Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Sarkozy Mouillé dans l’affaire du Cercle Concorde ? 22.01.08

Sarkozy et Devedjian à l'Elysée en 2002 (Charles Platiau/Reuters)

Mafia, jeu, meurtres, pouvoir, argent… L’affaire du Cercle Concorde n’est pas en manque de rebondissements. Dernier en date : un banquier suisse et un mercenaire français évoquent, dans le bureau du juge marseillais chargé de l’affaire, le nom de Nicolas Sarkozy. Selon le quotidien suisse La Tribune de Genève, le magistrat aurait demandé « d’éclaircir le rôle de l’actuel président de la République, lors de la réouverture du Cercle de jeux Concorde en 2005« , époque à laquelle il était ministre de l’Intérieur.

L’épisode de 2005 s’inscrit dans un contexte de trois années de guerre des clans du Milieu et son cortège de cadavres, dans le but de contrôler l’empire des jeux. Retour sur cette affaire de poupées russes corso-marseillaises.

Les cercles, machines à blanchir

En 1987, le ministère de l’Intérieur ferme le Cercle Concorde, soupçonné de blanchir l’argent de la pègre, sous le contrôle du clan Francisci. Marcel Francisci, patron du cercle Haussman, surnommé « l’empereur des jeux », a été abattu en 1982. Roland, député UMP et président du Conseil général de Corse-du-Sud, a dirigé le Cercle de l’aviation. Tous deux sont réputés proches de Jacques Chirac, puis de Nicolas Sarkozy. Un ancien flic raconte:

« Dans les années 80, le Concorde était très fréquenté par les gens du SAC, Debizet et consort, sous la houlette de Raffali. Comme d’habitude, deux équipes corses se disputent les avantages du cercle. »

Les cercles sont des institutions à part dans la galaxie des jeux d’argent. Ni casino, ni table privée, ils ont l’obligation d’obtenir un agrément du ministère de l’Intérieur, après avis de la Commission supérieure des jeux (CSJ), qui se base sur une enquêtre approfondie de la section Courses et Jeux des Renseignements généraux. La décision est prise par le ministre en personne. Ils ont aussi l’obligation de reverser 10% de leurs bénéfices à des oeuvres de leur choix. (more…)

 

Les ministres notés par des voyous 18.01.08

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Le cabinet de conseil en management et en stratégie Mars & Co, chargé par Nicolas Sarkozy d’évaluer les ministres du gouvernement, semble bien peu recommandable.

Dirigé par Dominique Mars, cette société qui possède une antenne à Paris et dans six villes du monde et qui emploie plusieurs centaines de personnes, est en effet en infraction avec la loi. « La règle de la maison est la discrétion absolue », rapporte France Inter, qui n’a constaté « aucune inscription, pourtant obligatoire, de ses comptes annuels au greffe du tribunal de commerce ». « Cette SRAL fondée en 1979, dont le chiffre d’affaires tournerait, selon les spécialistes, autour de 25 millions d’euros pour la France, dix fois plus à l’international, a toujours cultivé le secret », explique la radio.

France Inter cite le témoignage de Jean-Baptiste Hugot, auteur depuis quinze ans du Guide des cabinets de conseil en management. « C’est le seul cabinet que je n’ai jamais pu rencontrer en quinze ans », explique-t-il. « Je n’ai jamais pu interviewer son président. C’est une singularité dans un secteur où l’on cherche surtout à se mettre en avant. On ne peut pas consulter ses comptes. Il n’est pas en conformité avec la loi. Dans le domaine du conseil en management de groupes internationaux, c’est à ma connaissance le seul cas ». Jean-Baptiste Hugo ajoute que s’il devait évaluer la transparence de Mars & Co, il lui donnerait la note de 0,5 sur 10.

Selon France Inter, le fondateur Dominique Mars est natif de Neuilly-sur-Seine, ville dont Nicolas Sarkozy a été maire. Dominique Mars a refusé de répondre aux questions de la radio, qui ajoute que Mars and Co conseillerait le groupe Suez, en cours de fusion avec Gaz de France.

Informations en cours de vérifications :

Il semblerait que la société Mars & co soit également client du cabinet d’avocats cofondé par Nicolas Sarkozy : Selas – Arnaud Claude & Associés (dont, conformément à sa déclaration de patrimoine, Nicolas Sarkozy possède 34%, et au passif, une « caution pour 34% à titre personnel d’un prêt de 7 millions de francs contracté par la SELAS pour le rachat de la clientèle »).

Dominique Mars appartiendrait au très sélect Club Le Siècle. Club politico-affairo-médiatique regroupant du très beau monde de la politique, du milieu des affaires et de la presse française. Parmi ces membres notamment un certain Nicolas Sarkozy, mais aussi Rachida Dati, Patrick Poivre d’Arvor ou encore Dominique Strauss-Kahn.

