Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

C 29.05.07

Cannabis

Sur la drogue, guerre totale parce que nous sommes de tous les pays d’Europe celui où les jeunes fument le plus de cannabis. L’idéologie héritée de 68 qui a consisté à supprimer l’interdit social sur la drogue est une catastrophe. La notion même de drogue douce est une absurdité, si c’est une drogue, elle n’est pas douce.
(..) Partout où la drogue a été légalisée, demandez donc aux Pays-Bas et en Espagne, ce fut une catastrophe. En tout cas que les choses soient claires, si je suis élu président de la République, je ne légaliserai pas la drogue, je la combattrai.

Sources(s) : J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Capitalisme

Je crois dans la force créatrice du capitalisme mais je suis convaincu que le capitalisme ne peut pas survivre sans une éthique, sans le respect d’un certain nombre de valeurs spirituelles, de valeurs morales, sans l’humanisme, sans la culture. (…) Il faut remettre le capitalisme au service d’une certaine idée de l’homme.
Je crois dans l’éthique du capitalisme. Je n’accepte pas, et des milliers d’entrepreneurs avec moi, que le travail salarié et l’esprit d’entreprise soient bafoués par les rémunérations et les privilèges excessifs que s’octroie une toute petite minorité de patrons. Je n’accepte pas qu’au niveau mondial, pour des raisons de pur profit, on joue avec les salariés et avec les usines comme on déplace des pions sur un jeu de société. Je proposerai à nos partenaires de l’Union européenne d’édicter des règles pour que ceux qui veulent investir en Europe soient les bienvenus, mais qu’ils se comportent humainement, en respectant les hommes et les femmes, en respectant le travail, conformément à notre culture qui place l’être humain au sommet de toute chose. Je renforcerai le capitalisme familial.

Sources(s) : Discours Besançon (13/03/07) / Mon Projet

Capitalisme financier

L’Europe doit protéger et pour cela elle doit contribuer à la moralisation du capitalisme financier. Si je suis élu, je proposerai que la moralisation du capitalisme financier soit l’un des principaux objectifs de la zone euro. Le capitalisme c’est la création de richesse pas la spéculation.

Sources(s) : Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Carte judiciaire

Je m’engage à augmenter les moyens de la justice, mais si nous ne changeons pas nos méthodes, nous n’aurons pas de meilleurs résultats.
Je propose d’abord une réforme de la carte judiciaire permettant d’avoir des tribunaux plus gros, mieux organisés, et des magistrats moins isolés, pouvant discuter entre eux des dossiers.

Sources(s) : Interview Marie-Claire (avril 2007)

Carte scolaire

Je remplacerai la carte scolaire par une obligation de mixité sociale, géographique et scolaire des effectifs, qui pèsera sur les établissements.
Nous ne pouvons nous résoudre à obliger des enfants méritants, qui n’ont ni les moyens, ni les relations pour s’affranchir de la carte scolaire, à fréquenter des établissements médiocres pour afficher un semblant de mixité sociale et scolaire.
Je propose que chaque famille ait le choix de l’établissement scolaire de son enfant. C’est la conséquence logique de l’autonomie et de la diversification des établissements. La carte scolaire a été créée en 1963.
Est-il si inconvenant en 2007 de vouloir s’en affranchir, alors que plus aucun pays en Europe ne la pratique ?
Je propose que chaque établissement ait progressivement la liberté de recruter des enfants en dehors de son secteur. Mais qu’il ait aussi le devoir de veiller à respecter une diversité sociale et géographique dans ses effectifs.

Sources(s) : Mon Projet / Discours Angers (01/12/07)

Caution

Je faciliterai la location en supprimant l’obligation de caution et de dépôt de garantie. En contrepartie, les propriétaires seront protégés contre les risques d’impayés de loyers. Je réformerai l’hébergement d’urgence, pour qu’il soit digne et permette la réinsertion.
L’Etat doit mettre sa signature au service de celui qui n’a pas de caution – je suis pour un service public de caution.

Sources : Mon Projet ; Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007

Chambres d’agriculture

Les chambres d’agriculture doivent être des structures d’accompagnement de l’évolution des exploitations. Elles doivent, pour ce faire, se tourner davantage vers les actions de terrain.

Sources(s) : Interview Le Mag Cultures (février 2007)

Changement

Les Français ne redoutent pas le changement, ils l’attendent. Les Français savent que notre pays est sur la ligne de crête, entre un décrochage possible qui pourrait être irréversible, et un avenir plein de promesses qu’il ne tient qu’à nous d’embrasser. (…)
Dans ce monde qui change à toute vitesse, la France doit changer de rythme. Cela ne signifie pas qu’elle doit balayer ses traditions, ses valeurs d’un revers de main, s’aligner sur le modèle le plus répandu, sur les prédictions du dernier penseur à la mode. Cela ne signifie pas qu’elle doit renoncer à être elle-même, bien au contraire.
Mais elle n’en doit pas moins changer profondément. Justement pour rester fidèle à elle-même. « La France a besoin de changement profond. La France peut faire aussi bien que les autres. (…) Je veux porter ce changement. Je m’y suis préparé ».

Sources(s) : Discours Nantes (15/03/07) / Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Charges sociales

Je conditionnerai les allègements de charges aux entreprises à la politique salariale de ces mêmes entreprises (…).Je ne donnerai pas les mêmes allègements de charges aux entreprises qui augmentent les salaires et à celles qui ne les augmentent pas.

Sources(s) : Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Charte du dialogue social

Je souhaite que les cinq prochaines années soient celles d’une revitalisation profonde du dialogue social, parce que je suis convaincu que le temps de la démocratie sociale n’est pas un temps perdu, mais peut être du temps gagné si tout le monde joue le jeu. Je souhaite pour cette raison qu’une Charte du dialogue social, inscrite dans une loi organique, prévoit qu’avant toute réforme intervenant en matière de droit du travail, droit syndical, retraites, assurance-chômage, accidents du travail et formation professionnelle, le gouvernement laisse obligatoirement sa chance à la négociation entre les partenaires sociaux.

Sources(s) : Réponses CGPME

Charte européenne des langues régionales

Si je suis élu, je ne serai pas favorable à la Charte européenne des langues régionales. Je ne veux pas que demain un juge européen ayant une expérience historique du problème des minorités différente de la nôtre, décide qu’une langue régionale doit être considérée comme langue de la République au même titre que le Français.
Car au-delà de la lettre des textes il y a la dynamique des interprétations et des jurisprudences qui peut aller très loin. J’ai la conviction qu’en France, terre de liberté, aucune minorité n’est opprimée et qu’il n’est donc pas nécessaire de donner à des juges européens le droit de se prononcer sur un sujet qui est consubstantiel à notre identité nationale et n’a absolument rien à voir avec la construction de l’Europe.

Sources(s) : Discours Besançon (13/03/07)

Chasse

Il n’est pas question de réformer une nouvelle fois l’organisation française de la chasse. (…)
Je suis naturellement favorable à ce que la redevance pour les premiers permis soit diminuée et que nous encouragions la chasse accompagnée. (…)
Quelle politique de contrôle de la chasse pouvons-nous définir lorsque tant d’acteurs interviennent ? Toutes les polices, toutes les structures de contrôle seront regroupées au sein d’un seul et même ministère de la Sécurité. Sur le terrain, le préfet sera là pour veiller au respect de la loi et de la police de la chasse. (…)
Je sais que la chasse et surtout les chasseurs souffrent des lourdeurs administratives et des incertitudes. Je peux m’engager à ce que l’Union européenne ne soit pas une source de complications. L’Europe a vocation à protéger. Elle a vocation à définir des règles pour les oiseaux migrateurs qui traversent ses frontières. Mais il appartient aux seuls Etats de déterminer les conditions de chasse sur leur territoire. Et, c’est d’abord au niveau départemental, c’est-à-dire au plus près du terrain, que la chasse doit être gérée.

