Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Bakchich : Salut l’artiste ! 16.01.11

Filed under: < Medias — eilema @ 7:04
Tags: ,

Bakchich c’est fini…

 

Nicolas Demorand / Mélenchon 14.01.11

Filed under: < Medias — eilema @ 10:35
Tags: , , , ,

Le petit journaliste qui se pensait très grand nous a offert une affligeante « interview » qui laisse présager du respect avec lesquels les candidats hors UMP/PS vont être traités lors de la campagne présidentielle.

Lire à ce sujet l’article d’Acrimed : Jean-Luc Mélenchon invité dans la salle d’interrogatoire de Nicolas Demorand.

 

Coincés dans un ascenseur avec Sarkozy 14.04.10

Illustration : Chappatte

Nils Minkmar, correspondant du Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (relayé par Courrier International), pointe l’étrange paradoxe d’un homme qui maitrise les nouvelles technologies de communication et se sent menacé par le plus vieux média du monde, la rumeur.

Dans le cas des rumeurs, la célèbre expression de ­Marshall McLuhan semble particulièrement adaptée : “le médium, c’est le message”. Ironie de l’histoire des médias, Nicolas Sarkozy, ce maître de la télévision en couleur, ce virtuose de l’image électronique qui a fait transformer le site Internet de l’Elysée en un portail vidéo ­entièrement dédié à sa personne, se sent menacé par le plus vieux médium de France : la rumeur. Et il a réagi comme un seigneur des temps anciens qui enverrait ses chevaliers bardés de fer lutter contre une invasion de sauterelles.

C’est un cousin français, que l’on ne peut pas vraiment considérer comme bien informé, qui m’a transmis la rumeur. “Tout le monde” à Paris parlerait d’un adultère parallèle, m’a écrit mon cousin : le président tromperait son épouse avec sa secrétaire d’Etat à l’Environnement, et Carla Bruni, elle, le tromperait avec le chanteur Benjamin Biolay. Mon cousin m’a raconté cela en janvier. A l’époque, personne n’avait couché la rumeur sur papier. A quoi bon ? La rumeur se suffit à elle-même. On la veut toute chaude, livrée personnellement par le bouche à oreille. Le scandale, c’est comme la photo d’une part de tarte : propre, précise, mais bien loin du vrai plaisir. Quant à savoir si la rumeur est effectivement fondée, on finira bien par l’apprendre un de ces quatre. Lancée à pleine puissance, une rumeur parisienne a en tout cas des implications symboliques et politiques qui sont tout sauf inoffensives. Nombre de livres ont été publiés par des spécialistes de l’histoire culturelle comme Robert Darnton et Arlette Farge, qui montrent comment les rumeurs de la capitale ont pu saper la loyauté envers la monarchie longtemps avant la révolution française de 1789. A l’époque moderne, Giscard, en particulier, a souffert de l’histoire des diamants africains. La rumeur a fait basculer l’image que l’opinion publique avait de lui. Brutalement, il a semblé dépassé, son avenir était désormais derrière lui.

Le médium de la rumeur est surtout efficace dans le camp de la droite, où l’on aime les présidents inaccessibles, qui peuvent être admirés tandis qu’ils s’occupent de leurs affaires tout en haut, au sommet de l’Etat, en laissant tranquilles leurs concitoyens. Lesquels ont déjà bien assez d’ennuis comme ça – pas la peine de partager en plus ceux du chef de l’Etat. Quand on s’entretient ces temps-ci avec des policiers et des commerçants en province, ils secouent la tête dès que le nom de Sarkozy est mentionné. Que l’on tombe partout sur des photos de la première dame nue est déjà pénible pour beaucoup de ses partisans. Qu’il ne se maîtrise toujours pas, qu’on le voie tout le temps à la télé, ça énerve aussi. Depuis plusieurs jours, la France a l’impression d’être coincée dans un ascenseur avec Sarkozy.

