Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Arrêtez ce débat, Monsieur le Président ! 23.12.09


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Depuis le 2 novembre 2009, la France a été entraînée, malgré elle, dans les tourments d’un débat sur l’identité nationale. De nombreuses voix s’étaient pourtant élevées pour avertir que le lien posé d’emblée entre l’immigration et l’identité nationale était de nature à libérer une parole au « mieux » stigmatisante, au pire raciste.

Malheureusement, ces prédictions apparaissent aujourd’hui se situer bien en-deçà d’une réalité inquiétante et nauséabonde. En effet, depuis plusieurs semaines, les débats sur l’identité nationale sont apparus comme des espaces de libération d’une parole raciste, prompte à remettre en cause, de façon insidieuse ou explicite, la légitimité de la présence sur le sol national de catégories entières de la population.

Un nombre substantiel de réunions nous font honte tant les propos qui y sont tenus heurtent nos consciences de républicains et de démocrates, attachés aux valeurs du vivre ensemble. Propos violents envers les immigrés et leurs enfants, vision caricaturale des « jeunes de banlieue », obsession autour de la figure du musulman comme euphémisation d’un racisme anti-arabe qui n’ose plus s’exprimer en ces termes : voilà quelles semblent être les principales réflexions qui émergent des réunions tenues sur le territoire.

Pire, des responsables politiques de premier plan ont cédé au tropisme de la stigmatisation. Ainsi, il y a quelques jours, une Ministre de la République, Nadine Morano, livrait en creux sa vision du musulman, essentialisé dans la position de celui qui refuse de s’intégrer à la Nation, fût-il français.

La technique consistant, face aux tollés soulevés par de tels propos, à expliquer que ces derniers ont été mal compris ne doit pas faire illusion. La preuve n’est plus à faire que le débat sur l’identité nationale, bien loin de renforcer l’adhésion aux valeurs de la République, est un facteur de haine et de désunion, là où notre pays devrait s’atteler à cultiver le vivre ensemble. Un vivre ensemble trop fragile pour qu’il soit affaibli à travers un débat qui, posé en ces termes, ne pouvait finalement rien produire d’autre.

Face à cette réalité qu’il est inutile de vouloir camoufler, il est tout aussi inutile de sortir la carte du « peuple dont l’expression est légitime ». Car, dans notre pays comme dans toutes les grandes démocraties, le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. À cet égard, les propos racistes tenus dans des réunions organisées par les préfectures sont d’autant plus graves que l’Etat vient apposer sa légitimité à l’expression de pensées qui n’ont pas lieu d’être dans l’espace public.

C’est pourquoi nous vous demandons, Monsieur le Président de la République, de mettre un terme à ces réunions, sans quoi la République française que vous représentez aura fait le choix de laisser se tenir en son sein et avec son assentiment un débat de nature à briser durablement les fondements de notre vivre ensemble.

 

A quoi sert « l’identité nationale » 26.10.07

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Gérard Noiriel
À quoi sert « l’identité nationale ». Parution : 26/10/2007
ISBN : 978-2-7489-0080-4
156 pages – 12 x 19 cm – 12.00 euros

La question de « l’identité nationale » a été remise au centre de l’actualité politique par Nicolas Sarkozy, pendant la campagne électorale des présidentielles. Devenu chef de l’État, celui-ci a créé un « ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale », ce qui est un fait sans précédent dans l’histoire de la République française. Huit historiens ont aussitôt démissionné de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration pour protester contre ce ministère, estimant que cet intitulé ne pouvait que conforter les préjugés négatifs à l’égard des immigrés. La pétition qu’ont lancée ces historiens a été signée par plus de 10 000 citoyens en moins d’une semaine, et des universitaires du monde entier se sont associés à cet appel.

Gérard Noiriel explique les raisons de ce mouvement. Il montre que la logique identitaire, née au XIXe siècle, a depuis constamment alimenté les discours nationalistes. Il rappelle que, au cours des années 1980, c’est Jean-Marie Le Pen qui a popularisé, dans l’espace public, l’expression « identité nationale » pour stigmatiser les immigrés. Analysant de façon minutieuse les usages de cette formule dans le discours du candidat Sarkozy, il donne des éléments pour éclairer les nouvelles stratégies aujourd’hui à l’œuvre dans le champ politique.

