Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Sarkozy et la psychiatrie : Lettre ouverte au président 29.12.08

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LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A PROPOS DE SON DISCOURS DU 02 DECEMBRE 2008 A L’HOPITAL ERASME D’ANTONY CONCERNANT UNE REFORME DE L’HOSPITALISATION EN PSYCHIATRIE.

Etampes, le 8 décembre 2008

Monsieur le Président,

Eluard écrit dans Souvenirs de la Maison des Fous « ma souffrance est souillée ».

Après le meurtre de Grenoble, votre impatience à répondre dans l’instant à l’aspiration au pire, qu’il vaudrait mieux laisser dormir en chacun d’entre nous, et que vous avez semble t-il tant de difficulté à contenir, vous a amené dans votre discours du 2 décembre à l’hôpital Erasme  d’Antony à souiller la souffrance de nos patients. Erasme, l’auteur de « L’Eloge de la Folie » eut pu mieux vous inspirer, vous qui en un discours avez montré votre intention d’en finir avec plus
d’un demi siècle de lutte contre le mauvais sort fait à la folie : l’enfermement derrière les hauts murs, lui appliquant les traitements les plus dégradants, leur extermination en premier, quand la barbarie prétendit purifier la race, la stigmatisation au quotidien du fait simplement d’être fou.

Vous avez à Antony insulté la mémoire des Bonnafé, Le Guillant, Lacan, Daumaison et tant d’autres, dont ma génération a hérité du travail magnifique, et qui ont fait de leur pratique, œuvre de libération des fécondités dont la folie est porteuse, œuvre de libération aussi de la pensée de tous, rendant à la population son honneur perdu à maltraiter les plus vulnérables  d’entre nous. Lacan n’écrit-il pas « l’homme moderne est voué à la plus formidable galère sociale  que nous recueillions quand elle vient à nous, c’est à cet être de néant que notre tâche quotidienne est d’ouvrir à nouveau la voie de son sens dans une fraternité discrète, à la mesure  de laquelle nous sommes toujours trop inégaux ».

Et voilà qu’après un drame, certes, mais seulement un drame, vous proposez une fois encore le  dérisoire panégyrique de ceux que vous allez plus tard insulter leur demandant d’accomplir votre  basse besogne, que les portes se referment sur les cohortes de patients.
De ce drame, vous faites une généralité, vous désignez ainsi nos patients comme dangereux, alors que tout le monde s’entend à dire qu’ils sont plus vulnérables que dangereux.

Mesurez-vous, Monsieur le Président, l’incalculable portée de vos propos qui va renforcer la stigmatisation des fous, remettre les soignants en position de gardiens et alarmer les braves gens habitant près du lieu de soin de la folie ? Vous donnez consistance à toutes les craintes les moins rationnelles, qui désignant tel ou tel, l’assignent dans les lieux de réclusion.

Vous venez de finir d’ouvrir la boîte de Pandore et d’achever ce que vous avez commencé à l’occasion de votre réplique aux pêcheurs de Concarneau, de votre insulte au passant du salon de l’agriculture, avilissant votre fonction, vous déprenant ainsi du registre symbolique sans lequel le lien social ne peut que se dissoudre. Vous avez donc, Monsieur le Président, contribué à la  destruction du lien social en désignant des malades à la vindicte, et ce, quelques soient les précautions oratoires dont vous affublez votre discours et dont le miel et l’excès masquent mal la violence qu’il tente de dissimuler.

Vous avez donc, sous l’apparence du discours d’ordre, contribué à créer un désordre majeur, portant ainsi atteinte à la cohésion nationale en désignant à ceux qui ne demandent que cela, des boucs émissaires, dont mes années de pratique m’ont montré que justement, ils ne pouvaient pas se défendre.

Face à votre violence, il ne reste, chacun à sa place, et particulièrement dans mon métier, qu’à  résister autant que possible.

J’affirme ici mon ardente obligation à ne pas mettre en œuvre vos propositions dégradantes d’exclure du paysage social les plus vulnérables.

Il en va des lois comme des pensées, certaines ne sont pas respectables ; je ne respecterai donc  pas celle dont vous nous annoncez la promulgation prochaine.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, la très haute considération que je porte à votre fonction.

Docteur Michael GUYADER, Psychanalyste.
Chef de service du 8ème secteur
De psychiatrie générale de l’Essonne,

Illustration © Jon Roscetti

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Allocution de Nicolas Sarkozy devant le personnel de l’établissement public de santé Erasme d’Antony (Hauts-de-Seine) à l’occasion de son déplacement sur le thème de l’hospitalisation en milieu psychiatrique :

 

Valérie Pécresse ment sur les franchises médicales 03.05.08

Filed under: ,< Santé — eilema @ 6:03
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Source : @rretsurimages.net

 

Fin du remboursement des lunettes [?] 16.04.08

Une nouvelle promesse de campagne s’envole. Le 6 février 2007, dans un français approximatif, Nicolas Sarkozy affirmait : « Pour les lunettes et les prothèses, les Français ont un remboursement qui ne doit pas être supérieur à 30%. J’ai proposé qu’on porte les remboursements jusqu’à 50%, alors que le problème d’hygiène dentaire c’est un problème de santé publique. On peut pas dire que c’est du confort, on peut pas se trimballer avec une dent qui manque, et pareil pour les lunettes. C’est pas une question de mode, c’est une question de nécessité« .