Le président a une tendance néfaste à confondre la vérité et sa représentation médiatique, ainsi qu’à se tromper de combat. Alain Genestar, ancien rédacteur en chef de Paris Match, a décrit dans un livre comment, en 2006, il avait perdu son poste à la suite de pressions de Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Il avait publié en une de sa revue une photo de Cécilia, épouse de Sarkozy à l’époque, en compagnie de son nouvel ami Richard Attias. “Tu m’as fait beaucoup de mal avec ça”, lui aurait dit Sarkozy au téléphone, comme si le cliché volé du couple était la cause de la liaison, et non sa conséquence. Ne pas publier le cliché n’y aurait rien changé. Pourtant, Genestar a perdu son emploi. Et, Richard Attias, aujourd’hui époux de Cécilia, se plaint que sa société, qui organise des galas et des sommets, ait perdu tous les marchés publics – non seulement avec Paris, mais aussi avec les Etats africains et arabes favorables à la France.

Dans le cas d’une rumeur, ce genre de vengeance est impossible. Cela n’a pas empêché Sarkozy d’essayer, d’où la pire crise de réputation de sa présidence. Ces malheurs sont personnifiés par Pierre Charon, son comparse et conseiller médiatique. Ce dernier a fait part à des journalistes de la fureur du président, le tout en termes belliqueux et cinglants, affirmant entre autres que toute l’affaire masquait un “complot international” de la finance, que la rumeur était considérée comme un “casus belli” et que l’on veillerait à ce que la peur “change de camp”. Un discours digne d’une cour de récréation, au lendemain de la diffusion d’un film sur la mafia à la télévision. Il est inquiétant de constater que l’entourage du président affirme disposer de preuves que Rachida Dati serait à l’origine de la rumeur. Citons Charon à ce sujet : “Voilà ce qui arrive quand on s’attaque à la Firme !” Charon et quelques autres, qui comme lui ne seraient rien sans Sarkozy, aiment se surnommer “la Firme”, ils ont tiré ça du roman de John Grisham [La Firme, 1991]. Puisque Charon parlait de preuve, on a pu penser que “la Firme” détenait plus que des témoignages ou que le téléphone de la politicienne, aujourd’hui députée européenne, avait été mis sur écoute. Sarkozy aurait ainsi suivi les traces de ses prédécesseurs. Cherchant à contrôler les rumeurs parisiennes sur sa fille adultérine, François Mitterrand avait fait placer sur écoute des journalistes, puis des amis au sein de son parti, puis de belles actrices, et pour finir près de la moitié de la ville. Mais il n’avait pas réussi à empêcher que circulent des rumeurs qui reflétaient la vérité.

Pendant que Paris perdait peu à peu la tête, Sarkozy est apparu sur son portail vidéo. Tout en noblesse et en distanciation, sur un plateau enneigé de Savoie où, le 8 avril, il a rendu hommage à Tom Morel, héros de la Résistance. On aurait dit une scène issue d’un rêve étrange. Dans un paysage de neige immaculée, Sarko marchait entouré de sapins, seul, détonnant avec son manteau bleu et ses chaussures de ville. De temps à autre, il haussait les épaules. “Les femmes, ça a toujours été son talon d’Achille. Mais il ne faut pas croire qu’il est fini. Il va reprendre le dessus. Même seul, parce que le spectacle doit continuer”, explique quelqu’un qui le connaît depuis plus de trente ans.

La seule chose que Sarkozy ne puisse pas faire, c’est se tenir à l’écart des médias et s’occuper de son “labyrinthe intérieur”, selon l’expression de son rival Dominique de Villepin, ce qui pourrait pourtant protéger son mandat du ridicule. Sarkozy en est convaincu, ce dont les médias ne parlent pas n’existe pas. Qu’adviendra-t-il de lui si c’est le Premier ministre que l’on voit sur tous les écrans ? Alors, il oscille devant des milliers de ­caméras entre les fantasmes de la ­toute-puissance et les angoisses de l’impuissance, il vocifère toujours plus contre les murmures dans l’opinion publique et pervertit l’Etat et les médias d’une nation pour en faire la thérapie de groupe d’un seul homme.

 

Arrêt sur Images : aujourd’hui j’arrête ! 09.02.09

pause

Dans l’affaire Kouchner Vs Péan (alias « Le Monsieur », dixit Sarkozy), on atteind des sommets…

Ce matin, je reçois dans ma boîte mail La gazette d’@rrêt sur images, n° 58. Ce sera la dernière. Ce lundi 9 février, je me désabonne. Voici la dite gazette :

.

gazette

.