Sources(s) : Intervention de la Fédération nationale des Chasseurs (20/02/07)

Chercheurs

Je réformerai notre appareil de recherche pour créer les conditions de travail et de rémunération permettant d’attirer et de garder les meilleurs enseignants et chercheurs.
Nous ne pouvons plus nous résigner à perdre chaque année 15 à 20% de nos jeunes chercheurs, qui préfèrent partir à l’étranger. Je veux que les carrières des chercheurs soient plus attractives afin d’attirer ou de retenir les meilleurs; que leurs rémunérations soient plus élevées, mais aussi fondées, comme la promotion, sur le mérite; que des moyens plus importants leur soient donnés pour travailler. Pour éviter cette fuite, je mettrai également fin à la situation indigne de nos post-doctorants et jeunes chercheurs, dont le montant des bourses et des salaires sera revalorisé, avec de vrais contrats de recherche, d’une durée minimale de cinq ans.

Sources(s) : Mon Projet / Le Parisien (23/03/07)

Choc des civilisations

Je refuse l’idée d’un « choc des civilisations » conçu comme quelque chose d’inéluctable, ainsi que l’ont dépeint certains universitaires aux Etats-Unis ou ailleurs. Pour autant, je n’ignore pas que le risque est bien réel de voir les lignes de fractures culturelles et religieuses se creuser à travers le monde. Mais ce danger a beaucoup moins à voir avec les cultures elles-mêmes, qu’avec l’instrumentalisation qui en est faite. Prenez l’exemple de cette grande religion qu’est l’Islam. Qui ne voit que, contrairement à ce que l’on entend parfois, la rupture n’est pas entre l’Occident et l’Islam, mais bien plutôt au sein même de l’Islam: entre un islam moderne et modéré et cet islam fondamentaliste et obscurantiste, dans lequel si peu de musulmans se reconnaissent. Pour faire face à la menace du choc des cultures, je ne connais pas de meilleure arme que le dialogue des civilisations, si cher à Jacques Chirac qui a, d’ailleurs, tant fait pour le promouvoir. Cette action, je veux la poursuivre, car je crois comme lui que c’est dans le dialogue et dans l’échange que se construisent
le respect et la compréhension mutuelle.

Sources(s) : La Revue du Liban (7-14/04/07)

Chômage

J’ai voulu vous parler en premier de l’État et de nos institutions parce que sans un État fort, dans lequel vous avez pleinement confiance, nous ne pourrons rien faire. Mais je sais que le chômage et, plus largement, la précarité du travail, sont votre principale préoccupation. Depuis vingt-cinq ans, on vous dit que le pleinemploi est impossible et que le chômage est une fatalité. Rien n’est plus faux. Je veux d’abord vous convaincre que partager le travail n’a jamais été une solution contre le chômage. Les 35 heures ont-elles permis de créer des emplois? Nullement. Avec elles, vous avez plus de temps pour vous, mais vos salaires sont gelés. Vous avez moins de pouvoir d’achat, vous consommez moins. C’est toute l’économie qui s’est artificiellement réduite.
Plutôt que de consacrer tant d’argent à payer les Français pour qu’ils travaillent moins,nous devons tout faire pour être plus nombreux à travailler, car l’activité des uns crée le travail des autres. C’est pourquoi, si je suis élu, l’étudiant qui travaille ne paiera pas d’impôt,le retraité qui veut travailler et toucher sa retraite pourra le faire, notre pays aidera les entreprises à donner du travail aux seniors au lieu de les encourager à s’en séparer. L’ANPE, l’Unedic, les Maisons de l’emploi seront réunies en un seul service public de l’emploi, qui interviendra immédiatement et de manière personnalisée pour permettre à tous ceux qui le souhaitent de trouver ou retrouver un emploi beaucoup plus rapidement qu’aujourd’hui. Je veux que les femmes, notamment les mères isolées, soient spécialement aidées à retrouver des emplois stables à temps complet.
Mais, contre le chômage, il faut aussi que nous changions de politique économique. J’ose même dire: il faut que nous ayons une politique économique qui agit, et non qui subit. J’investirai massivement dans la formation, dans la recherche et l’innovation, dans le développement du commerce, de l’artisanat et des PME.
Tout doit être fait pour permettre à nos PME de grandir et pour que notre pays crée les centaines de milliers d’emplois qui peuvent l’être dans les nouveaux segments de l’économie. Je rapprocherai la fiscalité des entreprises de la moyenne européenne car il est évident que personne ne viendra créer des emplois chez nous si notre fiscalité continue à être la plus dissuasive d’Europe. Je ferai tout pour réduire la fiscalité qui pèse sur le travail. Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines. L’exemple d’Alstom montre qu’il est possible et utile de nous battre pour notre industrie. Je soutiendrai aussi l’agriculture et l’industrie agroalimentaire. Elles sont indispensables à notre indépendance alimentaire et désormais énergétique, et sont une force économique de premier plan. Enfin, je ferai en sorte que l’euro devienne un outil de croissance, d’emploi et de puissance économique. Si nous avons fait l’euro, c’est pour nous en servir.
Grâce à ces mesures, en cinq ans, nous pouvons atteindre le plein-emploi, c’est-à-dire un chômage inférieur à 5 % et un emploi stable à temps complet pour tous. C’est de cette manière que nous pourrons vraiment réduire la pauvreté, l’exclusion et la précarité.
Notre seul objectif est de le ramener sous la barre des 5%, vers le plein emploi. C’est possible si l’on rompt avec la politique de partage du travail. Au lieu de payer les Français à moins travailler (préretraites, dispense de recherche d’emploi, 35 heures), il faut les inciter à travailler plus. L’activité des uns crée le travail des autres.
Comme souvent en France, en matière de chômage ou en matière de minima sociaux, on indemnise chichement, mais longtemps. Alors qu’il faudrait indemniser fortement, mais brièvement pour que chacun soit incité à reprendre rapidement un emploi.
Je propose que l’allocation chômage ne puisse pas être inférieure au salaire minimum, mais que nul ne puisse refuser plus de trois offres d’emploi correspondant à ses compétences.

Sources(s) : Mon Projet / Le Parisien (23/03/07) / Discours Nantes (15/03/07) / Discours Charleville-Mézières (18/12/06)

Cinéma

Dans le domaine du cinéma, décisifs sont les dispositifs qui ont été mis en place, via les contributions des chaînes de télévision, les taxes sur les tickets d’entrée en salles, l’avance sur recette, les SOFICAS. Ils ont permis à notre cinéma de résister brillamment à la concurrence américaine. De s’affirmer par rapport aux autres cinémas européens, trop souvent marginaux sur leur propre marché, alors que notre production nationale a représenté en 2006 45 % du marché français, avec plus de 84 millions d’entrées. Je me réjouis que ces dispositifs, portés par le Centre National de la Cinématographie, aient été validés par la Commission européenne, ce qui consolide un système d’aide à la création unique, et envié dans le monde entier. Je suis fier, aussi, d’avoir oeuvré pour que soient adoptés les crédits d’impôts pour l’industrie cinématographique audiovisuelle, avec l’objectif de relocaliser en France les tournages, et donc de développer l’emploi, et d’avoir conforté les SOFICAS, indispensables au financement des films indépendants.
Des problèmes demeurent. Celui de l’écriture des films, qui doit être aidée davantage. Celui de la distribution, si l’on songe que fréquemment, un très petit nombre de productions occupe l’immense majorité des écrans, ce qui impose de mieux soutenir les salles qui portent la diversité cinématographique, et aussi, de trouver le moyen, via les contrats de distribution des oeuvres, d’assurer à tous les films une durée d’exposition équitable. C’est possible, puisque cela existe ailleurs ! Problème, aussi, du formatage de beaucoup de films, conçus et financés pour être des produits télévisuels, ce qui pose la question de ce que l’on peut attendre de l’audiovisuel, notamment public. Problème, enfin, des nouvelles technologies et de tout ce qu’elles permettent, en matière de téléchargement sauvage.