La collection d’histoire est réalisée en collaboration avec le Comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire. Historien, directeur d’études à l’EHESS, président du Comité de vigilance sur les usages de l’histoire (CVUH), Gérard Noiriel est membre démissionnaire du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration.

 

Racisme : la responsabilité des élites 24.10.07

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Gérard NOIRIEL. Racisme : la responsabilité des élites.
18 octobre 2007 – 17 € – 112 pages – 113 x 210 mm – ISBN : 978-2-84597-240-7

L’historien Gérard Noiriel constate ici les impasses du combat antiraciste et plaide pour de nouveaux outils dans la lutte contre la stigmatisation de populations visées par la xénophobie. À l’heure d’un raidissement du discours public sur la notion d’identité nationale, l’auteur en appelle à la responsabilité des élites, intellectuelles et médiatiques.

Gérard Noiriel est socio-historien et directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales. Il est l’un des précurseurs de l’histoire de l’immigration en France. Il s’est investi récemment dans la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, dirigée par Jacques Toubon, instance dont il démissionne avec sept autres chercheurs le 18 mai 2007 lorsque est annoncée la création d’un ministère de l’immigration et de l’identité nationale. Il a récemment publié chez Fayard Immigration, antisémitisme et racisme en France (XIXe-XXe siècle) – Discours publics, humiliations privées : il prolonge ici la réflexion en disant les moyens de lutte contre les discours offensants et archétypaux.

 

les grandes lignes du projet de loi sur l’immigration 24.05.07

Le projet de loi sur l’immigration durcit les obligations d’intégration et de maîtrise du Français pour les candidats à l’immigration familiale. Les revenus nécessaires pour faire venir sa famille devraient aussi être augmentés : ils seraient « indexés » sur la taille de la famille.

Par ailleurs, l’étranger qui veut venir en France dans ce cadre devra participer à une « évaluation de son degré de connaissance de la langue et des valeurs de la République ». Le cas échéant, il devrait suivre « une formation d’une durée maximale de deux mois » avant de pouvoir demander un visa long séjour puis le regroupement familial.

Le projet de loi entend également créer un « contrat d’accueil et d’intégration pour la famille » qui oblige les parents à veiller à « la bonne intégration de leurs enfants nouvellement arrivés en France ». En cas de « non-respect manifeste du contrat », le préfet peut saisir le juge des enfants, qui peut décider de faire verser les allocations familiales « à un tiers ».

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Hortefeux veut traiter la question de l’immigration avec « fermeté et humanisme ».

En déplacement à Toulouse, Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale a redit jeudi sa volonté de traiter la question de l’immigration avec « fermeté et humanisme ». Après une visite au service d’accueil des étrangers de la préfecture de la Haute-Garonne, le ministre s’est rendu dans l’après-midi à la délégation régionale de l’Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations (Anaem) où il a rappelé que « la politique qu’entend mener le gouvernement repose sur deux piliers très clairs: la fermeté et l’humanisme ». « C’est l’un et l’autre, l’un avec l’autre, ce n’est pas l’un sans l’autre », a précisé M. Hortefeux en rappelant plus tard « la nécessité d’une très grande fermeté dans la lutte contre l’immigration illégale » tout en envisageant « du cas par cas ».

Interrogé sur la reconduite à la frontière d’ici la fin de l’année scolaire de familles expulsables mais dont les enfants sont scolarisés, le ministre a déclaré qu’il y répondrait « dans un autre cadre ». Avant de se rendre au Centre de rétention administratif de Cornebarrieu, dans l’agglomération toulousaine, M. Hortefeux a jugé « inacceptables » et « condamnables » les incidents qui se sont produits en matinée dans une banlieue de Toulouse au cours d’une interpellation. Lors d’une « opération de routine » sur le marché de la Reynerie, trois policiers ont été blessés au cours de l’interpellation d’un vendeur d’articles de contrefaçon. Cet homme, un Tunisien en situation irrégulière selon la police, s’était alors débattu, soutenu par plusieurs personnes qui ont pris à partie les trois fonctionnaires. Une femme policier a été blessée à l’oeil et présente des « commotions au visage ». Ses deux collègues sont légèrement blessés.
« Il faut que les procédures s’engagent pour le reconduire dans son pays, ce qui ne l’exonère pas d’une peine d’emprisonnement », « d’une sanction pour outrage et rébellion », a dit M. Hortefeux.

