Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

La triche tolérée… dans les affaires seulement ! 24.10.07

Lors de l’arrestation très musclée à Gare du Nord d’un homme qui n’avait pas présenté son titre de transport, Nicolas Sarkozy avait précisé qu’il ne serait jamais du côté des tricheurs. Sauf si ils sont riches et puissants…

https://i1.wp.com/blabladezinc.blog.20minutes.fr/images/medium_piscinestockoption.jpg © Chimulus

« À la fin de l’été, le Président de la République annonçait son intention de dépénaliser le droit des affaires. A peine un mois plus tard, le garde des sceaux s’exécute en réunissant un groupe de travail pour plancher sur la question » (1). Rachida Dati au groupe de travail : « Le Président de la République m’a demandé de lui soumettre des propositions pour redonner son sens à la sanction pénale appliquée aux acteurs économiques. Le constat a été fait de longue date d’un risque pénal excessif, qui peut paralyser l’initiative économique, au lieu simplement de l’encadrer pour éviter les dérives. Les règles de droit sont l’un des critères de l’attractivité. Si elles sont trop nombreuses, trop contraignantes, ou pas assez visibles, les entreprises investissent ailleurs. Déjà, en 1985, Robert Badinter avait installé une commission chargée de réfléchir à l’allègement du droit des sociétés. cette commission c’était prononcée – je cite sa conclusion – « en faveur d’une dépénalisation maximale ». Ces travaux ont en partie inspiré le mouvement de dépénalisation qui a été engagé au début des années 2000. des réformes sont intervenues dans le domaine du droit des sociétés, et de la concurrence, sous les gouvernements de Monsieur Jospin et de Monsieur Raffarin. Nous voulons poursuivre ce travail aujourd’hui, car il faut aller beaucoup plus loin. Ce qui a déjà été entrepris démontre la nécessité de la dépénalisation. Cela démontre aussi que cette préoccupation est partagée toutes tendances politiques confondues ».

Comme le souligne avec autant de malice que de justesse Rebecca Manzoni, « Autant la notion de rupture est importante dans certains domaines, autant pour la question de la dépénalisation, il est vraisemblablement très très très important de s’inscrire dans la continuité politique ». (more…)

 

Sarkozy And Co : Chauffards ! 18.10.07

Grand classique, le magazine Auto-Plus a suivi pendant un mois (entre le 28 août et le 26 septembre) les ministres et le Président de la République. Les conclusions laissent perplexes quant à l’application de la tolérance zéro :

Le président de la République, qui a commis selon le journal plus de violations du code de la route que ses prédécesseurs Jacques Chirac et François Mitterrand, figure également parmi les plus pollueurs au « Grenellomètre » d’Auto Plus.

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Comme dans la vie, sur la route Nicolas Sarkozy est un Président pressé. Il s’est par exemple permis une petite pointe à 128 km/h au compteur – 124 réels – au lieu des 90 autorisés sur la N118. A huit reprises, les journalistes d’Auto Plus ont surpris son chauffeur au volant d’une Citroën C6 blindée griller des feux rouges. Mais le plus impressionnant, c’est le cortège officiel qui l’accompagne dans la plupart de ses déplacements. « Ce sont des convois énormes de plusieurs véhicules : dix, quinze, vingt parfois… On n’hésite pas à brûler les feux, on s’arrête rarement. Et puis surtout de temps en temps, on ferme des rues à la circulation. Ainsi, on a assisté à une chose assez extraordinaire : la fermeture complète pendant quelques minutes de l’autoroute du Sud à la sortie de Paris, pour permettre à Nicolas Sarkozy d’aller accueillir Nelson Mandela à l’aéroport » (1).

Bilan du Président : huit excès de vitesse, huit feux rouges grillés, deux contresens, un franchissement de ligne blanche et une voie de bus.

Sans aller jusque là, François Fillon fait preuve du même empressement sur la route. Selon Auto-Plus, le Premier ministre (lui même pilote de course à ses heures), surpris, par exemple, à 77 kilomètres heure en plein Paris, ne craint pas la vitesse. « Ca va vite, ça roule sur les voies de bus. là aussi, c’est une conduite assez musclée qui, pour un chef de gouvernement, est presque un record »(1). Au cours de cinqs filatures, le chauffeur du Premier ministre a ainsi grillé treize feux rouges, pris cinq voies de bus, plus quatre excès de vitesse.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur : six franchissements de lignes blanches, six feux rouges grillés, quatre voies de bus empruntées et deux contresens.

Christine Lagarde, ministre de l’Économie : un excès de vitesse, quatre feux rouges grillés, trois contre sens, quatre voies de bus empruntées.

Rachida Dati, à la Justice, comptabilise un excès de vitesse, deux feux grillés et une voie de bus.

Jean-Louis Borloo, à l’Ecologie, qui circule sans escorte, est celui qui pollue le moins au volant de sa BlueCar (une voiture électrique). Il a tout de même réussi à faire un excès de vitesse et à couper une ligne blanche. Zéro contresens et zéro feux rouge grillé, mais problème : le super ministre de l’Écologie s’est offert 10 voies de bus.

