Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Le calme sarkozyen 26.02.08

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Merci Bakchich…
 

Pouvoir d’achat : tu l’veux ou tu l’veux pas ? 01.02.08

Dire l’inverse et son contraire à 8 mois d’intervalle, c’est possible ; et ce de manière totalement décomplexée. Les déclarations du président Nicolas Sarkozy à propos de la question du pouvoir d’achat en sont un exemple éloquent :

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Sarkozy ou l’art du retournement de veste 24.01.08

Nicolas Sarkozy à Sens le 18 janvier (Antoine Gyori/Reuters)

Nicolas Sarkozy, conférence de presse du 8 janvier 2008 : « Je m’engagerai à la place qui est celle du président de la République, le gouvernement s’engagera pour mobiliser notre électorat, (…) parce que le concept d’élection dépolitisée est absurde. »

Nicolas Sarkozy, Pau, 14 jours après : « Je ne veux pas me mêler du détail des municipales dans chacune des villes de France, ce n’est pas mon travail. »

Celui qui ne craint plus rien : ni le ridicule, ni la contradiction, ni les volte-face à répétition fait des heureux. Nombre de maires se passeront en effet bien volontiers d’un soutien actif du Président, dont la côte de popularité connaît un trou d’air. Alain Juppé lui-même, candidat à sa propre succession à Bordeaux, a choisi de ne pas faire figurer le logo de l’UMP sur ses affiches.

Le revirement de Nicolas Sarkozy n’arrive pas au hasard. Celui qui adapte les contours de sa politique aux publications de sondages change son fusil d’épaule quelques jours seulement après la publication par Le Figaro d’un sondage Opinion Way révélant que pour 73% des personnes interrogées, les enjeux locaux prédominaient aux municipales.

[D’après l’article de Julien Martin (Rue89)]

 

Perdu ! 10.01.08

Article du Canard Enchaîné du Mercredi 09 Janvier 2008 :

Sarko a mis au défi la presse, mardi, de trouver où il avait dit que Fillon est un « collaborateur ». Trop facile ! Le 21 août dernier, il recevait la presse régionale en son palais de l’Élysée, et lâchait alors : « Le premier ministre est un collaborateur, le patron, c’est moi (…). Je suis payé pour décider, je décide. » Et j’oublie quand ça m’arrange.

Au passage, l’hebdomadaire relève que celui qui avait sermonné Fillon en raison de ses propos sur la France en faillite a prononcé cette phrase lors de la conférence de presse : « Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ? »

 

Nicolas Sarkozy hospitalisé : Silence ! 09.01.08

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Lors de la campagne présidentielle, celui qui voulait incarner la rupture sur tous les fronts nous l’avait promis : POUR ROMPRE AVEC LA PRATIQUE DE SES PRÉDÉCESSEURS, NICOLAS SARKOZY S’ÉTAIT ENGAGÉ À LA PLUS GRANDE TRANSPARENCE SUR SA SANTÉ, EN PUBLIANT RÉGULIÈREMENT SON BULLETIN DE SANTÉ. « Je ferai de mon médecin une vedette », plaisantait-il le 2 mars 2007.

C’est donc étrange – et anormal – que ce soient les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger, auteurs de « Cécilia. La face cachée de l’ex-première dame », sur le point de paraître, qui nous apprennent que Nicolas Sarkozy aurait effectué un bref séjour à l’hôpital du Val-de-Grâce le 21 octobre dernier dans le plus grand secret, pour y subir une intervention visant à traiter un abcès à la gorge. L’intervention qualifiée de « bénigne » par Le Parisien/Aujourd’hui en France (qui publie des extraits de l’ouvrage), aurait consisté à résorber un « phlegmon avec staphylocoques dorés » consécutif à l’infection d’une angine mal soignée. Un « cathéter pour favoriser l’action des antibiotiques par voie intraveineuse » aurait été posé. Le chef de l’Etat, affaibli par ce souci de santé, s’était envolé quelques heures après sa sortie de l’hôpital pour une visite d’Etat au Maroc. « Pendant le voyage, Bernard Kouchner, l’ex-French doctor passé ministre des Affaires étrangères, s’improvise infirmier. Il veille à la prise des antibiotiques du président », écrivent les auteurs.

Aucun texte n’oblige le président à communiquer sur ce thème. C’est de sa propre initiative que Nicolas Sarkozy avait décidé de lever le silence autour de la santé du chef de l’État. Il n’a pas tenu son engagement, une fois de plus.

Celui qui a passé la totalité d’une imbuvable conférence de presse à vanter les mérites de la sincérité, de l’honnêteté et de la transparence. Celui qui a passé tant de temps à cracher sur ses prédécesseurs pour se défendre et se mettre en valeur, ne vaut juste pas mieux qu’eux. En plus d’être pire.

Mise à jour : Mercredi, dans la journée, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a confirmé que le président a été brièvement hospitalisé le 21 octobre « pour une angine », assurant que « la transparence » n’a pas « souffert de quoi que ce soit » concernant cette opération gardée jusque-là secrète.

 

anthologie 01.09.07

megaloman.jpg © Soph – Rue89

> France Europe Express : « S’agissant de l’immigration, je veux aussi que les choses soient claires. Je n’ai jamais été, Christine Ockrent, pour l’immigration zéro ».
En 1991, pourtant : « Il faut déclarer comme objectif le quota zéro de l’immigration. Et cela sans que nous ayons de leçon de racisme à recevoir de personne ».