Source : Associated Press- Jeudi 24 mai 2007, 18h34

 

I 23.05.07

ICANN

La gestion actuelle par l’ICANN n’est pas une « menace » pour les autres pays. La véritable menace serait de voir ces questions du ressort de pays peu respectueux de la liberté d’expression. La création, à la suite du dernier Sommet mondial sur la société de l’information de Tunis, d’une plateforme de dialogue permanent, le Forum sur la Gouvernance d’Internet, est un premier pas vers une gestion plus équilibrée de l’Internet à l’échelle internationale.
Il faut aller plus loin. Je souhaite que la France participe plus activement à ces discussions qui structurent l’avenir d’Internet dans le monde, et la prochaine réunion du forum, en novembre 2007 à Rio, en donnera l’occasion.

Sources(s) : Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)

Identité nationale

Je défends une identité française fondée sur un certain nombre de valeurs sur lesquelles je ne transigerai pas: la laïcité, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’égalité pour tous les territoires, la promotion sociale, la valorisation du mérite.

Sources(s) : Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Immigration

Pendant des années, on n’a pas pu parler d’immigration dans notre pays. Ceux qui n’acceptaient pas l’ouverture totale des frontières étaient immédiatement taxés d’extrémisme ou de racisme. Je veux souligner qu’en matière d’immigration les problèmes sont plus devant nous que derrière nous et qu’il n’y a pas d’autre solution qu’une politique responsable, qui concilie immigration maîtrisée et codéveloppement. Si je suis élu, je conforterai la politique d’immigration choisie que j’ai engagée en tant que ministre de l’Intérieur.
J’instaurerai des plafonds annuels d’immigration. La laïcité, l’égalité entre la femme et l’homme, la liberté de conscience sont des principes avec lesquels je ne transigerai jamais. Je demanderai à ceux qui veulent venir s’installer en France de faire l’effort d’apprendre le français avant, parce que c’est une condition essentielle d’une intégration réussie et parce que cela sera un signe de leur volonté de respecter notre culture. Le regroupement familial ne sera possible que si la personne a un logement et un travail lui permettant de faire vivre sa famille sans prise en compte des allocations familiales. Enfin, j’ai proposé la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, car l’intégration passe par le partage de notre culture autant que par son enrichissement. Un seul ministère doit traiter l’ensemble des questions relatives à l’immigration, à l’intégration et au codéveloppement.

Sources(s) : Mon Projet

Immigration choisie

Entre l’immigration zéro, qui nous appauvrirait et serait contraire à nos intérêts comme à nos traditions, et l’ouverture totale des frontières, qui est une folie irresponsable alors que de grandes migrations s’annoncent, il existe une position de bon sens, qui est celle de l’immigration régulée, concertée avec les pays d’origine.
La France doit continuer d’accueillir des migrants. C’est son intérêt et sa responsabilité, notamment pour la formation des élites des pays que nous aidons. Mais elle ne doit le faire qu’à certaines conditions.
La première condition, c’est de se doter de plafonds d’immigration, comme le fait par exemple le Canada, un pays démocratique somme toute. Nous ne pouvons accueillir que dans la mesure où nous pouvons fournir un logement, un emploi, une école pour les enfants. Sinon c’est la crise de l’intégration et des banlieues, comme nous la connaissons aujourd’hui.

Sources(s) : Discours Nantes (15/03/07)

Immigration clandestine

Il faut lutter contre l’immigration clandestine qui fait la fortune des marchands de sommeil et des passeurs sans scrupule qui n’hésitent pas à mettre en danger la vie des pauvres malheureux dont ils exploitent la détresse.
Je souhaite que celui qui a été reconduit dans son pays ne puisse pas obtenir un titre de séjour en France pendant les 5 ans qui suivent.
Je souhaite que les étrangers en situation irrégulière soient exclus du droit au logement opposable.

Sources(s) : Discours de Caen (09/03/07)

Impôts

Je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser. Je ne vois pas quelle gloire on peut tirer du fait que nos impôts sont quatre points plus élevés que la moyenne de l’Union européenne à 15.
Je comprends la forte inquiétude des personnes âgées qui, depuis dix ans, subissent une véritable érosion de leur pouvoir d’achat sous l’effet de la pression fiscale. C’est pour cela que je suis autant soucieux de réduire les impôts. J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce aux économies que j’obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite.

