à 22 millions en 2009.

Source : Bernard Poirette et ses Polémistes [RTL]

 

Caisses vides ? Sans doute pas pour l’Europe 11.05.08

La présidence française de l’Union europénne débute le 1er juillet. Un programme des festivités circule sous le manteau : la France voit les choses en grand, en très grand. Encore un coup de bling bling politique de Nicolas Sarkozy !

La consigne a été passée par l’Elysée à tous les protagonistes de la future présidence française de l’Union européenne : se la jouer modeste et discret pendant encore quelques temps. C’est-à-dire ne pas vendre la mèche sur le programme des réjouissances à venir, histoire de ne pas faire d’ombre à la petite Slovénie qui assume cette présidence bien trop lourde pour elle jusqu’à la fin juin.

Mais après, promis, ce sera « un vrai feu d’artifice ! » prédit une bonne source diplomatique. Car, pour célébrer le futur règne de la France sur l’Europe, l’hyper président Sarkozy a vu les choses en grand. Un programme des festivités de 40 pages pas encore tout à fait bouclé circule déjà sous le manteau et « pas moins de 400 à 500 manifestations sont prévues en France » annonce ce diplomate indiscret. Au menu des réjouissances : sommet de chef d’Etat, conseil des ministres européens, comme à Annecy à la fin de l’été pour l’agriculture, à la Rochelle en septembre pour les transports, ou à Marseille fin novembre pour le logement et l’aménagement du territoire, colloques en tous genres, manifestations culturelles …

Si l’on compte bien, cela fait en moyenne entre deux et trois raouts officiels par jour en France entre juillet et décembre 2008 ! Pourquoi voir petit quand on sait que le train de la présidence qui tourne tous les six mois s’arrêtera en 2009 ? Par contre, bonjour le déploiement d’aimables flics, pandores, CRS, gardes mobiles dans nos bonnes villes de France. Un vrai cirque en perspective qui permettra sans doute d’atteindre le but affiché par le gouvernement, « rendre l’Europe plus populaire »…

La France a déjà commencé à dévoiler cette semaine les grandes lignes de son action européenne axée sur la « protection » : elle veut obtenir un accord sur l’immigration, l’environnement et l’énergie, et la Défense. Reste qu’à la Commission de Bruxelles, un Français rabat-joie promet des lendemains qui déchantent pour cause de calendrier. « Déjà, un pays qui assure la présidence en seconde partie d’année ne peut vraiment passer à l’action qu’après les deux mois d’été. Ensuite, le Parlement européen est en fin de mandat, les élections ayant lieu à la mi-2009. Il faudra être convainquant pour obtenir des députés qu’ils chamboulent leur programme pour adopter de nouvelles directives. Quant à la commission Barroso, elle a encore un an à tenir et déjà beaucoup de commissaires sont un peu démobilisés », grince-t-il. D’où l’intérêt, dans un tel contexte, d’en jeter plein les yeux avec des festivités délirantes…

Article : Émile Borne pour Bakchich

 

Sarkozy « s’offre » le renouvellement de la flotte présidentielle 07.02.08

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Sarkozy et les avions, cela pourra probablement faire le titre d’un livre de 500 pages à la fin de son mandat.

Le Président aime les avions, du moins quand ils sont privés. On sait que, pour ses vacances en Egypte, il a utilisé pas moins de trois appareils, dont le jet d’un copain fortuné. Après tout, les avions privés, c’est bien mieux que les 4×4.

Il aime tellement les avions, qu’il a décidé de s’en offrir huit nouveaux. Selon le Canard enchaîné, le président de la République a en effet ordonné le renouvellement complet de la flotte présidentielle. Les appareils actuels seraient jugés trop vieux (on comprend mieux maintenant pourquoi le Président préfère Air Bolloré). Et puis Nicolas Sarkozy souhaiterait avoir un bel avion, aussi beau que celui de George W. Bush, l’Air Force One, un Boeing 747 équipé de tout le confort moderne.

