Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Les bijoux de l’ex première dame 02.03.09

ceciliaattiaslacombeIllustration : Lacombe

Comme l’annonçait Le Parisien du 29 janvier 2009, citant l’estimation donnée par la police, Cécilia Attias s’est fait dérober « 500 000 euros en bijoux, colliers et parures« . Un vol perpétré début janvier dans un appartement de Neuilly alors inoccupé.

Et comme le relève Le Canard Enchaîné « La valeur de ce larcin pose un amusant problème« . En effet, si l’on se réfère à la déclaration de situation patrimoniale de Sieur Sarkozy, sous le titre « Collections, objets d’art, bijoux, pierres précieuses, or« , le couple avait indiqué la mention « Néant« .

On peut donc en déduire que Richard Attias a été très largement et très rapidement généreux avec sa nouvelle conquête. À moins que…

Source : Le Canard Enchaîné du 04 Février 2009

 

P 16.05.07

PAC

Je soutiendrai la PAC car elle est la condition de l’indépendance alimentaire de toute l’Europe. Nous avons fait l’Europe pour agir, pas pour subir. Nous avons fait l’Europe pour exprimer une volonté commune, pas pour organiser notre renoncement collectif.
Si je suis élu je proposerai à nos partenaires de rouvrir le dossier de la politique agricole commune avec l’objectif de garantir l’indépendance alimentaire de l’Europe, mais aussi la sécurité sanitaire, le respect de l’environnement et un revenu décent pour les agriculteurs qui passe par des prix qui respectent le savoir faire des agriculteurs. Repenser la politique agricole est une nécessité. La supprimer serait une catastrophe pour l’indépendance de l’Europe. Elle mettrait le sort de l’agriculture entre les mains de la spéculation.

Sources(s) : Mon Projet / Discours Strasbourg (21/02/07)

PACS

Nous sommes passés à côté du PACS. Je l’ai dit dès 1999 dans un discours, à Lyon. Je ne fais pas un « coming-out » pour cause d’élection présidentielle, je dis cela depuis huit ans.
Je suis le ministre des Finances qui a garanti par le PACS l’égalité fiscale entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels.

Sources(s) : Interview Têtu (04/07) / J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Palestine

S’agissant plus spécifiquement du conflit israélo-palestinien, ma conviction est que, si nous voulons trouver une solution, chacun des protagonistes doit accepter de reconnaître le droit de l’autre. Personne ne saurait perdre de vue deux réalités fondamentales : d’un côté, le terrorisme dont est victime la population israélienne, qui est inacceptable, de l’autre, un peuple occupé, qui ne renoncera jamais, quoi qu’il endure.
Dans ce conflit, la France doit adopter une position équilibrée et un discours de franchise.
A nos amis palestiniens, je veux dire que l’existence et la sécurité de l’Etat d’Israël ne sont pas négociables et que rien ne peut justifier la violence. Les terroristes qui prétendent agir en leur nom et pour leur bien sont en fait les véritables ennemis des Palestiniens car ils les privent d’une paix à laquelle ils aspirent et ont droit.
C’est la raison pour laquelle la France, avec l’ensemble de la communauté internationale, a posé comme condition à la reprise du dialogue avec le gouvernement palestinien que ce dernier respecte les trois conditions posées par le Quartet : la reconnaissance d’Israël, le renoncement à la violence et le respect des accords antérieurs.
Et à nos amis israéliens, je veux dire qu’ Israël doit se tenir prêt à faire les concessions nécessaires pour permettre aux Palestiniens d’établir un Etat viable.
Vous l’avez compris, je défendrai avec la même énergie et avec la même force le droit d’Israël à vivre en sécurité et le droit des Palestiniens à disposer d’un Etat. Sur cette base, je suis convaincu qu’une solution pourra être trouvée, car l’immense majorité des deux peuples ne veut que la paix et la réconciliation.

Sources(s) : Interview Actualité Juive (04/07)

Parent au foyer

Il ne faut pas culpabiliser les parents qui font le choix de se consacrer exclusivement à élever leurs enfants.
C’est un choix qui peut être douloureux, lorsqu’elles deviennent veuves, lorsqu’il y a un problème avec le mari. Je propose deux choses : leur reconnaître un droit à la protection sociale, et que ces années consacrées à élever ses enfants, et donc par parenthèse à ne pas consommer de service public, je pense par exemple aux crèches, comptent dans le calcul de la retraite.

Sources(s) : Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Parité

Depuis qu’en 1944, le général de Gaulle a fait entrer les femmes de plain-pied dans la République en leur donnant le droit de vote, les progrès ont été bien insuffisants. Je leur dis là encore comme je le pense : malgré la loi sur la parité, malgré la loi sur l’égalité professionnelle, les femmes ne sont pas encore des citoyennes à part entière dans notre République. Je veux un État exemplaire en matière d’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes et on est encore bien loin du compte. Je veux que dans les conseils d’administration des entreprises publiques il y ait au moins 50% de femmes. Je veux que le principe de la parité tel qu’il s’applique à la politique s’applique aussi aux représentants du personnel dans les entreprises.

Sources(s) : Discours Périgueux (12/10/06)

Parlement

Nous devons accorder davantage d’autonomie au Parlement dans la conduite de son activité législative et de contrôle de l’action du gouvernement. Je propose de donner aux parlementaires une plus grande maîtrise de leur ordre du jour, tout en confortant leurs pouvoirs de contrôle. Cela ne pourra se faire qu’en renforçant les capacités d’expertise et d’audit du Parlement et en donnant à l’opposition un véritable statut, comme c’est le cas au Royaume-Uni. Je pense à la possibilité pour l’opposition de créer une commission d’enquête et de présider certaines commissions permanentes. Et je crois que dans certains domaines importants de la vie de la nation, c’est-à-dire ceux qui engagent l’histoire et le destin de la France, comme les affaires internationales et européennes, par exemple, ou la défense, majorité et opposition doivent pouvoir travailler et décider ensemble. Dans une démocratie moderne, il ne peut y avoir de domaine réservé et de pouvoirs solitaires.
J’entends renforcer les pouvoirs du Parlement en matière de contrôle des services de renseignement ; d’approbation de la présence et des modalités d’intervention de nos forces armées à l’étranger, au bout d’un certain délai à discuter ; de lancement des grands programmes d’armement ou encore de ratification des accords de défense.

