Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Pour la libération des journalistes détenus au Tchad 01.11.07

https://i0.wp.com/www.u-blog.net/kelepokepique/img/geolecode.jpg

Les journalistes ont été libérés le dimanche 04 Novembre 2007

Communiqué de l’association des anciens élèves du Centre de Formation des Journalistes. La Pétition en Ligne.

L’association des anciens élèves du Centre de Formation des Journalistes demande la libération au plus vite du journaliste-réalisateur Marc Garmirian, 42 ans, trois enfants, arrêté au Tchad le 25 octobre dans l’exercice de son métier.
Le devoir de témoigner ne doit en aucun cas se retourner contre lui. L’association des anciens du CFJ demande aux autorités tchadiennes qu’elle n’assimile pas Marc Garmirian aux opérations présumées douteuses et rocambolesques de l’association « Arche de Zoé ».
Les anciens du CFJ demandent également la libération du photographe Jean-Daniel Guillou de l’agence Synchro X, envoyé sur place par sa rédaction.
À la demande de l’agence CAPA, Marc Garmirian menait une enquête en immersion auprès de l’association « Arche de Zoé » au Tchad dans la région d’Abéché depuis le 17 octobre 2007.
Marc Garmirian connaît très bien l’Afrique. Sa présence à bord de l’avion ne cautionnait en rien l’action de l’association « Arche de Zoé », pas plus que le reportage qu’il devait réaliser.

Communiqué de l’Agence CAPA.

Depuis le 25 octobre Marc Garmirian est détenu au Tchad. Nous demandons que son statut de journaliste soit reconnu et qu’il soit libéré.
Marc Garmirian, 42 ans, est un journaliste reconnu. il travaille a l’agence CAPA depuis près de 10 ans. Il est diplômé du Centre de Formation des journaliste de Paris (Promotion 1992).
Solide, aguerri, sachant garder les bonnes distances avec les évènements pour raconter le monde, ses reportages l’ont conduit à couvrir l’actualité internationale sur tous les continents.
Il a travaillé pour les plus grandes chaînes françaises : France 2, France 3, France 5, Arte, M6.
Ses films ont été diffusés à l’étranger : au Canada, en Corée du Sud, en Suisse, en Suède, au Maroc ou encore au Portugal.
Son dernier grand reportage a été un documentaire de 90 minutes consacré à la propagation de la grippe aviaire.
Pour son enquête au Tchad sur les agissements de l’association l’arche de Zoe/Children Rescue, il faisait son travail de la manière la plus rigoureuse qui soit.
Marc est marié et il est le papa de trois jeunes enfants.

Des images tournées par Marc Garmirian quelques jours avant son arrestation au Tchad sont disponibles sur le site de l’agence CAPA : http://www.capatv.com/

Reporters sans frontières : communiqué de presse du 28 octobre 2007.

Reporters sans frontières demande la libération immédiate des journalistes venus couvrir les activités de l’association l’Arche de Zoé.
Reporters sans frontières demande aux autorités tchadiennes de libérer sans condition Marc Garmirian, reporter de l’agence Capa, et Jean-Daniel Guillou, photographe de l’agence Synchro X, détenus depuis le 25 octobre 2007 à Abéché (Est). Les deux journalistes ont été arrêtés avec des membres de l’association caritative l’Arche de Zoé, à l’initiative d’une tentative avortée d’évacuation d’enfants africains vers la France. Marc Garmirian et Jean-Daniel Guillou n’ont fait qu’exercer leur métier en voulant relater cette opération controversée.
« Un journaliste couvrant un événement doit-il en être considéré comme le complice ? Un observateur n’est pas un acteur. Quel que soit le sentiment qu’inspire cette entreprise humanitaire, la responsabilité morale de celle-ci ne peut incomber aux professionnels des médias qui voulaient y consacrer un sujet. Marc Garmirian et Jean-Daniel Guillou n’ont fait que leur métier. A ce titre, les autorités tchadiennes doivent les libérer sans délai et sans condition. Nous les appelons également à ne pas instrumentaliser une telle affaire au nom de considérations géopolitiques, en tirant partie de l’écho médiatique qu’elle suscite », a déclaré Reporters sans frontières.
Marc Garmirian, journaliste reporter d’images de l’agence Capa où il travaille depuis dix ans, et Jean-Daniel Guillou, photographe de la petite agence Synchro X, basée à Angoulême, ont été arrêtés, le 25 octobre, par des militaires tchadiens alors qu’ils effectuaient un reportage sur l’évacuation de 103 enfants africains vers la France, à l’initiative de l’association l’Arche de Zoé. Au total, neuf ressortissants français, dont les deux journalistes, et les sept membres d’équipage espagnols de l’avion affrété par l’association sont détenus.
D’après l’Arche de Zoé, l’opération avait pour but de mettre à l’abri, au sein de familles d’accueil françaises, de jeunes orphelins de la région soudanaise du Darfour, réfugiés au Tchad. Les autorités de N’Djamena ont aussitôt soupçonné les responsables de l’association de « trafic d’enfants ». La garde-à-vue des seize prévenus, de quarante-huit heures – renouvelables et renouvelées une fois -, doit expirer dans l’après-midi du lundi 29 octobre.
Selon l’avocat William Bourdon, mandaté le 28 octobre avec deux de ses collègues tchadiens pour défendre Marc Garmirian, « le juge en poste à Abéché étant malade, l’un de ses collègues venus de N’Djamena devrait le remplacer au pied levé mais ne serait pas susceptible d’arriver sur place avant trois ou quatre jours. Or, en l’absence de juge, impossible de notifier des charges et d’inculper ». A l’issue de leur garde-à-vue, et en attendant le juge, « le procureur d’Abéché va ordonner une mise à disposition de la justice des seize prévenus », a poursuivi maître Bourdon, pour qui une mise en examen de Marc Garmirian, journaliste, est tout simplement « inconcevable ». Marc Garmirian suivait les activités de l’Arche de Zoé depuis la mi-septembre. Son agence l’avait envoyé au Tchad le 17 octobre.
Jean-Daniel Guillou avait fait connaissance avec des membres de l’association en Indonésie, après le tsunami de décembre 2004. « Nous suivions les activités de l’Arche de Zoé depuis trois mois. Jean-Daniel Guillou était arrivé sur place le 16 septembre et devait rentrer en France le 20 octobre. Son billet d’avion était pris mais il a décidé de rester dès qu’il a su quand devaient partir les enfants. Il nous a adressé un SMS de son portable : « au 26 octobre à 14h15″, c’est-à-dire la date et l’heure de l’atterrissage des enfants en France. C’est la dernière fois que nous avons eu de ses nouvelles », a expliqué un responsable de Synchro X à Reporters sans frontières. Fondée sous forme de collectif en 1999 à Angoulême, devenue une société le 12 juillet 2006, la petite agence emploie trois photographes et une journaliste. Elle n’a, pour l’heure, pas mandaté d’avocat pour son employé détenu.
Parmi les seize personnes arrêtées au Tchad figure une autre journaliste, Marie-Agnès Peleran, de la rédaction de France 3 Méditerranée. Plusieurs sources ont confirmé à Reporters sans frontières que « cette journaliste n’était pas présente au Tchad à titre professionnel, mais pour des raisons personnelles ». La direction régionale de France 3 à Marseille n’a pas souhaité s’exprimer plus avant sur ce cas.

Comité de Soutien : http://comitedesoutienamarcgarmirian.unblog.fr/