Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Traité simplifié et déni de démocratie 01.11.07

Filed under: < Europe — eilema @ 11:59

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Le « Traité Simplifié » ratifié au parlement : Un déni de démocratie.

En 2005, 54,7% des Français disaient NON à la Constitution européenne. Or l’actuel président de la République a annoncé qu’il fera ratifier « le traité simplifié » qui succède au projet de Constitution Européenne via le Parlement, et donc SANS référendum.

Or ces 2 Traités ont quasiment le même contenu (cf. entre autres, le 20 heures de France 2 le 19/10/07). Tous les articles objets des intenses débats qui ont abouti au rejet de la Constitution européenne se retrouvent inchangés dans le nouveau Traité.

Même libéralisme débridé : si les mots « Concurrence libre et non faussée » ont bien été retirés, un protocole du Traité simplifié stipule que le marché intérieur nécessite « un système où la concurrence n’est pas faussée », ce qui rend toujours aussi difficile le maintien d’éventuels Services publics. L’esprit du traité continue donc d’inscrire dans le marbre le libre-échange et notamment, entre de nombreux autres, la libéralisation du marché de l’électricité qui
a échoué en Californie et en Grande-Bretagne, l’indépendance de la Banque centrale européenne, etc.)

Même absence de démocratie (monopole d’initiative des textes européens à la Commission européenne, qui n’est pas élue et n’a aucune légitimité, rôle restreint du parlement européen, etc.)

Même atlantisme (l’OTAN entre dans le Traité et encadre la politique des Etats, etc.)

Un parlement en désaccord avec l’opinion.

Il n’est pas acceptable que ce nouveau traité, similaire donc au précédent, soit soumis seulement au vote du Parlement français. Le référendum a prouvé que, sur le plan de l’Europe, le Parlement français ne représente pas correctement l’opinion des Français : en 2005, quand 54,7% des électeurs disaient NON, 93 % des parlementaires
s’étaient déclarés favorables à la constitution.

Il est donc inacceptable de faire voter par le parlement un texte rejeté par les Français. C’est un déni du résultat du référendum et un déni de la simple démocratie. Le président de la République a dit qu’il voulait aller le plus vite possible, pour éviter le débat ! Refusons ce viol de la plus élémentaire démocratie !

Quels moyens ?

Diffuser cette information au maximum de vos connaissances afin de faire émerger ce problème dans le public…

Il n’y a pas encore de point central à cette contestation. Actuellement, il est possible de signer à partir du site http://referendumeurope2007.free.fr/. À noter : Le Sarkopithèque ne sait pas qui est à l’initiative de ce site car aucune information n’y est inscrite. Certains parlent de Chevènement, ce que nous ne pouvons ni confirmer ni infirmer.

Cette pétition recueille au 1er novembre 9093 signatures, avec pour premiers signataires :
Clémentine Autain – Maire adjointe de Paris ; Robert Bret – Sénateur ; André Chassaigne – Député, Président de l’ANECR ; François Delapierre – Délégué général de PRS ; Jean Desessard – Sénateur ; Christian Favier – Président du Conseil général du Val-de-Marne ; Jean-Claude Gayssot – ancien ministre, Conseiller régional ; Dominique Grador – Conseillère régionale ; Jacqueline Fraysse – Députée ; André Laignel – Député européen ; Jérôme Lambert – Député ; Marie-Noëlle Lienemann – Députée européenne ; Jean-Claude Lefort – Député honoraire ; Jean-Luc Mélenchon – Sénateur, Président de PRS ; Jean-Claude Sandrier – Député, Président du Groupe de la gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale ; Noël Mamère – Député-maire ; Paul Quilès – ancien ministre ; Marie-Pierre Vieu – Conseillère régionale.