Sources(s) : Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Cinquième République

La Ve République a été créée à un moment où la France traversait l’une des plus graves crises de son Histoire. Ce n’est pas en la démolissant, en inventant une nouvelle République sur laquelle on ne sait rien, que l’on répondra aux difficultés qui sont les nôtres aujourd’hui. C’est pourquoi je défendrai la Ve République, tout en changeant la pratique, les comportements, les mentalités.

Sources(s) : Mon projet

Class action

Il y a des progrès à faire en matière de respect des droits des consommateurs à l’égard de certains services. J’entends bien y concourir. Il nous faut encore du temps de concertation pour y aboutir. Mais il faudra que
nous parvenions à instaurer une formule d’actions de groupe.

Sources(s) : Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)

Classes

Dans les quartiers où s’accumulent tous les problèmes de l’exclusion et du chômage, je propose de créer des classes de quinze élèves dans les collèges et les lycées.

Sources(s) : Discours Agen (22/06/06)

Clônage thérapeutique

Le clonage thérapeutique reste pour le moment une théorie. Ne créons pas de faux espoirs à partir de prouesses scientifiques non réalisées à ce jour. La loi de 2004 permet concrètement la recherche sur les cellules souches embryonnaires à partir d’embryons surnuméraires. Il n’y a pas d’urgence – à ce jour – à modifier cette loi avant l’échéance de 2009. La recherche sur les cellules souches adultes doit par ailleurs être fortement encouragée.
Elle est prometteuse et constitue une vraie alternative au clonage thérapeutique et à l’utilisation d’embryons surnuméraires, car elle ne soulève pas les mêmes questions éthiques.

Sources(s) : Interview Hôpitaux MAGazine (avril 2007)

CNIL

Sans protection des libertés, il n’y a pas de liberté. L’univers du numérique ne doit pas perdre en atteintes aux libertés ce qu’il gagne en intelligence, en innovation, en accès de tous au savoir. Le problème de la régulation numérique ne sera pas réglé en quelques années tant il doit désormais se penser à l’échelle mondiale, mais encore faut-il que la France soit en bonne place dans ces réflexions. Je ferai de la participation française aux débats européens et internationaux un enjeu déterminant et je moderniserai la CNIL qui est en première ligne de défense des libertés. Ses membres seront auditionnés publiquement par le Parlement avant d’être désignés, et celui-ci pourra mettre son veto à leur nomination. La Représentation nationale pourra ainsi s’assurer de la compétence et de la hauteur de vue des personnes désignées. Je garantirai l’indépendance de la CNIL en la dotant d’un financement plus important et autonome, voté par le Parlement. J’ouvrirai le débat de l’extension de ses missions et de ses pouvoirs afin de mieux garantir les libertés numériques et la protection des données personnelles.

Sources(s) : Tribune Journal du net (20/04/07)

Co-développement

Pour se développer, l’Afrique (…) a d’abord besoin de se nourrir. Elle a d’abord besoin de l’autosuffisance alimentaire. Elle a besoin d’une agriculture vivrière davantage que d’une agriculture spéculative. Elle a besoin d’éducation, de santé, d’administration, de droit, de sécurité et d’infrastructures essentielles.
Le co-développement, c’est le développement solidaire.
C’est la reconnaissance d’un intérêt commun.
C’est le partage de la technologie, de la connaissance, des compétences, des médicaments.
C’est le libre échange négocié et régulé.
C’est une immigration choisie, c’est-à-dire concertée, décidée ensemble, organisée ensemble, maîtrisée ensemble.
C’est la compréhension, le respect, la coopération.
Il suppose que le monde accepte de se préoccuper du sort des générations futures et pas seulement de la rentabilité à court terme.

Sources(s) : Discours St Etienne (09/11/06)

Collectivités locales

Je proposerai aux collectivités locales un contrat de stabilité interne afin qu’elles participent à l’objectif de maîtrise des finances publiques. En échange, elles seront plus libres dans la mise en oeuvre des compétences qui leur sont confiées.

Sources(s) : Conférence de presse (02/04/07)

Communautarisme

Si je suis président de la République je combattrai le communautarisme parce que c’est la négation de la République. Je le combattrai en défendant la promotion d’une culture commune : celle de la France avec son identité, ses valeurs, ses convictions.

Sources(s) : Discours Zénith (18/03/07)

Compte individuel d’épargne de formation

Pour garantir l’égalité des chances et permettre à chacun de s’adapter aux évolutions de l’économie, nous créerons un compte individuel d’épargne de formation, afin que chacun puisse, à tout moment de sa carrière, suivre une formation vraiment qualifiante lui permettant de changer de métier, de secteur ou d’atteindre une qualification supérieure.

Sources(s) : Mon projet

Conflit israélo-palestinien

Nous devons, impérativement, trouver une issue au conflit israélo-palestinien qui a déjà causé trop de souffrances. Le rôle de la France c’est de permettre l’émergence d’une solution mutuellement acceptable, d’une paix juste fondée sur l’établissement de deux Etats viables, démocratiques, indépendants, vivant côte à côte dans la sécurité et dans des frontières sûres et reconnues. La France et l’Europe doivent aider les Palestiniens à se doter d’un Etat, parce qu’il y ont droit. Mais en aucun cas nous ne devons transiger avec nos valeurs et céder devant la violence et la haine. C’est pourquoi, je considère que la communauté internationale est parfaitement fondée à exiger du gouvernement palestinien qu’il respecte les trois conditions posées par le Quartette: la reconnaissance d’Israël, le renoncement à la violence et le respect des engagements passés. Mais je crois qu’il est important d’en finir avec ce mythe qui consiste à croire qu’en réglant le conflit israélo-palestinien, on aura réglé tous les problèmes de la région. Autant il est nécessaire et urgent de trouver une issue à ce conflit, autant ce serait une grave erreur de sous-estimer les dangers que recèlent les autres crises dans la région, à commencer par le Liban.
Le règlement du conflit israélo-palestinien (…) passera par une solution négociée, mutuellement acceptable. Personne ne saurait perdre de vue cette réalité fondamentale: un peuple occupé ne renoncera jamais, quoi qu’il endure. C’est pourquoi, il importe d’adopter une position équilibrée envers les deux parties. Jamais je n’accepterai le terrorisme, que rien ne peut justifier et jamais je ne transigerai avec la sécurité de l’Etat d’Israël. En même temps, je veux dire à nos amis israéliens que la politique de fait accompli sur le terrain hypothèque lourdement les chances de paix.

Sources(s) : La Revue du Liban (7-14/04/07)

Conseil supérieur de la magistrature

Je veillerai rigoureusement à l’indépendance de la justice, notamment en lui donnant les moyens nécessaires à sa mission. Mais la justice ne peut pas être un pouvoir à côté des autres, sans aucun contrôle, ni contre-pouvoir. Rendue en votre nom, elle doit vous rendre des comptes. C’est pourquoi je veux que le Conseil supérieur de la magistrature soit composé majoritairement de non-magistrats, que vous puissiez le saisir si vous vous estimez victimes de la négligence ou de la faute d’un magistrat et que vous participiez aux jugements des affaires délictuelles les plus graves.
Je demande, pour éviter toute confusion des pouvoirs, que le chef de l’Etat cesse de présider le CSM et que son président soit choisi parmi ses membres. Les pouvoirs doivent être clairement séparés, la justice pleinement indépendante, et il ne peut y avoir de pouvoirs sans responsabilité effective.

