Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Mensonge Présidentiel 25.02.09

mensonge

Pantouflage de Pérol : le gros mensonge de Sarkozy

Contrairement à ce qu’affirme Nicolas Sarkozy, la Commission de déontologie de la fonction publique ne s’est pas prononcée sur la nomination du conseiller de l’Elysée à la tête du futur groupe Banque populaire – Caisse d’épargne.

Nicolas Sarkozy a manifestement quelques soucis avec la déontologie. Depuis Rome, lors du sommet franco-italien, le président de la République a déclaré devant la presse que la future nomination du secrétaire général adjoint de l’Elysée, François Pérol, à la tête du futur groupe Caisse d’épargne — Banque Populaire ne posait pas de «problème» aux yeux de la Commission de déontologie de la fonction publique.

Cette dernière est censée se prononcer en cas de pantouflage, c’est-à-dire de départ d’un fonctionnaire vers le privé pour vérifier qu’il n’existe pas de conflits d’intérêts potentiels.

D’après Sarkozy, la Commission de déontologie «a donné son point de vue, et son point de vue a été communiqué aux deux banques. Il sera rendu public et vous verrez qu’une fois de plus c’est la différence entre une polémique et un problème, de problème il n’y en a pas».

Il semble que le président de la République prenne ses rêves pour la réalité. Car la Commission n’a pas été saisie du cas Pérol. Et ne s’est pas réunie pour en discuter. «On n’a jamais évoqué le cas de François Pérol, assure un membre de la Commission interrogé par Libération, puisque notre prochaine réunion est prévue pour le 11 mars».

A l’Elysée, un porte-parole tente de rattraper le coup en expliquant que «la Commission ne s’est pas encore réunie, mais elle a émis un avis « off », positif, qu’elle a communiqué aux banques. C’est ce qui se passe dans les cas d’urgence» (1). En réalité, il semble bien que cette procédure d’urgence soit totalement inconnue: «Cela fait des années que je siège à cette Commission, et à ma connaissance une telle procédure n’a jamais été convoquée», selon le membre de la Commission interrogé par Libération.

Le président de la Commission de déontologie, Olivier Fouquet, n’a pas souhaité répondre à nos questions. Quant aux banques, elles refusent de dire si elles ont, ou non, reçu le fameux avis «off» de la commission. Mais puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas de problème…

Article Grégoire Biseau (Libération) I Illustration : Tignous I (1) L’Elysée a déclaré mardi soir avoir obtenu un courrier de la Commission de déontologie assurant qu’il n’y avait «pas d’inconvénient pénal» à la nomination de François Pérol. L’accord a été obtenu via une lettre du président de la commission Olivier Fouquet, a-t-on précisé de même source.

 

Rétention administrative : dix associations déposent un référé 11.02.09

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ACAT-France, ADDE, ANAFE, COMEDE, ELENA-France, GISTI, LA CIMADE, LDH, SAF, Secours Catholique. Communiqué de presse – 9 février 2009.

A la veille de l’expiration du délai de réponse à l’appel d’offres relatif à la défense des droits des étrangers dans les centres de rétention administrative, les demandes répétées de concertation émises par les associations n’ont pas été entendues par le ministère de l’Immigration.

Face à l’urgence créée par une procédure d’attribution d’un marché public dont la mise en œuvre remettrait gravement en cause l’exercice effectif des droits des étrangers en rétention, dix ONG ont déposé vendredi 6 février un référé suspension devant le Conseil d’Etat contre le décret du 22 août 2008. Ces dix organisations avaient déjà déposé le 22 octobre un recours au fond contre ce décret : la mise en oeuvre de ce texte interdirait tant au niveau national que local une action conjointe des associations auprès des personnes placées en rétention.

N’ayant obtenu aucune réponse politique à leur demande de modification du décret, les associations ci-dessous espèrent, par cette nouvelle démarche contentieuse, faire respecter le principe d’une véritable défense des droits des étrangers en rétention.