« De grâce ne vous contentez pas de la fin de l’émission« . Pourtant, surlignés en jaune, les propos qui s’y réfèrent et y invitent sont nettement plus nombreux que ceux concernant « la première partie« . La méthode Schneidermann a toujours été celle-ci : la présence de [pseudo] révélations autorise le racolage sauce TF1. J’avais fini par boycotter la version télé de l’émission. J’ai espéré que loin de la pression de l’audimat, le site ne tombe pas dans le même ecueil. Las : je prend le même chemin avec la version internet.

.

Voici la vidéo :

.

Ci-dessous, la retranscription de l’échange. « Ce n’est pas une raison pour ne pas poser les questions » nous dit Daniel Schneidermann. « Vous jugerez« . À vous de juger, donc,  si l’interview ne prend pas de faux airs d’interrogatoire :

D.S : « Cosmopolistisme, c’est un mot qui a été extrêmement  fréquemment utilisé par les antisémites des années 30 pour désigner la finance cosmopolite, les banquiers cosmopolites, la ploutocratie cosmopolite. J’imagine que vous connaissez ça par coeur puisque vous vous êtes intéressé à cette période. Pourquoi avoir utilisé des mots comme celui-ci ? Puisque, vous m’avez dit là en arrivant que vous étiez extrêmement blessé par les imputations d’antisémitisme qui vous sont faites depuis la sortie du livre. Pourquoi frôler la ligne jaune ?« .

P.P : « Écoutez, je me retrouve dans une position d’accusé. J’ai utilisé ce mot comme j’aurais utilisé ce mot d’universalisme« .

D.S : « C’est pas la même chose ! Vous êtes écrivain Pierre Péan, vous connaissez le poids d’un mot plutôt que d’un autre. Par exemple, le mot cosmopolitisme vous connaissez son utilisation des années 30 ? »

P.P : « C’est pas parce que ce terme a été dévoyé pendant quelques années effectivement par une extrême-droite antisémite, surtout à la fin des années 30 et au début des années 40, que… Ce que vous laissez entendre, c’est qu’on ne peut plus utiliser ce mot. »

D.S : « On fait attention, on est écrivain, donc on fait attention aux mots qu’on choisi. Est-ce que au moment où vous l’utilisez, vous le couchez par écrit dans votre livre, est-ce que vous vous dites… Vous ne pressentez pas ? »

P.P : « Ben non, sinon sans ça, si je l’avais pressenti… Et tous les gens qui l’ont lu non plus. C’est sûr que voyant tout ce que j’entends, là, depuis quelques jours, je le réécrirai, je ne réécrirai plus la même chose. Parce que c’est évidemment pas dans ma tête… à un quelconque moment, pensé antisémitisme« .

D.S : « Si vous deviez réécrire le livre aujourd’hui… »

P.P : « J’enlèverai le mot, évidemment ! Quand je vois l’impact de ce mot… Je l’enlèverai, voilà. »

D.S : « Bon, écoutez. Que vous dire ? Je ne suis pas dans le secret de vôtre âme. Mais s’agissant d’un écrivain, d’un enquêteur chevronné, il y a des imprudences de plumes qui laissent un peu sans voix. »

P.P : « Et qui sont, si je vous entend bien, révélatrices? »

D.S : « J’en sais rien, je ne conclut pas, je ne suis pas dans le secret de vôtre âme. »

Pierre Péan met fin à l’entretien.

.LeL

Les preuves apportés par Pierre Péan dans son ouvrage, parce qu’elles sont nombreuses,  ne permettent pas vraiment à Bernard Kouchner de se défausser en plaidant non coupable. Au lieu de nier les faits en bloc, il est donc plus simple de jouer, quasi la larme à l’oeil, la carte de l’attaque antisémite. Les médias, chaque jour davantage à la botte du gouvernement, sautent allègrement sur l’occasion, et Arrêt sur Images avec eux. Mais comme le suggère Stéphane Guillon : « avec toutes ces conneries, il ne faudrait pas laisser filer les vrais antisémites comme Dieudonné ou fermer les yeux sur les vraies trahisons comme fricoter aver Omar Bongo quand on fait de l’humanitaire« .