Sources(s) : Mon projet / Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)

Contenus en ligne

J’engagerai une politique volontariste de soutien à la création, la production et la diffusion de contenus en ligne. Je mettrai en oeuvre les moyens nécessaires pour accompagner la mutation des métiers de la création, de la production et de l’information, et pour garantir le respect de leurs droits. Je ferai de l’interopérabilité une priorité industrielle européenne tant elle détermine la liberté d’usage de chacun, quelle que soit sa condition. Enfin, les contenus culturels ou éducatifs du domaine public seront gratuitement mis en ligne et je soutiendrai les sites d’intelligence collective et ceux qui y contribuent.

Sources(s) : Tribune Journal du net (20/04/07)

Continuité territoriale

Le développement économique ne peut se concevoir, dans le monde ouvert qui est le nôtre, sans que ne soit garantie la mobilité des personnes et des biens. C’est la raison pour laquelle j’ai toujours pensé que la continuité territoriale entre l’outre-mer et la métropole est une priorité majeure. Dire que l’outre-mer, c’est la France, ne doit pas rester « une parole en bouche ».
Concrètement, pour moi, la baisse des tarifs est une nécessité absolue. Mais, de grâce, arrêtons les clichés sur l’économie administrée ! Si l’on veut que les prix baissent, il ne suffit pas de se contenter de dire que l’on va obliger les compagnies aériennes, qui sont des sociétés de droit privé, à le faire. Ce n’est juridiquement pas possible.
Aujourd’hui, les prix trop élevés résultent, en partie, de la régulation du marché aérien. C’est la raison pour laquelle je viens de faire modifier les règles restreignant la concurrence. Dorénavant, les compagnies charters pourront vendre des vols « charters secs » sur l’Outre-mer, ce qui leur était interdit jusqu’à présent.
C’est une première étape, même si d’autres mesures devront être prises un jour, telle que l’assouplissement des modalités de prise de congés bonifiés afin d’éviter l’engorgement des périodes de pointe.

Sources(s) : Discours Guadeloupe (23/03/07)

Contrat de Transition Professionnelle

L’idée que l’on a eue avec Jean-Louis Borloo [ …], c’est que toute personne qui a subi un licenciement économique ne passe pas par la case chômage mais signe un contrat avec le service public de l’emploi [ …] qui [ …] lui permet de garder le même salaire. [ …] La proposition que j’ai faite est qu’on généralise le Contrat de Transition Professionnelle.

Sources(s) : Table ronde à l’usine Bridor (Servon-sur-Vilaine – département de l’Ille et Vilaine – 2/04/07)

Contrat de travail

Pour les futures embauches, nous créerons un contrat de travail unique, plus souple pour les entreprises pour qu’elles soient incitées à embaucher, plus sécurisant pour les salariés car il sera à durée indéterminée pour tous.

Sources(s) : Mon projet

Contrat de travail unique

Pour les futures embauches, nous créerons un contrat de travail unique, plus souple pour les entreprises pour qu’elles soient incitées à embaucher, plus sécurisant pour les salariés car il sera à durée indéterminée pour tous.

Sources(s) : Mon projet

Couple de même sexe

Je suis le ministre des Finances qui a garanti par le PACS l’égalité fiscale entre les couples homosexuels et les couples hétérosexuels. (…) « L’amour homosexuel est aussi sincère que l’amour hétérosexuel et il n’y en a pas un qui est plus important que l’autre, naturellement. Mais la famille, c’est fait pour protéger et pour élever des enfants et si je suis élu président de la République, je veux que les choses soient très claires de ce côté-là, c’est cette idée de la famille que je défendrais en reconnaissant aux homosexuels de notre pays, les mêmes droits fiscaux, sociaux et patrimoniaux ».(…) J’ai proposé un contrat d’union civile, avec une  cérémonie monsieur en mairie, ce qui est quand même autre chose que le PACS au greffe sinistre du Tribunal d’Instance, puisque comme vous le savez, peut-être êtes-vous pacsé, le PACS est un papier qu’on signe pas du tout en mairie, au greffe du Tribunal d’Instance.

Sources(s) : J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Créateurs

Nous ne préserverons notre identité, nous ne regagnerons notre prospérité, notre influence dans le monde qu’à proportion de notre force créatrice. Notre avenir est entre les mains des créateurs. C’est l’investissement d’aujourd’hui dans la création et dans l’innovation qui fera la prospérité de demain.
Je veux donner à chaque Français les moyens de réaliser ses projets et tout particulièrement à la jeunesse parce qu’elle porte en elle le monde de demain.
Je vous une propose de construire une société de créateurs et d’entrepreneurs.
Je vous propose que chaque université soit dotée d’un dispositif d’aide à la création.
Je vous propose que les projets à buts non lucratifs soient autant soutenus que les projets à buts lucratifs.
Je propose que des écoles de projets soient créées.
Je propose de développer le micro crédit pour financer les micros projets.
Je vous propose des prêts aux jeunes créateurs à taux zéro, parce que l’intérêt c’est le prix du temps, parce qu’un taux zéro c’est un acte de foi dans l’avenir.
Je propose de créer partout des Maisons des créateurs où se retrouveront tous ceux qui aspirent à inventer, à créer, à entreprendre dans tous les domaines, où ils pourront trouver des soutiens, des conseils, des formations, des aides, mais aussi où ils échangeront, où ils croiseront leurs expériences, leurs idées, leurs projets, où ils formeront des projets communs, où ils inventeront ensemble l’avenir.

Sources(s) : Discours Besançon (13/03/07)

Création

Je stimulerai la création et je rendrai la culture accessible au plus grand nombre parce que c’est une source de liberté, d’épanouissement et de paix sociale.
Une grande ambition de la politique culturelle, c’est le soutien à la création d’aujourd’hui. Bien sûr, l’innovation, le talent, la capacité à faire bouger les lignes, ou simplement à divertir -car ce n’est pas honteux- avec exigence et qualité, ne se décrètent pas dans les bureaux. Mais la création a besoin d’aide si l’on ne veut pas que la loi du profit à court terme décide de tout.

Sources(s) : Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Crédit d’impôt environnement

Mon objectif, c’est que l’adoption de comportements respectueux de l’environnement ne coûte jamais plus cher aux ménages et aux entreprises, mais au contraire qu’elle leur coûte moins cher. C’est pour cette raison que je propose la mise en place d’un crédit d’impôt environnement, allant bien au-delà des dispositifs existants, au profit des ménages, des entreprises et de tous les autres organismes qui investissent dans la recherche, dans la formation et dans des équipements permettant de réduire la consommation énergétique et de favoriser l’utilisation d’énergies renouvelables.

Sources(s) : Réponses CGPME

Crédit hypothécaire

Les ménages français sont aujourd’hui les moins endet¬tés d’Europe. Or, une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C’est pour cette raison que je souhaite développer le cré¬dit hypothécaire pour les ménages et que l’Étal inter¬vienne pour garantir l’accès au crédit des personnes malades.
Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement.
Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l’hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l’emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants.

Sources(s) : Interview Revue Banque (avril 2007) / Interview à la revue Cotémômes / Interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006)

Crédit d’impôt

La fiscalité doit être adaptée pour encourager l’accession à la propriété. Cela passe par la création d’un crédit d’impôt sur les intérêts des prêts immobiliers pour l’achat de la résidence principale.

Sources(s) : interview dans la revue La Vie Immobilière (octobre 2006)

Croissance

Ma stratégie économique, c’est de libérer les forces de travail en France pour créer ce point de croissance qui nous permettra de résoudre les questions de déficit.