Illustration : Jul

 

Soyons républicains : Dénonçons ! 09.02.09

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Ce sera la phrase du jour, que l’on doit – une fois n’est pas coutume – à ce cher et talentueux Frédéric Lefebvre :

« SI LA DÉLATION EST CONDAMNABLE CAR SE FAISANT AU DÉTRIMENT DE GENS HONNÊTES, LA DÉNONCIATION EST UN DEVOIR RÉPUBLICAIN PRÉVU DANS LA LOI ET PERMETTANT DE LUTTER CONTRE LES DÉLINQUANTS« 

 

Chute de popularité pour Nicolas Sarkozy

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Deux nouveaux sondages confirment la chute de la cote de popularité de Nicolas Sarkozy et l’impatience d’une majorité de Français réclamant des résultats concrets face à la crise.

Dans une enquête Ipsos pour Le Point, diffusée lundi soir, le président français perd neuf points avec 36% d’opinions favorables, contre 45% en janvier dernier. Les opinions négatives montent à 61%, soit dix points de plus que le mois dernier. Cette enquête a été effectuée les 6 et 7 février auprès d’un échantillon de 940 personnes.

Dans un sondage LH2 pour nouvelobs.com, le site du Nouvel Observateur, diffusé lundi, le président français perd quatre points avec 44% de satisfaits, contre 52%. De même, seules 30% des personnes interrogées, contre 56%, disent avoir été convaincues par l’intervention télévisée du président français jeudi dernier.

Selon un sondage Viavoice publié le même jour dans Libération, seules 41% des personnes interrogées émettent désormais une opinion positive sur le chef de l’Etat, contre 53% d’un avis contraire, soit un repli de 5 points par rapport au mois dernier, et de 7 points par rapport à novembre. En outre, 53% des Français estiment que le moment est approprié pour lancer des mouvements sociaux.

Dans une enquête OpinionWay pour le quotidien Metro, le président français perd cinq points en un mois d’opinions positives à 41%, et dix points, à 31%, concernant son action contre la crise.

Pour LH2, si l’activisme dont a fait preuve le président de la République à l’automne, en particulier pour coordonner les réponses face à la crise au niveau international, avait rassuré les Français, « ceux-ci semblent aujourd’hui attendre des résultats concrets. » « Or, ils ne semblent pour l’instant pas satisfaits des réponses apportées« , ajoute l’institut.

La baisse de Nicolas Sarkozy est essentiellement le fait des sympathisants de la droite (78% d’opinions positives ; -8 points). Elle est également marquée chez les bas revenus (38% d’opinions positives), soit huit points de moins par rapport à janvier. Le sondage LH2 a été effectué les 6 et 7 février auprès d’un échantillon de 1.003 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Article : Le Point I Illustration : Julo

 

Arrêt sur Images : aujourd’hui j’arrête !

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Dans l’affaire Kouchner Vs Péan (alias « Le Monsieur », dixit Sarkozy), on atteind des sommets…

Ce matin, je reçois dans ma boîte mail La gazette d’@rrêt sur images, n° 58. Ce sera la dernière. Ce lundi 9 février, je me désabonne. Voici la dite gazette :

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« De grâce ne vous contentez pas de la fin de l’émission« . Pourtant, surlignés en jaune, les propos qui s’y réfèrent et y invitent sont nettement plus nombreux que ceux concernant « la première partie« . La méthode Schneidermann a toujours été celle-ci : la présence de [pseudo] révélations autorise le racolage sauce TF1. J’avais fini par boycotter la version télé de l’émission. J’ai espéré que loin de la pression de l’audimat, le site ne tombe pas dans le même ecueil. Las : je prend le même chemin avec la version internet.