Basée à Villacoublay, la flotte présidentielle comprend quatre Falcon 50, deux Falcon 900, deux Airbus A319 CJ, sept TBM 700 et trois hélicoptères Super Puma (lire ici). Selon le Canard, les quatre Falcon 50 seraient remplacés par des Falcon 2000, les deux Falcon 900 par des Falcon 7X, et les deux A319 par des A330.

[Source : Article de Pascal Riché (Rue89)]

 

Payez pour lui ! 29.01.08

https://i0.wp.com/montataire.parti-socialiste.fr/files/sarkozy-par-cabu.jpg© Cabu

Un instructif voyage au cœur de la flotte aérienne de la présidence. C’est ce que politique.net a savoureusement concocté. Résumé :

États-Unis (Août 2007). Pour ses vacances aux États-Unis , Nicolas Sarkozy s’était vanté d’avoir voyagé sur une ligne régulière d’Air France, « comme n’importe quel citoyen français ». Mais ce qu’il avait oublié de dire, c’est que tout son staff (médecin, aide de camp, conseillers) suivait à bord du Falcon présidentiel, un Falcon 50 de l’Etec (Escadron de transport, d’entraînement et de calibration), grâce auquel il avait pu faire l’aller-retour pour assister aux obsèques de Monseigneur Lustiger à Paris. Ajoutons à l’ardoise, les frais de mobilisation de ce Falcon 50 à l’aéroport aux Etats-Unis pendant toute la durée des vacances de Nicolas Sarkozy.

Égypte. La révélation est venue de Rue89. Pour ses vacances de Noël, Nicolas Sarkozy n’a pas simplement utilisé le Falcon 900 de son ami milliardaire Vincent Bolloré pour se rendre en Egypte à Noël – contrairement à ses déclarations du 8 janvier dernier. En réalité, il a mobilisé pas moins de trois avions. Au passage, le chef de l’État n’a effectué que le voyage aller à bord de l’avion de Vincent Bolloré. En visite officielle en Égypte le dernier jour de sa semaine de vacances, Nicolas Sarkozy a fait venir l’un des deux A 319 présidentiels pour le ramener à Paris en compagnie de Bernard Kouchner, qui lui était arrivé sur une ligne régulière. Par conséquent, pour son déplacement en Egypte, le chef de l’Etat a utilisé 3 avions : le Falcon 900 de Bolloré, le Falcon 50 de l’Etec, et l’A319 présidentiel.

Dijon : le record. Au final, il a fallu 4 avions pour que le chef de l’État se rende à Dijon (300 km de Paris). Dans un dossier de décembre 2007 consacré à l’argent de l’Elysée, le magazine Le Point, qu’on peut difficilement taxer de journal anti-Sarkozy, a fait une révélation surprenante. Ainsi, lors de son déplacement à Dijon consacré au problème de l’insertion, l’Elysée a déployé pas moins de 4 avions ! Deux Falcons présidentiels ont été nécessaires pour transporter le staff et la délégation qui suivait le président de la République dans ce déplacement. Mais un Transall, appartenant à l’armée, a également été mobilisé pour pouvoir transporter la voiture blindée du chef de l’Etat (3,5 tonnes). Un second avion suivait le Transall de l’armée pour transporter… le second véhicule de remplacement au cas où le premier tomberait en panne ! (informations en page 38, du magazine Le Point n°1838 du 6 décembre 2007).

Coût des voyages de Sarkozy : 15 millions d’euros en 2008 (+ 50% par rapport à 2007)

Jusqu’à présent, les voyages d’un président de la République étaient pris en charge par le budget du ministère des Affaires étrangères. Sous Jacques Chirac, le coût des voyages officiels s’élevait à 10 millions d’euros par an.
Dès son arrivée au pouvoir, Nicolas Sarkozy a souhaité une plus grande transparence pour le budget de l’Elysée. Toutes les dépenses qui étaient financées par d’autres ministères ont donc été basculées dans le budget officiel de l’Elysée ce qui explique que celui-ci soit passé de 30 millions d’euros en 2007 à près de 100 millions d’euros en 2008. Sauf que cette inflation des dépenses n’est pas simplement liée à une opération comptable. Comme le révèle Le Point, la ligne budgétaire consacrée aux voyages officiels du chef de l’Etat est passée à 15 millions d’euros pour 2008, soit une hausse des dépenses de 50% par rapport à 2007. Voyager à 3 ou 4 avions par déplacement, cela a bien un coût.