Sources(s) : Mon Projet

Impôts sur les bénéfices

Je demande un impôt sur les bénéfices des sociétés modulé. Plus cher pour ceux qui suppriment de l’emploi, moins élevé pour ceux qui gardent de l’emploi.

Sources(s) : Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Indépendance et pluralisme de la presse

Il est tout à tait légitime de poser la question du pluralisme des médias au regard de son importance pour le débat démocratique. Je constate qu’il existe des règles et des instances de contrôle qui s’assurent de ce pluralisme. Notre industrie des médias est menacée pour sa part par la révolution numérique et la mondialisation de la culture et de la communication Elle a donc besoin d’avoir des groupes solides qui la structurent. Par suite, la situation actuelle me semble satisfaisante dans ses grandes lignes, même si elle n’exclut pas des adaptations. Un rapport a été remis à ce sujet par Alain Lancelot en 2005. Il a ouvert des pistes. Je suis prêt à en reprendre certaines et ferai en sorte que la réflexion se poursuive. Je veux ajouter que je suis préoccupé par les difficultés actuelles de la presse écrite, alors que la qualité, la diversité et l’indépendance de celle-ci constituent des protections absolument déterminantes pour la liberté d’expression et la démocratie. J’entends donc soutenir, par tous les moyens possibles, le secteur de la presse écrite dans les efforts qu’il doit entreprendre pour sortir de la crise qu’il traverse.

Sources(s) : Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)

Indice des prix

Je propose de revoir l’indice des prix. Chacun s’en rend compte en faisant ses courses ou en payant ses factures, il ne reflète pas la réalité. Pour que cet indicateur soit utile, il faut qu’il corresponde véritablement aux dépenses. Je prévois donc de le modifier.

Sources(s) : Interview Femme Actuelle (26/03/07)

Industrie

Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines. L’exemple d’Alstom montre qu’il est possible et utile de nous battre pour notre industrie.
Accepter la fin de l’industrie comme une fatalité est une erreur stratégique.
La nouvelle économie transforme l’ancienne, elle ne la fait pas disparaître. La nouvelle économie n’a fait disparaître ni la sidérurgie, ni la mécanique, ni le textile. Les services ne feront pas disparaître l’industrie.
Je propose que soit mise en oeuvre une politique de filières qui permette à la France d’exploiter ses atouts et de tirer le meilleur parti de ses avances technologiques et de son image de marque dans le nucléaire, le ferroviaire, l’espace, l’automobile, la santé, l’agro-alimentaire, le tourisme ou le luxe, ou encore dans les technologies propres où la France est en mesure, si elle s’en donne les moyens, de prendre un avantage décisif.
Je propose que l’Etat se donne les moyens d’investir dans les bassins industriels en difficulté pour les réindustrialiser en y développant des activités nouvelles.

Sources(s) : Mon Projet / Discours Charleville-Mézières (18/12/06)

Industrie du jeu vidéo

Il y a tout d’abord les efforts engagés par la France pour le crédit d’impôt production en faveur du jeu vidéo.
C’est une mesure forte dont je soutiens le principe et que les députés viennent d’inscrire dans le projet de loi de modernisation de la diffusion audiovisuelle et de la télévision du futur. Des négociations restent à conduire auprès de la Commission européenne, notamment en ce qui concerne le périmètre des jeux pouvant bénéficier de cette mesure, et j’entends être vigilant sur les critères retenus, afin de ne pas pénaliser l’économie nationale du jeu vidéo. Au-delà, le jeu vidéo est une industrie encore jeune, et tout reste à construire pour que notre pays lui offre des conditions optimales de développement. Je pense par exemple à la formation aux métiers du jeu vidéo, mais aussi au développement de pôles de compétitivité consacrés à cette activité, à l’instar du pôle Image Multimédia et Vie Numérique d’Ile-de-France, ou encore du projet de pôle « jeu vidéo » initié par Capital Games et Lyon Game. De façon générale, le ministère de la Culture et de la Communication a déjà engagé de nombreux efforts dans le sens de la reconnaissance du caractère culturel du jeu vidéo, et la mise en oeuvre des outils nécessaires pour que cette industrie dispose des moyens nécessaires dans un univers mondial fortement concurrentiel. C’est une direction que j’entends poursuivre et intensifier.