Sources(s) : Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

CSM (Conseil supérieur de la Magistrature)

Je demande, pour éviter toute confusion des pouvoirs, que le chef de l’Etat cesse de présider le CSM et que son président soit choisi parmi ses membres. Les pouvoirs doivent être clairement séparés, la justice pleinement indépendante, et il ne peut y avoir de pouvoirs sans responsabilité effective.
Pour garantir aux Français une protection absolue de leurs droits et de leurs libertés, je demande aussi qu’ils puissent directement saisir l’instance disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et que leur requête soit examinée par une majorité de non-magistrats.

Sources(s) : Tribune « Une démocratie irréprochable » (Le Monde – 9/03/07)

Culture

Je veux que la culture soit faite pour le peuple. Je stimulerai la création et je rendrai la culture accessible au plus grand nombre parce que c’est une source de liberté, d’épanouissement et de paix sociale.
Si je suis élu, j’assignerai pour les 5 ans à venir, cinq priorités à la politique culturelle.
La première priorité, ce sera de défendre la diversité culturelle non seulement en soutenant et en encourageant la francophonie et la création française mais aussi en agissant au sein de l’Union européenne pour que les activités culturelles se voient reconnaître un statut dérogatoire par rapport aux droits de la concurrence. Je demanderai à nos partenaires que la spécificité des activités culturelles soit consacrée dans les traités de sorte que les aides publiques à la culture ne puissent plus faire l’objet d’aucune contestation.
La deuxième priorité ce sera la valorisation du patrimoine. Je veux que le patrimoine soit entretenu. Je veux qu’il soit accessible à tous, ouvert à tous, et non refermé sur lui-même. Je veux qu’il soit remis au coeur de la vie sociale, que des liens soient tissés entre les sites, les monuments, et les établissements scolaires. Je veux que les citoyens se réapproprient le patrimoine et qu’à travers lui ils retrouvent leur identité et leur héritage commun et qu’il puisse les faire vivre.
La troisième priorité, ce sera l’enseignement artistique. Car c’est avec les enfants que tout se joue. Si on ne leur donne pas le goût de la lecture, si on ne les rend pas curieux de ce qui est beau, si on ne les met pas en contact avec les grandes oeuvres de la sensibilité et de l’esprit humain, si on ne leur transmet pas une culture commune, alors non seulement on les privera d’un trésor inestimable, mais on préparera le retour d’une forme de barbarie à travers la disparition d’une certaine idée de la grandeur de l’homme et de son universalité. Mais qu’on me comprenne bien : je crois, comme Malraux, qu’il ne suffit pas d’expliquer les oeuvres d’art et d’apprendre leur histoire. Il faut aussi apprendre à les aimer. Ce qui signifie que la transmission de la culture et l’apprentissage du beau n’est pas seulement l’affaire des pédagogues, mais aussi celle des artistes et que l’école doit s’ouvrir à eux comme les grandes institutions culturelles doivent s’ouvrir sur l’école.
La quatrième priorité, ce sera de faire entrer la culture et l’art dans les quartiers. Ce que Jean Vilar voulait faire avec le TNP et ce que Malraux voulait faire avec les maisons de la culture, je voudrais que nous le fassions dans les banlieues. Je voudrais que dans les quartiers comme dans les collèges, les lycées comme dans les universités, il y ait des lieux de rencontre avec les artistes, de pratique artistique, de création. Je voudrais que toutes les institutions culturelles soient impliquées dans cette démarche. Je souhaite que cette démarche soit soutenue et encouragée par l’Etat, et contractualisées avec les villes, les départements et les régions.
La cinquième priorité, ce sera de faire se rencontrer le monde de la culture et de l’art avec celui des technologies de l’information. Ce sera de faire du monde virtuel qui émerge avec la révolution numérique un nouveau champ de création et de diffusion des oeuvres. Je souhaite que la politique culturelle investisse la société de l’information et qu’elle la tire vers le haut, qu’elle lui donne une âme, un contenu, fidèle à un idéal de civilisation que nous avons hérité des Lumières.
Je souhaite qu’elle fasse émerger un nouveau modèle économique, viable, qui respecte le droit des auteurs, des créateurs, des artistes, et qui en même temps réponde à l’exigence de permettre que les oeuvres soient accessibles à tous, qu’elles soient le plus largement diffusées. Encore cette accessibilité n’a-t-elle de sens que si le besoin d’art et de culture est dans les esprits, que si le goût de ce qui est beau et ce qui est grand a été transmis.

Sources(s) : Mon Projet / Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Cybercriminalité

La cybercriminalité peut être financière, mais elle concerne aussi la pédophilie ou l’incitation des mineurs à la violence… La première ligne de défense, c’est l’utilisateur. D’où l’importance d’un très large effort de formation à l’usage d’Internet. Dans le projet de loi relatif à la prévention de la délinquance que j’ai présenté au Parlement, il est prévu également la création de « cyber-patrouilles » pour enquêter sur de tels délits. Les moyens existent, mais leur organisation actuelle souffre de dispersion et d’absence de coordination. Cette coordination doit avoir lieu, tant au niveau national qu’international.
Je protégerai aussi les biens et les personnes car internet ne doit pas devenir un espace de non-droit. Je renforcerai les moyens de défense face aux agressions numériques, je ferai de la sécurité des systèmes d’information un sujet prioritaire des politiques publiques, j’ouvrirai le débat de l’indépendance technologique européenne et je protégerai le respect de la vie privée.

Sources(s) : Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007) / Tribune journal du net (20/04/07)

 

I 23.05.07

ICANN

La gestion actuelle par l’ICANN n’est pas une « menace » pour les autres pays. La véritable menace serait de voir ces questions du ressort de pays peu respectueux de la liberté d’expression. La création, à la suite du dernier Sommet mondial sur la société de l’information de Tunis, d’une plateforme de dialogue permanent, le Forum sur la Gouvernance d’Internet, est un premier pas vers une gestion plus équilibrée de l’Internet à l’échelle internationale.
Il faut aller plus loin. Je souhaite que la France participe plus activement à ces discussions qui structurent l’avenir d’Internet dans le monde, et la prochaine réunion du forum, en novembre 2007 à Rio, en donnera l’occasion.

Sources(s) : Interview au magazine Internautes Micro (mars 2007)

Identité nationale

Je défends une identité française fondée sur un certain nombre de valeurs sur lesquelles je ne transigerai pas: la laïcité, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’égalité pour tous les territoires, la promotion sociale, la valorisation du mérite.

Sources(s) : Emission A vous de Juger sur France 2 (08/03/07)

Immigration

Pendant des années, on n’a pas pu parler d’immigration dans notre pays. Ceux qui n’acceptaient pas l’ouverture totale des frontières étaient immédiatement taxés d’extrémisme ou de racisme. Je veux souligner qu’en matière d’immigration les problèmes sont plus devant nous que derrière nous et qu’il n’y a pas d’autre solution qu’une politique responsable, qui concilie immigration maîtrisée et codéveloppement. Si je suis élu, je conforterai la politique d’immigration choisie que j’ai engagée en tant que ministre de l’Intérieur.
J’instaurerai des plafonds annuels d’immigration. La laïcité, l’égalité entre la femme et l’homme, la liberté de conscience sont des principes avec lesquels je ne transigerai jamais. Je demanderai à ceux qui veulent venir s’installer en France de faire l’effort d’apprendre le français avant, parce que c’est une condition essentielle d’une intégration réussie et parce que cela sera un signe de leur volonté de respecter notre culture. Le regroupement familial ne sera possible que si la personne a un logement et un travail lui permettant de faire vivre sa famille sans prise en compte des allocations familiales. Enfin, j’ai proposé la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, car l’intégration passe par le partage de notre culture autant que par son enrichissement. Un seul ministère doit traiter l’ensemble des questions relatives à l’immigration, à l’intégration et au codéveloppement.

