Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Rachida Dati tempête contre L’Express 01.11.07

https://i2.wp.com/www.rue89.com/files/dati_dipl__mes.jpg © Soph / Rue89

L’article de L’Express.

La garde des Sceaux accuse L’Express d’avoir monté en épingle « l’affaire » de son diplôme manquant, dans le dossier consacré à la « face cachée » de la ministre – elle ne conteste pas le fond de l’enquête mais la reprise qu’en ont fait certains confrères. Rachida Dati a piqué une grosse colère, allant jusqu’à traiter notre journal de « raciste ». La réponse de Christophe Barbier : (more…)

 

Pour la libération des journalistes détenus au Tchad

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Les journalistes ont été libérés le dimanche 04 Novembre 2007

Communiqué de l’association des anciens élèves du Centre de Formation des Journalistes. La Pétition en Ligne.

L’association des anciens élèves du Centre de Formation des Journalistes demande la libération au plus vite du journaliste-réalisateur Marc Garmirian, 42 ans, trois enfants, arrêté au Tchad le 25 octobre dans l’exercice de son métier.
Le devoir de témoigner ne doit en aucun cas se retourner contre lui. L’association des anciens du CFJ demande aux autorités tchadiennes qu’elle n’assimile pas Marc Garmirian aux opérations présumées douteuses et rocambolesques de l’association « Arche de Zoé ». (more…)

 

Liberté d’expression 18.08.07

La Liberté d’Expression était régie par la constitution de 1848 sous les termes suivants :

Art. 8. Les citoyens ont le droit de s’associer, de s’assembler paisiblement et sans armes, de pétitionner, de manifester leurs pensées par la voie de la presse ou autrement. L’exercice de ces droits n’a pour limites que les droits ou la liberté d’autrui et la sécurité publique. La presse ne peut, en aucun cas, être soumise à la censure.

 

Pressions de Rachida Dati sur Paris Match 29.05.07

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La Société des journalistes (SDJ) de Paris-Match proteste contre « des pressions exercées par la garde des Sceaux », Rachida Dati, visant à empêcher la publication de photos de jeunesse « dont la reproduction avait pourtant été autorisée par son père ». « Dans un contexte d’insécurité, où des journalistes sont incités au départ, la direction de notre rédaction ainsi que la direction générale des rédactions de Lagardère Active, ont choisi de céder. La SDJ le déplore », ajoute l’organisation.

Olivier Royan, directeur de la rédaction de Paris-Match, a expliqué à l’Afp que Mme Dati lui avait fait savoir que « ni elle ni ses frères et soeurs ne souhaitaient la publication de photos de famille dans ce reportage ». « Comme ces photos ont un caractère privé, et malgré leur côté un peu banal – il s’agit de scènes d’enfance – nous avons décidé de respecter la loi », a ajouté M. Royan. « La liberté de la presse doit s’exercer dans le respect des personnes et Mme Dati n’a fait que faire respecter son droit à la vie privée », a expliqué de son côté le ministère de la Justice.

« Il n’y a aucune raison de polémiquer ni de parler de pressions », a indiqué pour sa part à l’Afp Didier Quillot, pdg de Lagardère Active. « Il s’agit simplement de respecter le droit (…) Nous avons considéré que l’autorisation du père de Mme Dati, seul, ne suffisait pas car il s’agit de la vie privée et de l’enfance de Mme Dati et de ses frères et soeurs », a-t-il poursuivi. « Nous avons donc considéré que son accord, ainsi que celui de ses frères et soeurs, étaient indispensables. C’est le simple et strict respect de la vie privée », a conclu M. Quillot.

Selon la SDJ de Paris-Match, la reproduction de ces photos avait été autorisée par le père de la garde des Sceaux « lors d’un rendez-vous avec nos reporters ». « Au terme de longues tractations, l’article a été maintenu mais vous ne verrez pas dans notre prochaine édition ces banales photos de famille », ajoute-t-elle. « Et ce bien qu’une partie d’entre elles ait déjà été montrée dans un documentaire diffusé sur la chaîne marocaine 2M ». « Les photographies publiées dans la prochaine édition sont celles qui ont été sélectionnées par la Chancellerie », souligne la SDJ. Elle note que l’actionnaire majoritaire de Paris-Match, Arnaud Lagardère, « auquel nous avions demandé de nous recevoir afin de garantir l’indépendance éditoriale de nos titres, ne nous a toujours pas dit quand nous pourrions le rencontrer ». La SDJ indique être soutenue, dans cette protestation, par les SDJ du Journal du Dimanche (JDD), Elle, Première et Télé7Jours, publications appartenant au groupe Lagardère.

Source : Afp – Mardi 29 mai 2007, 21h03

 

Les liens de Sarkozy avec les médias inquiètent 23.05.07

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Les relations du président Nicolas Sarkozy avec les médias inquiète syndicats, partis politiques de gauche et ONG dont certains dénoncent des « pratiques berlusconiennes » qui menacent la liberté de la presse.