Sources(s) : Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07) / Journée UMP Défense (7/03/07)

Partage du travail

Les 35 heures ont freiné les salaires et le pouvoir d’achat.
Je propose de passer d’une logique du partage à une logique de création.
Je propose que celui qui veut travailler plus pour gagner davantage ait le droit de le faire parce qu’il ne sert à rien d’avoir plus de temps libre quand on n’arrive plus à boucler ses fins de mois.

Sources(s) : Discours Charleville-Mézières (18/12/06)

Patrimoine

Je veux que le patrimoine soit entretenu. Je veux qu’il soit accessible à tous, ouvert à tous, et non refermé sur lui-même. Je veux qu’il soit remis au coeur de la vie sociale, que des liens soient tissés entre les sites, les monuments, et les établissements scolaires. Je veux que les citoyens se réapproprient le patrimoine et qu’à travers lui ils retrouvent leur identité et leur héritage commun et qu’il puisse les faire vivre.
La conservation et la valorisation du patrimoine, sa transmission aux générations futures sont à mes yeux les premiers devoirs de l’Etat.
Avec 4 milliards d’euros, en dix ans, on pourrait rendre sa splendeur à l’ensemble de notre patrimoine monumental dont 490 monuments majeurs en France. C’est un défi qui vaut la peine. (…) Ces monuments génèrent un flux de touristes considérable.

Sources(s) : Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07) / Discours Besançon (13/03/07) / Interview Télérama (14/02/07)

Patriotisme

Je veux rendre à chaque jeune Français la fierté d’être Français. Cette fierté, je veux que nous l’offrions en partage à tous ceux qui veulent devenir Français, au lieu de les accueillir dans une France qui croierait si peu dans ses valeurs qu’elle ne se donnerait même plus la peine de les défendre.
A la jeunesse française qui ne mesure pas toujours combien elle aurait à souffrir du déclin de la France je veux rappeler que la France est plus forte quand elle est unie, que la désunion des Français a toujours causé l’affaiblissement de la France, que lorsque la France est faible c’est chacun d’entre nous qui se trouve affaibli. Aimer la France c’est rassembler les Français. Pour rassembler il faut aimer. Il faut ouvrir les bras. Il faut donner. On peut le faire si dans le même temps on ne renonce pas à ce que l’on est.

Sources(s) : Discours Zénith (18/03/07)

Patrons voyous

J’ai employé le premier l’expression « patrons voyous », qui ne respectent ni les règles du marché, ni les droits des salariés. Je n’aurai aucune bienveillance à leur égard car je ne fais pas de différence entre la délinquance de la rue et celle au sein de l’entreprise. Je crois même que c’est pire, car, quand on est patron, on a, à l’égard de la société, une responsabilité particulière. C’est pourquoi j’ai parlé de tolérance « double zéro » pour celui qui déménage son usine la nuit, ou qui vide la caisse pour n’avoir à payer ni les salaires, ni les indemnités de licenciement.

Sources(s) : Le Parisien version électronique (23/03/07)

Pauvreté

Depuis 1984, la pauvreté ne baisse plus dans notre pays. Et si l’on déplace le critère de la pauvreté en retenant le seuil de 60 % du revenu médian plutôt que 50 %, cela fait passer des millions de Français sous le seuil de pauvreté, dont un million d’enfants. Pourtant, notre pays n’a jamais autant dépensé en matière sociale. Lorsque j’ai dénoncé l’échec du modèle social français, c’est cela que je visais : des dépenses sociales qui n’ont jamais été aussi élevées, une politique qui n’a jamais été aussi inefficace. Je fais quatre propositions. La première, c’est que la lutte contre la pauvreté, en particulier celle des enfants, soit une priorité du prochain quinquennat.
Ma deuxième priorité sera de faire du travail la principale voie de sortie de la pauvreté. Le plein-emploi pour chacun, avec des emplois à temps complet correctement rémunérés, est possible dans notre pays, si nous acceptons l’idée que c’est en travaillant davantage que chacun pourra avoir une activité. S’agissant des personnes pauvres, je mettrai en place la réforme proposée par Martin Hirsch, président d’Emmaüs France : la création d’un revenu de solidarité active au profit de ceux qui reprennent un emploi. Ma troisième priorité est l’éducation.
L’école est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Elle doit donner le meilleur aux enfants les plus défavorisés : je propose de diviser par deux le nombre d’élèves dans les ZEP et de créer des internats de réussite éducative dans toutes les villes afin de permettre aux enfants défavorisés de bénéficier des meilleures conditions de travail pour réussir. Enfin, je souhaite mettre en place concrètement le droit au logement opposable. Une personne qui travaille doit pouvoir se loger autrement que dans sa voiture ou dans un camping.

Sources(s) : Interview dans La Croix (13/03/07)

Peer to peer

La loi affirme que le droit d’auteur et les droits voisins doivent être respectés dans le monde numérique. C’est le socle essentiel à toute création et je reste opposé à une licence dite « globale » qui revient à spolier les créateurs à l’heure où l’essentiel de la distribution des oeuvres bascule sur l’Internet. Grâce à cette affirmation, des offres légales apparaissent aujourd’hui sous de multiples formes, y compris le P2P autorisé par les ayant-droits et c’est la véritable solution au problème du téléchargement illégal. En matière de sanctions, j’ai toujours plaidé pour un régime proportionné : le bilan de son application, prévu par la loi, sera réalisé fin 2007, et il faudra agir en fonction de ses conclusions. L’interopérabilité est un objectif essentiel car elle détermine les usages autorisés des oeuvres acquises. Je souhaite qu’elle devienne une priorité stratégique industrielle européenne.

