Le Sarkopithèque

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La France, mauvaise élève de l’Europe 16.04.08

Filed under: < Europe — eilema @ 12:36
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La France occupe une position « médiane, et parfois médiocre » au regard des objectifs fixés par l’Union européenne à Lisbonne en 2000, selon un rapport remis, mardi 15 avril, au ministère de l’économie. Rédigé par l’avocat Laurent Cohen-Tanugi, le document pointe que « la France n’atteint que trois des quatorze objectifs identifiés par le Conseil européen » pour faire de l’UE l’économie la plus compétitive et la plus dynamique du monde d’ici à 2010. C’est Christine Lagarde, ministre de l’économie, qui avait confié à M. Cohen-Tanugi, en octobre 2007, une mission sur « l’Europe dans la mondialisation« .

Parmi les 27 pays de l’UE, la France est 18e en termes de taux d’emploi, 19e pour la dette publique, 23e pour la croissance et 24e en ce qui concerne le taux de chômage des jeunes. En outre, la Commission européenne estime « très limitées » les mesures prises par la France pour atteindre les objectifs de Lisbonne. La période 2008-2010 représente « une période d’action critique pour la France« , selon le rapport, après une conjoncture politique « peu propice à des réformes d’envergure » de 2000 à 2005.

M. Cohen-Tanugi fixe les priorités pour éloigner la France du risque de « décrochage » par rapport aux pays les plus avancés et aux pays émergents. Priorité numéro un pour la mission : « combler le retard français » en termes de recherche, d’enseignement supérieur et d’innovation pour sortir du modèle d' »imitation » industrielle.

Le rapport insiste également sur la nécessité de mettre en œuvre une réelle « flexicurité » qui n’a pour l’instant été lancée « ni dans son volet sécurité, ni dans son volet flexibilité« . Il préconise l’amélioration des parcours professionnels ainsi que l’assouplissement de la protection de l’emploi. Pour rattraper ce retard, la France n’a, selon la mission, pas d’autre choix que de « réorienter massivement le budget national », notamment par la diminution des aides publiques aux entreprises et l’arrêt immédiat des politiques de réduction fiscale.

Source : Le Monde