Sources : Politique.net

 

Mensonge ! Sarkozy en Egypte : 3 avions pour un séjour 18.01.08

Article : Rue89

Ce n’est pas un mais trois avions que le Président a mobilisés: le jet de Bolloré et deux autres appartenant à l’Etat. Enquête.

La flotte égyptienne du Président (Yann Guéguan/Rue89)

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Pourquoi le Président a-t-il utilisé le jet de son ami Vincent Bolloré pour se rendre en vacances en Egypte? Parce qu’il y était contraint. C’est en tout cas ce qu’un Nicolas Sarkozy agacé a tenté d’expliquer lors de sa conférence de presse du 8 janvier: « Il y a des problèmes de sécurité pour un chef de l’Etat (…) et ce n’est pas forcément très simple de mettre ces dix personnes dans un charter pour Charm el-Cheikh, voilà! »

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Un argumentaire d’une minute et trente secondes pour répondre à la journaliste qui avait posé la question, mais également au socialiste Jean-Paul Huchon. Lui aussi en vacances en Egypte à Noël, le président de la région Ile-de-France s’était indigné quelques jours plus tôt, de l’utilisation du Falcon 900 de l’industriel français: « La seule bonne solution, c’est d’y aller en privé, en payant son séjour, de manière tout à fait normale. En ligne régulière, on met quatre heures. C’est pas la galère.« 

Les accompagnateurs du Président dans un second Falcon.

Pas la galère? Nicolas Sarkozy n’est pas loin de penser le contraire. Au – selon lui – « très sympathique » socialiste, il a rétorqué, toujours face à la presse, en listant ces « dix personnes » qu’il était difficile de mettre dans « un charter« : « Le chef de l’Etat est suivi dans sa sécurité par un médecin, par un aide de camp, qui le tient en liaison avec l’armée française pour la bombe atomique, (…) par des transmetteurs, qui installent et qui permettent de savoir qu’il est en permanence joignable…« 

Seulement la plupart de ces accompagnateurs n’ont pas effectué le trajet dans le même avion que le Président: un Falcon 50 de l’Etec (Escadron de transport, d’entraînement et de calibration – anciennement appelé le Glam) les a transportés jusqu’en Egypte, comme c’est le cas pour chaque déplacement présidentiel.

L’A319 présidentiel boudé à l’aller mais pas au retour.

S’il n’a pas utilisé un avion de ligne, il n’a donc pas voulu voyager non plus à bord du Falcon de l’Etec. Ce n’était pourtant pas impossible, puisque pour ses vacances estivales à Wolfeboro (Etats-Unis) Nicolas Sarkozy avait voyagé… sur un avion de ligne, avant d’effectuer un aller-retour à Paris… à bord du Falcon de l’Etec – afin de se rendre aux obsèques de Monseigneur Lustiger.

Pour un Président qui « assume » et se dit si soucieux des deniers du « contribuable français« , le décalage commence à poindre. Un décalage qui apparaît d’autant plus important quand on apprend que Nicolas Sarkozy a utilisé un troisième avion pour revenir en France.

En visite officielle en Egypte le dernier jour de sa semaine de vacances, le chef de l’Etat a fait venir l’un des deux A 319 présidentiels pour le ramener à Paris en compagnie de Bernard Kouchner. Le ministre des Affaires étrangères, lui, avait volé sur une ligne régulière à aller.

Le porte-parole de l’Elysée botte en touche.

Interrogé ce vendredi lors de son point presse hebdomadaire, David Martinon s’est montré peu enclin à revenir sur le sujet. Comme le Président, il a expliqué qu’il était « compliqué de faire voyager tout cet équipage dans un avion de ligne« .