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Voici la vidéo :

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Ci-dessous, la retranscription de l’échange. « Ce n’est pas une raison pour ne pas poser les questions » nous dit Daniel Schneidermann. « Vous jugerez« . À vous de juger, donc,  si l’interview ne prend pas de faux airs d’interrogatoire :

D.S : « Cosmopolistisme, c’est un mot qui a été extrêmement  fréquemment utilisé par les antisémites des années 30 pour désigner la finance cosmopolite, les banquiers cosmopolites, la ploutocratie cosmopolite. J’imagine que vous connaissez ça par coeur puisque vous vous êtes intéressé à cette période. Pourquoi avoir utilisé des mots comme celui-ci ? Puisque, vous m’avez dit là en arrivant que vous étiez extrêmement blessé par les imputations d’antisémitisme qui vous sont faites depuis la sortie du livre. Pourquoi frôler la ligne jaune ?« .

P.P : « Écoutez, je me retrouve dans une position d’accusé. J’ai utilisé ce mot comme j’aurais utilisé ce mot d’universalisme« .

D.S : « C’est pas la même chose ! Vous êtes écrivain Pierre Péan, vous connaissez le poids d’un mot plutôt que d’un autre. Par exemple, le mot cosmopolitisme vous connaissez son utilisation des années 30 ? »

P.P : « C’est pas parce que ce terme a été dévoyé pendant quelques années effectivement par une extrême-droite antisémite, surtout à la fin des années 30 et au début des années 40, que… Ce que vous laissez entendre, c’est qu’on ne peut plus utiliser ce mot. »

D.S : « On fait attention, on est écrivain, donc on fait attention aux mots qu’on choisi. Est-ce que au moment où vous l’utilisez, vous le couchez par écrit dans votre livre, est-ce que vous vous dites… Vous ne pressentez pas ? »

P.P : « Ben non, sinon sans ça, si je l’avais pressenti… Et tous les gens qui l’ont lu non plus. C’est sûr que voyant tout ce que j’entends, là, depuis quelques jours, je le réécrirai, je ne réécrirai plus la même chose. Parce que c’est évidemment pas dans ma tête… à un quelconque moment, pensé antisémitisme« .

D.S : « Si vous deviez réécrire le livre aujourd’hui… »

P.P : « J’enlèverai le mot, évidemment ! Quand je vois l’impact de ce mot… Je l’enlèverai, voilà. »

D.S : « Bon, écoutez. Que vous dire ? Je ne suis pas dans le secret de vôtre âme. Mais s’agissant d’un écrivain, d’un enquêteur chevronné, il y a des imprudences de plumes qui laissent un peu sans voix. »

P.P : « Et qui sont, si je vous entend bien, révélatrices? »

D.S : « J’en sais rien, je ne conclut pas, je ne suis pas dans le secret de vôtre âme. »

Pierre Péan met fin à l’entretien.

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Les preuves apportés par Pierre Péan dans son ouvrage, parce qu’elles sont nombreuses,  ne permettent pas vraiment à Bernard Kouchner de se défausser en plaidant non coupable. Au lieu de nier les faits en bloc, il est donc plus simple de jouer, quasi la larme à l’oeil, la carte de l’attaque antisémite. Les médias, chaque jour davantage à la botte du gouvernement, sautent allègrement sur l’occasion, et Arrêt sur Images avec eux. Mais comme le suggère Stéphane Guillon : « avec toutes ces conneries, il ne faudrait pas laisser filer les vrais antisémites comme Dieudonné ou fermer les yeux sur les vraies trahisons comme fricoter aver Omar Bongo quand on fait de l’humanitaire« .

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Au sujet de Daniel Scneidermann :

À voir (ou revoir) : Enfin Pris ?, un film de Pierre Carles.

 

À Paris, on gaze gratis dans les parcs 07.02.09

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sanspapiers

Des exilés se sont fait gazer dans le parc !

A la soupe populaire de l’Armée du Salut hier soir, je pensais voir Mohamed, sans succès… Au bout d’une demi-heure à regarder le ballet des « errants » à la recherche de leur pitance quotidienne, un groupe de 5 jeunes afghans se rapproche de moi. L’un d’entre eux parle un peu l’anglais, il est en colère. Cela fait 10 jours qu’il est à Paris, à la rue et il semble excédé. What Happen ? « Depuis quelques jours les flics passent à 2/3h du matin au parc, où je dors avec une vingtaine d’exilés. Ils viennent et nous réveillent avec des gaz lacrymogènes et nous obligent à sortir du jardin. Mais pour aller où ! Nous  n’avons nulle part où aller. Il n’y a pas de place dans les bus le soir à Colonel Fabien pour dormir au camp… » Un jeune d’une vingtaine d’années derrière lui, hoche de la tête. Il a les yeux rouges et les paupières gonflées.

