Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Les Amoureux au ban public 26.04.09

Vidéo envoyée par comcimade

Parce qu’on ne légifère pas sur l’amour.

 

La colère préméditée de Rachida Dati 09.06.08

La scène s’est déroulée mardi 3 juin à l’Assemblée nationale, lors de la séance des questions au gouvernement, et a été depuis lors abondamment commentée. Interrogée par Martine Martinel (PS, Haute-Garonne) sur la décision d’annulation d’un mariage prononcée par le tribunal de Lille parce que l’épouse avait menti sur sa virginité et sur les revirements du parquet à propos de cette affaire, Rachida Dati, la garde des sceaux, a provoqué un déchaînement de réactions. Sa colère à elle n’avait rien d’improvisé.

Car, pour répondre, la ministre de la justice se saisit alors du micro, une fiche rédigée à la main, qu’elle lit. « Madame la députée, dans cette affaire du jugement du tribunal de Lille, je n’ai pas entendu un mot de votre groupe, je n’ai pas entendu un mot pour cette jeune femme qui attendait la décision de justice. » « C’est faux« , proteste Jean-Marc Ayrault, le président du groupe socialiste. « Vous brandissez des mots, vous brandissez des concepts déconnectés de la réalité. Oui, je le redis, cette décision de justice a protégé cette jeune femme, et c’est ce qui vous dérange. Nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il n’est pas question d’admettre…, poursuit-elle sous les huées, il n’est pas question d’admettre qu’une procédure en nullité soit fondée sur le seul motif de la non-virginité. Il ne doit pas y avoir d’ambiguïté sur l’interprétation de la loi. C’est pour cela que j’ai demandé au procureur général de faire appel du jugement du tribunal de Lille. »

Un temps de silence. Mme Dati écarte alors son regard de sa fiche et interpelle les bancs de l’opposition. « Mais je voudrais vous ajouter, mesdames et messieurs les députés du groupe socialiste : où étiez-vous lorsque vous avez créé la politique des « grands frères » ? Quand vous avez abandonné un nombre de jeunes filles, dans ces quartiers difficiles, entre les mains des « grands frères » ? La politique des « grands frères », c’est vous, martèle-t-elle, l’index pointé en direction du PS. C’est vous qui avez abandonné ces jeunes filles. Votre politique d’intégration a été un échec. C’est votre échec que nous payons aujourd’hui. »

Les protestations vont croissant. Quelques « Démission ! » fusent. La ministre jette un bref coup d’oeil sur sa fiche, sous le regard interloqué du premier ministre, François Fillon, tandis que le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, opine du chef. « Vous avez créé les « grands frères », reprend-elle, pour s’occuper de ces jeunes filles qui ne demandaient rien. A défaut de votre soutien, elles ont trouvé la justice. La justice les a aidées, elle leur a permis d’être libres, d’être indépendantes. Parce que les « grands frères » ont conduit à une politique de repli communautaire, à une politique identitaire que vous avez soutenue. (Nouveau regard sur sa fiche.) Vous pouvez m’attaquer, comme vous le faisiez encore, monsieur Ayrault, mais j’ai échappé à l’échec de votre politique et c’est ce qui vous dérange ! Alors, de grâce, n’empêchez pas ces jeunes filles d’être libres. A défaut de votre soutien, elles ont besoin du soutien de la justice, elles ont besoin du soutien du gouvernement et elles ont mon soutien personnel. »

Même si elle a paru parler « avec ses tripes« , comme l’a relevé son collègue UMP Laurent Wauquiez, la réponse, en réalité, avait été rédigée de bout en bout. « Tout ce qu’elle fait est absolument « under control »« , confie un membre de son entourage. Cependant, à l’issue de deux semaines de débat sur la révision constitutionnelle durant lesquelles Mme Dati a été malmenée, y compris dans son propre camp, l’expression de l’exaspération était, elle, réelle.

S’inspirant de la méthode chère à Nicolas Sarkozy, plutôt que de rester sur la défensive, elle a choisi de passer à l’attaque, comme il le lui avait conseillé. Au lieu de répondre à la question qui lui était posée, portant sur le changement de pied du parquet dans cette affaire, quand elle-même avait estimé initialement que l’annulation du mariage était « un moyen de protéger la personne« , elle a ainsi pris à partie la gauche sur sa politique d’intégration.

La période récente n’en a pas moins mis en lumière les fragilités de Mme Dati. Pas plus à la fin qu’à l’ouverture du débat sur le projet de révision des institutions, elle n’a été invitée à prendre la parole pour défendre le texte dont elle avait la responsabilité. A plusieurs reprises, la ministre a semblé excédée. On l’a ainsi entendue, après s’être fait rabrouer par le président de l’Assemblée nationale au cours d’une séance de nuit, s’emporter au téléphone dans les couloirs du Palais-Bourbon.

Sa contre-attaque témoigne de sa volonté de ne pas se laisser mettre sur la touche. Dès le lendemain, le chef de l’Etat lui a apporté un soutien appuyé : « Tu m’as fait plaisir« , lui a-t-il lancé en conseil des ministres.