Sources(s) : Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)

Peine de mort

Je suis opposé à la peine de mort. C’est pour moi une question de principe. Je crois que le monde doit continuer à cheminer vers son abolition totale.

Sources(s) : Tribune dans Le Monde (03/01/07)

Peines planchers

Des peines planchers seront instaurées pour les multirécidivistes et le droit pénal des mineurs sera réformé.
Je souhaite qu’on créé des peines plancher pour les multirécidivistes, parce que 50 % des délits, c’est 5 % des délinquants. Et celui qui ne comprend pas qu’on ne doit pas revenir 25 fois devant le même tribunal pour la même chose, je souhaite qu’il soit puni sévèrement avec la certitude de la sanction.

Sources(s) : Mon Projet I J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Pensée unique

Je veux en finir avec le politiquement correct et avec la pensée unique, qui est le point de rencontre de tous les renoncements, de tous les sectarismes, de toutes les arrogances.
Je veux en finir avec la pensée unique qui nous a mis dans la situation où nous sommes, qui s’est trompée sur tout, qui a échoué sur tout, qui a creusé les déficits, qui a augmenté le chômage, qui a fait exploser la pauvreté, l’exclusion, la précarité, qui a raté l’intégration, qui a laissé se développer les discriminations, qui a installé le communautarisme, qui a abaissé l’autorité de l’Etat, qui a affaibli l’identité nationale, qui a fabriqué l’échec de l’école, qui a dévalorisé les diplômes et le travail, qui a favorisé l’assistanat.
Je veux en finir avec la pensée unique qui dit que la politique ne peut rien faire pour changer quoi que ce soit et qu’elle ne peut rien dire sur rien. Parce qu’à force de ne rien faire, à force de ne rien dire, à force de ne rien penser, on finit par laisser le champ libre à tous les extrémismes.

Sources(s) : Discours Villebon-sur-Yvette (20/03/07)

Pensions de réversion

L’injustice faite aux veuves, dont les pensions de réversion, si ce n’était l’intervention du minimum vieillesse, sont inférieures à 300 euros en moyenne. Quand un homme a travaillé toute sa vie, il doit pouvoir mourir dans la certitude que sa femme aura un minimum décent pour vivre. Ce n’est pas le cas aujourd’hui. Ce n’est pas une juste récompense du travail. J’augmenterai le taux des pensions de réversion. Quand un homme et une femme vivent ensemble, les cotisations retraites de l’un ne sont pas les siennes, mais celles du couple.

Sources(s) : Rencontre « Femmes et égalité des chances » (6/04/07)

Plein emploi

Le plein-emploi pour chacun, avec des emplois à temps complet correctement rémunérés, est possible dans notre pays, si nous acceptons l’idée que c’est en travaillant davantage que chacun pourra avoir une activité.
Notre seul objectif est de le ramener sous la barre des 5%, vers le plein emploi. C’est possible si l’on rompt avec la politique de partage du travail. Au lieu de payer les Français à moins travailler (préretraites, dispense de recherche d’emploi, 35 heures), il faut les inciter à travailler plus. L’activité des uns crée le travail des autres.

Sources(s) : Interview dans La Croix (13/03/07) / Le Parisien (23/03/07)

PME

Le développement des PME françaises passe d’abord à mon avis par une simplification de leur environnement juridique et fiscal. En complément des effets bénéfiques pour leur croissance qu’aura le contrat de travail unique, je souhaite que l’on suspende pendant deux ans tous les seuils réglementaires qui les empêchent d’embaucher et que l’on mette fin à la prolifération de textes législatifs et réglementaires qui les contraint à passer un temps considérable à régler des problèmes de droit. En matière fiscal, je souhaite supprimer l’imposition forfaitaire annuelle, réformer la taxe professionnelle et rapprocher progressivement le taux de l’impôt sur les sociétés de la moyenne de l’Union européenne à 15. Il est par ailleurs indispensable d’améliorer les conditions de financement des PME, parce que le manque de capitaux est l’une des principales explications à leur trop faible développement. Je souhaite multiplier les investisseurs providentiels, grâce à la mise en place du bouclier fiscal à 50 %, CSG et CRDS comprises, et à l’autorisation de déduire de l’ISF l’investissement direct dans le capital d’une PME jusqu’à 50 000 euros. Le développement des PME exige enfin qu’elles innovent plus qu’aujourd’hui et qu’on les aide à le faire. Je propose notamment de réformer le crédit impôt recherche, en ayant une conception moins stricte de l’innovation et en augmentant les moyens publics qui lui sont consacrés. Je propose que les PME bénéficient d’un accès privilégié à la commande publique et qu’une part des marchés attribués leur soit explicitement réservée.

