Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Papa Sarkozy offre la Mairie de Neuilly à son fiston ? 10.02.08

Dernière minute : Lundi 11 février, David Martinon jette l’éponge à Neuilly au terme d’un week-end rocambolesque. Le nom de son successeur à la tête de la liste UMP dans le fief du président devait être annoncé ce mardi. Il conserve son poste de porte-parole de l’Elysée, M. Sarkozy ayant refusé sa démission. Le président, en déplacement en Guyane, s’est refusé à tout commentaire.

« J’ai une fidélité à assumer, et quelqu’un qui part sans préparer sa succession, c’est quelqu’un qui n’est pas à la hauteur. […] Ce n’est pas parce que je suis Président de la République que je dois oublier ceux qui m’ont fait confiance, ceux qui ont cru en moi. J’ai des choix à faire, je les fais. Y compris si ça doit provoquer pour tel ou tel l’incompréhension ». C’est en ces termes que Nicolas Sarkozy avait justifié l’intronisation de son jeune poulain, David Martinon, à la Mairie de Neuilly. Une décision qui n’avait pas fait l’unanimité chez la France d’en haut, laquelle avait accueilli Martinon par une salve de « Martinon non non » :

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PPDA, présent à Neuilly ce soir-là (aux côtés de Martin Bouygues), avait quant à lui décidé de relayer cet incident de manière un peu plus expéditive :

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Depuis les débuts de cette campagne houleuse, David Martinon cumule déconvenues… et maladresses. Bakchich avait livré à ce sujet la vidéo saisissante d’une réunion électorale à Neuilly, mise en ligne le 12 janvier dernier :

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LES DEUX DERNIERS ÉPISODES EN DATE DU FEUILLETON MARTINON ONT EU LIEU CE WEEK-END :

ACTE I : ANNULATION DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE.

La tête de liste UMP et porte-parole de Nicolas Sarkozy, vieux fidèle de la Sarkozye et petit chouchou de Cécilia, a annulé la conférence de presse convoquée ce samedi 09 février. Ce matin, un quotidien, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du Figaro, assurait qu’il allait devoir jeter l’éponge. Un confidentiel publié par le journal de Dassault, titré « Neuilly : Martinon vers la sortie », évoquant « un sondage confidentiel » réalisé dans la semaine et prévoyant « la défaite » de Martinon, qui ne serait crédité selon le Figaro que de « 40% des voix » face à son adversaire de droite, Jean-Christophe Fromentin (45%). Bigre, l’heure est grave.

ACTE II : TEL PÈRE TEL FILS, JEAN SARKOZY POIGNARDE MARTINON.

Le psychodrame autour du maintien de la candidature de David Martinon aux municipales à Neuilly s’est poursuivi dimanche. Son directeur de campagne, Olivier Babeau, avait pourtant annoncé dans la matinée son maintien comme tête de liste UMP, mais deux de ses colistiers et Jean Sarkozy ont lancé leur propre liste de rassemblement, le poussant un peu plus vers la sortie :

« Nous avons décidé de conduire la liste de rassemblement » afin de « faire cesser les divergences au sein de la majorité présidentielle sur notre commune », ont annoncé les dirigeants neuilléens de l’UMP, Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard, et Jean Sarkozy (qui avait été dépêché il y a quelques semaines pour le seconder activement dans la campagne), dans un communiqué transmis à l’AFP depuis le mail de Jean Sarkozy. « Cette décision résulte d’un certain nombre de désaccords majeurs avec David Martinon », soulignent les anciens colistiers du porte-parole de l’Elysée en appelant « au plus large rassemblement ». Selon leur entourage, ils réfléchiraient à un « rapprochement » avec le principal challenger de M. Martinon, le divers droite Jean-Christophe Fromantin, pour maintenir dans le giron de l’UMP cette ville dont Nicolas Sarkozy a été le maire de 1983 à 2002, toujours élu haut la main. Les intéressés n’ont pas précisé qui, d’eux trois, mènerait la liste.

Alors que, selon une source parlementaire, de nombreux députés UMP sont « très énervés » par l’affaire neuilléenne, le secrétaire général de l’UMP, Patrick Devedjian, prenant acte de la « confusion » locale, a tenté de calmer le jeu en annonçant « une réunion décisive » lundi soir à Neuilly avec « les principaux intéressés » pour trancher. Ni M. Martinon, ni son entourage n’ont souhaité réagir à la nouvelle donne.

Selon plusieurs sources, LA DÉCISION DU TRIO TEULLÉ – MÉNARD – SARKOZY N’A PU ÊTRE PRISE SANS L’AVAL DU PRÉSIDENT. Le chef de l’État, déjà en proie à de grandes difficultés au niveau national avec une cote de popularité en chute libre, ne peut pas se permettre un échec sur ses anciennes terres, qui serait interprété comme une défaite personnelle. Le Figaro affirme de son côté que le chef de l’Etat n’avait « guère d’autre choix que de le sortir et de le remplacer par la numéro deux de sa liste, Marie-Cécile Ménard », qui avait déjà hérité du siège de conseiller général de Nicolas Sarkozy.