Sources(s) : Interview PlayStation (04/07)

Industrie du logiciel

Je souhaite conforter l’excellence de notre industrie du logiciel et en particulier dans le domaine des jeux vidéos où nos talents fort nombreux ont tendance à s’expatrier de plus en plus souvent. L’industrie du logiciel, qu’il soit libre ou propriétaire, est capitale pour l’avenir. La France excelle dans cette discipline et je souhaite favoriser la pleine expansion de l’édition logicielle dans la diversité de ses modèles économiques, sous ces deux aspects, qui sont d’ailleurs de plus en plus complémentaires. Un pôle de compétitivité est en voie de création autour du logiciel libre. J’en soutiens le principe.

Sources(s) : Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07) / Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)

Industrie du médicament

Le secteur du médicament est une priorité à mes yeux. Il faut en finir avec la pression fiscale croissante qui pèse sur cette industrie depuis tant d’années. Ma conviction est que nous allons dépenser de plus en plus pour la santé. C’est bon pour les patients, pour l’emploi, pour l’économie. Il faudra donc que nous ayons les recettes nécessaires pour financer ces dépenses, sans handicaper les générations futures. En revanche, je suis hostile à une régulation comptable de l’assurance-maladie ayant pour seul but de contracter les dépenses.

Sources(s) : Interview Pharmaceutiques (mars 2007)

Infirmières/Infirmiers

Malgré les grands services qu’elles rendent à la société, aux patients et à leur famille, les infirmières et infirmiers restent en ville comme à l’hôpital les oubliés de nos politiques de santé : leurs qualifications ne bénéficient pas d’une reconnaissance à la hauteur de la durée des études et du niveau d’exigence de leurs responsabilités professionnelles ; l’amélioration de leurs perspectives en termes de rémunération et de carrière a pris un retard incontestable.
Leur effort et leur mérite doivent être davantage valorisés, leur rôle indispensable dans notre système de soins conforté. C’est autant une question de justice qu’un enjeu d’efficacité et de qualité des soins, qu’il s’agisse de faire face à la problématique du vieillissement de la population et de la prise en charge de la dépendance, de privilégier le maintien à domicile de préférence à l’hospitalisation, de relever le défi de la prévention ou d’améliorer le fonctionnement de nos hôpitaux.
Dans ces conditions, Nicolas Sarkozy redit son souhait que leur diplôme soit reconnu au niveau licence et que la tarification des actes des infirmières et infirmiers exerçant en libéral soit réévaluée. Dans un souci d’équité avec les autres professionnels de santé, j souhaite également que leurs indemnités kilométriques soient progressivement revalorisées.
La revalorisation de la condition infirmière fait clairement partie de son projet pour la santé. A cet effet, il s’engage à ce que son gouvernement définisse avec la profession un plan de revalorisation prévoyant notamment que leur soient transférés certains actes diagnostics et thérapeutiques dans le cadre d’une délégation de tâches concertée avec le corps médical, que soient reconnues au niveau Bac+4 voire Bac+5 (niveau Master 1 et 2) certaines spécialités infirmières, que soient remises à plat les conditions d’application des 35 heures à l’hôpital pour permettre aux personnels qui le désirent de gagner plus en travaillant davantage, que soient mises en place des incitations financières pour encourager l’activité des infirmières et infirmiers dans les zones déficitaires, ou encore que soit facilité juridiquement et financièrement les
développement des cabinets libéraux de groupe.

Sources(s) : Communiqué sur une lettre adressée aux infirmières et infirmiers (17/04/07)

Innovation industrielle

Sur le terrain de l’innovation industrielle, c’est aussi la démarche d’un financement par projets qui prévaut déjà dans les pôles de compétitivité que j’ai mis en place à travers l’ensemble de notre pays. Dans ces pôles, il s’agit, je le rappelle, de rapprocher les industriels et les chercheurs, afin de favoriser une R&D gagnante. Cela commence à marcher et si le succès se confirme, la France prendra là un tournant décisif pour son avenir industriel.

Sources(s) : Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)

Institutions européennes

Débloquer l’Europe institutionnellement, telle est à mes yeux la priorité absolue si nous ne voulons pas que très vite l’Union ne se transforme en une simple zone de libre-échange où viendront s’affronter les spéculateurs et les prédateurs du monde entier.
Débloquer l’Europe institutionnellement, ce sera le sens de ma première initiative européenne si je suis élu. Dans ce but je proposerai à nos partenaires de nous mettre d’accord sur un traité simplifié qui reprendra les dispositions du projet de traité constitutionnel nécessaires pour que l’Europe puisse se remettre en marche qui n’ont pas suscité de désaccord majeur durant la campagne référendaire.

