Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Ni 140%, ni 172%, mais 206% 18.11.07

Nouveau calcul de l’augmentation de salaire de Nicolas Sarkozy par le député René Dosière. Il passerait de 6.806 € bruts à 20.858 €, soit 206 % d’augmentation

[Article La Dépêche]

 

Erratum : Sarkozy +172% et non +140% 06.11.07

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Le salaire mensuel du président Nicolas Sarkozy sera augmenté à partir du 1er janvier 2008 de 172% et non de 140%, écrit Le Monde. [Reuters]

Le quotidien explique que la plupart des journaux, dont lui-même, avaient fondé leurs calculs sur une note de l’Elysée mais que le plus grand flou régnait lors du vote de cette mesure le 30 octobre à l’Assemblée nationale. Or, le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement, Roger Karoutchi, qui a défendu les amendements du gouvernement sur le budget de l’Elysée, a fourni des précisions au Monde. Il en ressort que de 7.084 euros à l’heure actuelle, l’indemnité nette mensuelle du président de la République passera à 19.331 euros, soit une augmentation de 172%.

« La confusion naît d’une note de l’Elysée jugeant souhaitable que la rémunération du président soit portée à un niveau comparable à celle du Premier ministre », explique le quotidien.

Lundi, Nicolas Sarkozy a défendu cette augmentation, soulignant avoir demandé que le budget de l’Elysée soit désormais contrôlé par la Cour des Comptes et le salaire du chef de l’Etat fixé par la loi. Jusqu’à présent, la rémunération du chef de l’Etat ne répondait à aucun critère réglementaire.

Un pays en faillite nous disait-on ?

 

Sarkozy augmenté de 140% 30.10.07

coffrefort.jpg© Cabu

Selon une note interne de L’Elysée, que l’hebdomadaire Profession Politique s’est procurée, LE SALAIRE DU PRÉSIDENT POURRAIT AUGMENTER DE 140%

Nicolas Sarkozy moins payé que François Fillon. Une réalité qui ne devrait plus l’être pour très longtemps. Selon une note que l’hebdomadaire Profession Politique s’est procuré, rédigée par Emmanuelle Mignon – la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy – et transmise à l’Assemblée nationale, le salaire du Président pourrait augmenter de 140%.
Nicolas Sarkozy touche actuellement 8.300 euros brut par mois. Il est un des chefs d’états européens les moins payés en Europe, très loin derrière Angela Merkel et ses 21.262 euros mensuels. Mais le chef de l’Etat n’a aucune facture à payer, il ne règle pas les dépenses courantes (électricité, taxe d’habitation, costumes…).
L’explication d’une telle augmentation est simple pour la directrice de cabinet du Président: il faut que la rémunération de Sarkozy
« soit fixée par la loi à un niveau comparable à celle du Premier ministre et des homologues étrangers du président de la République française ». Il pourrait donc passer à 20.000 euros brut, le même salaire que son Premier ministre. Et être ainsi mieux payé plus que ses ministres et secrétaires d’Etat, qui gagnent respectivement 13.471 euros et 12.795 euros.

Selon Europe 1, qui cite un proche du Président, cette modification ne devrait toutefois pas être effective en 2008. Après le refus du gouvernement d’accorder le « coup de pouce » aux Smicards en juin dernier, l’augmentation des émoluments présidentiels serait mal perçue.
Par ailleurs, cette note précise que
« le budget de l’Élysée va tripler en 2008 », la présidence réintégrant dans son budget plus de 800 personnes actuellement « prêtées » par les administrations. Une « opération de transparence » pour Profession Politique qui « conduira mécaniquement à une augmentation de la dotation grosso modo de 32 à 100 millions d’euros. »

[Alexis Danjon – Liberation.fr : lundi 29 octobre 2007]

 

Frais de campagne 28.07.07

La campagne a coûté exactement 21.038.891 euros TTC à Nicolas Sarkozy, selon les documents déposés par les équipes des candidats et non encore validés par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP).

Le plafond maximum autorisé par la loi était de 21,594 millions d’euros.

Les comptes doivent maintenant être approuvés par la Commission, pour que les candidats puissent bénéficier du remboursement prévu par la loi.

Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, François Bayrou et Jean-Marie Le Pen, qui ont obtenu plus de 5% des voix au premier tour, verront leurs dépenses remboursées jusqu’à un plafond de 10,8 millions pour les deux finalistes, et 8,3 millions pour les deux autres.

Le contrôle des dépenses des candidats est particulièrement délicat, tant il est difficile de déterminer ce qui relève des dépenses à visée purement électorale – qui doivent être inclues dans le compte de campagne – et ce qui ressort du fonctionnement normal d’un parti, ou d’une activité politique d’élu ou de membre du gouvernement. Le PS notamment avait dénoncé pendant la campagne « la confusion totale » des genres de Nicolas Sarkozy, reprochant à celui qui était encore ministre de l’Intérieur d’utiliser « abondamment » policiers, voitures, préfets, ou avions.

Laurent Barthélemy, Afp.