[Sources : Nouvel Obs I Blog de Luc Mandret]

 

Guéant : subordination de témoin ? 13.01.08

Le  collaborateur de Nicolas Sarkozy a démenti les accusations. (Reuters)

Vendredi 07 décembre 2007, cour d’assises spéciale de Paris. La 20ème audience du procès d’Yvan Colonna, soupçonné d’avoir assassiné le préfet Erignac le 6 février 1998, a été marquée par le témoignage de Claude Guéant. Il est accusé par la défense d’Yvan Colonna d’avoir « briefé » la déposition de Roger Marion, l’ancien chef de la division nationale antiterroriste (DNAT), qui a conduit un temps l’enquête sur Yvan Colonna. « Je subodore une subordination de témoin » a lancé Me Antoine Sollacaro, l’un des quatre avocats. Faux, répond Claude Guéant. « Je ne vous permets pas de dire n’importe quoi, je ne vous permets pas de m’insulter, je dis la vérité », a-t-il lancé à l’avocat de la défense.

À l’origine de la polémique : un entretien d’« à peine 20 minutes », le 29 octobre dernier à l’Elysée, entre Claude Guéant et Roger Marion. La défense s’appuie notamment sur une brève publiée dans Le Point le 8 novembre dernier. Selon l’hebdomadaire, c’est Claude Guéant qui a convoqué fin octobre l’ancien chef de la DNAT pour « s’assurer que le bouillant commissaire s’abstiendrait de tout règlement de comptes avec des policiers chargés de l’enquête sur l’assassinat du préfet Erignac ».

L’enquête sur la mort de Claude Erignac avait en effet donné lieu à une importante guerre des polices entre le SRPJ de Corse, la DNAT et le successeur du préfet assassiné, Bernard Bonnet. Or, à cette époque, Claude Guéant était le directeur général de la police nationale. Par ailleurs, il connaît bien le dossier corse pour avoir été directeur de cabinet adjoint de Charles Pasqua au ministère de l’Intérieur (1993-1994). Il était ensuite directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy à la place Beauvau, puis à Bercy (2002-2004), et encore à l’Intérieur (2005-2007) avant de devenir son directeur de campagne, puis secrétaire général de la présidence de la République.

De son côté, Claude Guéant n’affirme avoir reçu Roger Marion que parce que ce dernier avait pris rendez-vous parce qu’il « était ému par des menaces qui lui étaient parvenues sur sa messagerie de portable, qu’il considérait sérieuses et dont la voix était marquée de l’accent corse » . Le secrétaire général de l’Elysée a estimé qu’il s’agissait là d’une « demande tout à fait naturelle » et qu’il n’y avait « rien de suspect ni d’anormal » à recevoir un « ancien collaborateur » dont il a vanté « le remarquable travail de policier ». Le secrétaire général de l’Elysée nie avoir mis au point la déposition de Roger Marion à cette occasion. « Je n’ai en aucune façon influencé le témoin », a répliqué Claude Guéant, soulignant que lors de cette rencontre, le procès du berger corse n’y avait été que brièvement évoqué, en fin d’entretien, sans aborder le fond.

[Sources : 20 Minutes I Le Jdd I Le Figaro]

 

Comment les alliés de Sarkozy ont touché le jackpot à Tahiti 11.12.07

Les ex-UDF ralliés à Nicolas Sarkozy ont enfin trouvé le moyen d’accéder au financement public des partis : en signant une convention de partenariat avec Fetia Api, minuscule formation politique de Polynésie française. Décryptage.

Enfin, car les 21 députés du Nouveau Centre s’étaient cassés une première fois les dents fin octobre en essayant de faire modifier la loi sur le financement des partis datant de 1988. Ne satisfaisant pas aux critères légaux à l’issue des dernières législatives, ils voulaient que la dotation soit également allouée aux formations comptant quinze députés ou plus. La proposition de loi avait cependant été ajournée sine die devant la virulente opposition du PS et du MoDem au sein de l’hémicycle.

Mais les nouveaux meilleurs ennemis de François Bayrou ont très vite échafaudé une nouvelle stratégie, profitant d’une législation plus souple outre-mer. La convention avec Fetia Api, négociée depuis un mois, a été passée la semaine dernière. De justesse : ils avaient jusqu’au 30 novembre, date de clôture du dépôt des demandes de financement public pour les partis politiques.

Un partenariat financier « gagnant-gagnant ».

Un stratagème dénoncé par le MoDem. Pour le député Jean Lassalle, ce financement « exotique […] n’est pas tellement à l’honneur » des centristes et « ne rend pas très crédible la politique ».