Sources(s) : Discours Strasbourg (21/02/07)

Instruction civique

Une des missions essentielles de l’école républicaine est d’assurer la formation de citoyens libres et éclairés. Je pense que l’école doit dispenser des connaissances, mais aussi des valeurs, parmi lesquelles figurent le respect de l’autorité, la responsabilité, l’intégrité morale. C’est pourquoi je suis favorable à ce que l’instruction civique soit davantage intégrée aux enseignements dispensés par l’école.

Sources(s) : Questionnaire Organisation -Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)

Intégration

Je demanderai à ceux qui veulent venir s’installer en France de faire l’effort d’apprendre le français avant, parce que c’est une condition essentielle d’une intégration réussie et parce que cela sera un signe de leur volonté de respecter notre culture. (…) J’ai proposé la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, car l’intégration passe par le partage de notre culture autant que par son enrichissement. Un seul ministère doit traiter l’ensemble des questions relatives à l’immigration, à l’intégration et au codéveloppement.
La France est un pays qui s’est construit par l’ouverture ; je veux que la France reste ouverte, accueillante et généreuse. Je veux que tous ceux qui aiment la France et respectent la France soit accueillis chez nous parce que nous avons besoin d’eux. Et je dis une chose : nous avons un socle de valeurs : la laïcité, la séparation du temporel et du spirituel, l’égalité entre la femme et l’homme qu’on ne bradera pas. Si vous n’expliquez pas à ceux qui vont nous rejoindre, les immigrés, qu’il y a des valeurs que nous ne négocierons pas, qui s’appelle l’identité de la France, comment voulez-vous qu’ils s’intègrent.
La politique de l’immigration, c’est l’identité de la France dans 30 ans. Ceux qui nous rejoignent doivent la respecter, tout en apportant ce qu’ils sont. Nous ne voulons pas brader les valeurs de cette identité française.
Un pays se construit par vagues successives d’immigration. Il est cohérent de vouloir rénover l’intégration à la française en rappelant que la France n’est pas seulement une démocratie où seule compte la loi de la majorité, c’est aussi une République avec des principes et des valeurs.
Ceux qui veulent soumettre leur femme, ceux qui veulent pratiquer la polygamie, l’excision ou le mariage forcé, ceux qui veulent imposer à leurs soeurs la loi des grands frères, ceux qui ne veulent pas que leur femme s’habille comme elle le souhaite ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française.

Sources(s) : Mon Projet / Journal de 20 heures (TF1 – 14/03/07) / Interview au Journal du Dimanche (11/03/07) / Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Intermittents du spectacle

Je mesure pleinement le rôle joué par les intermittents du spectacle, sans lesquels il n’y aurait pas de spectacle vivant, pas de créations cinématographiques, ou audiovisuelles. Il est normal qu’ils bénéficient d’un régime d’indemnisation du chômage particulier, qui est d’ailleurs unique dans le monde. Je suis favorable à une indemnisation généreuse qui permette à ceux qui décident de travailler pour la culture de vivre convenablement quitte à leur demander en contrepartie de contribuer au développement de l’enseignement artistique et à la découverte par les jeunes des métiers de la culture.
Pour l’instant, un nouvel accord vient d’être signé. Je pense qu’il faut le laisser vivre et en faire le bilan dans quelques mois. Mais la vérité, c’est qu’un accord sera toujours insuffisant tant qu’il se fera dans un contexte de pénurie. Or, je suis convaincu que l’emploi culturel est plein de promesses, et qu’il compte parmi les secteurs les plus créateurs, potentiellement, de richesses et de croissance, en particulier du côté du cinéma et de l’audiovisuel. Je ferai tout pour le développement de l’emploi culturel.

Sources(s) : Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Internats d’excellence

Protéger l’enfant c’est faire en sorte que les bons élèves issus de familles modestes et qui ne peuvent pas étudier chez eux dans de bonnes conditions puissent être accueillis dans des internats d’excellence.

