Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Charles Pasqua condamné à 18 mois de prison avec sursis 13.03.08

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Charles Pasqua condamné à 18 mois de prison avec sursis pour financement illégal de campagne électorale.

L’ancien ministre de l’intérieur, Charles Pasqua, a été condamné, mercredi 12 mars, à dix-huit mois d’emprisonnement avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris, dans l’affaire du financement illégal de sa campagne des élections européennes de 1999.

La 11e chambre correctionnelle, qui a suivi les réquisitions du parquet, a reconnu M. Pasqua, qui était absent, coupable de faux, financement illégal de campagne électorale et abus de confiance. A 80 ans, le sénateur des Hauts-de-Seine était jugé pour avoir bénéficié de 7,5 millions de francs (1,1 million d’euros) pour sa campagne, issus de la vente du casino d’Annemasse (Haute-Savoie) dont il avait autorisé, en tant que ministre, l’exploitation en 1994.

« Vraisemblablement il y aura un appel et M. Pasqua a l’intention, tant que son honneur ne sera pas lavé, d’utiliser tous les moyens de droit qui seront possibles, y compris la Cour européenne des droits de l’homme », a commenté son avocat, Me Forster.

Procédure devant la cour de justice de la République.

M. Pasqua fait l’objet dans le même dossier d’une procédure pour corruption passive devant la Cour de justice de la République (CJR), seule habilitée à enquêter et à se prononcer sur des délits reprochés à des ministres en exercice. Silencieux sur cet aspect lors de son procès, Charles Pasqua ne s’est exprimé que sur le financement de sa campagne, parfaitement régulier et transparent selon lui.

Le tribunal a par ailleurs condamné à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme, et 150 000 euros d’amende Michel Tomi, l’un des bénéficiaires de la revente du casino d’Annemasse, jugé pour « corruption active ».

Source : LeMonde.fr avec Afp, 12.03.08 I Illustration © Kiro