Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Bague de Rachida : Mougeotte à ses Lecteurs… 02.12.08

PRIX DE LA BAGUE (En or gris pavé diamants, avec deux liens pavés diamants) : 15.600€

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Article du Nouvel Obs

 

Faites l’amour, plus la guerre 30.03.08

« Quand les hommes arrêteront-ils de s’entre-tuer au lieu de vivre ensemble dans un monde de tolérance, de considération, de paix, alors que d’autres menaces bien plus graves nous guettent tous ? ». De qui cette phrase ? De Serge Dassault, magnat de l’armement, lors de ses voeux au lecteurs du Figaro (01/01/08).

Illustration © Pakman I Source : Le Canard Enchaîné N°4549 du 02 Janvier 2008

 

Intimidation 18.03.08

Les journalistes, Nicolas Sarkozy en a besoin. Autant qu’il les déteste. Bakchich revient sur 3 exemples des relations houleuses qui (dé)lient le président à cette profession.

L’INDEX VENGEUR.

C’est un journaliste du Nouvel Observateur, Hervé Algalarrondo, qui s’est pris la menace en plein front. La scène s’est déroulée au mois d’août 2006, lors d’un déjeuner de l’université d’été de l’UMP, à Marseille. Le journaliste entamait son dessert en compagnie de quelques membres du grand parti de droite, quand il vit Sarkozy, se promenant de table en table, faire soudain un détour et se diriger vivement vers lui.

Quelques temps auparavant, Algalarrondo avait signé un article où il mettait en parallèle la « rupture » politique de Sarko et la période où celui-ci vivait avec Cécilia sa « rupture sentimentale ». Sarkozy en était fou de rage et on pouvait penser qu’en approchant le journaliste, il n’allait pas lui remettre un bouquet de violettes.

En effet : parvenu à la table, Sarko se plante devant Algalarrondo et tend l’index sur lui. Ce qui, déjà, jette un froid.

Mais ce qui refroidit vraiment la table est moins ce geste menaçant, que la phrase envoyée au bout de cet index. Des paroles qu’un ministre de Villepin, qui mangeait son dessert près d’Algalarrondo, ne manquera pas de commenter, une fois Sarkozy reparti.

LA MENACE DU KÄRCHER.

Vexé par un accueil qu’il ne trouvait pas digne de sa grandeur, Sarkozy se fait menaçant« On va virer la direction de France 3 »

LA FLATTERIE.

Sarko a un piège à journalistes : la flatterie. En 2005, il appelle Joseph Macé-Scaron de son téléphone portable. Le journaliste, qui dirige la rédaction du Figaro-Magazine, décroche et reconnaît cette voix au timbre à la fois chaleureux et nerveux : « Joseph, salut, c’est Nicolas Sarkozy »… La suite :

 

Nicolas Sarkozy : « Maintenir le cap et accélérer les réformes » 17.03.08

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À trois jours du premier tour des élections municipales, le président de la République était interrogé par son ami Étienne Mougeotte pour le Figaro. Petit manuel du journalisme de complaisance et de connivence.

INTERVIEW EXCLUSIVE – Le président de la République tiendra compte de « la signification politique » des municipales, mais exclut un remaniement « en profondeur » avant la présidence française de l’UE.

Le Figaro : Nous sommes à trois jours du premier tour des élections municipales, qu’en attendez-vous ?

Nicolas Sarkozy. Les Français vont choisir ceux qui gèrent leur ville et il est bien qu’ils le fassent en pensant d’abord à cette mission. Mais je sais que ce scrutin aura aussi une signification politique que j’entendrai et dont je tiendrai compte. À ce titre, je souhaite que ceux qui veulent que le changement continue, se mobilisent et fassent le choix du candidat qui porte cette stratégie du changement. Je suis élu pour cinq ans. Chaque année, il y aura des élections. Mon devoir est d’envisager les choses dans la durée, avec du recul, du sang-froid. Je n’ai pas l’intention de rythmer mon quinquennat en fonction des scrutins locaux, régionaux ou européens qui nous attendent. J’ai un cap, je tiendrai ce cap.

Le cap, c’est réhabiliter le travail pour donner à chacun la chance de vivre de son activité, assurer l’autorité de l’État pour protéger les plus faibles, bâtir une justice qui protège les victimes, reconstruire des universités fortes qui soient les meilleures au monde, revenir à une école primaire où l’on enseigne à lire, écrire et compter pour mettre un terme à l’échec scolaire. Ma mission est de faire en sorte que toutes les réformes qui n’ont pas été engagées en France depuis tant d’années soient conduites à leur terme ; mon rendez-vous est clair : c’est la fin du quinquennat, et les résultats concrets que les Français en attendent à juste titre. En tout état de cause, pour moi, comme pour tous les Français, le changement est une ardente obligation.

Entendez-vous réformer au même rythme, quel que soit le résultat des élections ?

Je dis à tous ceux qui m’ont fait confiance que je mènerai cette politique du changement avec la même force, la même envie, le même volontarisme tout au long des quatre prochaines années.

