Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Remaniement ministériel et notes des ministres 10.01.08

litiere.jpg© Catherine

Au cours d’un conseil des ministres, le chef de l’état est revenu sur les rumeurs de remaniement dont Le Canard (entre autres) s’était fait écho la veille. « Ne croyez pas tout ce qui est écrit dans la presse à votre sujet. Le monde politique est violent, cruel. Quand on est dans les affaires, la violence a un sens, elle est faite pour gagner des parts de marché. En politique, c’est la violence qui est cruelle (sic), c’est la cruauté absolue. On vous fait du mal dans le microcosme, uniquement pour vous faire du mal, pour vous détruire. »

Et Sarko de poursuivre « Je vous demande donc de rester calmes et sereins. Vous faites l’un des métiers les plus durs difficiles qui soient, ne soyez pas fébriles. »

Quant au système de notation, c’est Nicolas Sarkozy qui l’a imposé à Fillon, lequel le 4 janvier, en marge de son voyage, corrigera : « Il ne s’agit évidemment pas de noter les ministres, on n’est pas à l’école. Il s’agit d’évaluer les politiques pour, éventuellement, redresser la situation. » Mais en petit comité, le Premier ministre s’est montré beaucoup plus cinglant : « C’est une initiative ridicule. une usine à gaz. Qu’on ait un truc en interne, pourquoi pas, mais à partir du moment où l’on s’engage à publier un audit avec des chiffre, c’est nul. C’est soumettre publiquement les ministres à un contrôle scolaire continu. On jette les ministres dans la précarité. »

Brice Hortefeux n’a pas caché son embarras. Un des critères d’évaluation retenu pour juger son action au ministère de l’Immigration le piège. Soit il dépasse le nombre prévu d’immigrés clandestins reconduits à la frontière et il passe pour un « salaud », soit il ne l’atteint pas et il est considéré comme « un nul ».

Christine Albanel, la ministre de la culture, a elle aussi, poussé des hauts cris quand elle a appris qu’elle serait notée sur la « part du cinéma français en France. » : « Si l’on me rend responsable du nombre de navets français, bonjour ! »

Seul Nicolas est content : « Comme ça les ministres vont se bouger un peu plus. Je veux aussi innover. Je veux démontrer que je me différencie de ce qui était fait jusqu’à présent par mes prédécesseurs. C’est ça, la rupture. »