Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

L’Élysée sous la tutelle des lobbies ? 18.03.08

Lors d’une enquête sur Les lobbies au coeur de la République, l’émission Lundi Investigation (Canal+), s’était intéressée à un cabinet de lobbying particulièrement performant : Domaines Publics.

Implanté dans l’industrie du jeu, la sécurité, le tabac, ou encore les vins et spiritueux, Domaines Publics est en fait un nom commercial qui regroupe deux sociétés de lobbying. L’une d’elle, Pic Conseil, est particulièrement florissante : en un an, son chiffre d’affaire a en effet progressé de plus de 50%.

Parmi les actionnaires de cette très prometteuse Pic Conseil, on trouve deux personnes qui ont un point commun : celui de travailler au ministère de l’intérieur du désormais célèbre Nicolas Sarkozy.

Frédéric Lefebvre est alors conseiller chargé des relations entre le ministre et le parlement. Il est aussi directeur de cabinet pour la présidence de l’Ump.

Stéphan Denoyes, ancien assistant parlementaire de Christian Estrosi, a beau n’avoir « aucune fonction au ministère », il y a néanmoins une secrétaire à disposition.

Est-ce normal que de puissants acteurs du lobbying dans les domaines de l’alcool, du jeux, du tabac et de la sécurité, travaillent dans un ministère qui traite justement ces dossiers ? La réponse de Nicolas Sarkozy : « franchement, ça n’est pas mon problème ».

Ci-dessous, la totalité du reportage diffusé le 23/05/2007 sur La Une (Belgique) [Merci à Real Hip Hop] : (more…)

 

Charles Pasqua condamné à 18 mois de prison avec sursis 13.03.08

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Charles Pasqua condamné à 18 mois de prison avec sursis pour financement illégal de campagne électorale.

L’ancien ministre de l’intérieur, Charles Pasqua, a été condamné, mercredi 12 mars, à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris, dans l’affaire du financement illégal de sa campagne des élections européennes de 1999.

La 11e chambre correctionnelle, qui a suivi les réquisitions du parquet, a reconnu M. Pasqua, qui était absent, coupable de faux, financement illégal de campagne électorale et abus de confiance. A 80 ans, le sénateur des Hauts-de-Seine était jugé pour avoir bénéficié de 7,5 millions de francs (1,1 million d’euros) pour sa campagne, issus de la vente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie) dont il avait autorisé, en tant que ministre, l’exploitation en 1994.

« Vraisemblablement il y aura un appel et M. Pasqua a l’intention, tant que son honneur ne sera pas lavé, d’utiliser tous les moyens de droit qui seront possibles, y compris la Cour européenne des droits de l’homme », a commenté son avocat, Me Forster.

Procédure devant la cour de justice de la République.

M. Pasqua fait l’objet dans le même dossier d’une procédure pour corruption passive devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à enquêter et à se prononcer sur des délits reprochés à des ministres en exercice. Silencieux sur cet aspect lors de son procès, Charles Pasqua ne s’est exprimé que sur le financement de sa campagne, parfaitement régulier et transparent selon lui.

Le tribunal a par ailleurs condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et 150 000 euros d’amende Michel Tomi, l’un des bénéficiaires de la revente du casino d’Annemasse, jugé pour « corruption active ».

Source : LeMonde.fr avec Afp, 12.03.08 I Illustration © Kiro

 

Villiers-le-Bel : l’interpellé était candidat aux municipales 27.02.08

Dressant le portrait détaillé de Adama K., l’un des habitants de Villiers-le-bel interpellé lundi dernier lors de l’opération ultra-médiatisée dans les cités de la ville, et accusé par la police d’avoir tiré sur leurs collègues lors des émeutes de novembre 2007, Le Figaro a omis de préciser que l’intéressé est inscrit, en position éligible, sur la liste de la candidate UMP à la mairie de Villers-le-Bel, l’avocate Sylvie Noachovitch. Laquelle, ex-de chez Julien Courbet à la télé, est d’ailleurs devenue depuis lundi le défenseur du-dit Adama K. Le monde est si petit…

Source : Bakchich

 

Parti politique recherche graphistes 26.02.08

Il faut croire que Nicolas Sarkozy utilise à son seul compte toutes les compétences disponibles sur la capitale en matière de communication. Car ses sous-représentants cumulent bourdes et mauvais goût.