 

les dépenses de cécilia débitées au Trésor Public 04.07.07

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Cécilia Sarkozy a rendu la carte bancaire de l’Elysée. [lefigaro.fr. – 04 juillet 2007]
La carte de paiement spéciale de l’épouse du président de la République faisait l’objet d’une polémique depuis la semaine dernière.
« Personne à l’Elysée n’utilise des cartes de crédit pour des besoins personnels ». Tôt, mercredi sur RMC Info/BFM TV, le premier ministre François Fillon a souhaité coupé court à la polémique grandissante sur la carte de crédit mise à la disposition de Cécilia Sarkozy, et dont les sommes étaient directement débitées sur le compte du Trésor public ouvert à la présidence de la République, à en croire le « Canard Enchaîné » de la semaine dernière.
Mais quelques heures plus tard, on apprenait que « compte tenu de la polémique », la Première dame de France avait déjà rendu sa carte quelques jours auparavant. Confidence faite par Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy. « C’est moi qui avais proposé cette carte à Cécilia Sarkozy », explique-t-elle dans les colonnes du Monde daté de jeudi. « J’estimais que c’était un moyen plus simple, plus rapide, plus moderne de répondre à ses frais professionnels classiques, tels les cadeaux protocolaires aux épouses des chefs d’Etat étrangers, les gerbes de fleurs ou les frais de représentation ».
Ce midi, le porte-parole du gouvernement a confirmé l’information. « Comme auparavant les précédentes épouses des présidents de la République, Cécilia Sarkozy a des frais de représentation », a déclaré Laurent Wauquiez, interrogé lors du compte rendu du Conseil des ministres. « Pour éviter toute polémique » et dans l’attente « d’une amélioration de la transparence du fonctionnement de l’Elysée », Cécilia Sarkozy « a rendu sa carte ».

Déjeuners de travail
Le député René Dosière (apparenté PS), spécialiste de la question du budget de l’Elysée (1), avait demandé mardi au premier ministre « à quel titre l’épouse du chef de l’Etat peut gérer l’argent public, dans la mesure où elle n’a pas d’existence juridique et qu’elle ne fait pas partie des services de la Présidence ». Et l’élu de réclamer le montant « des plafonds de dépenses et de retraits en liquide autorisés pour cette carte de paiement ». Information que n’avait pas pu obtenir le « Canard Enchaîné ».
« L’Elysée répondra dans le détail à M. Dosière, qu’il se rassure », a indiqué François Fillon, qui n’était manifestement pas au courant que la Première dame avait d’ores et déjà renoncé à l’utiliser.
La semaine dernière, l’Elysée avait assuré au « Canard Enchaîné » que « M. Sarkozy n’a pas encore utilisé sa carte et madame s’en est servie deux fois pour des déjeuners de travail. Les factures réglées étaient de 129 et 272 euros ».

(1) Auteur de « L’argent caché de l’Elysée », Seuil (2007).

Question écrite de René Dosière sur la carte bancaire de Cécilia Sarkozy [Rue89. 03/07/2007]
Texte qui paraîtra au Journal Officiel des questions écrites du mardi 3 juillet (publié le lendemain) :
« Monsieur René Dosière signale au Premier ministre que, pour la première fois dans l’histoire de la République française, l’épouse du chef de l’Etat gère des fonds publics, puisque désormais elle est titulaire d’une carte de paiement dont les sommes dépensées sont directement débitées sur le compte du Trésor public ouvert à la présidence de la République.
Cette information publiée dans le Canard Enchaîné du 27 juin 2007 a été confirmée par les services de la Présidence. Il aimerait donc savoir à quel titre l’épouse du chef de l’Etat peut gérer l’argent public dans la mesure où elle n’a pas d’existence juridique, selon les termes de la réponse à la question n°4561 publiée au Journal Officiel du 28 novembre 2006, et qu’elle ne fait pas partie des services de la Présidence. Par ailleurs, il aimerait connaître les plafonds de dépenses et de retraits en liquide autorisés pour cette carte de paiement.
Il rappelle que les sommes en cause n’étant soumises à aucun contrôle extérieur, ni de la Cour des comptes, ni du Parlement, de telles pratiques ne peuvent que susciter l’inquiétude de tous ceux que préoccupe la bonne gestion des fonds publics.
C’est pourquoi il renouvelle sa proposition de donner à l’épouse du chef de l’Etat un statut permanent lui permettant d’agir dans le respect des règles juridiques et comptables qui fondent les valeurs républicaines.
»

 

nicolas équipe le ministère de l’économie 08.05.07

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Lors de son arrivée au Ministère de l’économie, Nicolas Sarkozy a (Canard Enchaîné du 5 Mai 2004) :
– Acheté 5 téléviseurs à écran plasma (entre 3000€ et 5000€ pièce) pour les appartements de sa famille.
– Octroyé un appartement de 78 m2 à l’aînée des filles de Cécilia.
– Affecté à une voiture ministérielle la tâche exclusive de conduire Louis à l’école.

 

interrogation 28.04.07

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Eric Dupin (Journaliste au journal Les Echos), revenant sur la gourmandise de Jacques Chirac en matière d’argent public : « Le problème est de savoir si ce genre de pratiques va cesser. Avec Nicolas Sarkozy, il y a une inquiétude, il faut être honnête. Quand il est revenu Place Beauvau, au Ministère de l’Intérieur, en disant qu’il se sentait mieux protégé par des fonctionnaires de l’Intérieur que par des militants de l’UMP – ce qui est peut-être exact – il avait tendance quand même à tirer profit personnellement des fonctions de l’état. Aura-t-il le courage, la détermination, de se hisser au-dessus de ça, et de tirer justement le bilan de l’ère Chirac ? C’est une question. »

Source : BFM (Good Morning Week-end du 28/04/07)