Sources(s) : Réponses CGPME / Discours St Etienne (09/11/06)

PME / PMI

L’impôt réglementaire que constituent les contraintes et les normes de toute nature pesant sur nos entreprises. Cette charge pénalise effectivement toutes nos entreprises, mais touche plus durement encore les plus petites d’entre elles. Je suis convaincu que le chantier de la simplification administrative doit réellement changer de dimension. Il nous faut nous fixer dorénavant des objectifs extrêmement concrets. Cela passe par la limitation très stricte du temps nécessaire au renseignement des formulaires, par la simplification effective de la feuille de paye des salariés français, et par la réorganisation de l’ensemble des relations entre l’Etat et les entreprises dans une logique de « guichet unique.
Aujourd’hui, le cadre économique général qui est offert aux PME/PMI françaises ne leur permet pas de connaître un développement optimal. La profitabilité de ces petites entreprises françaises est 30% inférieure à celle de leurs concurrentes allemandes, anglaises ou américaines. J’y vois, pour ma part, la double
conséquence de l’« impôt réglementaire » et des prélèvements obligatoires très élevés qui pèsent en France, sur le travail et sur la production. Mais, au-delà de la rentabilité, les relations économiques actuelles entre entreprises font peser un poids très lourd sur la trésorerie des PME. Cela passe principalement au travers de délais de paiement excessifs, en comparaison de ce qui se pratique à l’étranger. De mon point de vue, la solution est moins d’amener les banques à accompagner l’explosion des besoins en fonds de roulement que de revenir à la raison sur les délais de règlement. Dans cette perspective, il appartient, d’une part, au secteur public de montrer l’exemple en réduisant fortement ses propres délais et, d’autre part, de faire respecter, par des contrôles adaptés de la DGCCRF, les dispositions légales existantes qui prévoient l’application d’intérêts de retard.
Je propose que l’Etat conduise une véritable politique de la commande publique au profit des PME comme le font les Américains. Je ne vois pas pourquoi ce qui est acceptable pour l’Organisation Mondiale du Commerce en Amérique ne le serait pas en Europe

Sources(s) : Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007) / Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Police de proximité

La police de proximité mise en oeuvre par M. Jospin a abouti à ce que, pour la première fois dans l’histoire de France, on a dépassé les 4 millions de crimes et délits. Avec nous la délinquance a baissé de 9,5 %. J’ai changé de stratégie, ce n’est pas pour y revenir.

Sources(s) : Interview au Journal du Dimanche (11/03/07)

Politique arabe

Je pense qu’il faudrait plutôt parler de politiques de le France au Maghreb, au Proche-Orient et dans le Golfe : formule plus neutre, qui tient compte de la variété de la zone qui inclut Israël et l’Iran. L’expression politique arabe » a été forgée sous De Gaulle dans des circonstances historiques précises. Il s’agissait alors, pour la France, de se refaire une virginité dons la zone après la crise de Suez (l956) et la guerre d’Algérie (1954-1962). En pleine guerre froide. De Gaulle avait imaginé une « 3e voie » entre les États-Unis et l’URSS.
Un tel positionnement répondait alors aux voeux de nombreux pays arabes qui se sentaient prisonniers du duel américano-soviétique. Le contexte actuel est différent. Il serait d’ailleurs utopique d’imaginer que la France peut agir seule dans la région, sans l’appui des États-Unis et de l’UE. Elle peut apporter un concours précieux, on l’a vu lors de la crise libanaise, mais en aucun cas agir seule. La France doit avoir une politique globale dans cette zone vitale aux intérêts nationaux. Une politique cohérente s’impose, d’autant que la région est en pleine phase de recomposition. Il me semble que deux séries d’objectifs, doivent guider la politique française. Tout d’abord, la modernité démocratique. La stabilité sans démocratie est une fausse stabilité. Je ne suis pas un militant de la « démocratie aéroportée » pas plus que du statu quo. Il s’agit plutôt d’accompagner les évolutions des États et des sociétés. Je me réjouis que la plupart des pays arabes aient enregistré des progrès remarquables et qu’un processus de transition démocratique y soit engagé de manière irréversible.
Et, deuxième objectif, la défense et la promotion de nos intérêts. La France a de nombreux et anciens intérêts commerciaux, qu’elle doit protéger et renforcer. Les exportations représentent 6 * de notre commerce extérieur (3 % Maghreb. 2 % Golfe, 1 % Proche-Orient).
La défense de la langue française, à travers la formation d’une élite francophone et francophile : le français est répandu dans le Maghreb et au Liban, et c’est une langue non négligeable au Proche-Orient et dans le Golfe, où les écoles françaises sont très cotées auprès des élites.
Plus de 200 000 Français y sont installés (donc deux tiers sont binationaux). De nombreuses communautés liées à la région résident également en France. On estime à 3 millions le nombre de Français d’origine maghrébine.

Sources(s) : Interview Arabie (04/07)

Porte-Avions

La réalisation d’un second porte-avions, (…) c’est une question de cohérence. Soit nous ne construisons pas de porte-avions, et c’est un choix, soit nous en faisons deux. Parce qu’il est curieux de faire un porte-avions, sans se poser la question de la permanence à la mer de notre groupe aéronaval, compte tenu des impératifs sur notre premier porte-avions.

Sources(s) : Journée UMP Défense (7/03/07)

Pouvoir d’achat

Depuis des années, on vous dit que votre pouvoir d’achat augmente. C’est faux. Avec l’euro qui a fait augmenter les prix, les 35 heures qui ont gelé les salaires, le coût du logement qui a explosé et nos impôts qui sont parmi les plus élevés au monde, le pouvoir d’achat baisse en France. Mais ceux qui vous promettent que nous aurons plus de pouvoir d’achat en travaillant moins, et en ne changeant rien, ne vous disent pas la vérité non plus. Je veux être le Président du pouvoir d’achat. Pour cela, je permettrai d’abord à ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus de le faire, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Les heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25 % de plus que les heures normales, et elles seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt. En travaillant quatre heures de plus par semaine, un salarié rémunéré au Smic gagnera immédiatement 165 euros net de plus par mois. Les salaires sont trop bas dans notre pays. Je demanderai aux entreprises de faire un effort sur les salaires car l’État fait lui-même un effort sur les allégements de charges. Dès le mois de juin, je réunirai une conférence avec les partenaires sociaux afin que l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes soit totale d’ici 2010.
Les femmes subissent plus que les hommes les salaires trop bas, le travail précaire, le sous-emploi, l’absence de formation. Je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser. Je ne vois pas quelle gloire on peut tirer du fait que nos impôts sont quatre points plus élevés que la moyenne de l’Union européenne à 15. Je comprends la forte inquiétude des personnes âgées qui, depuis dix ans, subissent une véritable érosion de leur pouvoir d’achat sous l’effet de la pression fiscale. C’est pour cela que je suis autant soucieux de réduire les impôts. J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce aux économies que j’obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite. Je veux mener des politiques sociales ambitieuses, lutter contre la pauvreté, notamment celle des enfants, investir dans les équipements et les services publics. Mais tout cela ne sera possible que si, d’abord, nous créons plus de richesses marchandes. Voilà pourquoi je veux vous dire la vérité: nous devons collectivement enrichir notre économie et travailler davantage.

