Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

L’appel du Réseau Éducation Sans Frontière 10.10.08

LES DROITS DES ÉTRANGERS NE PEUVENT SE RÉDUIRE À UN MARCHÉ

1) Il est de la plus grande importance d’empêcher M. Hortefeux de transformer les CRA en centres de relégation administrative devant lesquels il serait interdit de se rendre et d’où ne sortirait plus aucun écho de ce qui s’y passe. Il faut signer la pétition suivante et protester.

Une version (pdf) permettant la signature papier de la pétition est disponible sur le site du réseau http://www.educationsansfrontieres.org/ et imprimable. Les feuilles signées sont à retourner à RESF, 8 impasse Crozatier 75012 Paris.

2) De nombreux indices montrent que le gouvernement voudrait faire taire ceux qui critiquent la politique du ministère de la Rafle et du Drapeau. Il faut donc être poli et/ou astucieux quand on s’adresse aux ministres ou aux préfets pour ne pas encourir les poursuites que, semble-t-il, certains rêvent d’engager.

3) L’édition 2008 du Guide pratique et juridique du RESF « Jeunes scolarisés et parents sans papiers, Régularisation mode d’emploi » est parue. 100 pages, Téléchargement ou bon de commande exemplaire papier (5 €, frais d’envoi compris, chèque à l’ordre de RESF) : http://resf.info/guide.

Le texte de la pétition pour le retrait de la réforme ministérielle qui modifie les conditions d’intervention de la société civile dans les centres de rétention administrative :

Nous signataires, à la suite de nombreuses associations, exprimons notre préoccupation concernant le contenu du décret du 22 août 2008 et de l’appel d’offres consécutif qui modifient les conditions d’intervention dans les centres de rétention administrative (CRA) quant à l’a et l’aide à l’exercice des droits des étrangers.
La mission telle qu’exercée jusqu’à ce jour par la Cimade auprès des étrangers retenus dans les CRA afin « de les informer et de les aider à exercer leurs droits » sera remise en cause par ces nouvelles dispositions :
– la réforme dénature la mission car l’assistance à l’exercice effectif des droits des personnes retenues est désormais réduite à une seule mission d’information ;
– l’émiettement de cette mission contrarie toute observation, analyse et réaction d’ensemble sur la situation prévalant dans les centres de rétention. Il entrainerait, outre une inégalité de traitement, une réduction de la qualité de l’aide apportée aux étrangers ;
– l’ouverture de cette mission par voie d’appel d’offres de marchés publics à des opérateurs autres que les associations spécialisées menace l’exercice des droits fondamentaux des personnes retenues ;
– l’exigence de neutralité, de discrétion et de confidentialité revient à entraver toute parole publique de témoignage et d’alerte sur certaines situations contraires au respect des droits fondamentaux.
Cette volonté d’entraver l’action de la société civile est d’autant plus inquiétante qu’elle intervient dans un contexte marqué par une politique du chiffre en matière d’éloignement des étrangers et les menaces contenues dans la directive « retour » adoptée par le Parlement européen.
Nous, signataires, considérons que, telle qu’elle est envisagée, la réforme des conditions d’intervention en rétention n’est pas acceptable.
Nous exigeons du gouvernement de renoncer à sa réforme.
Nous demandons au gouvernement d’’engager une concertation avec l’ensemble des organisations qui dans notre pays sont attachées au respect des droits des étrangers.