Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

« Cette main d’œuvre étrangère que j’aime beaucoup » 25.11.09

« Cette main d’œuvre étrangère est une main d’œuvre que j’aime beaucoup. 
Parce qu’il y a vingt ans que je travaille avec une majorité d’étrangers, donc je les connais bien.
 Les étrangers sont des gens qui ont beaucoup de qualités, et ils ont une qualité fondamentale pour moi employeur, c’est qu’ils viennent chez nous pour travailler. […] Alors, ça c’est à leur actif.
 Mais par contre, ils ne parlent pas notre langue, ils ne sont pas tellement qualifiés.
 Et puis ils viennent avec une idée en tête, c’est d’amasser un pécule et de nous quitter quand ils auront amassé un pécule suffisant. »

Francis Bouygues [1970]

Alors que Xavier Darcos annonce un renforcement des sanctions contre les entreprises employant des sans-papiers, pourquoi ne pas réécouter l’émission « Leurs bras nous sont soumis » (Là-Bas Si J’y Suis – France Inter), à l’occasion de laquelle la journaliste Pascale Pascariello pose la question : Oui ou non, y a-t-il des sans papiers sur les chantiers Bouygues ? [1ère Partie de l’émission ICI I 2ème Partie de l’émission ICI]

 

Ouverture de la chasse aux journalistes [de gauche] 10.03.08

Depuis le 28 Février 2007, Rachida Dati ne porte pas la Télé Libre dans son coeur. Ce jour-là, elle est en effet « surprise » par une caméra qui enregistre ses charmants propos. La dame se projette alors « Ministre de la rénovation urbaine à coup de Kärcher ».

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Un an après, l’heure de la vengeance a sonné. L’équipe de la Télé Libre se fait sortir manu militari d’une réunion – pourtant publique – de madame Dati.

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Quelques jours avant, c’est la journaliste Pascale Pascariello qui était malmenée par les gorilles de Serge Dassault. Bientôt une prime de risque pour la couverture des municipales sur les terres de la droite ?

 

Une journaliste malmenée par les gorilles de Dassault 26.02.08

Lors d’une réunion à Corbeil, une reporter de France Inter a été violemment prise à partie par le service d’ordre du maire.

Etrange conception de la liberté de la presse à Corbeil-Essonnes. Pascale Pascariello, journaliste à France Inter, reporter de l’émission de Daniel Mermet, Là-bas, si j’y suis, s’est fait secouer par les gros bras de Serge Dassault, lors d’une réunion publique à Corbeil-Essonnes, vendredi 8 février.

Jacques Lebigre, conseiller municipal et directeur de campagne de Serge Dassault dément : « Elle a voulu interviewer de manière brutale monsieur Dassault. Les gens s’en sont émus. Je ne peux que regretter la manière non-déontologique dont s’y est pris cette journaliste. »

L’intéressée, pourtant habituée des reportages difficiles, avoue « avoir eu très peur ». Elle enquêtait depuis plusieurs jours à Corbeil, ville populaire de 40 000 habitants, où la campagne municipale est particulièrement tendue.

A la fin de la réunion, dans une salle toute acquise à Serge Dassault, Pascale Pascariello se rapproche de la tribune où se tient l’édile et tend son micro siglé France Inter. La journaliste raconte qu’« il s’est d’ailleurs félicité d’avoir France Inter ». Devant l’assistance, elle l’interroge sur son succès à Corbeil-Essonnes, sur des propos qu’il aurait tenus à propos de la ville, mais surtout sur ces affaires qui enveniment la campagne. Le maire l’interrompt et refuse de répondre.La jeune femme est immédiatement prise à partie : « Je pense que j’ai dû dire le mot qu’il ne fallait pas. J’ai vu des hommes assez musclés en costume m’entourer. Avant, ils se tenaient aux côtés de Serge Dassault ou gardaient les portes. J’ai été bousculée. Certains habitants, pas des jeunes, d’ailleurs, m’ont aussi agrippée. Je me suis accroupie. J’ai eu peur de prendre un coup. Je ne comprenais pas s’ils voulaient me sortir ou me retenir à l’intérieur. C’était très violent. Il a fallu que quelqu’un m’aide à sortir. J’ai vraiment eu très très peur. »

Un témoin explique que les hommes de la sécurité avaient des oreillettes et qu’ils sont tous partis en même temps : « J’imagine qu’ils avaient reçu un ordre. Ensuite, il y a eu un mouvement de foule. Je crois quelle n’avait pas calculé le danger. » Une habitante des Tarterêts confirme : « C’était très violent,j’ai cru qu’ils allaient la lyncher. » Jacques Lebigre minimise : « Les gens ont voulu intervenir. Il n’y a pas eu de violences. Ils lui demandaient sa carte de presse. » Pourtant, l’habitante des Tarterêts confirme que le micro était siglé France Inter. Ce que dément le directeur de campagne de Serge Dassault. Il ajoute : « Les questions étaient une provocation. Voilà une conception du journalisme qui n’est pas la mienne. »

Le plus étonnant dans tout cela, c’est qu’aucun des élus sur l’estrade n’a réagi. Pascale Pascariello n’en revient pas : « Serge Dassault a laissé ses hommes de main et des habitants me prendre à partie très violemment, sans rien dire. Je croyais qu’un maire devait assurer la sécurité de ses habitants. »

Pour la journaliste, pas de doute « c’était de l’intimidation ». Jacques Lebigre affirme quant à lui qu’il n’était pas nécessaire d’intervenir : « Des gens dans l’assistance se sont interposés. Les échanges étaient un peu vifs mais il n’y a pas eu de violences. » Il soutient également qu’« aucun vigile n’est intervenu. »Suite à cet événement, Serge Dassault a contacté Daniel Mermet, producteur de l’émission « Là-bas si j’y suis » de France Inter pour vérifier l’identité de la journaliste. « Grosso modo, il a dit: « Je serais vous, j’écouterais bien avant de diffuser ». »

Extrait de l’article de