Sources(s) : Mon Projet

Pré-retraites

On ne peut pas dire aux Français : vous allez devoir cotiser plus longtemps pour payer vos retraites, parce qu’on va vivre plus longtemps, et en même temps continuer à mettre à la retraite des gens de 55 ans qui ont besoin de travailler ». « (…) Quand on met quelqu’un à la retraite de 55 ou de 56 ans, on ne créé pas un emploi pour un jeune. C’est un mensonge, on brise socialement quelqu’un qui veut travailler. Et je mets
d’ailleurs les entreprises devant leurs responsabilités. On doit garder les quinquagénaires dans les entreprises. (…) À 55 ans on est encore jeune, alors à 52, on est un gamin. (…) je n’accepte pas le sacrifice qui est fait des quinquagénaires. Je changerai ça, je ne crois pas au système des préretraites. Je précise : quand on a commencé à bosser à 16 ans, comme les dames de l’entreprise LEGRAND près de Limoges, et qu’on embauche à 4h15 du matin, je comprends parfaitement bien qu’on veuille partir tôt. Ça je n’en discute pas, ça s’appelle la pénibilité. Mais pour l’essentiel, n’obligeons pas à partir à la retraite des gens qui ne le veulent pas. (…)Je vais même plus loin. Je souhaite qu’on puisse rester au travail, si l’employeur et le salarié sont d’accord, au-delà de l’âge de la retraite, si on veut améliorer sa retraite, ou si tout simplement on a des grands enfants qui font des études et qu’il faut continuer à payer.

Sources(s) : Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Préférence communautaire

Ce qui n’est plus possible, c’est que la préférence européenne soit devenue « un gros mot » quand je vois chaque jour les signes d’une préférence américaine, d’une préférence canadienne, d’une préférence chinoise ou d’une préférence indienne. La réciprocité doit redevenir la règle dans les rapports entre l’Union européenne et les autres régions du monde.
Je ne vois pas d’objection à ce que la SNCF attribue des marchés à des entreprises canadiennes dès lors que les entreprises françaises peuvent avoir accès aux mêmes marchés dans les métropoles canadiennes.
Aujourd’hui, je constate que ce n’est pas le cas.
En l’absence de réciprocité, je souhaite que l’Union européenne réactive l’idée fondamentale de la préférence communautaire, qui était à la base du marché commun. Je propose qu’aussi longtemps que nous n’obtiendrons pas des conditions loyales pour la concurrence internationale, les achats publics européens soient réservés en priorité aux producteurs européens.
L’Europe doit protéger et pour cela je proposerai à nos partenaires d’instaurer une préférence communautaire qui permette de faire face à la concurrence déloyale et de s’opposer aux dumpings. Je réhabiliterai la préférence communautaire, c’est-à-dire le droit pour l’Europe, lorsque c’est son intérêt, notamment à l’OMC, de préférer et donc de protéger ses produits, ses entreprises, ses marchés. L’Europe ne doit pas se résigner aux délocalisations, mais au contraire tout faire pour que l’activité se localise en Europe.

Sources(s) : Discours St Etienne (09/11/06) / Discours Congrès de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie (01/12/06) / Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07) / Mon Projet

Prélèvements obligatoires

La baisse des prélèvements obligatoires, c’est une priorité pour moi.
On ne peut pas se dire Européen et se satisfaire de prélèvements obligatoires qui représentent 45,3 % du PIB, soit quatre points de plus que la moyenne de l’Union européenne à 15. (…) Si on réduit de 4 points nos prélèvements obligatoires, on rend 68 milliards d’euros aux Français : 2000 euros rendus aux Français par foyer et par an, y compris les retraités, et 4900 euros par foyer si on s’en tient à la France qui travaille.

Sources(s) : Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07) / Interview Le Monde (23/01/07)

Premier enfant

Je souhaite qu’une allocation familiale soit versée dès le premier enfant parce que le premier enfant représente une charge très lourde pour les jeunes couples qui sont au début de leur carrière professionnelle, qui souvent enchaînent les petits boulots et sont confrontés à la précarité.

Sources(s) : Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Président

Pour redonner vraiment aux Français confiance dans la politique et leurs représentants, il faut fixer des objectifs clairs, s’engager sur des résultats et rendre régulièrement compte aux Français de leur réalisation.
Le président de la République devra demain gouverner.
Je proposerai pour le président de la République deux mandats, pas un de plus. Parce que j’estime que l’énergie que l’on met à durer, on ne la met pas à faire.
Je souhaite que le président de la République puisse venir devant la représentation nationale pour présenter et expliquer ses grandes orientations de défense. Dans une démocratie moderne, il ne peut pas y avoir de domaines dont nous ne puissions pas parler.

Sources(s) : Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07) / J’ai une question à vous poser (5/02/07) / Journée UMP de la Défense (07/03/07)

Président de la République

Je limiterai à deux le nombre de mandats du président de la République. Je rendrai compte régulièrement de mon action devant les Français et devant le Parlement. Je renforcerai les pouvoirs de celui-ci, notamment de l’opposition, parce que je ne veux pas gouverner seul et que je pense qu’une démocratie se protège des risques de dérive lorsqu’elle est capable d’organiser et d’accepter ses propres contre-pouvoirs.