> Sur un plateau de télévision, il affirme fermement : « La jurisprudence du Conseil d’État est précise : pas de signe ostentatoire ». Pourtant, comme le montrera un reportage de Lundi investigation, sur Canal+, Nicolas Sarkozy fera néanmoins – dans le cadre de ses fonctions – un signe de croix lors de la bénédiction d’un bateau par un prêtre. Un signe religieux qu’un ministre d’état devait se dispenser de faire.

> Fin 2005, 330 salariés sont en colère. Ils viennent d’apprendre que le Ministère de l’Intérieur a choisi Oberthur, une société privée pour fabriquer les nouveaux passeports français. Ce fait est rappelé sur le plateau du 19/20 par le biais d’un sujet de France 3 Nord-Pas-de-Calais. Nicolas Sarkozy, invité, répond « Alors j’ai déjà vu des reportages malhonnêtes, mais de cette nature, c’est assez rare. Je vous félicite. […] Il y a eu un appel d’offres, Madame ». Sur le plateau d’Arrêt sur Images, on signale que « c’est justement cet appel d’offre qui n’avait pas lieu d’être. Le Conseil d’état a en effet confirmé le monopole de l’Imprimerie Nationale sur la fabrication des documents officiels sécurisés, dont les passeports électroniques. Et ceci selon une loi de 93 qui, ironie du sort, avait été signée par Nicolas Sarkozy ministre du budget à l’époque ».

> Journal de 20h, TF1, 14 mars 2007, Nicolas Sarkozy se défend au sujet de son ministère sulfureux : « sur les 15 pays de l’Union avant l’élargissement, il y en a 14 qui ont un ministère de l’intégration, un seul qui n’en a pas, c’est nous ». Un mois plus tard, le 18.04.2007, dans « L’invité d’Inter », Nicolas Sarkozy affirme la même chose. Rectification sur le plateau d’Arrêt sur Images « Parmi les 14 pays, 6 n’ont aucun ministère ou secrétariat d’état spécifique. Il y en a un seul qui se rapproche un peu de ce que Monsieur Sarkozy propose, ce sont les Anglais ».

> « Le CPE est une bonne chose pour l’emploi des jeunes ».(25/01/06). 6 mois plus tard : « J’étais persuadé que le CPE serait vécu comme injuste pour la simple raison qu’il l’était ».

> Jean-Jacques Bourdin, journaliste, suite à une interview avec Nicolas Sarkozy : « Il s’est trompé sur le nombre de sous-marins nucléaires d’attaque […] Et je lui ai surtout demandé, plus grave à mon sens, si les combattants d’Al-Qaeda étaient des sunnites ou des chiites. Il m’a répondu que cela dépendait des circonstances. Al-Qaeda se sont des combattants sunnites, il faut le savoir. C’est dommage pour un ministre de l’intérieur qui est censé combattre le terrorisme ».
La vidéo de cette interview.

> 18/20, France 3. La journaliste « Il nous reste peu de temps. D’un mot, Nicolas Sarkozy. L’an dernier, votre couple a connu des difficultés et à cette occasion vous aviez dit – vous aviez promis en quelque sorte – que vous protégeriez énormément votre vie privée. Là apparemment les choses s’arrangent, et on vous voit de nouveau en couverture, dans les magazines, en week-end à Londres, en week-end à Venise, donc est-ce que vous recommencez à exposer votre vie privée. ». Réponse « Non mais c’est extraordinaire, vous me posez cette question au lieu de me poser une question sur mon texte de loi. Hein ? C’est quand même pas moi qui vous l’ai soufflée ! On est suivi par des photographes, c’est comme ça, je ne m’en plains pas, mais ces photos ont été volées ». La Vidéo.

> 90 Minutes (Canal+) Commentaire « Etudiant en droit, Nicolas Sarkozy trouve des petits boulots. Un épisode que ces amis politiques adorent mettre en avant ». Patrick Balkany (Maire UMP de Levallois-Perret) « Tous les mômes de Neuilly vont pas bosser chez le fleuriste le week-end ou chez le glacier pour se payer leurs études ». Commentaire « Aujourd’hui, ce mythe de Nicolas Sarkozy travaillant pour payer ses études fait un peu sourire sa maman ». Sa mère « On vivait dans un hôtel particulier dans le 17e avec un grand-père chirurgien et une mère avocat, c’était tout de même pas l’horreur. Dans le cour le plus chic de Paris, c’était pas vraiment le drame, faut pas exagérer ».

 

Fusion Gdf-Suez : promesse non tenue 08.05.07

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Extrait du Monde Diplomatique de septembre 2006 :« Ministre de l’économie, des finances et de l’industrie en 2004, M. Sarkozy s’engage solennellement à ce que la part de l’Etat ne descende jamais en dessous de 70 % dans GDF. En 2006, il se prononce cependant en faveur de la fusion de l’entité publique avec le groupe privé, ce qui rendra minoritaire la part de l’Etat dans la nouvelle entité. »

Le 06 Avril 2004, Nicolas Sarkozy dit à l’adresse d’un employé d’Edf-Gdf : « On ne viendra pas à la privatisation, c’est clair, simple et net. Il n’y aura pas de privatisation d’Edf et de Gaz de France. C’est clair, c’est simple et c’est net ».
A peine deux mois plus tard, à l’Assemblée Nationale (le 15 juin 2004), le même Nicolas Sarkozy : « Il est en effet clair qu’Edf et Gaz de France doivent pouvoir lutter à armes égales avec leurs concurrents […] Pour cela, nous devons les transformer d’établissements publics en sociétés anonymes ».