Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Après la perpétuité : l’indéfiniment 08.01.08

Filed under: < Justice — eilema @ 1:05

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L’ancien garde des Sceaux socialiste Robert Badinter a dénoncé lundi le projet de loi prévoyant une peine de sûreté pour les pédophiles jugés toujours dangereux après avoir purgé leur peine.

« Il s’agit d’un changement radical de notre droit et d’une dérive que je ne peux que critiquer », a-t-il déclaré sur RTL, à la veille du débat sur ce texte à l’Assemblée nationale. L’ancien ministre a ensuite ajouté sur France 2 : « depuis la Révolution française, on va en prison pour des actes ou crimes qu’on a commis, pas pour ce qu’on est, pas au nom d’une dangerosité indiquée par des psychiatres. »

Selon Robert Badinter, il s’agirait d’un « changement radical » du droit français consistant à maintenir quelqu’un en prison « au titre d’une infraction virtuelle, d’un crime qu’il pourrait éventuellement commettre s’il était libre. » « C’est une dérive dangereuse », a-t-il insisté.

Ce projet de la garde des Sceaux, Rachida Dati, prévoit actuellement que les détenus condamnés à au moins quinze ans de prison pour meurtre, assassinat, torture, acte de barbarie ou viol sur mineur ne seront plus automatiquement remis en liberté après avoir purgé leur peine. Ils pourront être placés indéfiniment dans des centres fermés si une commission pluridisciplinaire les juge encore dangereux. La loi ne pouvant pas être rétroactive, ces centres fermés ne devraient pas être utilisables pour ces criminels avant 2023. Mais pour les auteurs de plusieurs crimes purgeant actuellement leur peine, le gouvernement veut invoquer une « mesure de sûreté » afin qu’ils soient assujettis à la loi dès sa promulgation.

[Reuter, Gérard Bon, Lundi 7 Janvier]