Un peu plus tard, à la réunion du collectif de soutien aux exilés, Jean-Michel Centres confirme :  plusieurs jeunes  lui ont parlé de ces gazages nocturnes dans le jardin et dans les recoins des immeubles le long du Canal, où certains d’entre-eux dorment la nuit. Le collectif a même interpellé la Mairie. Celle-ci dit ne pas être au courant et affirme que « les flics » n’ont pas agit sous les ordres du commissariat du 10e ! Il se passe des choses bizarres ces derniers temps dans le quartier Villemin…

Illustration : Charb I Article : http://sangatteaparis.wordpress.com/

 

Inauguration de l’Université de Strasbourg en images

.Intérieur de la salle :

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Extérieur de la salle :

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Total + Françafrique = Monsieur K. 06.02.09

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On aurait pu espérer que le cas KOUCHNER se limite à l’AFFAIRE TOTAL. Résumé : en 2002, six birmans portent plainte contre TOTAL pour “crimes et séquestrations”, ce qui est la traduction juridique de la notion de travail forcé. Pour se défendre, TOTAL utilise alors largement les conclusions d’un rapport de BK Conseil (comprendre Bernard Kouchner Conseil), pondu après 4 jours passés sur place par le French Doctor encadré par des personnes reconnues pour leur grande objectivité, puisque affiliées à la dite société.

Mais non. Bernard, personnage riche en couleur a bien plus d’envergure que cela. C’est ce qu’aura tenté de dépeindre Péan dans son dernier ouvrage. C’est aussi ce que tend à démontrer son procès en réhabilitation, fin novembre 2008. Laissons donc la parole à Bakchich :

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Deux mois avant le scandale de l’affaire Bernard Kouchner qui éclate ces jours-ci avec la sortie du livre de Pierre Péan, Le monde selon K. (Fayard), le TCA (Tribunal des condamnés d’avance) faisait le procès de Bernard Kouchner. Dans deux séances, les 25 novembre et 1er décembre 2008, au théâtre Dejazet, et devant une foule en délire, malgré l’absence regrettée du ministre des Affaires étrangères. Bernard K. était accusé notamment de « détournement de l’humanitaire et de l’abbé Pierre avec préméditation, opportunisme et retournement de veste avec précipitation, bidonages lucratifs et trafic d’influence médiatique en réunion ». Les bidonages lucratifs faisant référence à plusieurs rapports concoctés par Bernard Kouchner. L’un pour l’entreprise pétrolière Total, en Birmanie, les deux autres pour les comptes des gouvernements gabonais et congolais.

Jugé par l’auguste présidence de Daniel Mermet (France Inter), il a été défendu avec panache par les avocats Jacques Vergès puis Christophe Clerc. Et évalué in fine par le procureur Philippe Cohen (Vendredi).

Se sont succédés à la barre des témoins : Jean Bricmont (enseignant chercheur), Francis Christophe (journaliste), Jean-Marc Daniel (économiste, ex diplomate), Xavier Harel (La Tribune), Lime (écrivain), Jean-Baptiste Naudet (Le Nouvel Obs), Frédéric Pagès (Le Canard Enchaîné), Marc-Antoine Pérouse de Montclos (enseignant chercheur en sciences-politiques) Bertrand Rothé (prof et Bakchich), François Ruffin (journaliste), Daniel Schneidermann (Arrêt sur images), Sylvie Thienot (Actrice) et Anaëlle Verzaux (Bakchich).

Bakchich diffuse, en exclusivité, deux extraits vidéo du procès. En première partie, le témoignage de Xavier Harel, journaliste à La Tribune et spécialiste du continent africain, sur les petites affaires de Kouchner en Afrique, à savourer… et en deuxième partie, la plaidoirie de Maître Jacques Vergès, à déguster.

