Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Nicolas et ses amis patrons en Chine 01.12.07

Filed under: < International — eilema @ 8:02

chine.jpg © Fidh (Fédération Internationale des Droits de l’Homme)

Pour sa première visite d’état en Chine, Nicolas Sarkozy ne s’est pas contenté d’emmener sa mère avec lui et d’oublier Alain Delon sur Paris. Dans ses bagages : une quarantaine de chefs d’entreprises. Côté gouvernement : sept ministres et secrétaires d’État. Et une « grande » absente : Rama Yade, en charge des droits de l’Homme au Quai d’Orsay car « c’est le président qui se chargera de cette question », selon l’Elysée.

Sont donc présent – notamment – dans cette impressionnante délégation : Anne Lauvergeon (Areva), Patrick Kron (Alstom) et Louis Gallois (EADS), Pierre Gadonneix (EDF), Gérard Mestrallet (Suez), Henri Proglio (Veolia-Environnement).

« Nous voulons établir avec la Chine une relation forte, au moment où les relations entre Pékin et certains pays occidentaux ont tendance à se tendre », affirme l’Elysée, tandis que Pékin a qualifié cette visite « d’importante ». « L’Eldorado chinois attire massivement les entreprises françaises (800 implantées dans le pays) mais nous avons un effort de rattrapage à accomplir », ajoute-t-on.

Le chef de l’Etat espère pouvoir « signer d’importants contrats », selon son porte-parole David Martinon, notamment dans le domaine de l’électro-nucléaire et du transport aérien. Areva et Alstom tablent sur la vente de deux réacteurs de 3e génération EPR et EADS sur une commande d’Airbus.
Le patron d’EDF, Pierre Gadonneix, s’apprête de son côté à investir dans le nucléaire chinois : l’électricien français serait proche d’un accord avec son partenaire chinois, la CGNPC, qui lui permettrait d’avoir 30% du capital d’une co-entreprise.

Comme on n’a décidément peur de rien au sommet de l’État, on prend la peine d’indiquer que « La marque de cette visite », c’est « le mot environnement », a affirmé Jean-David Levitte, conseiller diplomatique de M. Sarkozy. En matière de « croissance économe en énergie, on a de puissantes sociétés, telles que Suez, Veolia ou Lafarge, qui peuvent partager leur savoir-faire ». C’est beau l’altruisme…

Comme il l’avait fait à Washington, le président français plaidera auprès des autorités chinoises pour la réévaluation du yuan, afin de rééquilibrer la balance commerciale très déficitaire (-16 milliards d’euros en 2006) entre les deux pays. « Nous souhaitons établir des relations harmonieuses et justes entre le dollar, l’euro, le yen et le yuan », affirme l’Elysée. « Le président redira qu’il faut établir une relation plus équitable entre les quatre monnaies ».

Autres questions à l’ordre du jour : la propriété intellectuelle (Danone et Schneider ont quelques difficultés dans ce domaine), la contrefaçon, dont 80% provient d’Asie, essentiellement de Chine, et les fonds souverains (détenus par des Etats).
Enfin, les questions internationales seront abordées : Afrique surtout, en particulier le Darfour, mais aussi Birmanie et Iran. Des questions secondaires, donc…

À partir de la dépêche Afp de Nadège Puljak