Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Patrons, Attention ! 17.01.09

baisseimpots

Au lendemain de son élection, Nicolas Sarkozy s’empresse de mettre en application son paquet fiscal, très généreux avec les plus aisés. Certaines autres mesures, pourtant annoncées pendant la campagne, trainent en revanche à être mise à exécution. L’une d’entre elle : le glas des parachutes dorés, pourtant annoncé, n’a toujours pas sonné.

Rappel :

« Je veux dire au grand patron dont la gestion est un échec, et qui négocie une prime d’éviction en forme de parachute en or, qu’il est légitime que la réussite paye, mais qu’il est scandaleux que l’échec enrichisse (…).
La moindre des choses, c’est que les dirigeants des grands groupes cotés assument leur rémunération devant leurs salariés, leurs actionnaires, et que, par conséquent, la rémunération de chaque dirigeant ne soit pas secrètement fixée dans le huis-clos du conseil d’administration, mais publiquement approuvée pour chacun d’entre eux par l’assemblée générale des actionnaires et, bien sûr, publiée nominativement dans le rapport annuel. Je propose qu’il en soit de même pour toutes les primes exceptionnelles, les parachutes et les retraites chapeau.
Si je suis élu président de la République, je ferai voter dès l’été 2007 une loi qui interdira la pratique détestable des golden parachutes, parce que c’est contraire aux valeurs qui sont les miennes
. »

[Sources(s) : Discours Agen (22/06/06) / Réunion publique Marseille (19/04/07)]

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Plus de 2 ans après ses premières déclarations à ce sujet, on peut lire dans Le Monde du 15 janvier :

Nicolas Sarkozy menace de légiférer sur les « parachutes dorés ».

Le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, a menacé de légiférer si les recommandations du Medef et de l’Association française des entreprises privées (AFEP), encadrant les rémunérations des dirigeants d’entreprises, ne sont pas appliquées « à la fin du premier trimestre« . « Il faut mettre un terme à des pratiques qui ont suscité, à raison, l’indignation des Français« , a déclaré Nicolas Sarkozy, lors de ses vœux aux forces économiques, jeudi 15 janvier, à Vesoul (Haute-Saône), en faisant allusion aux « parachutes dorés », ces fameuses indemnités de départ versées aux patrons des grandes sociétés cotées. « C’est très simple : soit les recommandations des organisations patronales sont appliquées, et c’est parfait, soit elles ne le sont pas et le gouvernement préparera une loi rendant ces recommandations juridiquement contraignantes« , a-t-il ajouté avant de préciser : « Le rendez-vous, ce n’est pas la fin de cette année, c’est la fin du premier trimestre. »

A ce jour, la plupart des entreprises cotées en Bourse se sont engagées à respecter le code éthique élaboré par l’AFEP et le Medef, à l’invite des pouvoirs publics, afin de mettre fin aux abus du passé. « Au 7 janvier 2009, 94 % des plus fortes capitalisations françaises de la Bourse de Paris ont adhéré à ce code« , a précisé l’Autorité des marchés financiers (AMF), dans un communiqué publié mardi 13 janvier. Mais le gouvernement ne se satisfait pas de ces engagements. Il demande que ces derniers se traduisent dans la pratique, c’est-à-dire que de nouvelles règles de rémunération soient votées sans délai par les conseils d’administration, afin d’être entérinées par les assemblées générales d’actionnaires au printemps. A ce titre, les politiques de rémunération des dirigeants restent souvent opaques et permettent, dans bon nombre d’entreprises, un empilement d’indemnités autorisant des excès. Selon la photographie la plus récente dont on dispose, une étude du cabinet de conseil international Hewitt Associates, datée de novembre 2008, les grandes entreprises ont du chemin à faire pour se mettre en conformité avec les nouvelles normes fixées par le Medef et l’AFEP.