Sources(s) : Mon Projet

Immigration choisie

Entre l’immigration zéro, qui nous appauvrirait et serait contraire à nos intérêts comme à nos traditions, et l’ouverture totale des frontières, qui est une folie irresponsable alors que de grandes migrations s’annoncent, il existe une position de bon sens, qui est celle de l’immigration régulée, concertée avec les pays d’origine.
La France doit continuer d’accueillir des migrants. C’est son intérêt et sa responsabilité, notamment pour la formation des élites des pays que nous aidons. Mais elle ne doit le faire qu’à certaines conditions.
La première condition, c’est de se doter de plafonds d’immigration, comme le fait par exemple le Canada, un pays démocratique somme toute. Nous ne pouvons accueillir que dans la mesure où nous pouvons fournir un logement, un emploi, une école pour les enfants. Sinon c’est la crise de l’intégration et des banlieues, comme nous la connaissons aujourd’hui.

Sources(s) : Discours Nantes (15/03/07)

Immigration clandestine

Il faut lutter contre l’immigration clandestine qui fait la fortune des marchands de sommeil et des passeurs sans scrupule qui n’hésitent pas à mettre en danger la vie des pauvres malheureux dont ils exploitent la détresse.
Je souhaite que celui qui a été reconduit dans son pays ne puisse pas obtenir un titre de séjour en France pendant les 5 ans qui suivent.
Je souhaite que les étrangers en situation irrégulière soient exclus du droit au logement opposable.

Sources(s) : Discours de Caen (09/03/07)

Impôts

Je n’augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser. Je ne vois pas quelle gloire on peut tirer du fait que nos impôts sont quatre points plus élevés que la moyenne de l’Union européenne à 15.
Je comprends la forte inquiétude des personnes âgées qui, depuis dix ans, subissent une véritable érosion de leur pouvoir d’achat sous l’effet de la pression fiscale. C’est pour cela que je suis autant soucieux de réduire les impôts. J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce aux économies que j’obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite.

Sources(s) : Mon Projet

Impôts sur les bénéfices

Je demande un impôt sur les bénéfices des sociétés modulé. Plus cher pour ceux qui suppriment de l’emploi, moins élevé pour ceux qui gardent de l’emploi.

Sources(s) : Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Indépendance et pluralisme de la presse

Il est tout à tait légitime de poser la question du pluralisme des médias au regard de son importance pour le débat démocratique. Je constate qu’il existe des règles et des instances de contrôle qui s’assurent de ce pluralisme. Notre industrie des médias est menacée pour sa part par la révolution numérique et la mondialisation de la culture et de la communication Elle a donc besoin d’avoir des groupes solides qui la structurent. Par suite, la situation actuelle me semble satisfaisante dans ses grandes lignes, même si elle n’exclut pas des adaptations. Un rapport a été remis à ce sujet par Alain Lancelot en 2005. Il a ouvert des pistes. Je suis prêt à en reprendre certaines et ferai en sorte que la réflexion se poursuive. Je veux ajouter que je suis préoccupé par les difficultés actuelles de la presse écrite, alors que la qualité, la diversité et l’indépendance de celle-ci constituent des protections absolument déterminantes pour la liberté d’expression et la démocratie. J’entends donc soutenir, par tous les moyens possibles, le secteur de la presse écrite dans les efforts qu’il doit entreprendre pour sortir de la crise qu’il traverse.

Sources(s) : Réponses à Reporters sans frontières (avril 2007)

Indice des prix

Je propose de revoir l’indice des prix. Chacun s’en rend compte en faisant ses courses ou en payant ses factures, il ne reflète pas la réalité. Pour que cet indicateur soit utile, il faut qu’il corresponde véritablement aux dépenses. Je prévois donc de le modifier.

Sources(s) : Interview Femme Actuelle (26/03/07)

Industrie

Contre les délocalisations, je mettrai en oeuvre une politique industrielle, en choisissant les secteurs stratégiques sur lesquels concentrer nos efforts. Notre pays doit garder des usines. L’exemple d’Alstom montre qu’il est possible et utile de nous battre pour notre industrie.
Accepter la fin de l’industrie comme une fatalité est une erreur stratégique.
La nouvelle économie transforme l’ancienne, elle ne la fait pas disparaître. La nouvelle économie n’a fait disparaître ni la sidérurgie, ni la mécanique, ni le textile. Les services ne feront pas disparaître l’industrie.
Je propose que soit mise en oeuvre une politique de filières qui permette à la France d’exploiter ses atouts et de tirer le meilleur parti de ses avances technologiques et de son image de marque dans le nucléaire, le ferroviaire, l’espace, l’automobile, la santé, l’agro-alimentaire, le tourisme ou le luxe, ou encore dans les technologies propres où la France est en mesure, si elle s’en donne les moyens, de prendre un avantage décisif.
Je propose que l’Etat se donne les moyens d’investir dans les bassins industriels en difficulté pour les réindustrialiser en y développant des activités nouvelles.

Sources(s) : Mon Projet / Discours Charleville-Mézières (18/12/06)

Industrie du jeu vidéo

Il y a tout d’abord les efforts engagés par la France pour le crédit d’impôt production en faveur du jeu vidéo.
C’est une mesure forte dont je soutiens le principe et que les députés viennent d’inscrire dans le projet de loi de modernisation de la diffusion audiovisuelle et de la télévision du futur. Des négociations restent à conduire auprès de la Commission européenne, notamment en ce qui concerne le périmètre des jeux pouvant bénéficier de cette mesure, et j’entends être vigilant sur les critères retenus, afin de ne pas pénaliser l’économie nationale du jeu vidéo. Au-delà, le jeu vidéo est une industrie encore jeune, et tout reste à construire pour que notre pays lui offre des conditions optimales de développement. Je pense par exemple à la formation aux métiers du jeu vidéo, mais aussi au développement de pôles de compétitivité consacrés à cette activité, à l’instar du pôle Image Multimédia et Vie Numérique d’Ile-de-France, ou encore du projet de pôle « jeu vidéo » initié par Capital Games et Lyon Game. De façon générale, le ministère de la Culture et de la Communication a déjà engagé de nombreux efforts dans le sens de la reconnaissance du caractère culturel du jeu vidéo, et la mise en oeuvre des outils nécessaires pour que cette industrie dispose des moyens nécessaires dans un univers mondial fortement concurrentiel. C’est une direction que j’entends poursuivre et intensifier.

Sources(s) : Interview PlayStation (04/07)

Industrie du logiciel

Je souhaite conforter l’excellence de notre industrie du logiciel et en particulier dans le domaine des jeux vidéos où nos talents fort nombreux ont tendance à s’expatrier de plus en plus souvent. L’industrie du logiciel, qu’il soit libre ou propriétaire, est capitale pour l’avenir. La France excelle dans cette discipline et je souhaite favoriser la pleine expansion de l’édition logicielle dans la diversité de ses modèles économiques, sous ces deux aspects, qui sont d’ailleurs de plus en plus complémentaires. Un pôle de compétitivité est en voie de création autour du logiciel libre. J’en soutiens le principe.

Sources(s) : Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07) / Interview dans le magazine L’Ordinateur individuel (mars 2007)

Industrie du médicament

Le secteur du médicament est une priorité à mes yeux. Il faut en finir avec la pression fiscale croissante qui pèse sur cette industrie depuis tant d’années. Ma conviction est que nous allons dépenser de plus en plus pour la santé. C’est bon pour les patients, pour l’emploi, pour l’économie. Il faudra donc que nous ayons les recettes nécessaires pour financer ces dépenses, sans handicaper les générations futures. En revanche, je suis hostile à une régulation comptable de l’assurance-maladie ayant pour seul but de contracter les dépenses.