.

.

Au sujet de Daniel Scneidermann :

À voir (ou revoir) : Enfin Pris ?, un film de Pierre Carles.

 

Au passage… 17.01.09

Filed under: < Medias — eilema @ 11:17

Sarkozy souhaite supprimer le juge d’instruction. Et comme le dévoile arretsurimages.net, quand France 2 interroge des avocats pour évoquer la mesure, elle interview Thierry Herzog. Lequel ne se contente pas d’être un chaud partisan du projet, puisqu’il est aussi l’avocat privé… du justiciable Sarkozy Nicolas.

France 2 ne le précise pas. Comme elle n’a pas non plus précisé la semaine précédente que le médecin partisan de la réforme Bachelot de l’hôpital… est aussi secrétaire national de l’UMP. L’ORTS est en marche !

 

Journalisme Compétent 20.12.08

En quittant ses fonctions de président de l’UE, Nicolas Sarkozy a remercié les journalistes européens : « C’était un plaisir de travailler avec vous. Il n’est pas forcément plus difficile d’avoir affaire à des journalistes compétents« .

Source : Marianne du 20 décembre 2008.

 

Naissance de MediaPart 16.03.08

Filed under: < Medias — eilema @ 1:27
Tags: , ,

mediapart.jpg

Le site d’information MediaPart (www.mediapart.fr) sera lancé ce dimanche 16 mars à 13 heures. A l’origine du projet : Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du Monde, et trois journalistes – François Bonnet, ancien chef du service international au Monde, Gérard Desportes, ancien de Libération et de La Vie, et Laurent Mauduit, ancien rédacteur en chef au Monde. Une trentaine de personnes, dont 25 journalistes, ont décidé de tenter l’aventure.

MediaPart a d’ores et déjà réuni 2,9 millions d’euros, montant qui, selon les fondateurs du site, doit être porté à 3,7 millions au printemps, au sein de la Société éditrice de MediaPart. Le capital est réparti entre les fondateurs (60 %) et les investisseurs et amis (40 %). Une structure capitalistique de nature, selon M. Plenel, président et directeur de la publication de MediaPart, à « garantir l’indépendance » du site. Plusieurs des fondateurs ont investi à titre personnel, certains en empruntant, d’autres en utilisant leurs indemnités de départ des titres qu’ils ont quittés pour rejoindre MediaPart.

Contrairement aux sites d’information rue89 (www.rue89.com), ou Bakchich (www.bakchich. info), fondés sur la gratuité, MediaPart fait le pari d’un modèle payant. « Le point d’équilibre est de 65 000 abonnés en année trois », explique M. Plenel. « Notre objectif était d’atteindre 3 000 abonnés lors du lancement, nous en aurons 3 500 dimanche, et nous visons 5 000 fin mars, et entre 20 000 et 25 000 à la fin de la première année », poursuit-il. M. Plenel croit au modèle économique, convaincu que « toute logique d’information de qualité repose sur un public qui s’identifie au média dont il devient l’auditeur ». Le prix de l’abonnement mensuel varie de 5 euros (pour les étudiants, chômeurs…) à 9 euros (tarif normal), ou 15 euros pour un abonnement de soutien.

Partant du constat d’une « crise de l’information en France », ce site se revendique comme un journal complet – « car c’est un journal », affirme M. Plenel – qui comportera trois éditions quotidiennes (9 heures, 13 heures et 19 heures), « fondé sur une logique de plus-value, avec une large place donnée aux lecteurs ».

Source : Le Monde (Article de Pascale Santi)

LE PROJET

Le journal en sept questions

1. Quelle ambition éditoriale ?
2. Quelle différence avec les médias en ligne existants ?
3. Pourquoi un modèle économique payant ?
4. Quels sont les besoins de financement ?
5. Comment est garantie l’indépendance ?
6. Comment sera composée l’équipe ?
7. Quel est le calendrier du lancement ? (more…)