Laurent Solly, ancien directeur adjoint de la campagne du chef de l’Etat, a rejoint mercredi le groupe Bouygues et sera nommé « en temps voulu » à la direction générale de TF1, la première chaîne de télévision française avec une part d’audience de 31,6% en 2006. Cette nomination intervient après l’arrivée à l’Elysée et à Matignon de deux journalistes, l’une venant du Point et l’autre du Figaro. La CGT a dénoncé « le cynisme absolu » du chef de l’Etat et déploré une « démarche scandaleuse quelques jours seulement après son élection ». « Le geste est culotté et violent », a dit à Reuters Jean-François Pujol, secrétaire général adjoint de la CGT-Culture qui dit craindre « pour la démocratie ». De son côté, la CFDT de la Communication et de la Culture a parlé d’« une nouvelle ère étouffante » pour l’information. Son secrétaire général adjoint Philippe Debruyne prévient qu’« il ne faudra pas se laisser faire ». « L’affaire Solly est particulière, caricaturale et exacerbée », a-t-il dit à Reuters, dénonçant « toutes ces amitiés qui se font désormais d’une manière totalement décomplexée et au grand jour ». « Tout est permis, il n’y a plus à se cacher ». Robert Ménard, président de Reporters sans Frontières (RSF) a appelé les journalistes à « la vigilance » et à « résister aux pressions ». Nicolas Sarkozy « n’est pas le premier politique à être interventionniste. Ils le sont en général beaucoup. Mais lui, il l’est de façon plus ouverte, plus évidente », a-t-il dit à Reuters.

Mercredi, le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande a dénoncé une « relation consanguine » avec certains groupes de presse, stigmatisant lui-aussi le groupe Lagardère. La veille, son parti avait déploré une « collusion complètement indécente » et « un mélange des genres ». Pour la Ligue communiste révolutionnaire c’est « un danger » pour la démocratie. Dans un communiqué, la LCR condamne des « pratiques berlusconiennes qui mettent en danger la liberté de la presse et l’indépendance des médias ».

Sources : Reuters – Mercredi 23 mai 2007, 18h11 I Illustration © Aurel

 

Du point à l’élysée 17.05.07

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Catherine Pégard, rédactrice en chef du service politique au Point, qui avait largement couvert la campagne du candidat de l’UMP, a été nommée Conseiller Politique à l’Elysée. Revenant sur cette affaire, Daniel Carton, journaliste, précise : « Ce n’est pas la première fois qu’un journaliste passe cette frontière-là et s’investit près d’un homme politique. Là où il y a problème, et on l’a vu, il y a eu des exemples, c’est lorsque ces mêmes journalistes (qui sont donc devenus conseillers), prétendent revenir dans les rédactions. […] Selon moi, on devrait définitivement interdire ce genre d’aller-retour. […] Madame Pégard, souvent, s’est investie dans le rôle de conseillère des Princes ».

Source : La Grande Gueule du Jour – RMC – 17 Mai 2007

 

Cécilia Sarkozy ne vote pas au second tour : Article Censuré 16.05.07

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Le JDD avait l’information ainsi que la preuve que Cécilia Sarkozy n’avait pas été voter le 6 mai, mais le directeur de la rédaction n’a pas voulu la diffuser. Deux versions du pourquoi de cette décision circulent. La première sur le site Rue 89, qui indique qu’Arnaud Lagardère (à qui appartient le JDD) est intervenu pour que l’article ne soit pas publié après l’intervention du Staff de Nicolas Sarkozy. D’un autre côté, le directeur du Journal du Dimanche, Jacques Espérandieu, dit avoir pris lui-même cette décision, jugeant que cela relevait de la sphère privée. Il précise toutefois qu’il a reçu beaucoup d’appels de « gens », sans dire lesquels.

Les journalistes avaient découvert que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté en consultant le registre (qui est public). Ils avaient alors pris une photo de la liste d’émargement. Dans l’article, ils mentionnaient également de vifs échanges au sein du couple Sarkozy le soir des élections.

Depuis, la rédaction du JDD a envoyé une lettre ouverte à Arnaud Lagardère, publiée sur le site Rue89 :

La rédaction dénonce une censure inacceptable.

Les journalistes du Journal du Dimanche ont adressé mardi une lettre ouverte à Arnaud Lagardère, patron du groupe propriétaire du journal, dans laquelle ils dénoncent « une censure inacceptable » après la non-publication d’un article sur Cécilia Sarkozy révélée par Rue89.

« Vous êtes intervenu samedi auprès de la direction de la rédaction pour que cet article ne soit pas publié », écrivent les journalistes du JDD. « Nous estimons qu’il s’agit là d’une censure inacceptable, contraire à la liberté de la presse. L’ensemble des journalistes du JDD s’indigne de cette pratique d’un autre âge, d’ailleurs largement dénoncée par l’ensemble de notre profession, en France comme à l’étranger », poursuivent-ils dans cette lettre.
« Vos relations privilégiées avec Nicolas Sarkozy ne sauraient nous contraindre à renoncer une nouvelle fois aux exigences de notre métier. La rédaction du JDD, indépendante, revendique le droit de refuser toute subordination qui voudrait la priver de son devoir d’informer », ajoute le texte.
Dans le même temps, les sociétés des journalistes de ELLE, Europe 1, Paris Match, Première et Télé 7 Jours, filiales du groupe Lagardère, demandent à Arnaud Lagardère de garantir leur indépendance après l’affaire du JDD.
« Nous considérons que notre responsabilité éditoriale vis-à-vis de nos lecteurs et auditeurs est impérative. Elle ne doit en aucun cas s’effacer devant d’éventuelles tentatives de l’actionnaire majoritaire ou des politiques de faire pression sur nos contenus », écrivent-elles mardi dans un communiqué. « Conformément aux engagements définis en 2000 dans la Charte de déontologie du groupe, réitérés par Didier Quillot, le 3 décembre 2006, devant nos représentants, nous demandons à M. Arnaud Lagardère, président du Conseil de surveillance de Lagardère Active, de nous garantir à son tour cette indépendance », ajoutent-elles.

Article Rue89