Le Nouveau centre assume. Pour le chef de file du parti, le député François Sauvadet, c’est même plutôt à François Hollande et à François Bayrou de devoir « s’expliquer devant les Français », puisque le PS et le MoDem ont refusé de « changer la loi ».

Il s’agit d’ailleurs d’un accord « gagnant-gagnant », selon le Nouveau centre. Et ce n’est rien de le dire, quand on se penche d’un peu plus près sur la loi de 1988. L’enveloppe du financement public consécutif aux législatives se compose deux parties. La première distribue 1,63 euros par voix aux partis qui ont satisfait aux exigences légales minimum (1% des voix dans 50 circonscriptions en métropole, et seulement 1% des voix sur l’ensemble des territoires en outre-mer). Exigences satisfaites par le Fetia Api, mais pas par le Nouveau Centre.

Un jackpot inespéré de plus de 900 000 euros.

Or ce critère constitue une condition sine qua non pour accéder à la deuxième partie de l’enveloppe, autrement plus intéressante : les partis reçoivent 44 394 euros par député et sénateur ralliés. Le Fetia Api n’en compte pas, le Nouveau centre si. L’équation était donc la suivante : le Nouveau centre et le Fetia Api remplissaient chacun une des deux conditions, mais sans pouvoir accéder à l’enveloppe financière (excepté 1 664,23 euros pour le Fetia Api, après les 1 021 suffrages recueillis en juin). Mais en s’alliant, c’est le jackpot : au total, les deux partis vont se partager au moins 900 000 euros ! (more…)

 

L’affaire Lagardère pour les nuls 06.11.07

« SARKOZY EXIGE LA VÉRITÉ. »

Ce titre a récemment barré la couverture du Parisien. « Il hausse le ton », commentait même le journal.

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Pleine de compassion pour ce Président soit-disant en quête de vérité sur l’Affaire EADS, l’émission Là-Bas si j’y suis (France Inter) du 09 octobre 2007, a décidé de l’aider à comprendre d’où pouvaient bien venir ces « miettes illégales d’un festin très légal. »

Pour ce faire, elle a invité François Ruffin, journaliste, et fondateur de Fakir, un « Journal d’enquête sociale fâché avec tout le monde ou presque qui n’est lié à aucun parti, aucun syndicat, aucune institution. »

Bien avant que Le Figaro sorte ce scoop qui n’en est pas un, François Ruffin avait déjà tenté de lever le voile sur cette trouble histoire. En mars 2007, il publiait dans Fakir un article relatif à l’affaire EADS, revenant à la charge en mai 2007 dans le Monde Diplomatique.

DOCUMENTS :

Deux articles de François Ruffin dans le Monde Diplomatique de Mai 2007 : Le scandale Airbus va-t-il devenir l’affaire Lagardère ? et Silence Radio.

Un article de Fakir : Airbus : le syndicat s’écrase.

Écouter l’émission Là-Bas si j’y suis du 09 octobre 2007 Ici.

L’AFFAIRE LAGARDÈRE POUR LES NULS (En dix leçons) :

(Ce texte de François Ruffin a été mis en ligne par La-bas.org. Il est téléchargeable ici en format Pdf grâce à un auditeur de Montpellier).

1 – Comment le délit d’initiés s’est déroulé au grand jour.
2 – Comment a fonctionné la censure durant la campagne.
3 – Comment sortent les « révélations » aujourd’hui.
4 – Comment Lionel Jospin a laissé Airbus à Lagardère.
5 – Comment les « Lagardère Boys » se mènent la guerre.
6 – Comment EADS fait de la « rentabilité pour l’actionnaire » sa « priorité ».
7 – Comment le plan Power 8 était prévu depuis longtemps.
8 – Comment on délocalise dans un secteur en croissance.
9 – Comment Airbus se construit, et se détruit, à l’image de l’Europe.
10 – Comment économistes, socialistes, syndicalistes incitent la résignation.

(Ce texte reprend, et actualise, des articles parus dans Fakir en mars 2007 et Le Monde diplomatique en mai 2007.)

1 – Comment le délit d’initiés s’est déroulé au grand jour

Définition : lorsque des dirigeants d’entreprises, ou des hauts fonctionnaires, disposent d’informations pas encore rendues publiques et qu’ils en profitent pour spéculer sur le cours des actions, en vendant ou en achetant.

