Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Arrêt sur Images : aujourd’hui j’arrête ! 09.02.09

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Dans l’affaire Kouchner Vs Péan (alias « Le Monsieur », dixit Sarkozy), on atteind des sommets…

Ce matin, je reçois dans ma boîte mail La gazette d’@rrêt sur images, n° 58. Ce sera la dernière. Ce lundi 9 février, je me désabonne. Voici la dite gazette :

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« De grâce ne vous contentez pas de la fin de l’émission« . Pourtant, surlignés en jaune, les propos qui s’y réfèrent et y invitent sont nettement plus nombreux que ceux concernant « la première partie« . La méthode Schneidermann a toujours été celle-ci : la présence de [pseudo] révélations autorise le racolage sauce TF1. J’avais fini par boycotter la version télé de l’émission. J’ai espéré que loin de la pression de l’audimat, le site ne tombe pas dans le même ecueil. Las : je prend le même chemin avec la version internet.

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Voici la vidéo :

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Ci-dessous, la retranscription de l’échange. « Ce n’est pas une raison pour ne pas poser les questions » nous dit Daniel Schneidermann. « Vous jugerez« . À vous de juger, donc,  si l’interview ne prend pas de faux airs d’interrogatoire :

D.S : « Cosmopolistisme, c’est un mot qui a été extrêmement  fréquemment utilisé par les antisémites des années 30 pour désigner la finance cosmopolite, les banquiers cosmopolites, la ploutocratie cosmopolite. J’imagine que vous connaissez ça par coeur puisque vous vous êtes intéressé à cette période. Pourquoi avoir utilisé des mots comme celui-ci ? Puisque, vous m’avez dit là en arrivant que vous étiez extrêmement blessé par les imputations d’antisémitisme qui vous sont faites depuis la sortie du livre. Pourquoi frôler la ligne jaune ?« .

P.P : « Écoutez, je me retrouve dans une position d’accusé. J’ai utilisé ce mot comme j’aurais utilisé ce mot d’universalisme« .

D.S : « C’est pas la même chose ! Vous êtes écrivain Pierre Péan, vous connaissez le poids d’un mot plutôt que d’un autre. Par exemple, le mot cosmopolitisme vous connaissez son utilisation des années 30 ? »

P.P : « C’est pas parce que ce terme a été dévoyé pendant quelques années effectivement par une extrême-droite antisémite, surtout à la fin des années 30 et au début des années 40, que… Ce que vous laissez entendre, c’est qu’on ne peut plus utiliser ce mot. »

D.S : « On fait attention, on est écrivain, donc on fait attention aux mots qu’on choisi. Est-ce que au moment où vous l’utilisez, vous le couchez par écrit dans votre livre, est-ce que vous vous dites… Vous ne pressentez pas ? »

P.P : « Ben non, sinon sans ça, si je l’avais pressenti… Et tous les gens qui l’ont lu non plus. C’est sûr que voyant tout ce que j’entends, là, depuis quelques jours, je le réécrirai, je ne réécrirai plus la même chose. Parce que c’est évidemment pas dans ma tête… à un quelconque moment, pensé antisémitisme« .

D.S : « Si vous deviez réécrire le livre aujourd’hui… »

P.P : « J’enlèverai le mot, évidemment ! Quand je vois l’impact de ce mot… Je l’enlèverai, voilà. »

D.S : « Bon, écoutez. Que vous dire ? Je ne suis pas dans le secret de vôtre âme. Mais s’agissant d’un écrivain, d’un enquêteur chevronné, il y a des imprudences de plumes qui laissent un peu sans voix. »

P.P : « Et qui sont, si je vous entend bien, révélatrices? »

D.S : « J’en sais rien, je ne conclut pas, je ne suis pas dans le secret de vôtre âme. »

Pierre Péan met fin à l’entretien.

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Les preuves apportés par Pierre Péan dans son ouvrage, parce qu’elles sont nombreuses,  ne permettent pas vraiment à Bernard Kouchner de se défausser en plaidant non coupable. Au lieu de nier les faits en bloc, il est donc plus simple de jouer, quasi la larme à l’oeil, la carte de l’attaque antisémite. Les médias, chaque jour davantage à la botte du gouvernement, sautent allègrement sur l’occasion, et Arrêt sur Images avec eux. Mais comme le suggère Stéphane Guillon : « avec toutes ces conneries, il ne faudrait pas laisser filer les vrais antisémites comme Dieudonné ou fermer les yeux sur les vraies trahisons comme fricoter aver Omar Bongo quand on fait de l’humanitaire« .

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Au sujet de Daniel Scneidermann :

À voir (ou revoir) : Enfin Pris ?, un film de Pierre Carles.

 

Total + Françafrique = Monsieur K. 06.02.09

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On aurait pu espérer que le cas KOUCHNER se limite à l’AFFAIRE TOTAL. Résumé : en 2002, six birmans portent plainte contre TOTAL pour “crimes et séquestrations”, ce qui est la traduction juridique de la notion de travail forcé. Pour se défendre, TOTAL utilise alors largement les conclusions d’un rapport de BK Conseil (comprendre Bernard Kouchner Conseil), pondu après 4 jours passés sur place par le French Doctor encadré par des personnes reconnues pour leur grande objectivité, puisque affiliées à la dite société.

