Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Ingénieux : Le spray Anti-Sdf ! 28.02.08

Filed under: < Logement — eilema @ 6:06
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Août 2007. Il fallait y penser : après l’anti-cafard, l’anti-Sdf ! C’est la solution adoptée par la mairie d’Argenteuil pour « repousser l’installation » des sans logis.

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Février 2008. Rama Yade, secrétaire d’État aux Droits de l’Homme, approuve l’initiative : « il faut tout tenter dans une ville ». Les Droits de l’Homme ont de beaux jours devant eux…

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Sdf : interdits dans la rue, dirigés en prison ? 29.01.08

Filed under: < Logement — eilema @ 8:28

RETOUR DU DÉLIT DE VAGABONDAGE ?
Article de

Selon un projet du ministère de l’Intérieur, que s’est procuré Rue89, dormir dans la rue redeviendrait passible de prison.

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Et si la mission Pinte sur les sans-abris n’était que de la poudre aux yeux ? Alors que les associations avaient accueilli avec bienveillance la mission express confiée par François Fillon au député-maire (UMP) de Versailles, un extrait d’un projet de loi du ministère de l’Intérieur fait désordre : il s’agirait de rien moins que de rétablir le délit de vagabondage, pourtant définitivement supprimé du Code pénal en France en 1994.

Ce mardi, en début de matinée, Etienne Pinte doit rendre compte à Matignon de la mission d’un mois que lui a confiée le gouvernement le 21 décembre. Le tout avec l’approbation des associations, dont plusieurs soulignaient que les choses allaient « plutôt dans la bonne direction » . Quelques semaines à peine après la conférence de consensus, qui réunissait fin novembre un jury présidé par le conseiller d’Etat Jean-Marie Delarue, le ton était donc plutôt consensuel.

Document de travail ?

Mais nous nous sommes procuré un « Projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure », estampillé du dudit ministère. Son article 43 porte sur « l’occupation abusive et irrégulière du domaine public ». C’est cet article qui prévoit de rétablir une peine de « six mois d’emprisonnement et 3750 euros d’amende » pour tout sans abri qui continuerait à occuper la rue.

Cliquez pour télécharger le projet de loiA partir de quand peut-on considérer qu’un SDF a refusé une offre tangible ? Le texte – qui n’est peut-être qu’un document préparatoire – ne le précise pas. Il stipule toutefois qu’« il peut être procédé à la saisie de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ». Autrement dit, la police pourrait saisir la tente ou le duvet du sans abri qui se sera, par exemple, installé sous un pont. Et selon ce texte, dormir dans la rue est passible d’emprisonnement.

Lundi soir, le ministère de l’Intérieur, plusieurs fois sollicité, n’avait pas donné suite à nos messages. Depuis qu’elles ont pris connaissance de ce document, certaines associations se disent « inquiètes qu’on veuille nettoyer manu militari les rues de Paris pour les touristes ». Tout en préférant attendre la remise officielle du rapport Pinte pour monter au créneau.

« Rétablir le délit de vagabondage serait tragique »

Jean-Marie Delarue, qui présidait la conférence de consensus, confiait à l’époque que l’urgence était bien à recentrer les acteurs du monde associatif autour d’une dynamique commune, pour qu’ils puissent exiger d’une même voix des politiques publiques conséquentes. A la veille de la publication du rapport Pinte, le conseiller d’Etat attendait d’en prendre connaissance mais se disait « attentif » à ce projet de loi qui émane du ministère de l’Intérieur : « Il faut être prudent: une proposition dans un rapport n’est pas une décision gouvernementale. Même si les associations se félicitent plutôt d’avoir été consultées. Si l’Intérieur va jusqu’au bout, il faut que le gouvernement clarifie ses intentions, car rétablir le délit de vagabondage serait tragique. »

Même son de cloche chez un psychiatre impliqué dans le domaine, qui affirme que les pouvoirs publics multiplient ces derniers temps les appels aux experts afin que ces derniers viennent « avaliser la dangerosité des sans abris sous couvert de diagnostic psychiatrique ».