Comment ça s’est passé ?
Le 8 mars 2006, EADS annonce un bénéfice net record de 1,68 milliards d’€.
Du 8 au 24 mars 2006, plusieurs dirigeants d’EADS vendent leurs stock-options. Dont Noël Forgeard, qui s’en procure d’autres, devant notaire, pour ses enfants, un placement qu’il jugea « légitime à l’approche de la soixantaine ». Il empocha 2,5 millions d’euros pour lui, et 400 000 de plus pour chacun de ses fils. (more…)

 

« Elève Rachida, au piquet ! » 31.10.07

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L’injonction est du Canard Enchaîné, qui publie aujourd’hui l’extrait du curriculum vitae qui figure au dossier administratif de Rachida Dati. Un CV qui indique, pour l’année 1993, « M.B.A. du groupe H.E.C. » avec la mention « ancienne élève de l’Institut supérieur des affaires ». En réalité, comme L’Express l’a révélé, la Garde Sceaux n’a jamais obtenu le diplôme. Rachida Dati l’a d’ailleurs confirmé, tout en soulignant qu’elle n’a jamais prétendu l’avoir…

Le Canard écrit que « le document (…) a provoqué un véritable branle-bas de combat (…) au ministère de la Justice », provoquant le coup de fil du porte-parole du ministère. Il a expliqué au journal que « la formule « ancien élève de l’Institut supérieur des affaires » signifiait clairement qu’elle n’avait pas obtenu le diplôme final ». Le Canard Enchaîné se demande alors pourquoi mentionner « M.B.A du groupe H.E.C. », soulignant « l’ambiguïté » cultivée par la ministre.

Une ministre qui s’est elle-même fendue d’un coup de fil au Canard pour lui reprocher de s’intéresser à son parcours en raison de ses origines. Et le journal de répondre « refrain connu. Seule solution, ne parler de la ministre qu’en termes élogieux et pratiquer la discrimination ministérielle positive. »

La question de ce « faux diplôme » n’est pas anodine. Il aurait facilité l’entrée en 1996 de Rachida Dati à l’Ecole nationale de la magistrature, qu’elle a intégrée par la voie parallèle ouverte aux personnes ayant déjà connu une expérience professionnelle.

Rachida Dati, qui nie les accusations, compte bien donner sa vérité dans le livre Je vous fais juge, qu’elle doit publier prochainement. « Je corrige quelques rumeurs ou des choses qui sont fausses. Je corrige des incorrections. Quand on parle de faux diplômes, il faut une matérialité », s’est elle défendue mardi sur Europe 1. C’était avant la publication de son CV…

Source : Libération

 

Affaires : un silence assourdissant 07.10.07

par Jean-Marcel Bouguereau, rédacteur en chef au Nouvel Observateur et éditorialiste à la République des Pyrénées, pour laquelle a été rédigé cet article. [NouvelObs.com – 07.09.2007]

ET IL INSISTE. Nicolas Sarkozy a réitéré jeudi sa volonté de dépénaliser le droit des affaires. Mais pourquoi n’insisterait-il pas ? Ses dernières déclarations au Medef, malgré leur caractère scandaleux n’ont suscité que des protestations du monde judiciaire. La presse s’est tue. Les radios se sont tues. La télévision s’est tue, alors que la pénalisation du droit des affaires est extrêmement faible en France, notamment par rapport à la manière dont la justice américaine traite ces cas. Seuls quelques juges se sont exprimés, comme Eva Joly qui ne comprend pas que l’on « irresponsabilise » ainsi ses élites : « cela me paraît une grave erreur et une absence de compréhension de ce qu’est la criminalité organisée ou la criminalité économique ». Tolérance zéro pour tous mais pas pour les patrons, alors que, non sans démagogie, on nous propose de faire comparaître les malades mentaux et de sanctionner les mineurs comme des adultes. La dépénalisation du droit des affaires est une vieille revendication du Medef. La France est pourtant un pays où les sanctions pour délit économique sont peu nombreuses. Pour l’année 2005, une récente étude de la Chancellerie fait état de 4.056 condamnations en matière de législation sur les sociétés ou pour atteintes aux finances publiques, sur un total de 550.841, avec comme délits principaux les banqueroutes, les abus de biens sociaux, la corruption active ou passive, le trafic d’influence et la prise illégale d’intérêt. Nicolas Sarkozy voudrait également interdire les enquêtes sur dénonciation anonyme. Mais la plupart des grandes enquêtes sur les « affaires » ont pour origine ou ont été accélérées par des lettres anonymes, même si cette pratique, de sinistre mémoire, est susceptible de toutes les manipulations. Mais, comme l’a souligné Eva Joly, en matière de dénonciation anonyme, « la France irait ici à l’opposé de ce que font tous les autres grands pays dans le monde », comparant Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi, dans sa manière de « soutenir les délinquants ». Une comparaison de plus en plus patente. Notable différence : Berlusconi était à la tête d’un empire médiatique, Sarkozy joue de son influence sur ses amis Bouygues, Dassault, Lagardère, Pinault, tous patrons de presse, pour intimider les rédactions, ce qui explique le silence assourdissant sur cette question capitale et scandaleuse.

JMB