Le procès de Bernard Kouchner au tribunal des condamnés d’avance est une production Bakchich, Daniel Mermet et Les Mutins de Pangée.

Préparation : Bakchich et Daniel Mermet

A la caméra, au montage : Les Mutins de Pangée.

Bernard Kouchner, le fric et l’Afrique : Extrait 01

Le 1er décembre, Bakchich n’avait pas encore dégoté la facture de 817 000 euros d’Africa Steps et Imeda, adressée à la Trésorerie Générale du Gabon. Elle est publiée sur notre site internet depuis le 13 janvier 2009.

La plaidoirie de Maître Jacques Vergès : Extrait 02

Pour écouter ou réécouter le procès, rendez-vous sur le site non officiel de Là-bas si j’y suis.

Pour écouter ou réécouter Pierre Péan et Xavier Monnier interviewés par Daniel Mermet le jeudi 5 février 2009 dans Là-bas si j’y suis, sur France Inter, cliquez ici.

Article : Bakchich (Anaëlle Verzaux), vendredi 6 février 2009.

 

 

 

Monsieur le Président 05.02.09

Filed under: — eilema @ 11:14

Vidéo envoyée par La Scam

 

Université, le grand soir

Réfutations II
Un film de L’Autre campagne et Sauvons la recherche Paris
Réalisé par Thomas Lacoste

Régulièrement les gouvernements de droite comme de gauche rêvent de prendre le contrôle sur l’Université et de transformer la Recherche en un vaste bureau d’études. Cette fois l’attaque est particulièrement brutale. Profitant de la crise profonde qui frappe des établissements universitaires dépourvus de moyens et confrontés à un afflux sans précédent d’étudiants, le gouvernement souhaite instaurer un système inégalitaire, localiste, autocratique, de plus en plus dépendant de la commande publique et privée.

Dans ce film chercheurs, enseignants, syndicalistes viennent démonter les pièges d’une réforme rétrograde et rappeler quelles sont les conditions de production et de transmission d’un savoir universel accessible au plus grand nombre qui devraient guider une réforme réellement progressiste de l’Université.

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Nous vous invitons à faire connaître, circuler et projeter le film « Université, le grand soir ». Merci de nous tenir informés de vos initiatives publiques afin que nous les relayons depuis notre site. Ce film peut être aussi publié sur des sites internet. Nous vous demandons cependant une seule mention obligatoire :

Pour soutenir cette initiative vous pouvez acheter le DVD 12€ frais de port inclus) par paiement en ligne ICI

Ou par chèque à l’ordre de L’Autre association, 3, rue des Petites Ecuries, F-75010 Paris.

Pour toute demande d’information, veuillez utiliser la rubrique contact du site.

 

Gandrange : Les mensonges de Sarkozy gravés dans le granit

Une stèle en l’honneur des promesses « non tenues » de Nicolas Sarkozy a été érigée, mercredi 4 février, par la CFDT à l’entrée de l’usine ArcelorMittal de Gandrange (Moselle). Sur la stèle en granit gris de 70 cm par 50 cm, le syndicat a fait graver en lettres d’or la phrase suivante :

ICI REPOSENT LES PROMESSES DE N. SARKOZY, FAITES LE 4 FEVRIER 2008 À GANDRANGE :

« AVEC OU SANS MITTAL, L’ETAT INVESTIRA DANS GANDRANGE »

L’an dernier, à l’issue d’une visite très médiatisée de 45 minutes de l’aciérie mosellane, le chef de l’Etat s’était engagé devant quelque 400 sidérurgistes à faire prendre en charge par l’Etat « tout ou partie des investissements nécessaires » pour maintenir l’aciérie en activité. « Nous sommes prêts à faire le nécessaire quel que soit le propriétaire (de l’usine), car notre objectif, c’est de garder des usines ouvertes en France parce qu’un pays qui n’a plus d’usines est un pays qui n’a plus d’économie« , avait alors déclaré le président de la République.

