Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Champagne : 138.000 euros la coupe 07.02.08

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Le ministre de l’Outre Mer, par ailleurs candidat à la mairie de Nice, devait se rendre le 23 janvier à Washington pour une conférence sur les récifs coraliens. Mais Nicolas Sarkozy décide d’organiser ce jour là, à l’Elysée, un pot impromptu, pour les « sarkozystes de la première heure » . Qu’à cela ne tienne, Estrosi renonce à son vol Air France : avec sa délégation de 11 personnes, il louera un jet privé, un Falcon 900 de la société Dassault. Le Canard a calculé le coût de cette décision : 138000 euros, pour quelques bulles.

Ce mercredi, à la sortie du conseil des ministres, Christian Estrosi a présenté ses excuses. C’est là que cela devient extravagant : « Si on m’avait donné le montant de la facture du déplacement, je n’aurais pas accepté. »

[Sources : Rue89 I Le Canard Enchaîné]

 

Députés : Préparez-vous à travailler pour eux 01.11.07

Il est toujours de bon ton, quand les trains cessent de circuler, de crier au scandale en condamnant « la prise d’otage des usagers ». Cette expression démesurée et absurde est néanmoins efficace : elle contribue à la division voulue pour mieux régner.

Après avoir travaillé (plus) à imprégner les français dits « de souche » de la haine de ceux qui n’ont pas même le droit de devenir français d’adoption, le gouvernement incite aujourd’hui les usagers des transports à la haine des conducteurs, stigmatisés comme étant d’horribles privilégiés qui abusent. C’est malin. Et efficace.

Avant de vous donner très bientôt des détails sur Les Militaires (qui contrairement aux conducteurs, échapperont à la réforme des régimes spéciaux de retraite), Le Sarkopithèque invite ceux qui ne l’auraient pas lu, à consulter un article du 15 Juin 2007 relatif à la retraite des députés : https://sarkopitheque.wordpress.com/2007/06/15/de-la-retraite-privilegiee-des-deputes/

 

Les conseils des ministres décentralisés 31.10.07

60 policiers par membre du gouvernement : les conseils des ministres décentralisés, ça coûte cher et ça pollue.

http://www.snut.fr/image.php?img=images/541.jpg © Snut

31 Octobre 2007 : Ajaccio.

Un mois après avoir inauguré cet exercice à Strasbourg, le deuxième conseil des ministres décentralisé de l’ère Sarkozy s’est déroulé mercredi à Ajaccio dans une préfecture de Corse-du-Sud transformée en camp retranché, afin d’en éloigner les nationalistes radicaux, hostiles à l’initiative, et les syndicats en colère.

Justifiée par Nicolas Sarkozy et le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez sur le thème « la Corse, c’est la République », cette délocalisation a attisé les critiques, d’abord en Corse. Plus de 1.500 policiers et gendarmes, soit près de 60 par membre du gouvernement présent, ont été mobilisés, notamment pour protéger la préfecture de Corse-du-Sud qui avait pris mercredi des allures de forteresse assiégée. Déployés tous les 5 mètres dans les avenues du centre d’Ajaccio désertées par leurs habitants excédés, les forces de l’ordre ont barré tous les accès menant au centre de la cité impériale. (more…)

 

Le rugby, c’est RAID 23.10.07

Dans la chronique C’est dans le Journal, sur RTL, du 15 octobre 2007, on apprend sans plus de détails, au détour d’une phrase, que les policiers du RAID protègent les joueurs de l’équipe de France de Rugby depuis septembre. Question : ça coûte combien ?

 

Du coût des commissions… 24.09.07

Comment le gouvernement se montre impuissant face à la bureaucratie des commissions.
Derrière les commissions paillette se cache une masse orwellienne de groupes de travail dans laquelle le gouvernement essaie, en vain, de tailler pour réduire les coûts. Marianne2.fr s’est procuré une circulaire interne alarmante… mais guère alarmiste !

A force de créer des commissions à épingler à la boutonnière des candidats à l’ouverture, Nicolas Sarkozy est obligé de rogner sur son administration. Car derrière les très « classieuses » « commission Attali » et « commission Rocard » se cache un dédale de groupes de travail obscurs turbinant à l’argent public dans l’arrière-cour des ministères. Marianne2.fr s’est procuré un document émanant de la direction générale pour la modernisation de l’Etat qui dresse un tableau orwellien des commissions à caractère consultatifs du seul ministère de l’Economie et des Finances : 111 organismes qui forment l’appareil de conseil de cette administration. Un nombre jugé « excessif par le gouvernement ». L’objectif de cette note est clair : les chefs de service sont priés de signaler quels groupes de travail peuvent être supprimés.

