Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Bobines Sociales Édition 2009 19.01.09

L’édition 2009 du festival Bobines sociales se tiendra du 30 janvier au 1er février au Studio de l’Ermitage (Paris XXè). Les séances Hors les murs auront lieu du 26 au 29 janvier.

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Cette sixième édition de Bobines Sociales débute par une balade dans le 20e et de l’autre côté du périph, à l’occasion de soirées « Hors les murs » gratuites du 26 au 29 janvier. Ces séances proposent divers regards sur les migrations, avec une rencontre à l’association Autremonde autour de Barcelone ou la mort qui envisage la question depuis le Sénégal, une soirée au Lieu Dit autour des luttes de sans-papiers en France, ou encore des ciné-débats, à Pantin, au Ciné 104 et à la Maison de quartier des Courtillières.

Du vendredi 30 janvier au dimanche 1er février, le Studio de l’Ermitage accueille le festival. L’occasion de découvrir des films peu diffusés, autour de plusieurs grands thèmes : les services publics en danger, la Françafrique, murs et frontières ou encore l’urbanisme comme instrument de contrôle social.

A voir notamment parmi les films récents et rares : samedi 31, Le Jardin de Jad, très beau documentaire sur la construction du mur de séparation à l’est de Jérusalem, ou encore dimanche 1er, Nachbarn/Vecinos (Voisins)  qui explore les quartiers riches ultra sécurisés en Argentine, ainsi que Etrangers de l’intérieur sur les Tsiganes en Tchéquie, qui sera projeté en avant-première.

Des séances autour du pouvoir en Afrique et du rôle qu’y joue la France seront proposées, accompagnées de débats avec les réalisateurs et la présidente de l’association Survie.
Le désormais traditionnel concert du samedi soir sera donné par deux figures iconoclastes de la scène occitane, Olivier Peirat et Bernat Combi.

LE PROGRAMME COMPLET C’EST ICI

 

Discussions à flux tendus entre Paris et Bamako sur les expulsions 24.03.08

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« Tu réadmets sur ton territoire tous les sans-papiers que je souhaite expulser, et, en échange, je t’ouvre mon marché du travail. » Tels sont, en substance, les termes de la délicate négociation en cours entre la France et le Mali. Mercredi s’est ouverte à Paris la 8e session du comité franco-malien sur les migrations. « Son originalité est que nous avons soumis à la partie malienne un avant-projet d’accord de gestion concertée des flux migratoires », explique Patrick Stefanini, secrétaire général du ministère français de l’Immigration. Badara Aliou Macalou, ministre des Maliens de l’extérieur, a fait spécialement le déplacement à Paris.

Manne de la diaspora. Au cœur de cet accord, la question de la réadmission par le Mali de ses ressortissants en situation irrégulière en France, et celle, non moins brûlante, de l’accès des Maliens au marché du travail français. Bilan de la rencontre de mercredi ? « Je suis optimiste, il existe entre la France et le Mali un partenariat que je qualifierais de « fécond » car il tient compte des intérêts de l’autre », répond l’officiel malien dans la plus pure langue de bois diplomatique. Un membre de la délégation africaine, moins poli, parle d’« échec ». « Les Français voulaient qu’on réadmette tous les gens qu’ils nous présentent », explique-t-il.

En échange, la France proposait une ouverture a minima de son marché du travail. En février, le gouvernement français avait publié une liste de 30 métiers ouverts aux ressortissants des pays non-membres de l’Union européenne, dont le Mali. « Nous leur avons fait une proposition de 55 métiers », précise Patrick Stefanini. L’accord signé en février entre la France et le Sénégal porte sur 104 métiers. La délégation malienne ne pouvait pas accepter moins. « On a dit non », résume le négociateur malien.

Dans un pays où quasiment tous les habitants ont un parent en Europe, et où la manne de la diaspora (120 milliards de francs CFA par an, soit 182 millions d’euros) dépasse l’aide publique au développement, le sujet est ultrasensible. On estime à 120 000 le nombre de Maliens vivant en France, dont 50 000 en situation régulière. En 2007, la France aurait adressé au consulat du Mali à Paris 1 000 demandes d’expulsion, concernant des Maliens arrêtés sans document d’identité. Pour que la France puisse les reconduire à la frontière, le Mali doit les reconnaître au nombre de ses ressortissants et leur délivrer un laissez-passer. Les étrangers en possession de leur passeport peuvent être en revanche expulsés sans l’accord de leur pays d’origine. Ils ne figurent donc pas dans les statistiques du consulat. L’association malienne des expulsés a recensé 576 éloignements effectifs en 2007.

« Couteaux tirés ». Depuis plusieurs mois, la France demande au Mali d’assouplir ses procédures de réadmission. « La partie française met une pression énorme sur les Maliens pour la signature de ces accords, révèle un haut fonctionnaire malien. A tel point que lors d’une rencontre précédente [à Bamako, ndlr], devant l’arrogance des Français, le ton est vraiment monté, la réunion a failli capoter. Les deux parties sont à couteaux tirés. » Hier, à Paris, les Maliens ont tenu bon. « Nous sommes convenus de nous revoir pour un deuxième round d’ici deux, trois mois à Bamako », précise Patrick Stefanini.

Les deux parties jouent gros. La délégation malienne sait son opinion publique très remontée sur le sujet. Nicolas Sarkozy, qui a basé sa politique sur la « fermeté » envers les étrangers en situation irrégulière, ne peut pas avoir l’air de céder. D’autant que des négociations sont à venir avec d’autres pays africains. Pour l’heure, ils sont quatre – Sénégal, Bénin, république démocratique du Congo et Gabon – à avoir signé avec la France des accords concertés de gestion des flux migratoires. Se profilent deux gros exportateurs de main-d’œuvre : la Côte d’Ivoire et le Cameroun. Les Africains n’ont pas établi de front commun face à la France, qui a choisi de mener des négociations bilatérales avec chacun d’entre eux. Mais tour à tour, chaque pays fait monter les enchères pour ne pas perdre la face vis-à-vis de son opinion publique et de ses voisins.

