Le Sarkopithèque

LE SARKOPITHÈQUE A POUR BUT D’ARCHIVER PUIS DE RECOUPER LES INFORMATIONS ET RÉFLEXIONS RELATIVES AU CHEF DE L’ÉTAT, À SON GOUVERNEMENT ET À LEURS [MÉ]FAITS. Nicolas Sarkozy a été élu Président de la République le 6 Mai 2007, jour de la Sainte-Prudence. Voyons-y un signe, et non un hasard.

Sarkozy And Co : Chauffards ! 18.10.07

Grand classique, le magazine Auto-Plus a suivi pendant un mois (entre le 28 août et le 26 septembre) les ministres et le Président de la République. Les conclusions laissent perplexes quant à l’application de la tolérance zéro :

Le président de la République, qui a commis selon le journal plus de violations du code de la route que ses prédécesseurs Jacques Chirac et François Mitterrand, figure également parmi les plus pollueurs au « Grenellomètre » d’Auto Plus.

feurouge.jpg

Comme dans la vie, sur la route Nicolas Sarkozy est un Président pressé. Il s’est par exemple permis une petite pointe à 128 km/h au compteur – 124 réels – au lieu des 90 autorisés sur la N118. A huit reprises, les journalistes d’Auto Plus ont surpris son chauffeur au volant d’une Citroën C6 blindée griller des feux rouges. Mais le plus impressionnant, c’est le cortège officiel qui l’accompagne dans la plupart de ses déplacements. « Ce sont des convois énormes de plusieurs véhicules : dix, quinze, vingt parfois… On n’hésite pas à brûler les feux, on s’arrête rarement. Et puis surtout de temps en temps, on ferme des rues à la circulation. Ainsi, on a assisté à une chose assez extraordinaire : la fermeture complète pendant quelques minutes de l’autoroute du Sud à la sortie de Paris, pour permettre à Nicolas Sarkozy d’aller accueillir Nelson Mandela à l’aéroport » (1).

Bilan du Président : huit excès de vitesse, huit feux rouges grillés, deux contresens, un franchissement de ligne blanche et une voie de bus.

Sans aller jusque là, François Fillon fait preuve du même empressement sur la route. Selon Auto-Plus, le Premier ministre (lui même pilote de course à ses heures), surpris, par exemple, à 77 kilomètres heure en plein Paris, ne craint pas la vitesse. « Ca va vite, ça roule sur les voies de bus. là aussi, c’est une conduite assez musclée qui, pour un chef de gouvernement, est presque un record »(1). Au cours de cinqs filatures, le chauffeur du Premier ministre a ainsi grillé treize feux rouges, pris cinq voies de bus, plus quatre excès de vitesse.

Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur : six franchissements de lignes blanches, six feux rouges grillés, quatre voies de bus empruntées et deux contresens.

Christine Lagarde, ministre de l’Économie : un excès de vitesse, quatre feux rouges grillés, trois contre sens, quatre voies de bus empruntées.

Rachida Dati, à la Justice, comptabilise un excès de vitesse, deux feux grillés et une voie de bus.

Jean-Louis Borloo, à l’Ecologie, qui circule sans escorte, est celui qui pollue le moins au volant de sa BlueCar (une voiture électrique). Il a tout de même réussi à faire un excès de vitesse et à couper une ligne blanche. Zéro contresens et zéro feux rouge grillé, mais problème : le super ministre de l’Écologie s’est offert 10 voies de bus.

[Sources : RTL, Christophe Bourroux, 02/10/07 I Libération.fr I LCI.fr I (1) Laurent Chiapello, directeur de la rédaction d’Auto-Plus]