L’exemple Roger Karoutchi.

Le président du groupe UMP au conseil régional d’Ile de France et secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement dénonce, dans la dernière lettre d’information de son groupe, les projets des Verts de Paris, qui veulent créer des péages sur le périph et les autoroutes de la région. Pour illustrer son propos, Roger Karoutchi a mis en ligne une photo du périphérique parisien très embouteillé.

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Tellement embouteillé que les Parisiens en ont perdu leur latin et leur code de la route. Car problème : sur la file de droite, il y a plusieurs voitures à contre-sens ; et une petite voiture jaune a décidé d’en faire de même sur la file de gauche. Source : Backchich

 

Député-Maire = Salaire + chômage ? 20.02.08

Le député-maire UMP d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), Gérard Gaudron, a reconnu toucher des allocations chômage d’environ 1.500 euros par mois depuis août 2005, confirmant des informations du Canard enchaîné à paraître mercredi.Ce député, indemnisé par les Assedic après avoir accompli l’ensemble de sa carrière chez Géotherma, société spécialisée dans l’installation de chauffages à énergies renouvelables, géothermie, aérothermie, solaire et biomasse, a annoncé qu’il allait « rembourser » les indemnités perçues depuis son élection à l’Assemblée nationale en juin 2007.
« Ca me semble choquant que quelqu’un qui est parlementaire et qui, par nature, a des indemnités, ne mette pas fin à ce qu’il perçoit de façon indue », a déclaré le porte-parole de l’UMP sur Europe 1. « Je crois, a-t-il souligné, qu’il y a là une affaire à tirer au clair et que ça donne une assez mauvaise image des parlementaires ».

Depuis qu’il est député de la 10ème circonscription de Seine-Saint-Denis, M. Gaudron, 57 ans, cumule chaque mois ses indemnités de maire et de parlementaire et ses allocations chômage, soit au total « environ 12.500 euros brut », selon le calcul du Canard enchaîné. L’hebdomadaire a précisé que le député s’est vu supprimer entre août et octobre 2007 ses allocations chômage pour non présentation à une convocation des Assedic, avant de les percevoir de nouveau.

« J’ai fait les démarches utiles, me semble-t-il, pour mettre un terme à cette situation », a précisé M. Gaudron à l’AFP, en indiquant avoir écrit deux fois aux services concernés pour les informer de sa nouvelle situation de parlementaire (12 septembre 2007) et pour proposer de rembourser le trop-perçu (26 novembre 2007). « J’ai malgré tout continué à toucher mes allocations chômage », a-t-il ajouté en indiquant les avoir encore perçues ce mois-ci. « Je ne suis ni un voyou ni quelqu’un qui profite du système. Je suis honnête. J’ai demandé de rembourser, je vais le faire », a encore déclaré M. Gaudron, qui a précisé avoir contacté ce mardi les Assedic en ce sens.

Avec d’autres députés UMP, l’élu a co-signé en novembre 2007 une proposition de résolution tendant à créer une commission d’enquêtes sur les fraudes aux prestations et aux prélèvements sociaux.

Le député-maire d’Aulnay ne fraudait pas les Assedic

Stigmatisé depuis ce mercredi matin et la parution de l’article du Canard Enchaîné titré « Ce député-maire UMP qui touche les Assedic », Gérard Gaudron s’est vu dédouané dans l’après-midi par l’Unedic.

L’affaire dénoncée par l’hebdomadaire satirique sentait pourtant le soufre pour l’élu d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Depuis son élection aux législatives de juin dernier, il cumulait ses indemnités mensuelles de maire (4094 euros) et de député (6952 euros) avec ses allocations chômage d’environ 1500 euros par mois.

Une allocation de retour à l’emploi, précisément, dont Gérard Gaudron bénéficiait depuis 2005 et la perte de son emploi de géologue à la suite d’un licenciement. Or, si un maire peut cumuler indemnités et allocations, un député n’en a pas le droit.

La situation était d’autant plus inconfortable que Le Canard Enchaîné précisait que le député-maire avait signé avec une partie du groupe UMP de l’Assemblée nationale une proposition de résolution demandant la création d’une « commission d’enquête sur les fraudes aux prestations at aux prélèvements sociaux ».