Sources(s) : Interview Pharmaceutiques (mars 2007)

Infirmières/Infirmiers

Malgré les grands services qu’elles rendent à la société, aux patients et à leur famille, les infirmières et infirmiers restent en ville comme à l’hôpital les oubliés de nos politiques de santé : leurs qualifications ne bénéficient pas d’une reconnaissance à la hauteur de la durée des études et du niveau d’exigence de leurs responsabilités professionnelles ; l’amélioration de leurs perspectives en termes de rémunération et de carrière a pris un retard incontestable.
Leur effort et leur mérite doivent être davantage valorisés, leur rôle indispensable dans notre système de soins conforté. C’est autant une question de justice qu’un enjeu d’efficacité et de qualité des soins, qu’il s’agisse de faire face à la problématique du vieillissement de la population et de la prise en charge de la dépendance, de privilégier le maintien à domicile de préférence à l’hospitalisation, de relever le défi de la prévention ou d’améliorer le fonctionnement de nos hôpitaux.
Dans ces conditions, Nicolas Sarkozy redit son souhait que leur diplôme soit reconnu au niveau licence et que la tarification des actes des infirmières et infirmiers exerçant en libéral soit réévaluée. Dans un souci d’équité avec les autres professionnels de santé, j souhaite également que leurs indemnités kilométriques soient progressivement revalorisées.
La revalorisation de la condition infirmière fait clairement partie de son projet pour la santé. A cet effet, il s’engage à ce que son gouvernement définisse avec la profession un plan de revalorisation prévoyant notamment que leur soient transférés certains actes diagnostics et thérapeutiques dans le cadre d’une délégation de tâches concertée avec le corps médical, que soient reconnues au niveau Bac+4 voire Bac+5 (niveau Master 1 et 2) certaines spécialités infirmières, que soient remises à plat les conditions d’application des 35 heures à l’hôpital pour permettre aux personnels qui le désirent de gagner plus en travaillant davantage, que soient mises en place des incitations financières pour encourager l’activité des infirmières et infirmiers dans les zones déficitaires, ou encore que soit facilité juridiquement et financièrement les
développement des cabinets libéraux de groupe.

Sources(s) : Communiqué sur une lettre adressée aux infirmières et infirmiers (17/04/07)

Innovation industrielle

Sur le terrain de l’innovation industrielle, c’est aussi la démarche d’un financement par projets qui prévaut déjà dans les pôles de compétitivité que j’ai mis en place à travers l’ensemble de notre pays. Dans ces pôles, il s’agit, je le rappelle, de rapprocher les industriels et les chercheurs, afin de favoriser une R&D gagnante. Cela commence à marcher et si le succès se confirme, la France prendra là un tournant décisif pour son avenir industriel.

Sources(s) : Interview Le Monde de l’Industrie (janvier 2007)

Institutions européennes

Débloquer l’Europe institutionnellement, telle est à mes yeux la priorité absolue si nous ne voulons pas que très vite l’Union ne se transforme en une simple zone de libre-échange où viendront s’affronter les spéculateurs et les prédateurs du monde entier.
Débloquer l’Europe institutionnellement, ce sera le sens de ma première initiative européenne si je suis élu. Dans ce but je proposerai à nos partenaires de nous mettre d’accord sur un traité simplifié qui reprendra les dispositions du projet de traité constitutionnel nécessaires pour que l’Europe puisse se remettre en marche qui n’ont pas suscité de désaccord majeur durant la campagne référendaire.

Sources(s) : Discours Strasbourg (21/02/07)

Instruction civique

Une des missions essentielles de l’école républicaine est d’assurer la formation de citoyens libres et éclairés. Je pense que l’école doit dispenser des connaissances, mais aussi des valeurs, parmi lesquelles figurent le respect de l’autorité, la responsabilité, l’intégrité morale. C’est pourquoi je suis favorable à ce que l’instruction civique soit davantage intégrée aux enseignements dispensés par l’école.

Sources(s) : Questionnaire Organisation -Transparence-Internatonal France (TI France – mars 2007)

Intégration

Je demanderai à ceux qui veulent venir s’installer en France de faire l’effort d’apprendre le français avant, parce que c’est une condition essentielle d’une intégration réussie et parce que cela sera un signe de leur volonté de respecter notre culture. (…) J’ai proposé la création d’un ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale, car l’intégration passe par le partage de notre culture autant que par son enrichissement. Un seul ministère doit traiter l’ensemble des questions relatives à l’immigration, à l’intégration et au codéveloppement.
La France est un pays qui s’est construit par l’ouverture ; je veux que la France reste ouverte, accueillante et généreuse. Je veux que tous ceux qui aiment la France et respectent la France soit accueillis chez nous parce que nous avons besoin d’eux. Et je dis une chose : nous avons un socle de valeurs : la laïcité, la séparation du temporel et du spirituel, l’égalité entre la femme et l’homme qu’on ne bradera pas. Si vous n’expliquez pas à ceux qui vont nous rejoindre, les immigrés, qu’il y a des valeurs que nous ne négocierons pas, qui s’appelle l’identité de la France, comment voulez-vous qu’ils s’intègrent.
La politique de l’immigration, c’est l’identité de la France dans 30 ans. Ceux qui nous rejoignent doivent la respecter, tout en apportant ce qu’ils sont. Nous ne voulons pas brader les valeurs de cette identité française.
Un pays se construit par vagues successives d’immigration. Il est cohérent de vouloir rénover l’intégration à la française en rappelant que la France n’est pas seulement une démocratie où seule compte la loi de la majorité, c’est aussi une République avec des principes et des valeurs.
Ceux qui veulent soumettre leur femme, ceux qui veulent pratiquer la polygamie, l’excision ou le mariage forcé, ceux qui veulent imposer à leurs soeurs la loi des grands frères, ceux qui ne veulent pas que leur femme s’habille comme elle le souhaite ne sont pas les bienvenus sur le territoire de la République française.

Sources(s) : Mon Projet / Journal de 20 heures (TF1 – 14/03/07) / Interview au Journal du Dimanche (11/03/07) / Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Intermittents du spectacle

Je mesure pleinement le rôle joué par les intermittents du spectacle, sans lesquels il n’y aurait pas de spectacle vivant, pas de créations cinématographiques, ou audiovisuelles. Il est normal qu’ils bénéficient d’un régime d’indemnisation du chômage particulier, qui est d’ailleurs unique dans le monde. Je suis favorable à une indemnisation généreuse qui permette à ceux qui décident de travailler pour la culture de vivre convenablement quitte à leur demander en contrepartie de contribuer au développement de l’enseignement artistique et à la découverte par les jeunes des métiers de la culture.
Pour l’instant, un nouvel accord vient d’être signé. Je pense qu’il faut le laisser vivre et en faire le bilan dans quelques mois. Mais la vérité, c’est qu’un accord sera toujours insuffisant tant qu’il se fera dans un contexte de pénurie. Or, je suis convaincu que l’emploi culturel est plein de promesses, et qu’il compte parmi les secteurs les plus créateurs, potentiellement, de richesses et de croissance, en particulier du côté du cinéma et de l’audiovisuel. Je ferai tout pour le développement de l’emploi culturel.

Sources(s) : Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07)

Internats d’excellence

Protéger l’enfant c’est faire en sorte que les bons élèves issus de familles modestes et qui ne peuvent pas étudier chez eux dans de bonnes conditions puissent être accueillis dans des internats d’excellence.