Patrick Roger

Article : Le Monde (Patrick Roger) I Illustration © Riss

 

Mariage de Cécilia : Paris Match [s’auto]censure 23.03.08

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Olivier Royant craindrait-il de subir le sort de son prédécesseur, Alain Genestar ? Le directeur de la rédaction de Paris Match vient de refuser un scoop que deux de ses journalistes lui apportaient sur un plateau d’argent. Le genre de scoop qui n’aurait pas bouleversé la marche du monde, loin s’en faut. Mais qui aurait très certainement propulsé les ventes de l’hebdomadaire vers des sommets et rendu jaloux tout ce que la planète compte de journalistes « people » : suivre de l’intérieur le mariage de Cécilia Ciganer Albeniz ex-Sarkozy avec Richard Attias. La fête débute ce vendredi et se poursuivra jusqu’à dimanche, entre le Connecticut et New York.

La semaine dernière, un journaliste et un photographe de Match étaient à Dakar pour couvrir le sommet de l’Organisation de la conférence islamique. On ne sait pas si l’hebdo publiera une analyse sur la dimension politique de cet événement, qui a rassemblé 57 chefs d’Etat.

En revanche, un portrait de l’organisateur devrait paraître la semaine prochaine : Richard Attias, PDG de l’agence événementielle Publicis Live, a été croqué « in situ », en plein travail, par les deux journalistes. Il les a d’ailleurs invités à déjeuner, avec sa promise, Cécilia. Pendant le repas, le couple propose aux journalistes de suivre leurs noces de l’intérieur. Et promet qu’ils seront les seuls dans ce cas.

Contrairement à tout rédacteur en chef normalement constitué, Olivier Royant n’a pas sauté de joie quand il a appris la nouvelle. Il a même refusé la proposition. Match ne suivra pas la fête en exclusivité. Alors que des journalistes maison lui apportaient un scoop, la rédaction en chef préfère être logée à la même enseigne que le reste de la presse spécialisée dans les heurs et malheurs des « grands de ce monde », en restant à l’extérieur de la noce. Match enverra des paparazzis considérés comme les plus chers de la place parisienne. Résumons : l’hebdo aura moins bien pour plus cher.

Mais comment expliquer une décision si farfelue ? Joint par Rue89, Olivier Royant nous a renvoyé vers Laurent Valdiguié, un des rédacteurs en chef du magazine. Lequel nous a déclaré : « La chaîne de tout ce que vous dites n’est pas tout à fait vraie », tout en refusant de nous dire ce qui serait « vrai ». Selon nos informations, Royant a pourtant dû expliquer sa décision devant la rédaction.

La raison se trouve peut-être dans le funeste sort d’Alain Genestar. Alors qu’il dirigeait la rédaction de Paris Match, il avait publié un reportage montrant Richard Attias à New York en amoureuse posture avec celle qui était encore l’épouse de Nicolas Sarkozy. Paris Match appartenant à Lagardère, dont le patron Arnaud se considère comme le « frère » du mari trompé, la carrière d’Alain Genestar dans ce groupe avait fait long feu.

Trois ans plus tard, l’eau a coulé sous le pont des Soupirs, Cécilia épouse son amant, son ex-mari a déjà convolé avec une autre. Et les dirigeants de Lagardère ont retenu la leçon : plutôt que de froisser la susceptibilité du Président, mieux vaut s’autocensurer. Tant pis si ça coûte plus cher en rapportant moins, et si les lecteurs de Match, qui avaient eu droit à un reportage dithyrambique « Dans la vie de Nicolas Sarkozy », échapperont à l’intimité d’un moment si romantique.

Invités à la noce, Rachida Dati, David Martinon, Isabelle Balkany ont décliné. L’ire présidentielle, ils connaissent aussi…

Quelle sera la nouvelle vie de Cécilia désormais Attias ? Elle devrait revenir s’installer à Neuilly. Le couple met la dernière main à l’aménagement d’un hôtel particulier dans la ville où elle a habité pendant plus de 15 ans. Travaillera-t-elle aux côtés de son nouveau mari, publicitaire et organisateur d’événements internationaux comme les rencontres annuelles de Davos, en Suisse ? Attias répond ce mois ci dans le magazine L’Optimum : « Elle n’a pas été recrutée par PublicisLive », la société qu’il préside, une filiale de Publicis.

Richard, dans cette interview, fait une gentillesse à sa nouvelle moitié, qu’il a connu en tant qu’organisatrice d’un congrès de l’UMP, en 2003 : « C’est l’une des meilleures qu’il m’ai été donné de rencontrer, à la fois dans la réflexion stratégique et l’approche opérationnelle. Elle possède un don inné au-delà de sa propre expérience. Je l’encourage pour ma part à se remettre un jour aux manettes ». Si c’est pas une promesse d’embauche, ça y ressemble fort.

Source : Rue89 I Bakchich I Illustration © Goubelle

 

Carla Bruni et Nicolas Sarkozy : Mariés ! 02.02.08

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Carla Bruni est devenue officiellement samedi la nouvelle première dame de France. « Mme Carla Bruni-Tedeschi et M. Nicolas Sarkozy annoncent qu’ils se sont mariés ce matin en présence de leurs familles dans la plus stricte intimité », a fait savoir l’Elysée dans un bref communiqué.

Les témoins ? Pour Nicolas Sarkozy : Nicolas Bazire, actuel n°2 du groupe de luxe LVMH. Pour Carla Bruni : Mathilde Agostinelli, responsable de la communication chez Prada.

Ce soir, une grande fête sera donnée par le nouveau couple à la résidence de la Lanterne, à Versailles. Aux frais de qui ?