Sources(s) : Mon projet

Presse écrite

La presse, elle aussi, a été durement touchée, même si ses difficultés ont bien d’autres causes. L’arrivée d’Internet a été pour elle un facteur aggravant. Il faut donc soutenir la presse, garantir la pérennité de l’actuel système d’aides, notamment l’aide aux fonds propres. Enfin, nous devons être à ses côtés dans ses efforts pour s’adapter aux réalités nouvelles. Cela passera sans doute après concertation avec l’ensemble des partenaires concernés, à une réforme d’ensemble, et notamment, dans le secteur de la distribution, par une réforme de la loi Bichet, qui, par les contraintes qu’elle impose, provoque, indirectement, la fermeture de nombreux points de vente. L’Etat doit jouer pleinement son rôle, parce qu’il n’y a pas de pluralisme de l’information, et donc de démocratie véritable, sans des entreprises de presse rentables et économiquement viables.

Sources(s) : Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Prêt à taux zéro

Dans certains endroits, le prix des terrains s’est envolé. Je propose donc la création d’un nouveau prêt à taux zéro foncier : le ménage qui achète est propriétaire de tout, tout de suite, mais les échéances de ce prêt à taux zéro avec lequel il a acheté le terrain, ne commencent à courir qu’une fois le bâti remboursé.
Je propose des prêts aux jeunes créateurs à taux zéro, parce que l’intérêt c’est le prix du temps, parce qu’un taux zéro c’est un acte de foi dans l’avenir.

Sources(s) : Interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006) / Discours Besançon (13/03/07)

Prêt foncier

Dans certains endroits, le prix des terrains s’est envolé. Je propose donc la création d’un nouveau prêt à taux zéro foncier : le ménage qui achète est propriétaire de tout, tout de suite, mais les échéances de ce prêt à taux zéro avec lequel il a acheté le terrain, ne commencent à courir qu’une fois le bâti remboursé.

Sources(s) : Interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006)

Prévention

Je souhaite que nous engagions un grand programme de prévention et de recherche sur les maladies qui touchent spécifiquement les femmes. Une femme meurt toutes les heures d’un cancer du sein. C’est considérable alors que c’est, bien souvent, évitable. C’est une immense injustice. Je protégerai la spécialité de gynécologie médicale qu’on a voulu supprimer par le passé. Et je renforcerai les fonds publics consacrés à la recherche sur les maladies de la femme, les cancers, l’ostéoporose, les maladies de la vieillesse et notamment la maladie Alzheimer qui touchent particulièrement les femmes parce qu’elles vivent plus longtemps.
Une femme qui souffre de la maladie d’Alzheimer, c’est une femme doublement fragile. Fragile parce que c’est une femme, fragile parce qu’elle est malade. Vous le craignez pour vos mères, vous le craignez pour vous-mêmes. Les années que nous gagnons en espérance de vie doivent être des années en bonne santé.
Je ferai des maladies de la vieillesse une priorité de santé publique. Prévenir et guérir ces maladies, ce serait un immense progrès pour toute l’humanité.

Sources(s) : Rencontre « Femmes et égalité des chances » (6/04/07)

Prime pour l’emploi

On donne une prime pour l’emploi à 8 millions de personnes. Autant dire qu’on ne la donne à personne. Je veux qu’on la donne à moins de monde, (…) mais qu’elle soit plus importante.

Sources(s) : Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Prisons

La prison est une autre zone d’ombre de notre République. Je ne veux pas parler de honte parce que ce terme ne rend pas compte du travail remarquable de l’administration pénitentiaire. Beaucoup d’améliorations ne doivent pas moins être apportées à notre régime carcéral. Citons les fouilles au corps, trop fréquentes et humiliantes, la surpopulation, la prise en charge insuffisante des souffrances psychiques, les conditions de visite pour les familles et les proches. Je propose la mise en place d’un contrôle général indépendant des prisons, qui pourrait intervenir à tout moment pour mettre un terme à des situations incompatibles avec les exigences du droit et de la dignité humaine. Je suis également partisan d’une grande loi pénitentiaire permettant à notre démocratie de définir ce qu’elle attend de ses prisons et de se donner les moyens de sa politique dans ce domaine.
La poursuite de la construction des établissements pénitentiaires dont nous avons besoin ; la réduction du nombre de personnes en détention provisoire, en réservant cette hypothèse aux cas d’atteintes ou de tentatives d’atteinte à l’intégrité physique des personnes, et le placement dans d’autres structures, mieux adaptées, d’un grand nombre de personnes qui n’ont rien à faire en prison, je pense en particulier aux personnes qui souffrent de troubles psychiatriques ; enfin, l’élaboration d’une loi pénitentiaire exigeante et la création d’un contrôle général indépendant des prisons, feront qu’il ne sera plus possible, en France, d’obliger un détenu à partager sa cellule.
Je souhaite que notre pays progresse sur la voie des libertés. Plus aucun citoyen ne devra craindre d’être placé sans défense en prison comme cela s’est passé dans la terrible affaire d’Outreau. Je créerai une procédure d’habeas corpus, qui garantira que personne n’est envoyé, ni main maintenu en prison sans qu’une juridiction collégiale statuant en audience publique ne se soit prononcée. Je veux également réformer en profondeur nos prisons pour qu’elles soient un lieu de préparation de la réinsertion, pas un lieu d’aggravation de la relégation.