[Sources : RTL, Christophe Bourroux, 02/10/07 I Libération.fr I LCI.fr I (1) Laurent Chiapello, directeur de la rédaction d’Auto-Plus]

 

qui vole un livre va en prison… 17.10.07

Un message de « Denis, d’Orléans », sur le répondeur de Là-Bas si j’y suis, le 07 octobre 2007 « Ce matin je voyais dans le Loir-et-Cher le titre du journal. Et bien il y a un Géorgien qui a volé un livre à 6 Euros dans la librairie de Blois, et qui a écopé de un an ferme compte tenu des peines planchers et du flagrant délit. Ça se passe de commentaires ».

 

de l’immunité présidentielle… 13.10.07

L’ENQUÊTE SUR LE LOGEMENT DE NICOLAS SARKOZY CLASSÉE SANS SUITE !

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La nomination en avril dernier du juge d’instruction anti-corruption Philippe Courroye au poste de procureur de Nanterre avait suscité des critiques en raison de la proximité de ce dernier avec Nicolas Sarkozy.
C’est justement par la voix du cabinet du procureur Philippe Courroye que l’on vient d’apprendre que le parquet de Nanterre a classé sans suite l’enquête préliminaire de police sur les conditions d’achat par Nicolas Sarkozy d’un appartement en 1997 à un promoteur de Neuilly-sur-Seine avec lequel il traitait en tant que maire de la ville, apprend-on vendredi après du cabinet du procureur, Philippe Courroye.
Le magistrat estime qu’aucun délit n’a été révélé par l’enquête. Une plainte avait été déposée en avril par un particulier à Nanterre, Marc Salomone, qui avait été entendu par les policiers en juillet. Les faits avaient été révélés pendant la campagne présidentielle par Le Canard enchaîné.
« Le traitement de votre plainte n’a pas permis de caractériser l’existence d’infractions pénales et elle a fait l’objet d’un classement sans suite », écrit Philippe Courroye au plaignant dans une lettre datée de mardi dernier et rendue publique vendredi par son cabinet.
Nicolas Sarkozy a acheté un logement en 1997 au groupe Lasserre, un promoteur avec lequel il avait traité pour la municipalité qu’il dirigeait depuis 1983, pour aménager l’île de la Jatte, zone où le logement a été construit.
L’actuel chef de l’Etat, qui a aujourd’hui revendu ce logement, aurait bénéficié, à l’époque de l’achat, d’un rabais et de travaux pour un total de 300.000 euros, a assuré Le Canard enchaîné en publiant des documents, ce que Nicolas Sarkozy a nié dans des communiqués diffusés pendant la campagne.
L’hebdomadaire satirique a assuré par ailleurs que, quelques mois avant cette transaction, le même promoteur avait bénéficié d’un rabais de la mairie de Neuilly évalué à 775.000 euros, grâce à un étalement sur deux ans de l’achat des terrains où ont été bâtis trois immeubles de l’île de la Jatte, dont celui où se trouvait le logement acheté par Nicolas Sarkozy.
Concernant les travaux réalisés dans son logement, Nicolas Sarkozy a fourni à la presse une facture de 72.000 francs correspondant à la pose d’un escalier, mais selon Le Canard enchaîné une remise de 30.O00 francs a été consentie encore sur cette dernière. Aucune autre facture n’a été ensuite produite.
S’agissant du second volet de l’affaire, Nicolas Sarkozy a déclaré que le rabais s’expliquait par la baisse du marché, dont la réalité est mise en cause par les spécialistes de l’immobilier interrogés dans la presse.

[Sources : Reuters – Vendredi 12 octobre, 17h30]

 

Le fils de nicolas Sarkozy cité à comparaître 05.09.07

Un des fils du président de la République, Jean Sarkozy, est poursuivi en correctionnelle par un homme qui l’accuse d’avoir pris la fuite après avoir endommagé sa voiture lors d’un accident en octobre 2005 et de lui avoir adressé « un geste offensant ».

Jean Sarkozy, 20 ans, né du premier mariage du président de la République, aurait heurté avec son scooter le 14 octobre 2005 une voiture conduite par M’hamed Bellouti.
Le jeune homme – dont le père était alors ministre de l’Intérieur – ne s’est pas arrêté et a adressé un geste dont la nature n’est pas précisé à sa victime, dit l’assignation.
La compagnie d’assurances du plaignant a relancé à trois reprises le fils du président, sans succès, ajoute le plaignant. Il réclame 260,13 euros pour les réparations et 4.000 de dommages et intérêts.

[Libération.fr – Mardi 4 septembre 200]

M’hamed Bellouti, le chauffeur de la voiture accidentée, au micro d’RTL le 5 septembre 2007 « Je n’ai pu trouver un avocat qu’en juin 2007. Entre temps j’ai quatre avocats qui m’ont refusé le dossier, en me disant qu’ils n’allaient pas risquer leur carrière. Moi ce qui me choque avec du recul, c’est que la police n’a toujours pas retrouvé à ce jour le propriétaire de ce scooter, et moi j’en fais une affaire de principe. Je ne lâcherai pas le morceau, je trouve ça anormal que le fils du président soit au dessus des lois ».

 

Rapidité d’exécution 17.01.07

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Les auteurs présumés du vol du scooter du fils de Nicolas Sarkozy le 7 Janvier 2007 ont été interpellés 10 jours plus tard grâce à un relevé d’empreintes et des tests ADN (un prélèvement ADN coûte 400 Euros).

Illustration © Julo

 

Jurisprudence ? 05.01.07

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Un jeune de 21 ans a été condamné à un mois de prison ferme pour avoir insulté le Ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy. Il l’avait pris à parti lors de sa visite à Strasbourg.

Photo © Antoine Krujit