Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Nicolas Sarkozy hospitalisé : Silence ! 09.01.08

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Lors de la campagne présidentielle, celui qui voulait incarner la rupture sur tous les fronts nous l’avait promis : POUR ROMPRE AVEC LA PRATIQUE DE SES PRÉDÉCESSEURS, NICOLAS SARKOZY S’ÉTAIT ENGAGÉ À LA PLUS GRANDE TRANSPARENCE SUR SA SANTÉ, EN PUBLIANT RÉGULIÈREMENT SON BULLETIN DE SANTÉ. « Je ferai de mon médecin une vedette », plaisantait-il le 2 mars 2007.

C’est donc étrange – et anormal – que ce soient les journalistes Denis Demonpion et Laurent Léger, auteurs de « Cécilia. La face cachée de l’ex-première dame », sur le point de paraître, qui nous apprennent que Nicolas Sarkozy aurait effectué un bref séjour à l’hôpital du Val-de-Grâce le 21 octobre dernier dans le plus grand secret, pour y subir une intervention visant à traiter un abcès à la gorge. L’intervention qualifiée de « bénigne » par Le Parisien/Aujourd’hui en France (qui publie des extraits de l’ouvrage), aurait consisté à résorber un « phlegmon avec staphylocoques dorés » consécutif à l’infection d’une angine mal soignée. Un « cathéter pour favoriser l’action des antibiotiques par voie intraveineuse » aurait été posé. Le chef de l’Etat, affaibli par ce souci de santé, s’était envolé quelques heures après sa sortie de l’hôpital pour une visite d’Etat au Maroc. « Pendant le voyage, Bernard Kouchner, l’ex-French doctor passé ministre des Affaires étrangères, s’improvise infirmier. Il veille à la prise des antibiotiques du président », écrivent les auteurs.

Aucun texte n’oblige le président à communiquer sur ce thème. C’est de sa propre initiative que Nicolas Sarkozy avait décidé de lever le silence autour de la santé du chef de l’État. Il n’a pas tenu son engagement, une fois de plus.

Celui qui a passé la totalité d’une imbuvable conférence de presse à vanter les mérites de la sincérité, de l’honnêteté et de la transparence. Celui qui a passé tant de temps à cracher sur ses prédécesseurs pour se défendre et se mettre en valeur, ne vaut juste pas mieux qu’eux. En plus d’être pire.

Mise à jour : Mercredi, dans la journée, Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a confirmé que le président a été brièvement hospitalisé le 21 octobre « pour une angine », assurant que « la transparence » n’a pas « souffert de quoi que ce soit » concernant cette opération gardée jusque-là secrète.