« Je reçois toujours un virement de vos services »

Branle-bas de combat dans le bureau du maire d’Aulnay. Alerté la veille de la parution de l’article, Gérard Gaudron publie immédiatement un communiqué dans lequel il dénonce « une basse manoeuvre politique (…) à trois semaines des élections municipales ».

Pour démontrer sa bonne foi, il joint deux lettres, l’une adressée à la Direction départementale du travail datant du 12 septembre et l’autre au directeur des Assedic le 26 novembre. Dans la première, il écrit ne plus estimer « nécessaire de bénéficier (…) de l’allocation de retour à l’emploi ». Dans la seconde, il insiste:

« Je vous confirme que (…) je demande à ne plus bénéficier des allocations de recherche d’emploi. (…) Je reçois toujours un virement de vos services. Je vous prie de bien vouloir m’indiquer les modalités de remboursement des allocations perçues depuis mon élection au poste de député. »

Entretemps, la Direction départementale du travail lui avait simplement répondu dans un courier daté du 13 novembre que sa première lettre allait être transmise à son antenne Assedic pour examen de ses nouveaux droits et obligations. Une transmission ou un examen qui a donc pris beaucoup de temps, au point de ne toujours pas être effectué à ce jour.

Gérard Gaudron « n’est pas suspect de fraude »

Restait une interrogation: un chômeur n’est-il pas obligé d’actualiser chaque mois sa situation par téléphone ou par Internet? Mais l’Unedic a répondu par un autre communiqué à cette question que s’était également posée le site spécialisé JobEtic. L’Unedic affirme que Gérard Gaudron « n’est pas suspect de fraude ». Et argumente:

« Les allocataires dispensés de recherche d’emploi [comme l’était Gérard Gaudron car il était âgé de plus de 57 ans et 6 mois, ndlr] sont à ce titre dispensés de l’actualisation mensuelle de leur situation. Cet examen a lieu dans ce cas une fois par an en septembre. »

Au final, le député-maire d’Aulnay-sous-Bois fera donc seulement « l’objet de l’établissement d’un ‘trop perçu’ qui donnera lieu à un remboursement des sommes concernées comme l’allocataire s’y est de lui-même engagé ».

 

Fondation Hamon : mise en examen d’André Santini confirmée

La Cour de cassation a confirmé mercredi la mise en examen du secrétaire d’État chargé de la Fonction publique, André Santini, pour des infractions financières présumées dans le cadre de la création de la fondation d’art contemporain Hamon.

La plus haute juridiction de l’ordre judiciaire a rejeté le pourvoi que M. Santini avait formé contre un arrêt rendu le 26 septembre 2007 par la cour d’appel de Versailles, qui avait déclaré irrecevable sa requête en annulation de procédure. Le maire d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), devenu entre-temps secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique, avait été mis en examen le 30 mai 2006 pour « prise illégale d’intérêt« , « faux et usage de faux » et « détournement de fonds publics« .

Les infractions présumées auraient été commises entre 2001 et 2003 à l’occasion de la création avortée en 2004 de la fondation d’art contemporain Hamon, qui devait exposer sur l’Ile-Saint-Germain (Hauts-de-Seine) 192 toiles données par le riche promoteur et mécène Jean Hamon. La justice s’interroge notamment sur le versement de 750.000 euros au mécène via le syndicat mixte de l’Ile-Saint-Germain, créé en 2000 par le conseil général et la ville d’Issy-les-Moulineaux pour gérer cette donation. Afp

 

Papa Sarkozy offre la Mairie de Neuilly à son fiston ? 10.02.08

Dernière minute : Lundi 11 février, David Martinon jette l’éponge à Neuilly au terme d’un week-end rocambolesque. Le nom de son successeur à la tête de la liste UMP dans le fief du président devait être annoncé ce mardi. Il conserve son poste de porte-parole de l’Elysée, M. Sarkozy ayant refusé sa démission. Le président, en déplacement en Guyane, s’est refusé à tout commentaire.