Sources(s) : Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Investissement

Depuis trop longtemps la France cherche à rétablir ses équilibres en diminuant ses dépenses d’investissement au lieu de diminuer ses dépenses courantes.
Depuis trop longtemps la France sacrifie ses dépenses d’avenir parce que personne n’a le courage de toucher aux dépenses du passé.
Je propose de tailler dans la dépense improductive et de donner la priorité à l’investissement.
Je propose d’investir massivement dans l’enseignement supérieur et dans la recherche après avoir donné à nos universités une plus grande autonomie.
Je propose de donner aux Français la possibilité de s’endetter davantage pour investir. Il faut donner à tous ceux qui ont des projets les moyens de les financer grâce à du capital risque public, à des prêts à taux zéro, à un système de cautionnement public qui mutualise les risques et qui permette à ceux qui ne peuvent pas apporter de garanties d’accéder au crédit.
Je propose que le crédit d’impôt recherche soit porté à 100% pour stimuler l’effort de recherche des entreprises.

Sources(s) : Discours Charleville-Mézières (18/12/06)

Irak

Les Français savent aussi qu’ils doivent à la lucidité de Jacques Chirac de ne pas les avoir entraînés dans une entreprise incertaine, celle d’une guerre en Irak qui était une erreur historique et qu’ils ne souhaitaient pas. (…)
En Irak, ma conviction est que la solution ne peut être que politique. Il faut réinventer un « pacte » entre Irakiens qui assurerait à chaque communauté, à chaque segment de la société irakienne, à chaque Irakien un accès équitable aux institutions et aux ressources du pays. Et qui isolerait les terroristes. En ce qui concerne la question du retrait des troupes étrangères, la France n’a pas de troupes sur le terrain et n’est donc pas la mieux placée pour dire quelle serait la bonne date pour ce retrait. Il y a me semble-t-il deux écueils à éviter : un retrait précipité, qui entraînerait le chaos, ou l’absence de toute perspective de retrait, à laquelle les Irakiens réagiraient par plus de violence et qui ferait le jeu des terroristes. La voie adaptée consiste à fixer un « horizon » pour le retrait, qu’il appartient aux autorités irakiennes de définir en fonction de la situation et en liaison avec les pays qui ont des troupes sur le terrain. Je crois qu’ainsi les Irakiens seront assurés que l’objectif est bien de leur rendre la plénitude de leur souveraineté.

Sources(s) : Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)

Iran

Je suis convaincu qu’une solution diplomatique est possible si la communauté internationale reste ferme sur ses principes et dans ses demandes. Un nouveau conflit aurait des conséquences très graves pour la région.
L’accès de l’Iran à l’arme nucléaire est inacceptable, mais le règlement de la crise avec l’Iran doit être recherché par la négociation et dans un cadre multilatéral. La France doit agir pour que la communauté internationale reste unie, comme elle l’a été en adoptant à l’unanimité les résolutions 1 737 et 1 747.
Si l’Iran continue à ne pas respecter les résolutions du Conseil de sécurité, il faudra aller plus loin dans les sanctions pour faire comprendre au régime que nous n’acceptons pas le fait accompli d’un Iran nucléaire.
Dans ce cas, nous rechercherons en priorité l’unité du Conseil de sécurité sur de nouvelles mesures. Rien n’est exclu, a priori, ce qui compte, c’est l’efficacité. S’agissant de sanctions en dehors du Conseil de sécurité, ce n’est pas un problème de principe. Mais il est, bien sûr, préférable d’avoir une résolution de l’ONU.
C’est à l’Iran de choisir entre sanctions et isolement croissant ou coopération. En contrepartie, la Communauté internationale doit garantir qu’elle tiendra ses engagements, notamment en termes d’accès au nucléaire civil, si Téhéran respecte ses obligations.

Sources(s) : Le Monde (16/04/07) / Interview Arabies (04/07)

ISF

Il n’y aura pas de suppression de l’ISF si je suis président de la République. Il est normal que ceux qui ont les plus gros patrimoines paient davantage. En revanche, je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS).
Autrement dit, nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu’il a gagné. Il faut faire revenir les patrimoines et créer une nouvelle génération de capitalistes familiaux, qui investissent dans les PME et au service de l’emploi. J’entends donc donner à ceux qui paient l’ISF la possibilité de déduire de cet impôt, par exemple jusqu’à 50 000 euros, à condition de l’investir dans les PME. Je veux que tous ceux qui ont des projets puissent les financer et pas seulement dans la high tech ou dans Internet.