Sources(s) : Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07) / Interview Lyon Capitale (05/04/07) / Mon Projet

Proche-orient

Une autre priorité reste de relancer un processus de paix au Proche Orient, dont l’objectif est la création d’un Etat palestinien indépendant et viable et le renforcement de la sécurité d’Israël, sans lequel celui-ci ne fera pas de gestes politiques majeurs. Mais dans cette région, ma conviction est que la paix passera par le développement économique. L’Europe en cela a des arguments qu’elle doit faire jouer.
Ma position se veut équilibrée. Je souhaite maintenir un engagement sans faille en faveur de la souveraineté, et de l’indépendance du Liban dont je suis l’ami. Je suis aussi un ami d’Israël, dont le droit à la sécurité ne se négocie pas. Cette amitié ne dispense d’ailleurs pas des critiques. Dans la tragédie libanaise de l’été passé, j’ai jugé excessive et inadaptée là réaction du gouvernement israélien et je ne me sens pas moins ami d’Israël en disant cela. Concernant le conflit israélo-palestinien, la seule solution durable passe par une paix juste, donc négociée, avec l’établissement de deux États viables, démocratiques, vivant dans des frontières sûres et reconnues. La France, avec ses partenaires, notamment au sein du Quartet, doit tout faire pour aboutir à une solution.

Sources(s) : Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07) / Interview Arabies (04/07)

Produits Bio

Je souhaite mettre en place une politique consistant à rendre, grâce à une fiscalité adaptée, tous les produits écologiquement bons moins chers que les autres produits.

Sources(s) : Interview Agra Press Hebdo (22/01/07)

Produits du terroir

La force de notre agriculture, c’est sa diversité. Elle nous permet de concilier autosuffisance alimentaire, sécurité sanitaire, fortes exportations, qualité des produits, maintien des traditions culinaires et oenologiques. Il faut que notre politique agricole et celle de l’Union Européenne tiennent compte de cette diversité, sachant que les agriculteurs doivent pouvoir vivre majoritairement du prix de leurs productions. Les produits de terroir doivent gagner en rémunération par des circuits de distribution plus courts et un meilleur partage de la valeur ajoutée entre production et distribution.

Sources(s) : Le Parisien (23/03/07)

Produits phytosanitaires

Il faut tendre vers des utilisations qui soient de plus en plus mesurées. Il faut recourir à ces produits quand c’est nécessaire et seulement quand c’est nécessaire. Les agriculteurs en sont convaincus. Je sais leur envie de mieux faire. Cette détermination est bien la preuve que les tentatives d’opposer agriculture et environnement sont vides de sens.
Les producteurs ne sont pas les seuls concernés par les meilleurs usages des produits phytosanitaires. Ces produits servent aussi à l’entretien des voiries communales, des axes routiers ou des jardins. Là aussi, il faut faire des efforts.

Sources(s) : Interview Le Mag Cultures (février 2007)

Professionnels de Santé

La priorité doit être de restaurer la confiance de chacun dans le système de santé, en particulier des professionnels. A l’hôpital, ils ont été trop longtemps soumis aux conséquences désastreuses des 35 heures. En libéral et dans les officines, ils ont eu l’impression d’être la seule variable d’ajustement du système. Dans l’industrie pharmaceutique, ils sont confrontés à la concurrence internationale et aux défis de l’innovation.

Sources(s) : Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)

Promotion sociale

Je souhaite que l’effort individuel, le courage, l’initiative personnelle, le mérite républicain soient les seuls critères de la promotion sociale, mais je sais aussi que certains ont tant d’obstacles à surmonter qu’ils n’ont aucune chance d’y arriver si on ne leur donne pas un coup de main supplémentaire.

Sources(s) : Discours Nantes (15/03/07)

Proportionnelle

Je veux m’adresser aussi à tous ceux qui après le premier tour ne se sentent pas représentés, ont l’impression d’être exclus, d’être condamnés à ne pas avoir leur mot à dire dans la République. A tous ceux-là je veux dire que je les comprends et que je les respecte. Je veux leur dire que la proportionnelle n’est pas un bon système parce qu’elle donne le pouvoir aux partis, parce qu’elle rend difficile la constitution de majorités stables.
Nous avons déjà connu dans notre histoire les conséquences dramatiques de l’instabilité gouvernementale.
Nous ne pouvons pas y revenir.
Mais nous devons réfléchir tous ensemble au moyen de permettre une représentation plus large des opinions et des sensibilités.
Je m’engage, si je suis élu, à réunir toutes les forces politiques et à discuter avec elles de la possibilité d’introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à l’Assemblée Nationale sans créer le risque d’une instabilité qui serait désastreuse.
Je veux m’adresser aussi à tous ceux qui après le premier tour ne se sentent pas représentés, ont l’impression d’être exclus, d’être condamnés à ne pas avoir leur mot à dire dans la République. A tous ceux-là je veux dire que je les comprends et que je les respecte. Je veux leur dire que la proportionnelle n’est pas un bon système parce qu’elle donne le pouvoir aux partis, parce qu’elle rend difficile la constitution de majorités stables.
Nous avons déjà connu dans notre histoire les conséquences dramatiques de l’instabilité gouvernementale.
Nous ne pouvons pas y revenir.
Mais nous devons réfléchir tous ensemble au moyen de permettre une représentation plus large des opinions et des sensibilités.
Je m’engage, si je suis élu, à réunir toutes les forces politiques et à discuter avec elles de la possibilité d’introduire un peu de proportionnelle au Sénat ou à l’Assemblée Nationale sans créer le risque d’une instabilité qui serait désastreuse.