Article : Le Monde

 

Nicolas Sarkozy dans le texte : Mensonge, mépris et stigmatisation

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Après bientôt deux ans de mise en service, la machine à broyer Sarkozy est en pleine forme. Justice, santé, éducation, immigration, emploi, culture, et bien d’autres : tous les secteurs, tous les domaines ont été et continuent d’être bousculés et salis. Il devient ardu – si ce n’est impossible – de lister les dégâts, de comptabiliser les reculs, et surtout de recenser les insultes et de mesurer l’étendue du mépris.

Chacun d’entre nous aurait pu s’étouffer en entendant le discours de Nicolas Sarkozy sur la psychiatrie. Michel Guyader, chef de service du 8ème secteur de psychiatrie générale de l’Essonne, a été suffisamment clair dans la lettre qu’il adressera au président par la suite : « Mesurez-vous, Monsieur le Président, l’incalculable portée de vos propos qui va renforcer la stigmatisation des fous, remettre les soignants en position de gardiens et alarmer les braves gens habitant près du lieu de soin de la folie ? Vous donnez consistance à toutes les craintes les moins rationnelles, qui désignant tel ou tel, l’assignent dans les lieux de réclusion. » « Vous venez de finir d’ouvrir la boîte de Pandore et d’achever ce que vous avez commencé à l’occasion de votre réplique aux pêcheurs de Concarneau, de votre insulte au passant du salon de l’agriculture, avilissant votre fonction, vous déprenant ainsi du registre symbolique sans lequel le lien social ne peut que se dissoudre. Vous avez donc, Monsieur le Président, contribué à la  destruction du lien social en désignant des malades à la vindicte, et ce, quelques soient les précautions oratoires dont vous affublez votre discours et dont le miel et l’excès masquent mal la violence qu’il tente de dissimuler. »

Depuis, dans le même registre, mais devant un auditoire différent – les chercheurs, cette fois-ci – le petit homme a réitèré son exercice favori : la production de discours méprisants et mensongers.

« Phrases agrammaticales, tournures d’une vulgarité confondante, raisonnements circulaires, interjections, interpellations grossières de l’auditoire, assertions volontaristes » : dans un article intitulé Nicolas Sarkozy aux assises de la recherche, ou l’horreur absolue d’une communication dévoyée, Le Grand Barnum revient sur cet improbable texte : « Que l’on puisse tenir ce genre de propos atterrants devant un parterre de chercheurs en dit déjà long sur le mépris dans lequel Notre Président tient l’Université et le monde de la recherche. Quoique venant d’un populiste, la haine du savoir et de ceux qui le produisent et le diffusent n’ait rien d’étonnant. » Bonne lecture à vous !

Illustration : Jul

 

Sarkozy en visite à l’isle Adam : interdiction de sortir ! 04.02.09

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Nicolas Sarkozy est actuellement en visite à L’isle Adam où il est « venu donner un «coup de pouce» à la batellerie »(1). Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le Préfet du Val d’Oise a mis toutes les chances de son côté pour ne pas subir le même sort que celui de Saint-Lo. Sur le répondeur de Là-Bas si j’y suis (France Inter) le 03 février 2009, une auditrice déclare : « J’habite dans un lotissement. J’ai voulu sortir sortir, simplement pour me promener, pour faire mes courses. Et nous avons interdiction formelle de bouger de chez nous de 10 heures à 11 heures du matin. Il y a un gendarme posté à chaque rue, et nous somme tous cloîtrés chez nous : interdiction formelle de bouger ! »

Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat général de la police Force Ouvrière détaille le dispositif sur RMC : « Plusieurs centaines de policiers ont été mobilisés ce matin à l’Isle-Adam : 320 CRS sont en place depuis 7h, ainsi que quelques dizaines d’effectifs départementaux, des policiers des brigades anti-criminalité en civil… » C’est tout ?