A la veille de son entrevue à Matignon, Etienne Pinte préférait, lui, s’abstenir de communiquer sur la question. Le 5 décembre, au sortir de la conférence de consensus, la présidente de la Fnars, Nicole Maestracci, résumait ainsi le dossier des sans-abris : « La vraie révolution, ce serait de donner de la cohérence à tout cela, et d’instaurer un vrai pilotage. »

Pas sûr qu’elle ait été entendue par le gouvernement, comme le montre la cacophonie que trahit le document du ministère de l’Intérieur.

Mis à jour le 29/01/2008 à 11h58 : après la publication du document sur , le cabinet du ministère de l’Intérieur affirmait mardi matin que la disposition ne figurerait finalement pas dans la mouture définitive du projet de loi de sécurité intérieure.

A lire aussi: les propositions d’Etienne Pinte, rendues publiques à Matignon, mardi 29 janvier.

 

Douce France 08.01.08

Filed under: < Logement — eilema @ 1:24

L’art et la sarkozyque manière de répondre aux problèmes des sans-abris, c’est avant tout ne pas tenir ses engagements. Le droit opposable aux politiques fantoches, c’est pour quand ?

 

Les mal-logés de la rue de la Banque résistent 15.10.07

Filed under: < Logement — eilema @ 9:40

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Evacués à plusieurs reprises par la police, plus d’une centaine de familles reviennent dormir chaque nuit depuis le 3 octobre sur le trottoir parisien, près de la Bourse, pour réclamer un « vrai logement ». « Malgré la répression policière, toutes ensemble et unies, les familles résistent », ajoute-t-il, précisant que 120 à 170 familles ont passé « onze nuits sur le trottoir. »
Les mal-logés, installés sur le trottoir face au 24 rue de la Banque, dans le 2e arrondissement, ont tenté à plusieurs reprises de s’abriter sous des tentes ou des bâches, notamment les femmes et enfants. A chaque fois, les forces de l’ordre sont intervenues pour démonter et confisquer leur matériel, interpellant plusieurs dizaines de militants ou de mal-logés. Les autorités semblent vouloir éviter l’installation au coeur de la capitale d’un campement de tentes, à l’image de celui organisé l’hiver dernier par les Enfants de Don Quichotte le long du canal Saint-Martin.

Le DAL réclame, outre le relogement des sans-logis de la rue de la Banque, l’attribution de 100.000 logements « tout de suite pour les précaires du logement », ainsi que diverses mesures permettant de faire face à la « crise du logement ». Une loi votée en mars dernier à la suite de la mobilisation des « Enfants de Don Quichotte » prévoit qu’un droit au logement opposable entrera en vigueur pour six catégories prioritaires au 1er décembre 2008 dans un contexte de pénurie chronique de logement.

[Reuters – Lundi 15 octobre]

 

Boutin fait Voeux de dénuement 04.10.07

Filed under: < Logement — eilema @ 6:12

Christine Boutin déménage, et revendique sans sourciller une opération médiatique. Elle nous promet pourtant que ce déménagement n’est pas uniquement médiatique.

 

Christine Boutin 01.09.07

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MINISTRE DU LOGEMENT ET DE LA VILLE.

« Encore une femme qui a su gérer son statut. Christine Boutin a failli être candidate à l’Elysée, comme en 2002. Elle y a finalement renoncé. En échange de quoi ? Beaucoup l’attendent au gouvernement, sur le contingent féminin. » (1) (more…)

 

Fadela Amara

SECRÉTAIRE D’ÉTAT AUPRÈS DE LA MINISTRE DU LOGEMENT ET DE LA VILLE, CHARGÉE DE LA POLITIQUE DE LA VILLE. (more…)