Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Sarkozy, le [Soft]Nationaliste 02.11.07

https://i2.wp.com/img291.imageshack.us/img291/427/lepenumpsarkozywx9.jpg© Cabu

Gérard Noiriel (historien*), à propos du nationalisme selon Nicolas Sarkozy :

« Quand on regarde ses discours, on peut pointer des critères qui nous permettent de parler de nationalisme au sens classique du terme. Le nationalisme, si on prend le sens du dictionnaire, c’est une exaltation de l’identité nationale – c’est à dire du « nous » national – par opposition aux étrangers. Et cette opposition entre « eux » et « nous », on la retrouve dans ses discours de manière tout à fait évidente, et illustrée par l’exemple de l’immigration.

Le deuxième élément qu’on peut pointer, c’est l’une des références – parmi les nombreuses références historiques faites par le candidat – une qui me parait entièrement fondée. C’est la référence à Maurice Barrès. Maurice Barrès est un écrivain qui a été le chef de file du courant anti-dreyfusard, qui affirmait lors du procès de Dreyfus qu’il était persuadé que Dreyfus était coupable en raison de sa race . Quand on se réfère à Maurice Barrès comme l’un des inspirateurs de sa pensée, il faut au moins avoir le courage d’assumer cette affiliation !

Barrès se définissait, lui, comme nationaliste. C’est le père fondateur du nationalisme français. Il se référait à la fois à Jeanne d’Arc et à la Commune de Paris, vous avez ces références droite gauche. Tous ces éléments qui ont été repris à un moment ou un autre dans les discours de Nicolas Sarkozy, sont effectivement empruntés au nationalisme barrésien . Et je dis que c’est un « nationalisme-soft » parce que ce nationalisme aujourd’hui n’a plus les implications qu’il a eu dans le passé.

Barrès a été élu député en 1893 sur la base d’un programme qui était « Non aux Étrangers », uniquement centré sur l’expulsion des étrangers. Dans la définition de l’identité nationale, et l’opposition à l’immigration, on retrouve une constante dans l’histoire contemporaine de la France, et c’est cela qui nous semble extrêmement inquiétant. »

[*Lors de la création du ministère de l’Immigration ET de l’Identité Nationale, il avait – avec d’autres historiens et chercheurs – démissionné de son poste à la Cité Nationale de l’Histoire de l’Immigration (CNHI)♥Là-bas si j’y Suis, France Inter, le 10/10/07]