Mais non. Bernard, personnage riche en couleur a bien plus d’envergure que cela. C’est ce qu’aura tenté de dépeindre Péan dans son dernier ouvrage. C’est aussi ce que tend à démontrer son procès en réhabilitation, fin novembre 2008. Laissons donc la parole à Bakchich :

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Deux mois avant le scandale de l’affaire Bernard Kouchner qui éclate ces jours-ci avec la sortie du livre de Pierre Péan, Le monde selon K. (Fayard), le TCA (Tribunal des condamnés d’avance) faisait le procès de Bernard Kouchner. Dans deux séances, les 25 novembre et 1er décembre 2008, au théâtre Dejazet, et devant une foule en délire, malgré l’absence regrettée du ministre des Affaires étrangères. Bernard K. était accusé notamment de « détournement de l’humanitaire et de l’abbé Pierre avec préméditation, opportunisme et retournement de veste avec précipitation, bidonages lucratifs et trafic d’influence médiatique en réunion ». Les bidonages lucratifs faisant référence à plusieurs rapports concoctés par Bernard Kouchner. L’un pour l’entreprise pétrolière Total, en Birmanie, les deux autres pour les comptes des gouvernements gabonais et congolais.

Jugé par l’auguste présidence de Daniel Mermet (France Inter), il a été défendu avec panache par les avocats Jacques Vergès puis Christophe Clerc. Et évalué in fine par le procureur Philippe Cohen (Vendredi).

Se sont succédés à la barre des témoins : Jean Bricmont (enseignant chercheur), Francis Christophe (journaliste), Jean-Marc Daniel (économiste, ex diplomate), Xavier Harel (La Tribune), Lime (écrivain), Jean-Baptiste Naudet (Le Nouvel Obs), Frédéric Pagès (Le Canard Enchaîné), Marc-Antoine Pérouse de Montclos (enseignant chercheur en sciences-politiques) Bertrand Rothé (prof et Bakchich), François Ruffin (journaliste), Daniel Schneidermann (Arrêt sur images), Sylvie Thienot (Actrice) et Anaëlle Verzaux (Bakchich).

Bakchich diffuse, en exclusivité, deux extraits vidéo du procès. En première partie, le témoignage de Xavier Harel, journaliste à La Tribune et spécialiste du continent africain, sur les petites affaires de Kouchner en Afrique, à savourer… et en deuxième partie, la plaidoirie de Maître Jacques Vergès, à déguster.

Le procès de Bernard Kouchner au tribunal des condamnés d’avance est une production Bakchich, Daniel Mermet et Les Mutins de Pangée.

Préparation : Bakchich et Daniel Mermet

A la caméra, au montage : Les Mutins de Pangée.

Bernard Kouchner, le fric et l’Afrique : Extrait 01

Le 1er décembre, Bakchich n’avait pas encore dégoté la facture de 817 000 euros d’Africa Steps et Imeda, adressée à la Trésorerie Générale du Gabon. Elle est publiée sur notre site internet depuis le 13 janvier 2009.

La plaidoirie de Maître Jacques Vergès : Extrait 02

Pour écouter ou réécouter le procès, rendez-vous sur le site non officiel de Là-bas si j’y suis.

Pour écouter ou réécouter Pierre Péan et Xavier Monnier interviewés par Daniel Mermet le jeudi 5 février 2009 dans Là-bas si j’y suis, sur France Inter, cliquez ici.

Article : Bakchich (Anaëlle Verzaux), vendredi 6 février 2009.

 

 

 

Le joli cadeau de Nicolas à Christine 20.02.08

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Le président du directoire de France 24, Alain de Pouzilhac, présidera la future société France Monde, qui réunira les participations de l’État dans les chaînes de radio et de télévision publiques RFI, TV5-Monde et France 24, annonce l’Elysée.
La journaliste Christine Ockrent, femme du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, devrait en devenir la directrice générale, ajoute l’Élysée dans un communiqué :

« Le président de la République charge M. Alain de Pouzilhac (…) de préparer la constitution d’une société holding dénommée France Monde, destinée à réunir les participations de l’Etat dans RFI, TV5-Monde et France 24 », peut-on lire. « M. Alain de Pouzilhac a vocation à présider cette nouvelle entité, qui sera investie de la mission de moderniser et de dynamiser l’audiovisuel extérieur public français et francophone », ajoute l’Elysée. « Mme Christine Ockrent en serait nommée directrice générale. » (more…)

 

Nanard 22.11.07

De retour de Norvège « C’est un pays qui est intéressant parce qu’y a pas d’apparat, y a pas de pompe. Les ministres circulent en vélo, ils sont jeunes, ils ne cumulent rien du tout, ça change un peu ». C’était donc Bernard Kouchner, 68 ans, désormais ministre, au micro de Bourdin & Co, le 18 janvier 2007

Photo © Olivier Roller

 

Bernard Kouchner 01.09.07

https://i2.wp.com/www.lejdd.fr/images/200715/kouchner.jpg © MaxPPP

MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES. (more…)

 

Georges-Marc Benamou 14.05.07

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Depuis mai 2007, il est conseiller du président de la République pour la culture et l’audiovisuel. Ancien directeur du mensuel Globe, fondé grâce à l’argent du milliardaire Pierre Bergé, PDG de Yves Saint-Laurent, pour « voir les intellectuels et les stars du show-biz se rassembler sous le signe de la fête, et mobiliser la jeunesse contre la montée du racisme » (Globe n°33, décembre-janvier 1988).

Le Plan B en a tiré un joli portrait dans l’article Quand la serpillière de BHL cire les parquets de l’Élysée. (more…)