Sources(s) : Discours Bercy (29/04/07)

Protection de l’enfance

Il faut profondément réformer le système de protection de l’enfance. Je souhaite expérimenter la séparation entre les juges chargés des mineurs délinquants et les juges chargés de la protection de l’enfance en danger.
Pas seulement pour mieux prévenir et répondre à la délinquance des mineurs, mais aussi et surtout pour que nous soyons plus rapides et plus efficaces dans la protection des enfants victimes et vulnérables, avec des juges qui leur seront consacrés.
Il faut appliquer les dispositions législatives (loi de 1998 rendant obligatoire l’audition filmée des enfants victimes d’abus sexuels) et les étendre à toutes les maltraitances. J’ai proposé que la médecine scolaire s’implique dans la détection précoce des enfants présentant des troubles du comportement. Il ne s’agit pas de repérer dès le plus jeune âge de futurs délinquants mais de ne pas rester les bras ballants devant ceux, qui même très jeunes, se conduisent de façon violente. Le rôle de l’école est de comprendre leur souffrance, afin de mettre en place les mesures utiles.

Sources(s) : Interview Marie-Claire (avril 2007)

Protection des sources journalistiques

La protection des sources journalistiques est l’une des pierres angulaires de la liberté de la presse. Or, le principe du secret des sources n’est actuellement mentionné que de manière indirecte dans notre droit, notamment par l’article 109 du code de procédure pénale. Je suis prêt à inscrire le droit de tous les journalistes à la protection de leurs sources dans la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse et à étendre à leur domicile les garanties prévues pour les locaux d’une entreprise de presse.

Sources(s) : Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)

Protection sociale

Je créerai une cinquième branche de la protection sociale pour consacrer suffisamment de moyens à la perte d’autonomie et garantir à tous les Français qu’ils pourront rester à domicile s’ils le souhaitent. Je veux enfin que chacun puisse prendre un congé rémunéré pour pouvoir s’occuper d’un proche en fin de vie.
Pour donner réellement la priorité à l’emploi, il faut arrêter de le taxer toujours plus et de faire peser sur lui les dépenses, santé, retraite, dépendance, qui vont croître plus vite que l’économie au cours des années qui viennent. Je crois qu’il faut explorer d’autres pistes de financement. La fiscalité écologique ne représente aujourd’hui que 2,9% du PIB, je propose d’élever ce niveau à 5% en 5 ans.
Je souhaite que l’on réfléchisse à la manière dont les importations pourraient être mises à contribution pour financer notre protection sociale et alléger les charges pesant sur le travail. Il faut que nous en parlions avec nos partenaires de l’Union européenne.

Sources(s) : Mon Projet / Interview Panorama du médecin (mars 2007) / Discours St Etienne (09/11/06)

Protocole de Kyoto

Le protocole de Kyoto a été un grand progrès même si ses ambitions de réduction des émissions de gaz à effet de serre sont insuffisantes au regard des données scientifiques. Il nous faut aller plus loin avec les vingt pays industrialisés qui émettent le plus de gaz à effet de serre. Je pense tout particulièrement aux Etats-Unis, dont je souhaite qu’ils assument leur part de responsabilité dans le réchauffement climatique. L’Europe pourrait leur proposer une coopération dans la recherche sur les énergies du futur, en mutualisant nos moyens respectifs. Mais à mon sens la Chine, comme le Brésil, l’Inde et la Russie devront prendre toute leur part dans la lutte pour le respect de l’environnement. Je crois aussi qu’il faut concilier les échanges avec le respect de l’environnement. L’OMC doit intégrer cette question dans la négociation des accords internationaux. Nous devrons veiller à ce que des mesures incitatives ou fiscales, comme une taxe carbone, soient mises en place pour lutter contre le dumping environnemental, en particulier s’agissant de la lutte contre le réchauffement climatique.

Sources(s) : Conférence de presse sur les relations internationales (28/02/07)

 

le patrimoine du président 11.05.07

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La loi oblige les candidats à l’élection présidentielle à remettre au Conseil constitutionnel une déclaration de patrimoine avant le scrutin.
Seule la déclaration du candidat élu est ouverte et publiée au Journal officiel, les autres étant restituées à leur auteur.

La déclaration remise par Nicolas Sarkozy, marié sous le régime de la communauté, ne comprend aucun patrimoine immobilier, ni valeur mobilières, ni « meubles meublants », ni « collections, objets d’art, bijoux, pierres précieuses, or ».

Les contrats d’assurance-vie de Mr. Sarkozy, essentiellement chez la Société générale, représentent un total de 2,04 millions d’euros, selon la déclaration remise sous pli scellé au Conseil constitutionnel, et publiée telle quelle dans le Journal officiel du 11 Mai 2007.

La déclaration mentionne par contre, outre les contrats d’assurance-vie, un compte-courant à la Société générale de 10.082,53 euros (à fin février 2007), des plans épargne logement à son nom et à ceux de sa femme Cécilia et de ses trois fils pour un total d’environ 75.000 euros (à fin 2006), et deux Codevi à son nom et à celui de Cécilia, pour un total d’environ 10.600 euros (à fin 2006). La déclaration cite enfin une Austin mini, année 2006, d’environ 15.000 euros.

La déclaration évoque également 34% dans la société d’avocats SELAS Arnaud Claude Nicolas Sarkozy, et au passif, une « caution pour 34% à titre personnel d’un prêt de 7 millions de francs contracté par la SELAS pour le rachat de la clientèle ».

Au passif également, figurent deux emprunts « pour un montant total » de 50.000 euros pour « travaux de décoration de (mon) appartement », arrivant à échéance respectivement en septembre 2007 et septembre 2009.

En janvier, son équipe de campagne avait précisé que Nicolas Sarkozy a payé pour la première fois un impôt de solidarité sur la fortune en 2006, d’un montant de 1.988 euros, pour une base imposable d’environ 1.137.000 euros.

Le patrimoine déclaré par Nicolas Sarkozy pour son arrivée à l’Elysée est supérieur à celui qu’avait déclaré son prédécesseur Jacques Chirac en 1995, soit environ 8,3 millions de francs (1,27 million d’euros).

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