Le ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a pourtant jugé possible que la Sécurité sociale se désengage totalement de secteurs comme l’optique qui seraient pris en charge uniquement par des complémentaires santé, à condition d’accroître la concurrence entre ces dernières.

Source : Libération I Illustration via Boingboing.net

 

Sida : Sarkozy s’incline devant Bono 26.02.08

Nicolas Sarkozy, le Sida, ça n’est pas son problème. C’est en effet sous son règne, le 27 septembre 2007, que le gouvernement français a renoncé publiquement à augmenter pour 2008 sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, et a annoncé que ce gel financier continuera en 2009 et 2010.

Bono reçu par Nicolas Sarkozy, mardi à l'Elysée (Philippe Wojazer/Reuters)

Extraits de l’article d’Ophélie Neiman (Rue89 – 08.01.08).

C‘est finalement par un chanteur que Nicolas Sarkozy s’est fait rappeler à l’ordre, alors même que la France projetait de réduire de 20 millions d’euros sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

Selon David Martinon, porte-parole de l’Elysée, le Président est très sensible au plaidoyer du chanteur irlandais. A l’issue d’un entretien qualifié par la star « d’assez tendu » , Sarkozy lui aurait finalement promis de tenir ses engagements d’aide au continent : « Le président m’a promis que la France verserait les 20 millions manquants. Il a reconnu que ce serait très dur, mais il a assuré que la France tiendrait parole. ». À suivre, donc…

 

Mieux vaut être riche et en bonne santé… 21.01.08

Filed under: < Santé — eilema @ 12:47

https://i2.wp.com/www.linternaute.com/actualite/cartoons/images/151-franchise.jpg

Bruno-Pascal Chevalier est atteint du Sida. En soutien à toutes les victimes de la mise en place de la franchise médicale, il a commencé une grève de soins, dont Nicolas Sarkozy a été informé par lettre recommandée en date du 3 Janvier 2007. Rappel

11 jours après, Nicolas Sarkozy répond (enfin !) à Bruno Pascal. La lettre présidentielle, et la réponse de Bruno-Pascal : (more…)

 

Franchise médicale : Des malades mettent leur vie en danger 09.01.08

Filed under: < Santé — eilema @ 5:41

Bruno-Pascal Chevalier est atteint du Sida. En soutien à toutes les victimes de la mise en place de la franchise médicale, il a commencé une grève de soins, dont Nicolas Sarkozy a été informé par lettre recommandée (ci-dessous).

Sur son site, http://grevedesoins.fr/ il collecte toutes les informations et les réactions relatives à cette action entamée en pleine conscience des risques qu’il prend pour sa santé particulièrement précaire.

L’action désespérée de Bruno-Pascal est suivie également par un homme de 56 ans, handicapé moteur de naissance des 4 membres. Sa lettre Ici.

POUR SIGNER L’APPEL CONTRE LA FRANCHISE SARKOZY : Pétition en ligne

Lettre à Nicolas Sarkozy

03-01-2008

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Morsang-sur-Orge, le 3 janvier 2008

Lettre recommandée avec avis de réception
Objet : Grève de soins contre la franchise médicale

Monsieur le Président,

Je suis atteint d’une affection longue durée, le SIDA. Par ailleurs, je suis travailleur social et engagé dans diverses associations citoyennes de solidarité. La mise en place de la mesure de la franchise médicale m’oblige à payer 50 euros par an d’impôt supplémentaire par le seul fait que je sois malade. Après en avoir discuté professionnellement ou dans le cadre de discussions privées avec de nombreuses personnes âgées, invalides, atteintes d’affections de longue durée, j’ai fait le constat que l’ensemble de ces personnes ne peuvent déjà plus faire face à leurs dépenses de santé et sacrifient cette santé en ne se soignant plus ou en repoussant à plus tard voire trop tard des démarches de soins. (more…)

 

Le Sida ? Rien à cirer ! 04.01.08

Filed under: < Santé — eilema @ 11:31

 

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Pour mémoire, lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy a été le seul des candidats sollicités par AIDES, principal acteur associatif de la lutte contre le sida, à n’avoir ni répondu à leurs revendications, ni accepté de les rencontrer (Le communiqué). Il fut donc le seul pour qui l’affiche fut modifiée :

 

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Les malades du Sida, pour Nicolas Sarkozy, c’est en effet un peu comme les RMIstes, les SDF, les Sans-Papiers : une catégorie de la population pour laquelle il n’a aucune considération, et contre laquelle il travaille. En silence…

Il est donc important de savoir (et de ne pas oublier) que le 27 septembre 2007, le gouvernement français a renoncé publiquement à augmenter pour 2008 sa contribution au Fonds mondial de lutte contre le sida, et a annoncé que ce gel financier continuera en 2009 et 2010. Retour sur une promesse non tenue à travers une série de communiqués d’Act-Up. (more…)