(1) Le Figaro I Illustration : Gébé

 

La culture comme réponse à la crise ! On croit rêver ! 03.02.09

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Arrêtez-le ! Pitié, arrêtez-le…

Une hypothèse se profile : si Dieu le père prend à ce point son temps pour répondre à une France légitimement en colère, c’est peut-être qu’il est trop occupé avec son conseil pour la création artistique. Mais l’on aurait tort de médire, car il semblerait qu’il y ait en fait un lien entre les deux phénomènes. En effet, Nicolas Sarkozy – comme à son habitude toujours mieux servi par lui-même que par autrui – préside ce conseil pour de grandes raisons : « Je veux que ça bouge, je veux que ça change, je veux que la culture soit notre réponse à la crise économique mondiale (…) et pour que ça soit vrai, il faut que la création soit au cœur de cette politique culturelle que je souhaite impulser« . « Ma parole est plus libre que celui qui produit et qui doit faire attention à ce qu’il dit (…). C’est donc à moi de donner un coup de pied dans la fourmilière, de bousculer les choses« , a-t-il déclaré dans un discours prononcé à l’Elysée devant plus de trois cents représentants du monde de la culture.

Au-delà du fait que l’inquiétante formule « Celui qui produit (…) doit faire attention à ce qu’il dit » mériterait d’être longuement méditée, il fallait y penser ! Des funambules dans les usines, davantage de clowns dans les hôpitaux, des projections de documentaires sur les marchés, des happenings à La Poste, des tableaux accrochés aux réverbères ; et tout le monde va retrouver son pouvoir d’achat et le sourire qui va avec.

Après l’ORTS sur nos écrans, Bigard et Mireille Matthieu sur les scènes des théâtres subventionnés ? Ce qui est certain, c’est que la culture va prendre un nouveau visage : « je crois fondamentalement à la capacité de l’Etat à impulser un changement de culture, pour apprendre à mieux soutenir le processus de création« . On en frissonne d’avance…

Les intermittents du spectacle ont manifesté à plusieurs reprises au mois de décembre. Très gourmands, ils ont remis le couvert ce 29 janvier, certainement en hommage à ce président si soucieux et respectueux de la culture. Après les réformes de leurs statuts en 2003 et en 2006, la question était en effet à nouveau posée : doit-on modifier ce statut ? On était alors loin des propos de campagne du gesticulateur :

« Je mesure pleinement le rôle joué par les intermittents du spectacle, sans lesquels il n’y aurait pas de spectacle vivant, pas de créations cinématographiques, ou audiovisuelles. Il est normal qu’ils bénéficient d’un régime d’indemnisation du chômage particulier, qui est d’ailleurs unique dans le monde. Je suis favorable à une indemnisation généreuse qui permette à ceux qui décident de travailler pour la culture de vivre convenablement quitte à leur demander en contrepartie de contribuer au développement de l’enseignement artistique et à la découverte par les jeunes des métiers de la culture.
Pour l’instant, un nouvel accord vient d’être signé. Je pense qu’il faut le laisser vivre et en faire le bilan dans quelques mois. Mais la vérité, c’est qu’un accord sera toujours insuffisant tant qu’il se fera dans un contexte de pénurie. Or, je suis convaincu que l’emploi culturel est plein de promesses, et qu’il compte parmi les secteurs les plus créateurs, potentiellement, de richesses et de croissance, en particulier du côté du cinéma et de l’audiovisuel. Je ferai tout pour le développement de l’emploi culturel
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 » (1)

Lorsqu’il parle plus en détail de ce statut, Nicolas Sarkozy – épaulé par la presse, il va sans dire – prend toujours soin de faire passer les intermittents pour des privilégiés. La technique semble d’ailleurs fonctionner, si l’on se fie aux commentaires déposés par des internautes au pied des articles. On peut regretter que jamais un article plus sérieux n’ait été rédigé sur l’intermittence. C’est bien dommage, et dommageable.

