Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

L’hypertrophié du moi 31.08.08

En 2005, Marianne avait publié un dossier intitulé LES PSYS FACE À SARKOZY (Ses adversaires le disent fou, Les psys analysent le cas Sarkozy). Morceaux choisis…

« Nicolas Sarkozy a une âme de chef, mais quelque peu autocrate, avec une intolérance extrême à la contradiction et une propension à utiliser les médias pour servir son projet personnel. Il fonctionne à l’évidence sur un mode paranoïaque, comme le montre son hypertrophie du moi, sa rancune, sa psychorigidité…

Cela dit, il est difficile de distinguer le paranoïaque de l’assoiffé de pouvoir. En revanche, son état actuel est plus problématique. Il développe un sentiment d’exaltation qui crée chez lui un état comparable à l’état maniaque. Il en présente d’ailleurs les signes cliniques : l’hyperactivité, le sentiment d’omniscience et d’omnipotence, et même la désinhibition, comme en atteste ce que certains appellent des « dérapages ». Mais là encore, à l’instar des maniaques, il fait montre de ce qu’on appelle l’hypersyntonie, c’est-à-dire le fait de savoir d’instinct jusqu’où on peut aller trop loin. Ainsi, lorsqu’on a l’impression qu’il en fait trop, ça lui réussit quand même. Pour combien de temps ? L’état maniaque dure rarement longtemps.

À ce régime-là, on ne tient pas deux ans ! »

Propos du docteur B., expert psychiatre auprès des tribunaux.

« J’ai constaté, dans ma pratique, que les hommes petits ont souvent le sentiment de devoir sans cesse prouver quelque chose. Ils ont un problème de l’ordre de la puissance et de la virilité. Pour compenser ce qu’ils vivent comme un handicap, ils en font quatre fois plus que les autres. »

« L’obsession affichée de devenir président de la République est le signe d’une personnalité à l’égo surdimensionné. Ce symtôme peut être vécu sur un mode paranoïaque et, dans ce cas, il y a danger : le sujet, persuadé d’avoir raison contre la terre entière, cherche à imposer à tous sa vision du monde. Cela nous a fourni au cours des siècles un certain nombre de dictateurs. Mais, dans le monde politique, l’égo surdimensionné est plus souvent vécu sur le mode cyclothymique. Ce sont des personnalités maniaco-depressives, qui alternent entre des phases dépressives durant lesquelles elles sont au fond du trou, et des phases maniaques où elles deviennent hyperactives et se persuadent de leur inestimable valeur.

Sylvie Bratter, psychiatre et psychothérapeute à Paris.

* Beaucoup des psychiatres interrogés ne se sont prêtés à l’exercice que sous couvert d’anonymat I Source : Marianne N°434, du 13 au 19 août 2005