Sources(s) : Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007

Islam

Je pense qu’il n’y a pas eu un ministre de l’Intérieur qui ait fait davantage pour les musulmans de France que moi, en créant le CFCM, en indiquant qu’il n’y avait aucun amalgame à faire entre l’Islam et les extrémistes, en demandant pour les Musulmans le droit de prier non pas dans des caves et des garages, mais dans des mosquées, et en indiquant que l’Islam de France que je souhaite à la différence de l’Islam en France, que je ne souhaite pas.
La place de l’islam doit être celle de toute religion dans une société laïque, qui garantit la liberté de conscience, de religion, de culte. La France doit rester le pays de la liberté de pensée et d’expression. Je garantirai le droit des musulmans à pratiquer leur culte de manière digne, mais aussi le respect de nos principes fondateurs : laïcité, liberté de conscience, égalité hommes/femmes.

Sources(s) : J’ai une question à vous poser (5/02/07) / Interview Arabie (04/07)

Islam de France

Je veux également couper l’islam de France des influences étrangères, qu’il s’agisse du financement des lieux de culte ou de la formation des imams.
Je pense qu’il n’y a pas eu un ministre de l’Intérieur qui ait fait davantage pour les musulmans de France que moi, en créant le CFCM, en indiquant qu’il n’y avait aucun amalgame à faire entre l’Islam et les extrémistes, en demandant pour les Musulmans le droit de prier non pas dans des caves et des garages, mais dans des mosquées, et en indiquant que l’Islam de France que je souhaite à la différence de l’Islam en France, que je ne souhaite pas.

Sources(s) : Interview La Croix (04/04/07) / J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Israël

S’agissant plus spécifiquement du conflit israélo-palestinien, ma conviction est que, si nous voulons trouver une solution, chacun des protagonistes doit accepter de reconnaître le droit de l’autre. Personne ne saurait perdre de vue deux réalités fondamentales : d’un côté, le terrorisme dont est victime la population israélienne, qui est inacceptable, de l’autre, un peuple occupé, qui ne renoncera jamais, quoi qu’il endure. Dans ce conflit, la France doit adopter une position équilibrée et un discours de franchise.
A nos amis palestiniens, je veux dire que l’existence et la sécurité de l’Etat d’Israël ne sont pas négociables et que rien ne peut justifier la violence. Les terroristes qui prétendent agir en leur nom et pour leur bien sont en fait les véritables ennemis des Palestiniens car ils les privent d’une paix à laquelle ils aspirent et ont droit.
C’est la raison pour laquelle la France, avec l’ensemble de la communauté internationale, a posé comme condition à la reprise du dialogue avec le gouvernement palestinien que ce dernier respecte les trois conditions posées par le Quartet : la reconnaissance d’Israël, le renoncement à la violence et le respect des accords antérieurs.
Et à nos amis israéliens, je veux dire qu’ Israël doit se tenir prêt à faire les concessions nécessaires pour permettre aux Palestiniens d’établir un Etat viable.
Vous l’avez compris, je défendrai avec la même énergie et avec la même force le droit d’Israël à vivre en sécurité et le droit des Palestiniens à disposer d’un Etat. Sur cette base, je suis convaincu qu’une solution pourra être trouvée, car l’immense majorité des deux peuples ne veut que la paix et la réconciliation.

Sources(s) : Interview Actualité Juive (04/07)

 

plantu prié de gommer ses mouches 08.05.07

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Véronique Maurus, médiatrice du journal Le Monde relate un événement concernant Nicolas Sarkozy. C’est Plantu, le célèbre caricaturiste du Monde qui est visé dans cette affaire. Plantu qui un jour de décembre 2005, a dessiné pour la première fois, une mouche, voletant, assez bas, autour de la représentation de Nicolas Sarkozy. Le lendemain, Plantu a la surprise d’avoir la visite d’un motard en uniforme, lui apportant une lettre à en-tête du Ministère de l’Intérieur. La missive est signée Nicolas Sarkozy, qui s’étonne de l’apparition de cette mouche, à côté de sa caricature, alors que la mouche était jusqu’alors réservée à Jean-Marie Le Pen. Nicolas Sarkozy propose alors un entretien à Plantu, pour dissiper le malentendu. Le lendemain, Plantu, dessine trois mouches au lieu d’une. Nicolas Sarkozy se serait plaint également d’avoir été croqué en roquet, avec un brassard I.N pour Identité Nationale.

Source : Ligue des Droits de l’homme de Dax, relais d’Ariane Buissou (France Info) I Dessin © Plantu