Selon cette étude, qui se fonde sur l’examen des documents de référence des sociétés de 2007 parus en 2008, mais également sur une enquête conduite par Hewitt à l’été 2008, « les pratiques de 80 % des entreprises du SBF 120 [les 120 plus grandes entreprises cotées] ne sont pas conformes aux recommandations de l’AFEP/Medef, qui déconseillent le cumul d’un mandat social et d’un contrat de travail pour les CEO [les dirigeants]« . « Cet empilement d’indemnités, poursuit l’étude, entraîne dans 27 % des cas le plafond de rémunération préconisé par l’AFEP/Medef. »

Bien sûr, cette étude ne préjuge pas des changements que pourront décider les entreprises pour l’année 2009. Elle signifie que les 80 % d’entreprises qui n’étaient pas aux normes en 2008 – soit quatre entreprises sur cinq – vont devoir réformer leurs pratiques. Dans le secret des conseils d’administration, certains dirigeants d’entreprises (Henri de Castries chez AXA, Frédédic Oudéa à la Société générale, Louis Gallois chez EADS, etc.) se seraient déjà engagés à montrer l’exemple. Ils seront jugés sur les faits.

Article : Le Monde 15.01.09 I Illustration © Plantu

 

Carla Sarkozy Bruni Dérape À Propos Des Juifs Et De La Shoah 13.02.08

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La très sérieuse association Mémorial 98, qui combat contre le racisme, l’antisémitisme et le négationnisme a été créée en janvier 1998, lors du centenaire de l’affaire Dreyfus. Peu encline à s’épancher sur l’actualité matrimoniale du chef de l’état, elle en a pourtant été contrainte, devant les propos de la toute nouvelle Première Dame de France.

Encore une banalisation de la persécution des juifs.

Interrogée par l’Express de cette semaine sur la plainte déposée par Nicolas Sarkozy contre le site Internet du Nouvel Obs – qu’il accuse de « faux », Mme Bruni Sarkozy déclare : « La plainte justifiée de mon mari n’est pas contre un organe de presse, bien sûr, mais contre les « nouveaux moyens de désinformation ». Internet peut être la pire et la meilleure des choses. A travers son site Internet, Le Nouvel Observateur a fait son entrée dans la presse people. Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu’en aurait-il été des dénonciations de juifs ?… »
Cette déclaration pourrait n’être qu’une démonstration de narcissisme exacerbé ou une manifestation de l’absence totale du sens de la mesure ainsi qu’un signe de la confusion des esprits car elle ne provoque aucun réaction du journaliste qui réalise l’interview.

Mais il se trouve que Nicolas Sarkozy a commis il y a quelques mois un dérapage semblable, tendant à banaliser la délation envers les juifs sous le régime de Vichy, comparée et assimilée à la dénonciation de délits fiscaux.

Pour défendre la « dépénalisation du droit des affaires » (terme pudique pour l’impunité garantie aux patrons, mêmes voyous) lors de l’université d’été du Medef le 30 août dernier, il avait utilisé la formule suivante :
« A quoi sert-il d’expliquer à nos enfants que Vichy, la collaboration, c’est une page sombre de notre histoire, et de tolérer des contrôles fiscaux sur une dénonciation anonyme, ou des enquêtes sur une dénonciation anonyme ? ». Il avait été applaudi frénétiquement par son auditoire, ravi de cette scabreuse comparaison. (Voir notre article précédent Sarkozy révise l’histoire de Vichy : nouveau dérapage)

Mémorial 98.

 

Guillaume Sarkozy 15.05.07

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[Frère aîné I Délégué général du Groupe Médéric I Ex vice-président du MEDEF (2000-2006) I Ex PDG des Tissages de Picardie I Membre de la Fondation Concorde]

« Je suis fier d’être un patron industriel qui délocalise ». Guillaume Sarkozy (Novembre 2002) (more…)

 

En bref 28.04.07

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> « Les sympathisants du MEDEF et de la CGPME (Confédération Générale du Patronat des petites et moyennes entreprises) ont voté à 96% pour Nicolas Sarkozy au premier tour ».
Source : BFM (Good Morning Week-end du 28/04/07)

> On chuchote que la défaite du frère de Nicolas Sarkozy (ex numéro 2 du Medef aux côtés d’Ernest Antoine Seillière), lors de l’élection à la présidence face à Laurence Parisot, était « arrangée ». En effet, de l’avis des spécialistes, cela aurait été d’assez mauvais goût que le Président de la République soit le frère du Président du Mouvement des Entreprises de France…

Illustration © Gil