Allez-vous poursuivre l’ouverture ?

Le devoir d’un président de la République est de rassembler, de refuser toute forme de sectarisme. La France a grand besoin de tolérance. J’ai souhaité associer tous les talents à notre action au service de la France. Nous avons clairement gagné les élections présidentielle et législatives. J’ai cependant voulu travailler aussi avec ceux qui n’avaient pas voté pour moi. Je ne le regrette pas. Je dois rassembler. (more…)

 

menaces et intimidations 11.05.07

« Privilégiez [les journalistes] les plus jeunes et les moins titrés […] Vous les formerez à votre main et vous bénéficierez d’un réseau qui vous sera acquis »

Nicolas Sarkozy [dans le Feuilleton Estival publié par le quotidien Les Echos – 1995]

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Thomas Legrand, journaliste à « L’Humanité », se rend au QG de Nicolas Sarkozy. En arrivant, il croise Allègre et Sarkozy qui sortent d’un même bureau. Sarkozy lui dit « T’as rien vu ! ». Legrand lui répond « J’ai parfaitement vu ». C’est lui qui le soir même lèvera le voile sur cette rencontre. Source : RTL – Nicolas Poincaré et ses polémistes – 02.05.2007

Nicolas Poincaré : « Les anciens ministres socialistes qui rendent visite discrètement en ce moment à Nicolas Sarkozy n’ont pas de chance. En sortant du bureau, ils tombent à chaque fois sur des reporters de RTL. Ce matin, c’est Emmanuelle Julien de RTL qui a vu Hubert Védrine sortir par l’arrière des locaux de Nicolas Sarkozy à côté de Matignon ». Source : RTL – Nicolas Poincaré et ses polémistes – 11.05.2007

Guy Carlier nous informe qu’il a reçu le courrier d’un auditeur visionnaire « Avec Sarko, les connards de gauche de votre espèce vont vite dégager de la radio ». Source : Carte Blanche – France Inter – 10 Mai 2007

Philippe Pichon, Commandant de police, Auteur de « Journal d’un flic » aux éditions Flammarion confirme avoir subit des pressions suite à la sortie de son livre : « On m’a fait comprendre que le 7 mai 2007, je ne ferais plus partie de la Police nationale ». RMC : La Grande Gueule du Jour du 17 avril

Jean-François Kahn, sur le plateau de C dans l’air, France 5 : « Quand il est pas content, c’est terrible. Moi je peux vous dire. Vous le savez, il a essayé un moment de nous étrangler financièrement. Il a essayé de faire pression sur quelqu’un pour nous étrangler financièrement ».

« Il met en garde, avec toujours cet index pointé, en disant : toi, si tu n’es pas avec moi tu es contre moi, si tu n’es pas avec moi je te tue. Et ça il le dit aussi bien en politique, et ça tous les journalistes politiques peuvent en témoigner, que même à nous journalistes. Quand il n’est pas en situation de pouvoir ça se passe très bien, il est à ce moment-là extrêmement séduisant, extrêmement sympathique – Le Pen d’ailleurs aussi. Mais quand il est en situation en revanche de pouvoir et de puissance, alors là c’est tout à fait autre chose. Et pardonnez-moi Pascale parce que j’en sais quelque chose pour l’avoir payé moi-même. En tant que directeur de la rédaction du Figaro Magazine, j’ai eu à payer le fait de ne pas être dans les petits papiers de Monsieur Nicolas Sarkozy ». En Aparté, Canal+

Fin mars 2007, la Société des Journalistes de France 3 et les deux syndicats de la chaîne, le SNJ et la CGT, s’indignent des propos du candidat de l’UMP qui a dit pour avoir été obligé de patienter avant de se faire maquiller pour participer à l’émission « France Europe Express » : « Toute cette direction, il faut la virer […] Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ça ne va pas tarder ».

 

L’ordinateur d’Anne Fulda dérobé au Figaro 02.01.07

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La rédaction du Figaro a été victime d’un bien mystérieux vol. Celui-ci concernerait des ordinateurs et un agenda électronique appartenant à des journalistes d’investigation, parmi lesquels la nouvelle compagne de Nicolas Sarkozy, Anne Fulda.

Cette information est d’importance et elle est de nature à éclipser un temps les événements qui secouent la banlieue. En effet, maintes fois malmenée, la liberté de la presse est maintenant attaquée de plein fouet. Il est à noter qu’un journaliste du Point qui travaillait lui aussi sur des sujets sensibles a vu récemment disparaître son ordinateur.

Serait-ce l’oeuvre de sauvageons qui, pour se divertir entre deux incendies de véhicules, se seraient emparé de matériel informatique dans des locaux qui se croyaient protégés par la ceinture du périphérique?

Cette affaire est consternante quand on pense au courage et à l’abnégation de ces journalistes qui n’hésitent pas à s’introduire dans l’intimité de nos dirigeants pour un décryptage toujours plus efficace de leur politique.

Article : Le Placide