Mais ce lundi 2 février 2009, on pourra « simplement » se contenter de regretter que ce soit un inculte notoire qui décide de s’emparer de la question de la création en France. Et de surcroît cette semaine, qui aurait méritée d’être consacrée à autre chose. Parce que si la culture est nécessaire et vitale ; multiple et transversale, elle vaut surtout mieux que d’être brandie par un imbécile dans un contexte de crise. Si le petit Nicolas maîtrise un art, c’est bien celui du détournement allié à la récupération ; mais ni d’images ni d’objets hélas.

Celui qui disait avoir hâte de voir Obama au travail ferait bien de s’y [re]mettre lui aussi. Plutôt que de se perdre dans les dédales de ses commissions et autres conseils, plutôt que de noyer le poisson dans les eaux fétides de ses idées toujours aussi malvenues.

Eilema, pour Le Sarkopithèque I (1) Discours devant les acteurs de la Culture (04/04/07) I Citations de Nicolas Sarkozy extraites du Monde I Illustration : Luz.

 

Le Chômage sur une « trajectoire d’augmentation forte » 02.02.09

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licencier

L’expression est de Fillon, qui dans son entretien au Monde ce lundi, déclare que « nous allons encore le vérifier avec les chiffres du mois de décembre » : le chômage est « sur une trajectoire d’augmentation forte« .

Le nombre de chômeurs a augmenté d’environ 45 000 en France en décembre, a confirmé lundi 2 février la ministre de l’économie française, Christine Lagarde. Dans son édition de lundi, Le Figaro indique que la France termine l’année 2008 avec 2,11 millions de chômeurs, et note que décembre constitue le huitième mois d’affilée de hausse.

Les chiffres exacts seront connus ce lundi soir à 18 heures. En novembre 2008, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE en catégorie 1 – c’est-à-dire à la recherche d’un emploi à temps plein et à durée indéterminée – avait bondi de 64 000, à 2 068 500 personnes.

Illustration : Fanch

 

Nicolas Sarkozy dira lundi s’il veut s’exprimer jeudi 01.02.09

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Ce titre surréaliste, c’est celui (modifié depuis) d’un article du Point, qui en dit long sur la position très condescendante du chef de l’état face à la mobilisation de ce jeudi 29 janvier. Celui qui avait pour habitude de réagir dans la minute aux morsures de chiens dangereux semble avoir besoin de davantage de temps pour savoir quoi rétorquer à une France mécontente…

Le président Nicolas Sarkozy dira lundi s’il participe ou non, jeudi sur TF1 et France 2, à « une émission exclusivement consacrée à la crise économique, ses causes, et les solutions envisagées pour en sortir« . Ce rendez-vous, révélé samedi par Le Figaro , n’a toutefois pas été confirmé par l’Elysée. Outre les deux présentateurs vedettes du 20 heures, Laurence Ferrari et David Pujadas, le président serait interrogé par des journalistes économiques de RTL et France Inter, précise le quotidien.

« Le président s’est donné le week-end pour réfléchir« , affirme un conseiller de M. Sarkozy cité par le journal, qui reconnaît toutefois que la logique voudrait qu’il s’exprime « à chaud« , c’est-à-dire une semaine après la grève massive de jeudi dernier . C’est également le seul soir de la semaine où l’agenda officiel du président de la République ne mentionne aucune activité. Déjà, au soir de cette journée de mobilisation, le chef de l’Etat avait concédé que la crise économique suscite une « inquiétude légitime » et impose aux pouvoirs publics un « devoir d’écoute« , de « dialogue » et « une grande détermination à agir« .

Le président confirmait ainsi a volonté de maintenir le dialogue avec les syndicats, mais sans pour autant apporter la moindre concession à leurs revendications. « La France doit sortir plus forte de cette épreuve« , poursuivait Nicolas Sarkozy, en prenant soin de remercier « les agents du service public qui ont eu à coeur de faire fonctionner le service minimum« . Le locataire de l’Elysée devrait rencontrer courant février les partenaires sociaux « afin de convenir des réformes à conduire en 2009 et des méthodes pour les mener à bien« . Il n’est donc plus question de dire, comme le 5 juillet dernier devant des cadres et des militants de l’UMP : « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s’en aperçoit« .

Illustration : Xavier Gorce