Article de Catherine Coroller et Célian Macé (Libération)

 

Paris : Véronique Vasseur fuit la nuit des longs couteaux 19.03.08

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Véronique Vasseur, candidate UMp dans le 13è, démissionne du Conseil de Paris.

A peine élue, Véronique Vasseur quitte l’arène politique parisienne. Ex-candidate d’ouverture de l’UMP dans le 13e arrondissement de Paris, elle a dénoncé le climat politique au sein de la droite parisienne, dans un entretien au Parisien, publié le mardi 18 mars.

La liste conduite par Mme Vasseur a été sévèrement battue dimanche par celle du maire sortant PS, Jérôme Coumet, par 69,9 % des voix contre 30,1 %. « Je n’aurais pas dû me présenter. Je ne veux pas me battre pour des histoires de crottes de chien ou de réverbères« , ajoute l’ex-médecin-chef de la prison de la Santé, qui quitte son siège au Conseil de Paris.

« NUIT DES LONGS COUTEAUX »
« Les coups de poignard dans le dos j’en ai marre ! On m’a prise pour mon image alors que je ne voulais pas me présenter et on m’a envoyée à l’abattoir« , dénonce-t-elle. « Je suis écœurée par la manière dont on m’a lâchée et par les batailles intestines » à l’UMP à Paris.

Selon elle, la candidate UMP à la Mairie de Paris, Françoise de Panafieu, « a été nulle et a manqué de punch« . « Elle n’a pas été à la hauteur, critique-t-elle. Il fallait un Borloo ou une personnalité d’une trempe nationale. » « C’est une femme courageuse, mais elle est allée au casse-pipe. Elle a été lâchée par tout le monde, y compris par le président de la République« , estime Mme Vasseur.Prévoyant « une série de règlements de compte » dans les prochaines semaines, elle conclut : « La nuit des longs couteaux ne fait que commencer, et je ne veux pas y participer. Je reprends ma liberté. »

 

Les résultats des municipales en un coup d’oeil 17.03.08

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Cette semaine encore, merci à Rue89 pour cette synthèse (et au Monde pour les résultats des villes de Marseille et Paris) :

Les résultats dans les principales villes et des principales personnalités passés au scanner par Rue89.

► Deux villes faisaient figure de test entre les deux tours: Marseille et Toulouse.
Jean-Claude Gaudin (UMP) conserve de peu la mairie de Marseille, malgré l’alliance de son adversaire PS, Jean-Noël Guérini, avec le MoDem.
En revanche, à Toulouse, Pierre Cohen (PS), qui avait fait le choix de refuser toute alliance à sa gauche comme à sa droite, l’emporte contre l’UMP Jean-Luc Moudenc.

► Nombre de grandes villes françaises basculent à gauche (voir ci-dessous). C’est, sans surprise, le cas de Strasbourg, mais aussi de Metz, Reims, Saint-Etienne, Caen, Blois ou Amiens (perdu par l’ancien ministre Gilles de Robien). La droite conserve Le Havre, Orléans, Vannes, Saint-Brieuc et conquiert Calais.

► Parmi les personnalités, le ministre de l’Education Xavier Darcos s’incline à Périgueux. La défaite de François Bayrou à Pau symbolise l’échec du MoDem. La liste sur laquelle était présente Rama Yade perd à Colombes. Dominique Voynet l’emporte à Montreuil contre le communiste Jean-Pierre Brard. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la coopération, est réélu de justesse à Mulhouse.

► A Paris, la victoire de Bertrand Delanoë est moins spectaculaire que le premier tour aurait pu le laisser supposer. L’ancien maire Jean Tiberi conserve de justesse le Ve arrondissement, tout comme l’UMP Jean-Pierre Legaret dans le Ier. La défaite est sévère pour Jean-Marie Cavada dans le XIIe. Au total, la gauche ne gagne ni ne perd de mairies d’arrondissement, mais elle remporte 57% des voix contre 50% six ans plus tôt.

Plusieurs duels étaient attendus en région parisienne: L’UMP Manuel Aeschlimann perd à Asnières, Serge Dassault l’emporte de justesse à Corbeil-Essonnes et Jean-Christophe Fromantin, soutenu par l’UMP, remporte Neuilly.

Aix en Provence

Maryse Joissains (UMP) bat Alexandre Medvedowsky (PS) et François-Xavier de Peretti (MoDem)

Amiens

Gilles Demailly (PS) bat Gilles de Robien (UMP) (more…)

 

Parti politique recherche graphistes 26.02.08

Il faut croire que Nicolas Sarkozy utilise à son seul compte toutes les compétences disponibles sur la capitale en matière de communication. Car ses sous-représentants cumulent bourdes et mauvais goût.

L’exemple Roger Karoutchi.

Le président du groupe UMP au conseil régional d’Ile de France et secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement dénonce, dans la dernière lettre d’information de son groupe, les projets des Verts de Paris, qui veulent créer des péages sur le périph et les autoroutes de la région. Pour illustrer son propos, Roger Karoutchi a mis en ligne une photo du périphérique parisien très embouteillé.

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Tellement embouteillé que les Parisiens en ont perdu leur latin et leur code de la route. Car problème : sur la file de droite, il y a plusieurs voitures à contre-sens ; et une petite voiture jaune a décidé d’en faire de même sur la file de gauche. Source : Backchich