La succession de questions n’a toutefois pas été vaine : le porte-parole de l’Elysée a fini par reconnaître que certains des accompagnateurs étaient dans un second avion. Mais là s’est arrêtée la justification car, même si Nicolas Sarkozy en a parlé en conférence de presse, ce sujet serait « du ressort de la sécurité de l’Etat« . (Vidéo)

 

La double augmentation de Sarkozy 23.12.07

« Sarkozy, à défaut de soigner celui des Français, a su bichonner son propre pouvoir d’achat ».

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On apprend dans Le Canard enchaîné que l’homme qui justifiait sa faramineuse augmentation de 206% par un souci de transparence perçoit toujours depuis le 6 mai son salaire de ministre de l’Intérieur !
On se souvient de l’augmentation du salaire présidentiel que s’était généreusement accordé Nicolas Sarkozy. Elle se justifiait par une volonté de « plus de transparence ». Du moins avait-il osé le prétendre – mais n’est-il pas celui-qui-ose-tout ? La bonne blague ! En fait de transparence, on a d’abord eu droit à la valse des chiffres : la majorité a commencé par évoquer 140% d’augmentation, avant de corriger à 172, jusqu’à ce qu’on s’aperçoive, grâce aux calculs précis de certains députés de l’opposition, que l’augmentation était en réalité de 206 % ! Le Président lui-même, pris la main dans le sac, en flagrant délit d’enrichissement personnel non justifié – il est déjà logé, blanchi et nourri dans le luxe inouï de notre monarchie républicaine -, avait tenté de noyer le poisson. De son explication embrouillée ressortait que Jacques Chirac, en plus de son salaire de Président, touchait un complément en retraites variées, pour lesquelles il avait cotisé durant sa carrière politique. Et que les Français ne le savaient pas et qu’il fallait désormais que tout se sache. On ne voit pas du tout la pertinence de l’argument mais passons. Ce qu’avait oublié de nous dire Sarko-la-transparence à ce moment-là, c’est que lui-même, depuis Mars et jusqu’à maintenant, avait demandé – et évidemment obtenu – de voir son salaire de ministre de l’intérieur prolongé jusqu’à la fin de l’année 2007.

La bombe explose dans le Canard enchaîné, relayée par Politique.net. Explication : pour permettre à un ministre de retrouver un emploi, le versement de son salaire est en effet maintenu durant 6 mois, c’est la règle. Sarkozy ayant démissionné en Mars, il aurait dû cesser de le toucher au 1er octobre, à condition de ne pas avoir trouvé le moindre boulot depuis le mois de Mars, or il est président de l’U.M.P. Et touche donc un maximum de ce côté là ! ! ! Or il a demandé à ce que cette rémunération de ministre de l’Intérieur, soit prolongée jusqu’au 1er janvier 2.008, jour d’entrée en vigueur de son augmentation officielle de 206%. Au nom de quelle justification ? Peut-être faut-il chercher du côté de Pierre Lellouche, inénarrable conseiller de Sarkozy, qui trouvait anormal que le Président soit payé comme « un petit cadre moyen« . Vous en connaissez beaucoup, des petits cadres moyens à 7.500 euros nets (d’argent de poche) ? La droite qui voudrait réconcilier les Français avec l’argent n’a aucune idée de la réalité du pays, aveuglée par son fol appât du gain : nouvelle illustration après celle donnée par Jean-François Copé, alors ministre du budget, pour qui les classes moyennes émargeaient à 4000 euros nets par mois ! Le même Copé qui cumule avec ses rémunérations d’élus un salaire d’avocat dans un cabinet d’affaires
Pour revenir enfin au sujet, en résumé, Nicolas Sarkozy, l’homme qui reprochait à son prédécesseur de toucher en catimini ses retraites en plus de son salaire de Président, justifiant ainsi sa propre augmentation, touche depuis le 6 mai non 7500 euros, rémunération normale du Président, mais 11 500 euros nets, en ayant conservé son salaire de ministre de l’Intérieur – qu’il n’est plus depuis fin Mars. En toute opacité : qui l’eût su sans la révélation du Canard ? Ajoutons qu’il ne s’agit pas de divagations de la part du palmipède puisque l’Élysée a… confirmé l’information ! « Ensemble, tout devient possible » : là-dessus au moins, Sarkozy ne mentait pas.