Première page de la note de la direction générale pour la modernisation de l'Etat (abrégé ici DGME).

Première page de la note de la direction générale pour la modernisation de l’Etat (abrégé ici DGME).

Vous avez demandé un avis, ne quittez pas…
L’inventaire des commissions joint à la note est pour le moins baroque : communications électroniques, emploi public, débit de tabac… tout y passe ! Première observation inquiétante : pour plus des deux tiers de ces commissions, le coût de fonctionnement annuel n’est pas indiqué. Pas plus que le nombre de réunions s’étant tenues au cours des exercices 2005 et 2006. Dans les notes sur l’Observatoire national du commerce, on lit même « Cette commission n’a pas eu d’activités depuis 2 ans. » Oups !

Si certaines commissions semblent indispensables (marchés publics de l’État, contentieux douaniers, tourisme), d’autres sont plus difficiles à justifier : 29 personnes pour substituer des mots français aux termes anglais dans l’automobile et 43 pour faire la même chose dans les activités postales. Une « commission de déontologie » est même chargée de contrôler les activités privées des « agents publics cessant temporairement ou définitivement leurs fonctions », qui emploie 8 personnes pour 278 000 € par an.

Le tabou de la « rigueur »
Mais le principal coût est rarement rapporté dans ces colonnes : toutes les commissions comportent des « membres de l’administration », « représentants des ministres » et autres « cadres mis à disposition » qui travaillent pour ces organismes… en étant payés par leurs administrations d’origine. Ainsi le coût réel de la commission nationale de la certification professionnelle, qui emploie cent personnes, doit-il être largement supérieur aux 109 000 € annoncés si on compte leur salaire de fonctionnaires.

Or, quand il s’agit de réaliser des coupes, la direction générale pour la modernisation de l’Etat est prudente : seuls deux organismes sur la liste de 52 qui nous est parvenue sont indiqués « à supprimer », et l’un d’entre eux ne comporte que huit membres. Pas de doute : le mot « rigueur » est devenu tabou dans l’administration sarkozyste.

Sylvain Lapoix [Marianne2.fr] – Lundi 24 Septembre 2007

 

de la retraite privilégiée des députés 15.06.07

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Comme l’a rappelé Jean-Jacques Bourdin sur RMC, pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417.120 Euros d’indemnités (60 mois x 6952 Euros). Et à l’issu de ces 5 ans, ils percevront à vie 20% de ce traitement. Les élus sont unanimement d’accord, et les médias silencieux.
Ces parachutes en or tombent à une période où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et qu’ils dénoncent le train de vie dispendieux de l’État.
L’information sur la nouvelle indemnité « chômage » des députés a d’abord été révélée par Le Canard Enchaîné du 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre le 1er Mars 2007. Curieusement à part ces deux médias, silence du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement toujours prompts à dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons.
Pourquoi pas plus d’écho sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi que Jean-Louis Debré a fait voter en douce, a été adoptée à l’unanimité par tous les groupes politiques : UMP, PS, UDF et PCF, qui pour s’octroyer des avantages savent parfaitement s’entendre.
Un député non réélu touchera pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour (selon info sur le site de l’Assemblée Nationale) de 6952 Euros brut et de 5178 net mensuel.
Les indemnités attribuées aux députés ont été définies par l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L’indemnité de base est calculée « par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l’État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie », ce qui correspond au traitement d’un conseiller d’État ayant moins d’une année d’ancienneté dans son grade.
S’y ajoute l’indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l’article 2 de l’ordonnance précitée : L’indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite « de fonction ». Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l’indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l’indemnité de résidence).

Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes :

– Indemnité de base : 5 400,32 €
– Indemnité de résidence (3 %) : 162,01 €
– Indemnité de fonction (25 % du total) : 1 390,58 Euros.
Soit brut mensuel 6 952,91 €

Doivent être déduites du brut mensuel diverses retenues obligatoires :

– Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1 153,08 €
– Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,62 €
– Contribution sociale généralisée et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55 €
– Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 €
Soit net mensuel 5 177, 66 €

Cette généreuse indemnité chômage, qui permettra à tous les députés non-réélus en juin prochain de continuer à percevoir leur indemnité parlementaire pendant 60 mois au lieu de 6 actuellement, est totalement inconditionnelle, et l’heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération n’est tenu à aucun engagement quelconque, comme par exemple justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle auprès d’un conseiller ANPE, ou d’une activité justifiant cette « aide sociale », bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires.

 

Rémunération des dirigeants et parlementaires 08.05.07

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