Sources(s) : Discours Cormeilles-en-Parisis (06/03/07)

Investissement

Depuis trop longtemps la France cherche à rétablir ses équilibres en diminuant ses dépenses d’investissement au lieu de diminuer ses dépenses courantes.
Depuis trop longtemps la France sacrifie ses dépenses d’avenir parce que personne n’a le courage de toucher aux dépenses du passé.
Je propose de tailler dans la dépense improductive et de donner la priorité à l’investissement.
Je propose d’investir massivement dans l’enseignement supérieur et dans la recherche après avoir donné à nos universités une plus grande autonomie.
Je propose de donner aux Français la possibilité de s’endetter davantage pour investir. Il faut donner à tous ceux qui ont des projets les moyens de les financer grâce à du capital risque public, à des prêts à taux zéro, à un système de cautionnement public qui mutualise les risques et qui permette à ceux qui ne peuvent pas apporter de garanties d’accéder au crédit.
Je propose que le crédit d’impôt recherche soit porté à 100% pour stimuler l’effort de recherche des entreprises.

Sources(s) : Discours Charleville-Mézières (18/12/06)

Irak

Les Français savent aussi qu’ils doivent à la lucidité de Jacques Chirac de ne pas les avoir entraînés dans une entreprise incertaine, celle d’une guerre en Irak qui était une erreur historique et qu’ils ne souhaitaient pas. (…)
En Irak, ma conviction est que la solution ne peut être que politique. Il faut réinventer un « pacte » entre Irakiens qui assurerait à chaque communauté, à chaque segment de la société irakienne, à chaque Irakien un accès équitable aux institutions et aux ressources du pays. Et qui isolerait les terroristes. En ce qui concerne la question du retrait des troupes étrangères, la France n’a pas de troupes sur le terrain et n’est donc pas la mieux placée pour dire quelle serait la bonne date pour ce retrait. Il y a me semble-t-il deux écueils à éviter : un retrait précipité, qui entraînerait le chaos, ou l’absence de toute perspective de retrait, à laquelle les Irakiens réagiraient par plus de violence et qui ferait le jeu des terroristes. La voie adaptée consiste à fixer un « horizon » pour le retrait, qu’il appartient aux autorités irakiennes de définir en fonction de la situation et en liaison avec les pays qui ont des troupes sur le terrain. Je crois qu’ainsi les Irakiens seront assurés que l’objectif est bien de leur rendre la plénitude de leur souveraineté.

Sources(s) : Conférence de presse sur la politique internationale (28/02/07)

Iran

Je suis convaincu qu’une solution diplomatique est possible si la communauté internationale reste ferme sur ses principes et dans ses demandes. Un nouveau conflit aurait des conséquences très graves pour la région.
L’accès de l’Iran à l’arme nucléaire est inacceptable, mais le règlement de la crise avec l’Iran doit être recherché par la négociation et dans un cadre multilatéral. La France doit agir pour que la communauté internationale reste unie, comme elle l’a été en adoptant à l’unanimité les résolutions 1 737 et 1 747.
Si l’Iran continue à ne pas respecter les résolutions du Conseil de sécurité, il faudra aller plus loin dans les sanctions pour faire comprendre au régime que nous n’acceptons pas le fait accompli d’un Iran nucléaire.
Dans ce cas, nous rechercherons en priorité l’unité du Conseil de sécurité sur de nouvelles mesures. Rien n’est exclu, a priori, ce qui compte, c’est l’efficacité. S’agissant de sanctions en dehors du Conseil de sécurité, ce n’est pas un problème de principe. Mais il est, bien sûr, préférable d’avoir une résolution de l’ONU.
C’est à l’Iran de choisir entre sanctions et isolement croissant ou coopération. En contrepartie, la Communauté internationale doit garantir qu’elle tiendra ses engagements, notamment en termes d’accès au nucléaire civil, si Téhéran respecte ses obligations.

Sources(s) : Le Monde (16/04/07) / Interview Arabies (04/07)

ISF

Il n’y aura pas de suppression de l’ISF si je suis président de la République. Il est normal que ceux qui ont les plus gros patrimoines paient davantage. En revanche, je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS).
Autrement dit, nul ne paiera au fisc plus que la moitié de ce qu’il a gagné. Il faut faire revenir les patrimoines et créer une nouvelle génération de capitalistes familiaux, qui investissent dans les PME et au service de l’emploi. J’entends donc donner à ceux qui paient l’ISF la possibilité de déduire de cet impôt, par exemple jusqu’à 50 000 euros, à condition de l’investir dans les PME. Je veux que tous ceux qui ont des projets puissent les financer et pas seulement dans la high tech ou dans Internet.

Sources(s) : Interview au journal Le Monde du 23 janvier 2007

Islam

Je pense qu’il n’y a pas eu un ministre de l’Intérieur qui ait fait davantage pour les musulmans de France que moi, en créant le CFCM, en indiquant qu’il n’y avait aucun amalgame à faire entre l’Islam et les extrémistes, en demandant pour les Musulmans le droit de prier non pas dans des caves et des garages, mais dans des mosquées, et en indiquant que l’Islam de France que je souhaite à la différence de l’Islam en France, que je ne souhaite pas.
La place de l’islam doit être celle de toute religion dans une société laïque, qui garantit la liberté de conscience, de religion, de culte. La France doit rester le pays de la liberté de pensée et d’expression. Je garantirai le droit des musulmans à pratiquer leur culte de manière digne, mais aussi le respect de nos principes fondateurs : laïcité, liberté de conscience, égalité hommes/femmes.

Sources(s) : J’ai une question à vous poser (5/02/07) / Interview Arabie (04/07)

Islam de France

Je veux également couper l’islam de France des influences étrangères, qu’il s’agisse du financement des lieux de culte ou de la formation des imams.
Je pense qu’il n’y a pas eu un ministre de l’Intérieur qui ait fait davantage pour les musulmans de France que moi, en créant le CFCM, en indiquant qu’il n’y avait aucun amalgame à faire entre l’Islam et les extrémistes, en demandant pour les Musulmans le droit de prier non pas dans des caves et des garages, mais dans des mosquées, et en indiquant que l’Islam de France que je souhaite à la différence de l’Islam en France, que je ne souhaite pas.

Sources(s) : Interview La Croix (04/04/07) / J’ai une question à vous poser (5/02/07)

Israël

S’agissant plus spécifiquement du conflit israélo-palestinien, ma conviction est que, si nous voulons trouver une solution, chacun des protagonistes doit accepter de reconnaître le droit de l’autre. Personne ne saurait perdre de vue deux réalités fondamentales : d’un côté, le terrorisme dont est victime la population israélienne, qui est inacceptable, de l’autre, un peuple occupé, qui ne renoncera jamais, quoi qu’il endure. Dans ce conflit, la France doit adopter une position équilibrée et un discours de franchise.
A nos amis palestiniens, je veux dire que l’existence et la sécurité de l’Etat d’Israël ne sont pas négociables et que rien ne peut justifier la violence. Les terroristes qui prétendent agir en leur nom et pour leur bien sont en fait les véritables ennemis des Palestiniens car ils les privent d’une paix à laquelle ils aspirent et ont droit.
C’est la raison pour laquelle la France, avec l’ensemble de la communauté internationale, a posé comme condition à la reprise du dialogue avec le gouvernement palestinien que ce dernier respecte les trois conditions posées par le Quartet : la reconnaissance d’Israël, le renoncement à la violence et le respect des accords antérieurs.
Et à nos amis israéliens, je veux dire qu’ Israël doit se tenir prêt à faire les concessions nécessaires pour permettre aux Palestiniens d’établir un Etat viable.
Vous l’avez compris, je défendrai avec la même énergie et avec la même force le droit d’Israël à vivre en sécurité et le droit des Palestiniens à disposer d’un Etat. Sur cette base, je suis convaincu qu’une solution pourra être trouvée, car l’immense majorité des deux peuples ne veut que la paix et la réconciliation.

Sources(s) : Interview Actualité Juive (04/07)