« J’ai une fidélité à assumer, et quelqu’un qui part sans préparer sa succession, c’est quelqu’un qui n’est pas à la hauteur. […] Ce n’est pas parce que je suis Président de la République que je dois oublier ceux qui m’ont fait confiance, ceux qui ont cru en moi. J’ai des choix à faire, je les fais. Y compris si ça doit provoquer pour tel ou tel l’incompréhension ». C’est en ces termes que Nicolas Sarkozy avait justifié l’intronisation de son jeune poulain, David Martinon, à la Mairie de Neuilly. Une décision qui n’avait pas fait l’unanimité chez la France d’en haut, laquelle avait accueilli Martinon par une salve de « Martinon non non » :

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PPDA, présent à Neuilly ce soir-là (aux côtés de Martin Bouygues), avait quant à lui décidé de relayer cet incident de manière un peu plus expéditive :

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Depuis les débuts de cette campagne houleuse, David Martinon cumule déconvenues… et maladresses. Bakchich avait livré à ce sujet la vidéo saisissante d’une réunion électorale à Neuilly, mise en ligne le 12 janvier dernier :

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LES DEUX DERNIERS ÉPISODES EN DATE DU FEUILLETON MARTINON ONT EU LIEU CE WEEK-END :

ACTE I : ANNULATION DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE.

La tête de liste UMP et porte-parole de Nicolas Sarkozy, vieux fidèle de la Sarkozye et petit chouchou de Cécilia, a annulé la conférence de presse convoquée ce samedi 09 février. Ce matin, un quotidien, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du Figaro, assurait qu’il allait devoir jeter l’éponge. Un confidentiel publié par le journal de Dassault, titré « Neuilly : Martinon vers la sortie », évoquant « un sondage confidentiel » réalisé dans la semaine et prévoyant « la défaite » de Martinon, qui ne serait crédité selon le Figaro que de « 40% des voix » face à son adversaire de droite, Jean-Christophe Fromentin (45%). Bigre, l’heure est grave.

ACTE II : TEL PÈRE TEL FILS, JEAN SARKOZY POIGNARDE MARTINON.

Le psychodrame autour du maintien de la candidature de David Martinon aux municipales à Neuilly s’est poursuivi dimanche. Son directeur de campagne, Olivier Babeau, avait pourtant annoncé dans la matinée son maintien comme tête de liste UMP, mais deux de ses colistiers et Jean Sarkozy ont lancé leur propre liste de rassemblement, le poussant un peu plus vers la sortie :

« Nous avons décidé de conduire la liste de rassemblement » afin de « faire cesser les divergences au sein de la majorité présidentielle sur notre commune », ont annoncé les dirigeants neuilléens de l’UMP, Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard, et Jean Sarkozy (qui avait été dépêché il y a quelques semaines pour le seconder activement dans la campagne), dans un communiqué transmis à l’AFP depuis le mail de Jean Sarkozy. « Cette décision résulte d’un certain nombre de désaccords majeurs avec David Martinon », soulignent les anciens colistiers du porte-parole de l’Elysée en appelant « au plus large rassemblement ». Selon leur entourage, ils réfléchiraient à un « rapprochement » avec le principal challenger de M. Martinon, le divers droite Jean-Christophe Fromantin, pour maintenir dans le giron de l’UMP cette ville dont Nicolas Sarkozy a été le maire de 1983 à 2002, toujours élu haut la main. Les intéressés n’ont pas précisé qui, d’eux trois, mènerait la liste.

Alors que, selon une source parlementaire, de nombreux députés UMP sont « très énervés » par l’affaire neuilléenne, le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, prenant acte de la « confusion » locale, a tenté de calmer le jeu en annonçant « une réunion décisive » lundi soir à Neuilly avec « les principaux intéressés » pour trancher. Ni M. Martinon, ni son entourage n’ont souhaité réagir à la nouvelle donne.

Selon plusieurs sources, LA DÉCISION DU TRIO TEULLÉ – MÉNARD – SARKOZY N’A PU ÊTRE PRISE SANS L’AVAL DU PRÉSIDENT. Le chef de l’État, déjà en proie à de grandes difficultés au niveau national avec une cote de popularité en chute libre, ne peut pas se permettre un échec sur ses anciennes terres, qui serait interprété comme une défaite personnelle. Le Figaro affirme de son côté que le chef de l’Etat n’avait « guère d’autre choix que de le sortir et de le remplacer par la numéro deux de sa liste, Marie-Cécile Ménard », qui avait déjà hérité du siège de conseiller général de Nicolas Sarkozy.